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International

Migrants expulsés: démission de l'émissaire des Etats-Unis en Haïti

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Les Etats-Unis ont accéléré les expulsions alors que plus de 15'000 migrants, dont une majorité d'Haïtiens, se trouvaient sous un pont au Texas. (© KEYSTONE/AP/Fernando Llano)

L'émissaire américain en Haïti Daniel Foote a démissionné. Il dénonce dans une lettre cinglante les expulsions "inhumaines" par les Etats-Unis de milliers de migrants haïtiens vers leur pays en proie à la terreur des gangs armés.

"Je ne m'associerai pas à la décision inhumaine et contre-productive des Etats-Unis d'expulser des milliers de réfugiés haïtiens et d'immigrants illégaux en Haïti, un pays où nos fonctionnaires sont confinés dans des complexes sécurisés en raison du danger que représentent les gangs armés contrôlant la vie quotidienne", assène M. Foote dans sa lettre de démission datée de mercredi et adressée au secrétaire d'Etat Antony Blinken.

"Notre approche politique en Haïti reste profondément défectueuse et mes recommandations ont été ignorées et rejetées, lorsqu'elles n'ont pas modifiées", dénonce également M. Foote dans sa missive.

"Nous remercions l'émissaire spécial Foote pour son engagement pour le pays et pour le peuple d'Haïti", a réagi le département d'Etat, sollicité par l'AFP. Daniel Foote cherchait à étendre son pouvoir de décision sur la politique des Etats-Unis en Haïti, et l'administration Biden a décidé qu'il n'était pas approprié de lui donner autant de latitude, a également réagi un haut responsable sous couvert d'anonymat.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart des Haïtiens, s'entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula (frontière sud avec le Guatemala) et de Ciudad Acuña (nord, à la frontière du Texas), où ils vivent sous la chaleur et dans l'insalubrité. Fuyant la pauvreté et le chaos, ils cherchent refuge aux Etats-Unis, pour nombre d'entre eux après avoir traversé une douzaine de pays comme le Panama et la Colombie, où quelque 19'000 migrants, également en majorité Haïtiens, sont bloqués à la frontière.

1400 expulsions

Les Etats-Unis avaient suspendu les expulsions de migrants haïtiens en situation irrégulière après le séisme qui avait ravagé la moitié sud d'Haïti le 14 août, mais le regroupement en quelques jours de plus de 15'000 migrants, sous un pont au Texas, a changé la donne. Depuis dimanche, les services migratoires américains ont déjà affrété 12 vols pour renvoyer plus de 1.400 personnes dont plusieurs centaines d'enfants, dans la capitale Port-au-Prince et Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays.

Daniel Foote avait été nommé le 22 juillet avec pour objectif de "faciliter la paix et la stabilité" et la tenue d'élections "libres et justes" après l'assassinat du président Jovenel Moïse, tué dans sa résidence privée par un commando armé le 7 juillet. Sa démission constitue un nouveau coup dur pour Joe Biden, après ses difficultés parlementaires et l'Afghanistan: sa politique d'expulsions massives de migrants haïtiens vers leur pays en plein chaos sécuritaire se voit ainsi critiquée - avec des mots durs - par son propre émissaire.

Dans une rare critique, le chef démocrate du Sénat Chuck Schumer avait aussi exhorté mardi Joe Biden à mettre fin immédiatement aux expulsions qualifiées d'"ignobles". "Une telle décision va à l'encontre du sens commun" et de "la décence", s'est-il insurgé, en soulignant que les conditions difficiles à Haïti faisaient que le pays ne pouvait "pas les recevoir".

Les Etats-Unis sont l'une des principales puissances susceptibles d'exercer une influence sur Haïti, pays qu'ils ont occupé militairement pendant 19 ans, de 1915 à 1934. Mais le président Joe Biden a exclu tout envoi de militaires américains, malgré la demande en ce sens du gouvernement haïtien qui souhaitait des troupes pour sécuriser le pays caribéen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pereira fait sensation, Woods abandonne

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Guillermo Pereira est en tête du Championnat PGA avant le dernier tour (© KEYSTONE/AP/Sue Ogrocki)

Guillermo "Mito" Pereira, 100e mondial, est sur le point de se faire un nom.

Le Chilien comptait trois coups d'avance en tête du Championnat PGA avant le dernier tour, que ne disputera pas Tiger Woods contraint à l'abandon.

Enorme sensation sur le parcours de Southern Hills en Oklahoma. C'est un quasi inconnu qui menait la danse samedi soir. Pour sa deuxième participation à un Majeur, le joueur de 27 ans, 2e la veille, a été le plus solide du plateau, et se trouvait aux portes d'un rare exploit.

