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Suisse Romande

Les étiquettes personnelles de votation en Valais vont disparaître

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Le conseiller d'Etat valaisan Frédéric Favre a dit accepter jeudi un postulat urgent demandant la suppression immédiate des étiquettes autocollantes qui doivent être apposées par les citoyennes et citoyens lors d'un vote. Le texte a été transmis au gouvernement pour exécution (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le parlement valaisan ne veut plus des étiquettes personnelles pour sécuriser le vote par correspondance et a tacitement accepté vendredi un postulat urgent demandant leurs suppressions. Il estime que ces autocollants sont une complication supplémentaire et pèsent sur le taux de participation du canton.

En Valais, les citoyennes et citoyens qui votent par voie postale ou par dépôt à la commune doivent apposer un autocollant personnel sur leur feuille de réexpédition en plus d'une signature depuis le 13 juin 2021. Au début de chaque législature, toutes les personnes pouvant exercer leurs droits civiques reçoivent un jeu de trente étiquettes comportant ses nom et prénom ainsi qu’une mention géographique.

"L'instauration des étiquettes est vécue comme une complication supplémentaire par les citoyens, surtout les moyennement intéressés par la chose publique", selon le postulat réunissant Le Centre, l'UDC, et le PS. Par ailleurs, la perte du jeu d'étiquettes, qui peuvent être recommandées à la commune, parfois contre paiement, "les décourage d'user de leur bulletin de vote".

Selon le texte, "depuis l'introduction des étiquettes de vote, "la participation était plus basse en Valais que dans le reste de la Suisse. Or avant cela, ce taux était plus élevé que la moyenne suisse. Les auteurs estiment que "la participation a baissé de 5,6% à cause de l'introduction des étiquettes".

Transmis pour exécution

"Le Conseil d'Etat est prêt à se ranger aux arguments développés dans le postulat", a répondu le chef du Département de la sécurité, des institutions et du sport Frédéric Favre. La mesure de l'étiquette autocollante "a sans doute entraîné une baisse de participation au scrutin, baisse qu'il serait toutefois hasardeuse de chiffrer, tant les raisons peuvent être diverses", a-t-il ajouté.

Si le Conseil d'État est favorable à la suppression de l'étiquette autocollante, il n'envisage pas d'instituer un autre système de contrôle, comme le demandent les auteurs du postulat. "A cet égard, prévoir que la personne inscrive sa date de naissance sur la feuille de réexpédition n'est pas une mesure judicieuse puisque cette information figure dans le registre électoral des communes, registre qui est public", explique Frédéric Favre.

Au surplus, certaines mesures reviendraient à allonger notablement les opérations de dépouillement partiel, poursuit-il. Une discussion sera ouverte avec la Fédération des communes valaisannes. Le conseiller d'Etat note au passage que le système de vote électronique n'est pas encore prêt.

Le postulat a été transmis au gouvernement pour exécution.

A la suite d'une fraude

La solution de l'autocollant fait suite à la fraude électorale qui a entaché les élections cantonales de mars 2017. Et elle répondait à plusieurs postulats acceptés au Grand Conseil par la suite qui demandaient la mise en place d’un système permettant d’améliorer la sécurité du vote par correspondance "utilisé aujourd’hui par plus de 90% des votants".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Quel avenir pour l'Alliance vaudoise? Interview de son chef, Kevin Grangier

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Kevin Grangier a repris la présidence de l'Alliance vaudoise (PLR-UDC-Le Centre) en vue des prochaines élections. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les tensions au sein du Gouvernement vaudois ne cesse de faire parler. Alors que le Grand Conseil a réclamé la démission de Valérie Dittli, Kevin Grangier, président de l’Alliance vaudoise, dénonce un débat stérile et coûteux. L’avenir de la coalition, sans Le Centre, est désormais une option sur la table.

Kevin GrangierPrésident de l'Alliance vaudoise

L’ambiance est électrique au Château de Lausanne. Depuis la publication du rapport d’enquête Meylan, qui a révélé l’existence d’un accord secret pour le retrait d’une plainte pénale contre Valérie Dittli, le PLR et l’UDC marquent leurs distances avec l’élue du Centre. Mardi dernier, le Grand Conseil a voté une résolution demandant la démission de la conseillère d’État, un acte jugé illégitime par Kevin Grangier.

Un débat à «plusieurs dizaines de milliers de francs»

Invité au micro de LFM, Kevin Grangier n’a pas mâché ses mots concernant l’agitation parlementaire de la semaine écoulée. Pour lui, le Grand Conseil a outrepassé ses droits dans un dossier qui relève de la compétence du peuple ou du gouvernement.

«Ce sont des dizaines de milliers de francs d’argent public qui ont été dépensés pour un débat dont le Parlement savait qu’il n’avait pas la compétence pour le traiter».

Le président de l’Alliance vaudoise fustige une «indignation à géométrie variable» de la part de la gauche et regrette que les institutions soient prises en otage pour un sujet symbolique. «Le respect des institutions, ça commence par respecter les choix populaires», a-t-il rappelé, soulignant que Valérie Dittli a été élue par le peuple en 2022 et que seul ce dernier peut la sanctionner lors des prochaines échéances.

