Rejoignez-nous

International

La relation Pékin-Moscou, facteur de stabilité selon Xi et Poutine

Publié

,

le

Le président chinois Xi Jinping, à gauche sur le cliché, a reçu en grande pompe son homologue russe Vladimir Poutine (droite), lors de la deuxième visite de ce dernier en Chine en un peu plus de six mois. (© KEYSTONE/AP/Sergei Karpukhin)

Xi Jinping et Vladimir Poutine ont salué jeudi à Pékin la relation entre leurs deux pays comme un facteur de "stabilité" dans le monde. Le président russe a aussi espéré un soutien accru de la Chine à la guerre en Ukraine.

La relation entre Moscou et Pékin "est non seulement dans l'intérêt fondamental des deux pays et des deux peuples, mais elle est également propice à la paix", a estimé Xi Jinping. Et "la Chine est prête à travailler avec la Russie pour (...) soutenir l'équité et la justice dans le monde". Selon lui, cette relation "a été durement acquise et les deux parties doivent la chérir et la nourrir".

Elle est "un facteur de stabilité sur la scène internationale", a renchéri Vladimir Poutine, selon le Kremlin. Elle "n'est pas opportuniste et elle n'est dirigée contre personne".

"Ensemble, nous soutenons les principes de justice et un ordre démocratique mondial reflétant les réalités multipolaires et fondé sur la loi internationale", a ajouté le président russe.

"Sans limites"

M. Poutine est arrivé jeudi à l'aube dans la capitale chinoise pour une visite de deux jours, son premier voyage à l'étranger depuis sa réélection en mars et son deuxième en Chine en un peu plus de six mois. Le géant asiatique est une planche de salut économique cruciale pour Moscou, en proie à de lourdes sanctions occidentales prises pour la punir de son offensive militaire en Ukraine.

Tout juste de retour d'une tournée en France, Serbie et Hongrie, Xi Jinping y a défendu le droit de maintenir avec son voisin russe des liens économiques normaux. La Chine bénéficie notamment d'importations d'énergie russe bon marché.

Les deux pays avaient célébré début 2022, juste avant le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine, un partenariat bilatéral décrit comme "sans limites".

Amitié personnelle

"C'est le premier voyage de Poutine après son investiture et il est donc destiné à montrer que les relations sino-russes montent encore d'un niveau", déclare à l'AFP l'analyste russe indépendant Konstantin Kalachev. "Sans oublier l'amitié personnelle visiblement sincère entre les deux dirigeants."

Dans un entretien avec l'agence de presse officielle Chine nouvelle paru mercredi, Vladimir Poutine a salué le "désir sincère" de Pékin d'oeuvrer au règlement de la crise ukrainienne. La Chine appelle régulièrement au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays (sous-entendu Ukraine comprise) mais exhorte aussi à prendre en considération les préoccupations de sécurité de la Russie.

Ces liens étroits sont vus avec une suspicion croissante chez nombre de pays occidentaux. Washington a fixé une ligne rouge à Pékin - ne pas fournir directement d'armes à la Russie - et dit n'avoir à ce jour pas eu la preuve du contraire.

Mais les Etats-Unis estiment que le soutien économique chinois permet tout de même à la Russie de renforcer sa production de missiles, de drones et de chars.

Bond des échanges commerciaux

Les échanges commerciaux ont explosé depuis l'invasion de l'Ukraine et ont atteint 240 milliards de dollars en 2023, selon Pékin. Mais les exportations chinoises vers le voisin russe ont baissé en mars et en avril, après que Washington a menacé de sanctionner les institutions financières soutenant l'effort de guerre russe.

Car un décret signé en décembre par le président américain Joe Biden autorise désormais des sanctions secondaires contre les banques étrangères liées à la machine de guerre russe. En clair: le Trésor américain peut les exclure du système financier mondial, fondé sur le dollar.

Banques prudentes

La Chine cherche de toute façon à renouer ses liens avec les Etats-Unis et pourrait donc être réticente à vouloir renforcer sa coopération avec la Russie, malgré les attentes de cette dernière, selon des analystes.

