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La nomination des autorités de transition se fait attendre à Haïti

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Les gangs contrôlent plus de 80% de la capitale Port-au-Prince et des axes routiers cruciaux (archives). (© KEYSTONE/AP/ODELYN JOSEPH)

Plus de trois semaines après la démission du premier ministre haïtien contesté Ariel Henry, la mise en place d'un conseil présidentiel de transition se fait toujours attendre à Haïti. Le pays est en proie à l'instabilité politique et à la violence des gangs.

L'installation de cette formation devant prendre les rênes du pays a été retardée par des désaccords politiques et fait à présent face à des obstacles juridiques, ont indiqué vendredi deux responsables politiques haïtiens à l'AFP.

De par sa nature exceptionnelle, sa création ne figure pas dans la constitution haïtienne, ce qui pose des questions sur sa légalité. Les forces politiques qui doivent le composer travaillaient donc vendredi à un accord encadrant l'existence de ce conseil, ont indiqué à l'AFP deux membres de ces partis.

La formation de ce futur organe dirigeant avait d'abord été retardée par des désaccords entre les personnalités devant le composer.

L'annonce de la future formation de ce conseil a été faite le 11 mars lors d'une réunion entre des représentants haïtiens et ceux de plusieurs pays et organisations dont la communauté des Caraïbes (CARICOM) au cours de laquelle le premier ministre Ariel Henry a annoncé sa démission au moment, où le pays des caraïbes connaissait un regain des violences.

Projet de décret validé

Le gouvernement sortant d'Ariel Henry a validé mercredi soir le projet de décret portant sur la nomination de ce conseil, ont affirmé vendredi des représentants haïtiens.

"Les partis ont jusqu'à ce soir pour transmettre ces deux documents à la CARICOM qui se chargera de les remettre au gouvernement pour publication dans le journal Le Moniteur", le journal officiel, a précisé un membre du collectif du 21 décembre, groupe politique d'Ariel Henry.

Cet organe doit représenter les principales forces politiques haïtiennes ainsi que le secteur privé, la société civile et la communauté religieuse. Il est composé de sept membres votants et de deux membres observateurs non votants. Il devra choisir un premier ministre intérimaire et nommer un gouvernement "inclusif".

Haïti n'a plus de président depuis l'assassinat de Jovenel Moïse en 2021 et n'a plus de Parlement en exercice. Les dernières élections ont eu lieu en 2016.

A la fin février, de puissants gangs haïtiens, qui contrôlent plus de 80% de la capitale et des axes routiers cruciaux, se sont associés pour attaquer les postes de police, les prisons, l'aéroport et le port maritime dans le but d'évincer Ariel Henry. Plus de 50'000 personnes ont fui la zone métropolitaine de Port-au-Prince en trois semaines, selon l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Airbus acquiert Ultra Cyber pour renforcer sa cybersécurité

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Cet investissement constitue une pierre angulaire de la stratégie d'Airbus visant à devenir un pilier d'un bouclier numérique européen. L'opération fait suite à l'acquisition en 2024 de l'allemand Infondas, spécialisé dans la cybersécurité et la protection des systèmes informatiques sensibles. (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

L'avionneur européen Airbus a annoncé lundi avoir conclu un accord définitif sur l'acquisition du groupe Ultra Cyber, basé au Royaume-Uni et spécialisé dans la cybersécurité pour la défense, détenu par le fonds américain Advent.

Ultra Cyber, qui emploie plus de 200 personnes principalement à Maidenhead, viendra compléter les activités cyber d'Airbus déjà implantées à Newport, au pays de Galles.

Cette acquisition viendra s'intègrera dans les activités cyber en pleine croissance au sein de l'unité Connected Intelligence d'Airbus Defence and Space et contribuera à créer "un champion de la cybersécurité" à l'échelle du Royaume-Uni, a souligné Airbus dans un communiqué.