L’Alliance vaudoise sans le Centre?

Si Kevin Grangier défend le respect du choix populaire, il n'en demeure pas moins que l’avenir de l'Alliance vaudoise (UDC-PLR-Le Centre) est sérieusement compromis. Le PLR et l'UDC ont déjà fait savoir qu’ils ne feraient plus campagne aux côtés de Valérie Dittli. La question d’une alliance réduite au duo PLR-UDC est désormais ouvertement discutée.

«C’est une option envisageable. L'Alliance vaudoise n'est rien d'autre que la volonté de ses partis membres de s'unir sous ce vocable».

Kevin Grangier rappelle que cette union a fait ses preuves, notamment lors de récentes élections communales comme à Prilly. Toutefois, la balle est désormais dans le camp du Centre: «On attend leur prise de position. Si Le Centre présente une autre candidature que celle de Valérie Dittli, la balle est dans leur camp».

Cap sur 2027

Malgré les turbulences, l'objectif reste de maintenir une majorité de centre-droit au Conseil d'État. Kevin Grangier appelle ses partenaires à ne pas «jeter le bébé avec l'eau du bain» par des décisions précipitées.

Pour le président de l'Alliance, l'opinion publique et l'électorat de centre-droit restent attachés à cette union qui «fédère et transcende les clivages partisans». Tout reste ouvert donc avant les élections de l'année prochaine.

Interview réalisée par Julie Marti

Adaptation web avec IA

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Sport

Richard Chassot: "Il me manque une étape et de l'argent"

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Richard Chassot est inquiet concernant l'avenir du TdR féminin (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'organisation du prochain Tour de Romandie féminin est menacée pour des raisons financières.

Son directeur Richard Chassot pointe des charges équivalentes à son pendant masculin pour des revenus moindres.

Le futur du Tour de Romandie féminin n'est pas assuré. "Il me manque une étape et de l'argent", a résumé l'organisateur, interrogé en marge du TdR masculin, à propos de l'édition 2026 (du 4 au 6 septembre).

Le Fribourgeois a sonné l'alarme à quatre mois du départ de la manifestation. "La course féminine a les mêmes frais que la compétition masculine, alors qu'elle ne dure que trois jours, a-t-il expliqué. Et les sponsors des messieurs ont parfois de la peine à doubler la mise."

Si certains acteurs ne cherchent à financer que le Tour féminin, les recettes manquent tout de même. "Sans vouloir faire la séparation des deux, c'est plus difficile pour nous de financer l'épreuve des femmes pour l'instant, a lâché Chassot. Et c'est un constat qui est énervant, car la course suscite de l'intérêt."

Les recettes issues de la retransmission en direct sont également incomparables entre les deux événements. "Alors que nous gagnons un demi-million de francs en droits TV chez les hommes, nous en faisons à peine 25'000 chez les femmes", a comparé l'ex-coureur professionnel.

Un calendrier chargé

La possibilité de faire coïncider les éditions masculines et féminines comme cela se fait sur le Tour de Suisse n'est pas une option pour l'expérimenté dirigeant: "Nous travaillons sur un territoire plus restreint. Je ne peux pas demander à des villes de bloquer la circulation matin et après-midi."

Enfin, seules deux étapes sont pour l'heure planifiées, et la proximité temporelle tant avec le départ du Tour de France dames à Lausanne le 1er août qu'avec l'arrivée du Tour de Suisse à Villars-sur-Ollon en juin représente une forme de concurrence. "Chaque mois, il y a des événements avec beaucoup d'impact sur la voie publique, a glissé le Villarois. Je dois donc sortir un peu de l'Arc lémanique et du Valais."

L'organisateur se donne jusqu'en juin pour résoudre ces problèmes financiers et logistiques. "L'an dernier, nous avons trouvé le sponsor principal en juin", a rappelé Richard Chassot, en guise de lueur d'espoir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Formation professionnelle: vers un taux de contribution flexible

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Le Grand Consel valaisan a accepté, lundi, l'idée d'un taux de contribution flexible pour sa formation professionnelle (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil valaisan a validé, lundi, l'entrée en matière concernant la réforme de son Fonds cantonal en faveur de la formation professionnelle. L'objectif est de plafonner le taux de contribution des entreprises à 1,5‰ de la masse salariale, alors que celui-ci est actuellement fixé à 1‰.

Créé en 2006, le Fonds cantonal valaisan en faveur de la formation professionnelle permet de répartir les charges financières liées à la formation professionnelle entre toutes les entreprises du canton.

Ce fonds est alimenté par une contribution annuelle versée par les employeurs et les indépendants assujettis à la loi d’application de la loi fédérale sur les allocations familiales, y compris le Canton du Valais et les communes valaisannes.

Augmentation des jours de cours

En mai 2023, une motion interpartie du Centre du Valais romand, du PS, de l'UDC du Valais romand et des Vert-e-s a demandé que ce niveau de contribution soit plafonné à 1,5‰, afin "de maintenir un soutien fort à la formation professionnelle et aux entreprises formatrices, gagnant ainsi en flexibilité par la fixation du taux par le Conseil d'Etat."