Le dernier joueur à avoir fait d'une épreuve du Grand Chelem son tout premier titre fut Danny Willett au Masters d'Augusta, en 2016. Ils ne sont que six dans l'histoire à avoir réalisé cette singulière performance.

"Rester simple"

Pereira avait fait une brève incursion à l'US Open en 2019, sans franchir le cut. Cette fois, au troisième jour, il trônait en tête de ce Championnat PGA avec un total de -9. Il comptait trois coups de mieux que l'Américain Will Zalatoris, leader la veille, et que l'Anglais Matt Fitzpatrick, auteur d'un bond de six places.

"Je vais essayer de rester simple, faire les mêmes choses que j'ai faites, essayer de ne même pas regarder les gens autour de moi", a expliqué le 4e des JO de Tokyo, évidemment conscient de l'énorme pression qui va peser sur ses épaules.

A ses trousses, outre Zalatoris et Fitzpatrick, se trouvaient l'Américain Cameron Young, à quatre coups, le Mexicain Abraham Ancer à cinq et l'Irlandais Seamus Power à six. Autant d'outsiders en quête d'un premier sacre majeur, que peu attendaient en si bonne posture.

Woods "endolori"

Tiger Woods a quant lui vécu une journée cauchemardesque, au point d'annoncer son abandon en soirée. Traînant péniblement sa jambe endolorie, il a dévissé à la dernière place, après avoir rendu une carte de 79 soit neuf coups au-dessus du par. Il a ainsi tutoyé son pire score en Grand Chelem établi en 2002 au 3e tour du British Open et réitéré au premier tour de l'US Open 2015.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le directeur sportif Leonardo limogé

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Leonardo (à droite) a été limogé par le PSG (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

Le directeur sportif du Paris St-Germain Leonardo a été démis de ses fonctions samedi. Une source ayant connaissance du dossier a confirmé une information de plusieurs médias.

Le limogeage du dirigeant brésilien (52 ans), en poste depuis 2019, est intervenu quelques heures à peine après la prolongation jusqu'en 2025 du contrat de Kylian Mbappé. La décision de l'attaquant français a été annoncée avant la victoire dans la soirée contre Metz (5-0).

A peine les célébrations du titre terminées que le diffuseur Prime Video, RMC, France Bleu Paris, Le Parisien et L'Equipe ont relayé le décision du PSG de se séparer de l'un de ses hommes clés. Le club présidé par Nasser Al-Khelaïfi, revigoré par l'engagement sur le moyen terme de son attaquant-vedette, a lancé des grandes manoeuvres pour redonner un second souffle à son projet sportif.

Il s'agissait du deuxième passage comme directeur sportif de "Leo", qui a également occupé ces fonctions entre 2011 et 2013. Le Brésilien a également été joueur au PSG, de 1996 à 1997. Son nom était sur la sellette depuis plusieurs semaines, comme celui de l'entraîneur Mauricio Pochettino, qui pourrait aussi faire ses valises bientôt malgré son contrat courant jusqu'en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Violents orages au Canada: quatre morts et des coupures de courant

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Deux des décès en Ontario sont dus à des chutes d'arbre. (© KEYSTONE/AP/Justin Tang)

Les autorités canadiennes ont annoncé samedi le décès de quatre personnes dans l'est du pays, frappé par des orages violents. Les intempéries ont privé de courant près de 900'000 foyers des provinces de l'Ontario et du Québec.

La police d'Ontario a recensé sur Twitter trois décès et plusieurs blessés, victimes d'un violent épisode orageux estival. Une personne a perdu la vie lors de la chute d'un arbre en milieu de journée sur la caravane qui l'abritait, dans le comté de Brant, au sud de Toronto, a indiqué la police provinciale d'Ontario sur Twitter.

Dans cette même région, et quelques minutes plus tard, une femme de plus de 70 ans, se déplaçant à pied sous la tempête, a quant à elle été écrasée par un arbre, selon la même source. Plus au nord, dans la capitale fédérale Ottawa, une personne a perdu la vie en raison des orages, mais la police locale s'est refusée à davantage de précision.

Une quatrième personne, une femme dans la cinquantaine, dont le bateau a chaviré sous l'effet de la tempête, s'est noyée dans la rivière séparant Ottawa de sa banlieue québécoise Gatineau, selon les informations recueillies par Radio-Canada auprès de la police locale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Premier cas suspect de variole du singe en Grèce

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La variole du singe est endémique en Afrique de l'Ouest (archives). (© KEYSTONE/AP)

Un premier cas suspect de variole du singe a été détecté en Grèce, sur un touriste anglais, a annoncé samedi l'organisme grec de santé publique. La maladie continue sa propagation et touche désormais de nombreux pays européens, dont la Suisse.