Plusieurs banques chinoises ont ainsi interrompu ou réduit leurs transactions avec leurs clients russes, selon huit ressortissants des deux pays impliqués dans le commerce bilatéral.

Les banques "partent du principe qu'il vaut mieux être prudent que faire quelque chose qu'on pourrait regretter par la suite", déclare à l'AFP Alexandre Gabouïev, le directeur du Centre Carnegie Russie Eurasie.

"Arriver à déterminer si des paiements sont liés au complexe militaro-industriel russe (...) représente une difficulté considérable pour les entreprises chinoises, dont les banques", souligne-t-il aussi.

Pendant cette visite, des experts s'attendent toutefois à ce que les deux pays célèbrent leur partenariat et signent plusieurs accords commerciaux. Les deux dirigeants devraient par ailleurs publier une déclaration commune et assister à une soirée marquant les 75 ans de relations diplomatiques entre leurs pays, selon le Kremlin.

Vladimir Poutine doit également rencontrer le Premier ministre Li Qiang puis se rendre vendredi à Harbin (nord-est) pour visiter une foire dédiée au commerce et aux investissements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'Espagnol Arrieta gagne la 5e étape, le Portugais Eulalio en rose

Publié

le

Igor Arrieta n'y croit pas (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

L'Espagnol Igor Arrieta a apporté à l'équipe UAE sa 2e victoire en deux jours sur le Giro en enlevant la 5e étape à Potenza. Le Portugais Afonso Eulalio a pris le maillot rose après un final fou.

Arrieta décroche, à 23 ans, son deuxième succès professionnel après la modeste classique d'Ordizia l'an dernier, après avoir devancé Eulalio dans des conditions météo épouvantables.

Les deux hommes, qui s'étaient extraits de l'échappée matinale à une soixantaine de kilomètres de l'arrivée, ont fait la course en tête ensemble avant de tomber tous les deux, séparément, sur des routes détrempées, d'abord Arrieta à 13,6 km de l'arrivée, puis Eulalio, qui était parti seul, à 6,5 km de l'arrivée.

De nouveau ensemble, ils ont filé vers la ligne avant un nouveau coup de théâtre lorsqu'Arrieta a emprunté une mauvaise route à deux kilomètres de l'arrivée. Mais il a su revenir une nouvelle fois pour offrir à UAE sa deuxième victoire après celle la veille de Jhonatan Narvaez.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Sept ans de prison requis contre Sarkozy au procès libyen en appel

Publié

le

En cas de condamnation le 30 novembre, il ne restera à l'ex-dirigeant français que le recours d'un pourvoi en cassation. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Le parquet général a placé mercredi au-dessus de Nicolas Sarkozy l'épée de Damoclès d'un retour en détention. Il a requis en appel sept ans de prison contre l'ancien président français, deux de plus que sa condamnation de première instance dans l'affaire libyenne.

Avec ce procès qui approche de son terme devant la cour d'appel de Paris, outre sa liberté, Nicolas Sarkozy joue la postérité de sa carrière politique. En cas de condamnation le 30 novembre, il ne restera à l'ex-dirigeant français, qui martèle que "pas un centime" d'argent libyen n'a atterri dans sa campagne présidentielle de 2007, que le recours d'un pourvoi en cassation.

Au terme de trois jours d'un réquisitoire que le septuagénaire a essuyé sans un regard pour le trio d'avocats généraux, le Ministère public a, comme au précédent procès, demandé à l'encontre de l'ex-chef de l'Etat (2007-2012) sept années de prison, assorties de 300'000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

"Mensonge" comme mode de défense

Le présentant comme "le principal, l'unique bénéficiaire", "l'instigateur" d'une association de malfaiteurs "pour lui permettre d'être élu" à l'Elysée, l'avocat général Rodolphe Juy-Birmann n'a toutefois requis ni mandat de dépôt ni exécution provisoire. Le magistrat a demandé de sanctionner également "le mensonge" comme mode de défense des prévenus ou encore "la mise en cause du fonctionnement de l'institution judiciaire".