Pour les motionnaires, cette modification prend tout son sens, en tenant compte de l'augmentation du nombre de jours de cours interentreprises dans la majorité des professions (+9% en 6 ans) ainsi que de leurs coûts respectifs et eu égard à la situation financière du Fonds (réserve de 3,75 millions de francs à fin 2024).

"Un signe fort"

Les signataires du texte visent à maintenir les prestations du Fonds et l’importance de la formation dans un contexte des difficultés à recruter de la main-d’½uvre qualifiée.

Avec cette réforme, le taux pourra en conséquence varier, chaque année, entre 0 et 1,5 ‰. Il sera fixé par le Conseil d'Etat sur proposition de la Commission de gestion du Grand Conseil. En cas d'excédents, le Fonds pourra constituer une réserve entre 20 et 30% en se basant sur les dépenses annuelles et non plus sur les contributions comme actuellement. Si elle est acceptée, la réforme coûterait au maximum 500'000 francs supplémentaires à l'Etat du Valais.

"C'est un signe de soutien fort que d'augmenter le plafond de cette masse salariale et de changer de système des réserves", a estimé, lundi, le conseiller d'Etat en charge de l'économie et de la formation, Christophe Darbellay.

Pas de vote contraire

Durant le débat d'entrée en matière, les partis non motionnaires ont soutenu l'entrée en matière. Le Centre du Haut-Valais a parlé "d'un renforcement la formation professionnelle." Pour Michaël Hugon (PLR), "ce texte touche un pilier fondamental de notre prospérité. Ce projet donne une flexibilité, une marge de manoeuvre, une approche pragmatique".

Nous soutenons également le texte afin "que les futurs apprentis puissent aussi bénéficier de cours interentreprises", a précisé Thomas Matter (NEO).

L'UDC du Haut-Valais a fait preuve "d'une attitude réservée", se disant toutefois ouvert à la réforme. Le groupe politique n'a pas combattu l'entrée en matière, acceptée à l'unanimité. La discussion en première lecture aura lieu, mercredi matin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Dessin de presse: prix à Genève à une Palestinienne et un Ougandais

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Les oeuvres des deux personnes qui remportent le Prix international du dessin de presse peuvent être observées jusqu'à la fin du mois dans une exposition au Quai Wilson à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Safaa Odah et Jimmy "Spire "Sseetongo" sont lauréats cette année du Prix international de dessin de presse à Genève. La Palestinienne est récompensée pour son humanité au coeur de la bande de Gaza et l'Ougandais pour ses caricatures contre le pouvoir.

"Notre prix 2026 est un appel à la liberté des dessinateurs et à sortir enfin Safaa de sa prison de ruines", a affirmé lundi le fondateur et président de la Fondation Freedom Cartoonists, Patrick Chappatte. Cette Palestinienne s'est vu attribuer l'asile par la France, avant que le programme d'accueil de scientifiques et d'artistes ne soit suspendu. Celui-ci a été relancé mais elle reste bloquée.

Depuis, elle continue de dessiner, parfois sur la toile de sa tente dans le territoire palestinien dévasté. Avant la guerre d'octobre 2023, elle oeuvrait au travers de dessins, de bandes dessinées et d'affiches pour l'émancipation des femmes ou pour les jeunes. Désormais, elle relaie le quotidien de la population de la bande de Gaza, sans parler de politique à proprement parler.

Sa maison a été bombardée il y a deux ans et elle habite depuis, avec sa famille, dans un camp de déplacés à Khan Younès. Safaa Odah aborde l'amour familial, le deuil, la faim ou encore la paix, aux côtés des questions liées au déplacement de millions de personnes.

Spire, autodidacte, travaille lui pour le journal ougandais "The Observer" depuis 2006. Il oeuvre également comme universitaire et a publié de nombreux articles et ouvrages. Souvent inquiété, il est ciblé par les autorités depuis la pandémie de 2020.

Dessins exposés à Genève

Il a été l'objet de menaces de mort en 2024 après avoir lancé une campagne anti-corruption sur les réseaux sociaux. Victime de cyberharcèlement, il vit d'une certaine manière en clandestinité.

"Les dessinateurs de presse travaillent avec un outil que les autocrates, et la plupart des responsables politiques, détestent", fait remarquer le président du jury, l'ancien directeur exécutif de Human Roghts Watch (HRW) Keneth Roth. "L'humour, voire le ridicule", dit-il, ajoutant que cette situation témoigne de leur importance.

Plus largement, Chappatte dénonce la dérive contre la presse observée aux Etats-Unis depuis le retour de Donald Trump à la présidence. Les éditeurs ont peur et des poursuites pour des milliards de dollars sont lancées contre les médias, déplore-t-il.

Le prix est attribué tous les deux ans en alternance avec une récompense aux Etats-Unis. Les curieux peuvent voir des dessins de presse du monde entier lors d'une exposition au Quai Wilson à Genève jusqu'à fin mai. Celle-ci porte sur les nouveaux empires, l'impact de l'intelligence artificielle (IA) et les libertés menacées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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