En Grèce, le ressortissant anglais et sa partenaire de voyage ont été transférés à l'hôpital dans une chambre à l'isolement, a précisé l'organisme grec dans un communiqué. Des analyses en laboratoire doivent confirmer ce cas d'ici à lundi.

Plusieurs pays occidentaux dont la Suisse, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Portugal, l'Espagne ou encore la Suède ont recensé des cas.

En Suisse, le premier cas de variole du singe a été détecté vendredi dans le canton de Berne. La personne infectée a été exposée au virus à l'étranger. Elle a été placée en isolement à son domicile. Un traçage des contacts, afin d’identifier d’éventuelles chaînes de transmission, a été effectué.

La variole du singe ou "orthopoxvirose simienne" est une maladie rare, dont le pathogène peut être transmis de l'animal à l'homme et inversement. Ses symptômes ressemblent, en moins grave, à ceux que l'on observait dans le passé chez les sujets atteints de variole: fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, dorsales, au cours des cinq premiers jours. Apparaissent ensuite des éruptions cutanées, des lésions, des pustules et enfin des croûtes.

Pas de traitement

Il n'existe pas de traitement pour cette maladie, qui guérit en général spontanément et dont les symptômes durent de 14 à 21 jours. Les cas graves se produisent plus fréquemment chez les enfants et sont liés à l'ampleur de l'exposition au virus, à l'état de santé du patient et à la gravité des complications.

Selon les épidémies, le taux de létalité a pu varier énormément, mais il est resté inférieur à 10% dans tous les cas documentés, principalement chez les jeunes enfants.

La transmission inter-humaine peut résulter de contacts étroits avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d'un sujet infecté ou d'objets récemment contaminés par des liquides biologiques ou des matières provenant des lésions d'un patient.

La plupart des cas récents dans les pays occidentaux ont été recensés parmi des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, a dit vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle a indiqué vouloir faire la lumière sur la transmission du virus, notamment au sein de la communauté homosexuelle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cinq militaires tués, 30 "terroristes abattus" au nord du Burkina

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Le Burkina Faso, en particulier le nord et l'est, est depuis 2015 la cible d'attaques djihadistes perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (archives). (© KEYSTONE/AP/THEO RENAUT)

Des djihadistes présumés ont attaqué un détachement militaire samedi dans le nord du Burkina Faso. Cinq soldats ont été tués et trente "terroristes abattus" lors de cette attaque, a annoncé l'état-major burkinabè des armées.

"Le détachement militaire de Bourzanga", localité de la région du Centre-Nord, "a vigoureusement riposté à une attaque de sa base ce samedi" par des "terroristes venus en très grand nombre et lourdement équipés", selon un communiqué de l'armée.

"Cinq militaires ont été mortellement atteints et dix autres ont été blessés au cours des combats", indique le texte. "Le bilan provisoire établi fait état d'au moins trente terroristes abattus". Selon l'état-major, les assaillants "ont dû battre en retraite face à la puissance de feu des éléments du détachement et à l'intervention de l'aviation".

L'armée affirme que "dans leur débandade, plusieurs terroristes, dont certains blessés, se sont fondus aux populations civiles pour tenter d'échapper à la poursuite des militaires". "Les opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent dans la zone", ajoute-t-elle.

"Riposte héroïque"

Après la fuite des djihadistes présumés, "de l'armement (individuel et collectif), des munitions, des motos (une trentaine) et des moyens de communication (ont été) récupérés, un véhicule blindé et des pickup armés, utilisés par les terroristes pour attaquer la base, ont été également saisis", selon le communiqué.

Rendant hommage aux soldats tués, le chef d'état-major des armées, le colonel David Kabré, a salué "la riposte héroïque" des soldats. Il a appelé "toutes les unités engagées à rester mobilisées autour de notre objectif commun, qui est la reconquête de l'intégrité de notre territoire".

Jeudi, onze soldats avaient déjà été tués dans l'est du pays lors d'une attaque de djihadistes présumés contre un détachement militaire. Et il y a une semaine, une quarantaine de supplétifs de l'armée et de civils avaient été tués lors de trois attaques dans les mêmes régions.

Recrudescence des attaques

Le Burkina Faso, en particulier le nord et l'est, est depuis 2015 la cible d'attaques djihadistes perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI) qui ont fait plus de 2000 morts et 1,8 million de déplacés.

Le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé fin janvier le président élu Roch Marc Christian Kaboré accusé d'être inefficace face à la violence djihadiste, a fait de la question sécuritaire sa "priorité".

Après une relative accalmie lors de sa prise de pouvoir, M. Damiba fait depuis face à une recrudescence d'attaques de djihadistes présumés qui ont fait près de 200 morts, civils et militaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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