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International

Navalny: un accord pour l'échanger était "dans sa phase finale"

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Selon Maria Pevtchikh, une collaboratrice de l'opposant, M. Navalny aurait dû être échangé en compagnie de "deux citoyens américains" détenus par Moscou contre un Russe emprisonné en Allemagne. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

L'équipe d'Alexeï Navalny a affirmé lundi qu'un accord pour échanger l'opposant était "en cours et dans sa phase finale" avec les autorités russes avant sa mort en prison il y a un peu plus d'une semaine.

Selon Maria Pevtchikh, une collaboratrice de M. Navalny, celui-ci aurait dû être échangé en compagnie de "deux citoyens américains" détenus par Moscou contre un Russe emprisonné en Allemagne.

"J'ai reçu la confirmation (du fait) que les négociations étaient en cours et dans leur phase finale", a-t-elle ajouté, assurant que l'opposant "aurait dû être libéré dans les jours à venir".

Selon Mme Pevtchikh, son équipe "travaillait" depuis deux ans à "sortir" Alexeï Navalny de prison "à tout prix", sur la base d'un échange d'"espions russes contre des prisonniers politiques" en Russie.

Washington et Berlin étaient au courant, a-t-elle poursuivi, déplorant toutefois qu'ils "n'aient rien fait" malgré des "promesses" initiales.

Après plusieurs mois sans avancées, l'accord "avait été remis sur la table en décembre" 2023, a encore dit Maria Pevtchikh dans une vidéo.

Selon elle, Vadim Krassikov, condamné à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat en 2019 dans un parc de Berlin d'un ancien séparatiste tchétchène, devait être inclus dans cet échange de prisonniers.

La justice allemande affirme que ce meurtre avait été directement commandité par les autorités russes, qui ont pour leur part toujours nié toute implication.

Dans ce qui semble être une réaction sur X (ex-Twitter), le chancelier Olaf Scholz n'a pas évoqué ces propos mais a de nouveau soutenu que "c'est le régime russe qui a tué Alexeï Navalny. C'est ce que je pense".

Interrogée par des journalistes, la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock a elle aussi refusé de commenter les déclarations de l'équipe de l'opposant.

"Adieu public" souhaité

La Russie détient actuellement plusieurs Américains dont le journaliste du Wall Street Journal Evan Gershkovich depuis mars 2023 pour "espionnage" - une accusation que l'intéressé, son employeur et sa famille rejettent -, ainsi qu'un ancien marine, Paul Whelan.

La journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva est également détenue en Russie.

Les circonstances de la mort d'Alexeï Navalny le 16 février, qui a suscité une vive émotion à travers le monde, restent floues. Selon les services pénitentiaires russes, il a perdu la vie à la suite d'un soudain malaise "après une promenade".

Plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis et l'Allemagne, ont accusé le président russe Vladimir Poutine d'en avoir été responsable.

A l'heure actuelle, l'équipe d'Alexeï Navalny dit encore chercher "une salle pour un adieu public (...) en fin de semaine" à l'ancien opposant numéro un au Kremlin.

Toutefois, si ses obsèques devaient être publiques, elles risqueraient de mobiliser en nombre ses partisans et ainsi d'être gênantes pour Vladimir Poutine, qui se prépare à un nouveau sacre à l'issue d'un scrutin présidentiel sans opposition prévu pour se dérouler du 15 au 17 mars.

Après plusieurs jours d'attente, son corps a été remis à sa mère, ont annoncé samedi les proches de M. Navalny.

Vladimir Poutine n'a, quant à lui, toujours pas réagi à la mort de son principal détracteur, qui avait survécu de justesse en 2020 à un empoisonnement dont il accusait déjà le maître du Kremlin, malgré ses dénégations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

JD Vance vante aux Hongrois les mérites de Viktor Orban

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"Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter. J'encourage les bureaucrates de Bruxelles à faire exactement la même chose", a dit JD Vance. (© KEYSTONE/EPA/Akos Kaiser / HANDOUT)

Le vice-président américain JD Vance a vanté les mérites du Premier ministre hongrois Viktor Orban face à ce qu'il a dénoncé comme des interférences de Bruxelles. Cela à quelques jours de législatives pour lesquelles le dirigeant nationaliste est en mauvaise posture.

"Je voulais vraiment envoyer un signal à tout le monde, en particulier aux bureaucrates de Bruxelles, qui ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour maintenir le peuple hongrois sous pression parce qu'ils n'aiment pas le dirigeant qui, lui, s'est réellement levé pour défendre le peuple de Hongrie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe à Budapest avec Viktor Orban, qu'il a présenté comme son "bon ami" lundi soir avant de prendre l'avion.

Selon M. Vance, la campagne électorale en Hongrie constitue "l'un des pires exemples d'interférence jamais vu", et les "bureaucrates de Bruxelles" ont essayé de "détruire l'économie" de ce pays d'Europe centrale "parce qu'ils détestent ce gars".