Alors qu'il avait été uniquement condamné pour association de malfaiteurs en septembre, l'accusation a demandé aux juges d'appel de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l'ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption, le financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse et le recel de détournement de fonds publics libyens.

"Nous démontrerons dans quinze jours, lors de nos plaidoiries, la parfaite innocence de Nicolas Sarkozy. Il n'y a pas d'argent (libyen) dans sa campagne, dans son patrimoine. Et pour cause: il n'y a pas eu de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye (...). Nicolas Sarkozy est innocent, son élection n'a pas été biaisée", a réagi devant la presse l'un de ses avocats, Christophe Ingrain.

"Pactisé avec un terroriste"

Pour l'accusation, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur de Jacques Chirac, a conclu un "accord" avec le dictateur Mouammar Kadhafi, afin de percevoir des financements occultes du régime libyen en échange particulièrement de la promesse d'examiner la situation judiciaire de son beau-frère, Abdallah Senoussi. Ces manoeuvres frauduleuses ont conduit, selon le parquet général, à "vicier le financement de l'élection suprême de la Ve République".

Ce scénario s'articule autour de deux rencontres secrètes fin 2005 en Libye de Claude Guéant et Brice Hortefeux, ses plus proches collaborateurs, avec ce haut dignitaire libyen, bras droit de Kadhafi et commanditaire de l'attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts donc 54 Français en 1989.

Dans les mois qui ont suivi, le régime libyen a fait parvenir quelque 6 millions d'euros sur les comptes de l'intermédiaire Ziad Takieddine, depuis décédé, présent lors des rencontres occultes avec le numéro deux libyen.

À l'encontre de Claude Guéant et Brice Hortefeux, le parquet général a demandé à la cour de globalement confirmer les peines prononcées.

Malgré la "reconnaissance en demi-teinte" de l'ancien secrétaire général "incapable de la moindre introspection" sur son propre enrichissement personnel, absent pour maladie mais qui a communiqué des attestations à la cour d'appel, six ans de prison ont été requis. Quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, ont été demandés pour Brice Hortefeux, le "fidèle" qui "a pactisé avec un terroriste".

Six ans de prison avec mandat de dépôt ont été demandés pour l'intermédiaire Alexandre Djouhri, "stakhanoviste de la corruption".

Ultime recours

Après sa condamnation en première instance, Nicolas Sarkozy est devenu le premier président emprisonné dans l'histoire de la République, passant 20 jours derrière les barreaux de la prison parisienne de la Santé jusqu'à sa libération sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel.

Le risque d'une nouvelle incarcération d'ici quelques mois, plus longue, menace désormais l'ancien chef de l'Etat même si une éventuelle condamnation en novembre ne deviendrait pas aussitôt définitive. Nicolas Sarkozy aurait encore la possibilité de contester la décision devant la Cour de cassation.

La plus haute instance judiciaire a récemment rejeté ses recours contre deux autres condamnations pénales, dans les affaire dites des écoutes et Bygmalion du financement de sa campagne de 2012, les rendant définitives et entraînant l'exécution des peines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

BYD discute usines avec Stellantis et d'autres groupes

Publié

le

Sur un petit nuage en Europe, le constructeur chinois se verrait bien reprendre des usines que ses concurrents locaux peinent à exploiter pleinement. (archive) (© KEYSTONE/AP/Ng Han Guan)

Le constructeur automobile chinois BYD est en discussion avec Stellantis et d'autres constructeurs européens pour reprendre des usines sous-utilisées en Europe, a indiqué mercredi sa vice-présidente, Stella Li, dans un entretien à l'agence Bloomberg.

La dirigeante, qui s'exprimait en marge d'une conférence à Londres, a précisé que le groupe étudiait des accords potentiels concernant des sites industriels, notamment en Italie.