Cet investissement constitue une pierre angulaire de la stratégie d'Airbus visant à devenir un pilier d'un bouclier numérique européen. L'opération fait suite à l'acquisition réussie en 2024 d'Infondas, entreprise allemande spécialisée dans la cybersécurité et la protection des systèmes informatiques sensibles.

Les spécialistes en cybersécurité d'Airbus sont aujourd'hui présents au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne et en Finlande.

"Nous construisons une infrastructure souveraine résiliente pour maintenir le Royaume-Uni et ses alliés en avance dans le cyber", a déclaré Mike Schoellhorn, patron d'Airbus Defence and Space cité dans le communiqué.

"Dans un contexte marqué par de fortes tensions géopolitiques et une grande incertitude, nous sommes fiers que les investissements réalisés dans Ultra Cyber aient contribué aux efforts visant à protéger le pays et ses alliés contre la guerre électronique", a pour sa part déclaré Shonnel Malani, associé gérant chez Advent cité dans le communiqué.

La cybersécurité est devenue un enjeu central de la défense, car les systèmes militaires reposent désormais largement sur des données, des réseaux et des logiciels interconnectés.

Protéger ces infrastructures contre les cyberattaques est essentiel pour garantir la continuité des opérations, la supériorité stratégique et la souveraineté des États.

La finalisation de la transaction est attendue au second semestre 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Accord d'un milliard entre l'administration Trump et TotalEnergies

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L'annonce a été faite conjointement par le ministre américain Doug Burgum et le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, au premier jour de la grande conférence sur l'énergie CERAWeek, à Houston, au Texas. (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

L'administration Trump et TotalEnergies ont annoncé lundi que le français récupérerait près d'un milliard de dollars en compensation de l'abandon de ses concessions de projets d'éoliennes en mer aux Etats-Unis, et les investirait dans le gaz et le pétrole américains.

L'annonce a été faite conjointement par le ministre américain Doug Burgum et le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, au premier jour de la grande conférence sur l'énergie CERAWeek, à Houston, au Texas.

Les deux hommes ont signé l'accord sur place lors d'une conférence de presse.

L'accord est "gagnant-gagnant", a expliqué Patrick Pouyanné.

TotalEnergies avait obtenu avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, pour 928 millions de dollars (731 millions en francs), deux concessions de projets éoliens en mer (au large de New York et de la Caroline du Nord), mais les avait mises en pause fin 2024 devant l'hostilité du nouveau pouvoir en place à Washington à l'égard de l'éolien.

Le patron français a expliqué avoir choisi d'innover et d'être "pragmatique" en négociant avec l'administration Trump, plutôt que de la poursuivre en justice comme l'ont fait d'autres entreprises engagées dans des projets beaucoup plus avancés.

TotalEnergies a conclu que "l'éolien en mer n'est pas la méthode la moins chère pour produire de l'électricité" aux Etats-Unis, selon M. Pouyanné.

Le groupe français récupèrera chaque dollar et investira en particulier pour accélérer des projets de gaz naturel liquéfié (GNL) aux Etats-Unis, notamment le projet Rio Grande, a-t-il dit.

"Avec cet accord, nous permettons à cette grande entreprise de rediriger ces dollars payés au Trésor vers une production fiable, sécurisée et à bon prix de gaz naturel et de pétrole", s'est félicité Doug Burgum, ministre de l'Intérieur américain.

"Cette administration croit aux réalités énergétiques, pas aux fantasmes climatiques", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Les perturbations sur le pétrole sont temporaires, selon Washington

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Le volume libéré jusqu'ici "doit représenter à peu près trois millions de barils" sur les plus de 415 millions dont disposent les Etats-Unis, a-t-il affirmé lundi, assurant que le pays aura plus que reconstitué ses réserves d'ici la fin 2027. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le ministre américain de l'Energie Chris Wright a assuré lundi que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient étaient "temporaires", à l'ouverture du plus grand rendez-vous mondial du secteur, CERAWeek, au Texas.