"Je ne dirai pas aux Hongrois comment voter. J'encourage les bureaucrates de Bruxelles à faire exactement la même chose", a-t-il poursuivi tout en décrivant Viktor Orban comme un "partenaire important et constructif pour la paix" en Ukraine.

Au pouvoir depuis 2010, le Premier ministre hongrois qui brigue un cinquième mandat consécutif est donné largement perdant du scrutin de dimanche par les instituts de sondage indépendants. Même si le système électoral, qu'il a façonné pour lui être largement favorable, pourrait atténuer son éventuelle défaite.

Les institutions pro-gouvernementales donnent, elles, la coalition Fidesz-KDNP de Viktor Orban, 62 ans, gagnante.

"Coopération morale"

Proche du président russe Vladimir Poutine, il bénéficierait selon les observateurs de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de victoire face au parti Tisza du conservateur proeuropéen Peter Magyar.

Ce dernier a réussi en moins de deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de bousculer l'hégémonie du dirigeant hongrois, qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale.

Des parlementaires du Conseil de l'Europe se sont alarmés récemment du caractère "toxique" de la campagne, marquée par la "propagande incendiaire" du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social.

JD Vance est, au sein de l'administration américaine, l'un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l'un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en Europe.

"Coopération morale"

L'administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu'avec son idéologie.

"Je suis ici en raison de la coopération morale entre nos deux pays. Parce que ce que les Etats-Unis et la Hongrie représentent ensemble, sous la direction de Viktor et sous la direction du président Trump, c'est la défense de la civilisation occidentale", a-t-il dit mardi aux côtés de Viktor Orban.

Ce dernier a déclaré pour sa part avoir parlé avec son interlocuteur des "grandes questions auxquelles la civilisation occidentale est confrontée", telles que "la migration, l'idéologie du genre, la politique familiale et la sécurité mondiale". Il a également dénoncé "une ingérence inhabituellement grossière et manifeste des services de renseignement étrangers".

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio s'était lui aussi rendu mi-février à Budapest, en y souhaitant le "succès" de son allié hongrois.

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration américaine, notamment en raison de sa politique ant-immigrants. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride.

Le président américain voit en lui un "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

Outre un entretien avec M. Orban, le vice-président américain a prévu de prononcer un discours consacré au "riche partenariat entre la Hongrie et les Etats-Unis", selon un communiqué de son équipe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Céline Dion ajoute six nouvelles dates de concert à Paris

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Au total, Céline Dion prévoit une résidence de cinq semaines à partir du 12 septembre, avec des représentations les mercredis, vendredis et samedis (archives). (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

Six dates supplémentaires de concert ont été ajoutées aux dix déjà annoncées pour le retour sur scène de Céline Dion, à Paris en septembre et octobre, a annoncé l'équipe de la star mondiale mardi, au premier jour des préventes.

Ces nouveaux concerts se tiendront les 18 et 25 septembre, ainsi que les 2, 9, 16 et 17 octobre, est-il indiqué sur le site officiel de la chanteuse québecoise. Les nouvelles dates portent à 16 le nombre total de concerts prévus à la Défense Arena.

Au total, Céline Dion prévoit une résidence de cinq semaines à partir du 12 septembre, avec des représentations les mercredis, vendredis et samedis.

Le 30 mars, jour de son 58e anniversaire, la star a annoncé, dans une vidéo et via des messages projetés sur la tour Eiffel, son retour sur scène après six ans loin du public, entre pandémie et problèmes de santé persistants. Elle est atteinte depuis 2022 du syndrome de la personne raide, une pathologie neurologique rare incurable.

Après une ruée des fans pour s'inscrire à une loterie géante permettant d'accéder à la vente anticipée de billets, les préventes ont ouvert mardi, avant une mise en vente générale vendredi.

Les organisateurs ont appelé à plusieurs reprises à la vigilance face aux arnaques, insistant sur la nécessité de passer par les trois billetteries officielles, à savoir Ticketmaster, AXS et Fnac Spectacles. Chaque concert pourra accueillir environ 30'000 spectateurs.

Céline Dion doit par ailleurs dévoiler le 17 avril une chanson inédite écrite par Jean-Jacques Goldman, déjà aux manettes de l'album "D'eux", qui demeure le disque francophone le plus vendu au monde avec environ 10 millions d'exemplaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: "Une civilisation entière va mourir ce soir", assène Trump

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Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé qu'"une civilisation entière va mourir ce soir" (archives). (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Le président américain Donald Trump a lancé mardi un nouvel avertissement envers l'Iran à quelques heures de l'expiration de son ultimatum. Il a menacé la République islamique d'un anéantissement total, affirmant qu'"une civilisation entière va mourir ce soir".

Sur sa plateforme Truth Social, le président américaint a ajouté: "Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas."

L'ultimatum adressé par Donald Trump aux dirigeants iraniens expire à 20h00 heure de Washington (02h00 suisses mercredi). Sans accord à ce moment-là, le président américain a menacé de détruire de nombreuses infrastructures civiles en Iran, notamment des ponts et des centrales électriques.