"Nous discutons non seulement avec Stellantis mais aussi avec d'autres entreprises", a déclaré Stella Li en marge de la conférence Future of the Car organisée par le quotidien britannique Financial Times. "Nous recherchons toute usine disponible en Europe, car nous voulons utiliser ce type de capacités excédentaires".

Interrogé, Stellantis n'avait pas encore commenté cette déclaration mercredi à la mi-journée.

Elle intervient après l'annonce vendredi d'un renforcement de la coopération entre Stellantis, propriétaire notamment des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Alfa-Romeo et Jeep, et son partenaire chinois Leapmotor.

Ce dernier va produire plusieurs modèles de voitures électriques dans deux usines espagnoles de Stellantis et l'usine de Madrid serait vendue à la coentreprise Stellantis-Leapmotor.

D'autres constructeurs européens, également en surcapacité dans un marché ralenti, seraient ouverts à des accords similaires avec des groupes chinois, y compris Volkswagen.

Le DG de Stellantis Antonio Filosa a par ailleurs déclaré mardi être prêt à des partenariats avec d'autres que Leapmotor. "Nous avons vu un intérêt à travailler avec Leapmotor. Mais nous pourrions également envisager d'autres partenaires", a-t-il déclaré mardi lors de la conférence du FT.

Selon Bloomberg, Stellantis envisagerait de vendre à un autre groupe chinois, son allié historique Dongfeng, son usine Citroën de La Janais, près de Rennes, celle de Cassino en Italie et un site en Allemagne. Une délégation de Dongfeng a récemment visité le site breton, a confirmé un syndicaliste à l'AFP.

BYD préférerait exploiter directement les usines plutôt que via des coentreprises, une solution jugée "plus facile" par Stella Li.

Interrogée sur une éventuelle visite de l'usine sous-utilisée de Cassino, dans le centre de l'Italie, Stella Li a répondu que BYD avait visité "de nombreuses usines" en Europe, précisant que "l'Italie figure sur la liste restreinte" des pays intéressants pour de telles opérations.

À plus long terme, des pays comme la France présentent aussi selon elle un intérêt, notamment à cause du faible coût de l'électricité.

Par ailleurs, BYD étudie la possibilité de reprendre des marques historiques européennes en difficulté. Une marque comme Maserati (groupe Stellantis) est "très intéressante", a déclaré Mme Li. "Mais nous n'avons pris aucune action", a-t-elle conclu .

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

L'ONU demande d'abroger le tribunal militaire pour le 7 octobre

Publié

le

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk estime que la loi sur le tribunal militaire spécial israélien sur le 7 octobre 2023 pourrait constituer un "crime de guerre" (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU ne veut pas d'un tribunal militaire spécial israélien pour juger les terroristes du 7 octobre 2023. Mercredi à Genève, le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk a demandé l'abrogation de la loi votée la veille.

"Les victimes des atrocités perpétrées le 7 octobre méritent justice", a-t-il affirmé. Les responsabilités doivent être établies "mais cela ne peut être atteint pas des procès qui violent les standards internationaux", a-t-il ajouté.

Il reproche à la loi de ne prévoir une cour que pour juger les Palestiniens. Les ressortissants d'autres nationalités et les actes de l'armée israélienne depuis ce jour-là ne seront pas considérés.

"Cette loi va inévitablement institutionnaliser une justice unilatérale et contre les Palestiniens", insiste M. Türk. Elle diminue davantage encore les garanties de procès équitables en lançant notamment des procédures de masse qui reviennent à des culpabilités collectives en violation de la présomption d'innocence individuelle, selon lui.

Il redoute également l'admission de preuves obtenues par des conditions inadaptées et qui ne sont pas conformes au droit international. L'application obligatoire de la peine capitale est "consternante" et constituerait un "crime de guerre" parce qu'elle porterait sur les habitants des territoires palestiniens, en violation du droit international humanitaire (DIH), ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Les Etoiles stimulent votre monde relationnel… Appels, messages, discussions s’enchaînent et vous demandent d’être rapide, clair et adaptable.

Les Sujets à la Une