"Les prix n'ont pas encore atteint un niveau suffisamment élevé pour entraîner une baisse importante de la demande", a aussi estimé le ministre depuis Houston.

Chris Wright a affirmé que le gouvernement de Donald Trump prenait des "mesures pragmatiques" pour augmenter l'offre disponible, en référence à la levée par l'exécutif de certaines de ses sanctions.

Ce sont, selon ses mots, "des palliatifs dans une situation qui est temporaire".

Dans le cadre d'un effort coordonné par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les Etats-Unis ont commencé vendredi à mettre sur le marché une partie de leurs réserves stratégiques.

Le volume libéré jusqu'ici "doit représenter à peu près trois millions de barils" sur les plus de 415 millions dont disposent les Etats-Unis, a-t-il affirmé lundi, assurant que le pays aura plus que reconstitué ses réserves d'ici la fin 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Référendum: Meloni reconnaît son échec, mais reste en poste

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Giorgia Meloni jugeait cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a essuyé lundi un revers majeur avec la victoire du "non" au référendum sur la réforme judiciaire qu'elle avait portée. Elle a confirmé ne pas avoir l'intention de démissionner.

"Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision. (...) Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à oeuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié", a-t-elle déclaré dans une vidéo sur X.

Après le dépouillement des bulletins dans plus de 90% des bureaux de vote, le "non" obtenait près de 54%, contre 46% pour le "oui".

"Coup dur"

Ce résultat est un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle.

"C'est un très mauvais résultat. Cela signifie qu'elle a perdu le soutien de l'électorat italien sur un point majeur de son programme et sur l'une des propositions phares de la droite (...) depuis 30 ans", a déclaré à l'AFP Daniele Albertazzi, professeur de sciences politiques à l'université de Surrey, au Royaume-Uni.

"Les prochaines élections législatives (prévues pour l'automne 2027, ndlr) approchent à grands pas" et le centre gauche a ses chances s'il parvient à agir uni, selon l'expert.

Selon M. Albertazzi, "l'image d'invincibilité (de Mme Meloni, ndlr) n'est plus d'actualité", même si "cela ne veut pas dire, bien sûr, qu'elle perdra les élections."

Le référendum, qui s'est déroulé dimanche et lundi, visait à séparer les fonctions de juges et de procureurs et à modifier leur organe de contrôle. Le gouvernement a présenté ces mesures comme nécessaires pour garantir l'impartialité de la justice.

Plus de 58% des électeurs ont voté, une affluence nettement supérieure aux prédictions.

"Avis d'expulsion"

"Nous avons dit dès le début que le référendum n'aurait aucune incidence sur le sort du gouvernement", a répété Galeazzo Bignami, le chef du groupe Fratelli d'Italia (FdI), le parti de Mme Meloni, à la Chambre des députés, sur la chaîne de télévision La7.

"Nous l'avons fait ! Vive la Constitution !", a pour sa part écrit sur X Giuseppe Conte, qui est à la tête du Mouvement 5 Etoiles (M5S, opposition).

"Un vote aux répercussions politiques considérables. C'est un avis d'expulsion lancé à ce gouvernement, après quatre ans", a ajouté plus tard M. Conte pendant une conférence de presse, estimant que le M5S "a le droit de jouer un rôle de premier plan dans cette nouvelle saison politique, ce nouveau printemps".

La réforme, qui passait par une modification de la Constitution, entendait séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.

Le gouvernement de Mme Meloni la jugeait indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire.

L'opposition y voyait une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, regrettant qu'elle ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs et les prisons surpeuplées.

"Le gouvernement devra essayer de tenir le coup face à cette situation et Meloni en ressortira certainement affaiblie", a dit à l'AFP le professeur Lorenzo Castellani, de l'université romaine Luiss.

"Je pense qu'elle tentera de modifier la loi électorale, comme elle essayait déjà de le faire, puis d'organiser des élections dès que possible, ce qui, d'un point de vue réaliste, pourrait signifier pour elle des élections début 2027".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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