Cependant, avant même l'expiration de cet ultimatum, plusieurs infrastructures ont déjà été frappées mardi en Iran, dont deux ponts.

"Maintenant que nous avons un changement de régime complet et total, où des esprits différents, plus intelligents et moins radicalisés prévalent, peut-être que quelque chose de révolutionnairement génial peut arriver, qui sait ?", a déclaré Donald Trump dans sa publication sur Truth Social.

"Nous le saurons ce soir", a-t-il ajouté, qualifiant le moment de "l'un des plus importants dans la longue et complexe histoire du monde". "Que Dieu bénisse le grand peuple d'Iran", a conclu Donald Trump dans son message, malgré ses menaces de destruction.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Procès libyen: Sarkozy insiste sur la "vérité" de son innocence

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Nicolas Sarkozy s'est exprimé sous les yeux de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, venue pour la première fois à ce procès qui doit s'achever fin mai. (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Nicolas Sarkozy a entrepris mardi de répondre devant la cour d'appel de Paris à "la souffrance" des familles de victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA. Il a clamé "la vérité" de son innocence dans l'affaire d'un financement libyen présumé de sa campagne de 2007.

Depuis l'ouverture du procès à la mi-mars, l'ex-chef de l'Etat (2007-2012) était resté sur la réserve, dans une attitude tranchant avec celle du procès en première instance, où on avait pu le voir prolixe et bouillonnant.

Au premier jour de son interrogatoire, qui pourrait s'étendre sur quatre journées au total, sobre et précis, il a répondu de manière détaillée à chacune des questions du président Olivier Géron, mais avec beaucoup moins de verve, laissant parfois percer une certaine fatigue.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, le magistrat l'a invité à réagir aux témoignages de proches des victimes de l'attentat du DC-10, qui ont dénoncé la semaine dernière à la barre "le déni" et "le mensonge" des prévenus.

"Injustice"

Nicolas Sarkozy est notamment soupçonné d'avoir laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, négocier fin 2005 un financement de sa campagne présidentielle avec un haut dignitaire libyen, Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité pour avoir commandité cet attentat qui, en 1989, avait coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français, au-dessus du Niger.

A la place des parties civiles, "j'aurais eu la même colère, le même chagrin", a déclaré, grave, le prévenu. "C'est impossible d'avoir une réponse à la hauteur des souffrances qui ont été exprimées", a-t-il ajouté. "En dire trop c'est de la comédie, en dire pas assez c'est être insensible."

"On ne répond à une souffrance aussi indicible que par la vérité" mais "on ne répare pas une souffrance par une injustice: je suis innocent", a-t-il répété, sous les yeux de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, venue pour la première fois à ce procès qui doit s'achever fin mai.

"Pas un centime"

"La vérité c'est qu'il n'y a pas un centime d'argent libyen dans ma campagne", "la vérité c'est que jamais, jamais, je n'ai promis ou agi en faveur de M. Senoussi", qui était en quête d'une grâce ou d'une amnistie après sa condamnation, a martelé l'ex-président. Et de rappeler son rôle moteur pour mettre en place une coalition internationale qui a contribué à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Puis le président de la cour commence à l'interroger sur les prémices de sa campagne présidentielle de 2007 et ses relations avec deux protagonistes clés de l'affaire, les intermédiaires franco-libanais Ziad Takieddine - décédé en septembre dernier - et franco-algérien Alexandre Djouhri. Il évoque aussi ses relations exécrables avec son rival à droite, Dominique de Villepin.

En première instance, le tribunal correctionnel a relaxé Nicolas Sarkozy de trois des quatre infractions pour lesquelles il était jugé, mais condamné pour association de malfaiteurs à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire - ce qui lui a valu d'être incarcéré une vingtaine de jours avant d'être libéré sous contrôle judiciaire. Une première pour un ancien président de la République.

Les juges ont estimé que le financement libyen de la campagne électorale de 2007 n'était pas établi, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006. Pour les magistrats, il n'a pas été apporté la preuve que ces fonds ont effectivement atterri dans les caisses de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Rendez-vous secrets

Toutefois, ils ont jugé que Nicolas Sarkozy avait effectivement laissé Claude Guéant et Brice Hortefeux démarcher le pouvoir libyen en ce sens à l'occasion de rendez-vous secrets en Libye fin 2005 avec Abdallah Senoussi, directeur des renseignements libyens.

A ce nouveau procès, la cour d'appel n'entendra pas Claude Guéant, qui selon une expertise médicale "n'est pas en capacité de comparaître".

Elle a en revanche pu interroger Brice Hortefeux. L'ex-ministre, qui s'est exprimé trois jours durant à la barre où il a souvent semblé en difficulté, a maintenu avoir été piégé par Ziad Takieddine et assuré qu'il n'avait absolument pas été question de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy lors de cette entrevue avec le dignitaire libyen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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