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Économie

Le transport aérien s'attend à battre des records en 2024

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L'Iata estime aussi qu'en 2023 les compagnies aériennes ont engrangé 27,4 milliards de dollars, contre 23,3 milliards mentionnés dans ses précédentes projections, en décembre dernier. (KEYSTONE/Christian Merz) (© KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ)

Près de cinq milliards de passagers, un chiffre d'affaires tutoyant les 1'000 milliards de dollars: le transport aérien s'attend à battre des records en 2024, laissant un peu plus la crise du Covid-19 dans le rétroviseur.

Effacés les 4,54 milliards de voyageurs de 2019, avant la pandémie. L'Association internationale du transport aérien (Iata) prévoit désormais de transporter 4,96 milliards de personnes cette année, a-t-elle annoncé lundi lors de son assemblée générale à Dubaï (Emirats arabes unis).

L'organisation, qui prévoyait jusqu'ici 4,7 milliards de voyageurs aériens en 2024, a aussi révisé en hausse ses projections économiques, escomptant désormais 30,5 milliards de dollars de bénéfices cumulés pour ses transporteurs du monde entier contre 25,7 milliards jusqu'ici évoqués.

L'Iata estime aussi qu'en 2023 les compagnies aériennes ont engrangé 27,4 milliards de dollars, contre 23,3 milliards mentionnés dans ses précédentes projections, en décembre dernier.

La crise sanitaire avait fait plonger le secteur aérien dans des pertes abyssales. L'Iata les a évaluées à 183 milliards de dollars entre 2020 et 2022.

Les résultats espérés pour 2024 représentent "un énorme succès étant donné les récentes graves pertes dues à la pandémie", a remarqué le directeur général de l'Iata, Willie Walsh, face aux délégués de son organisation fédérant 320 compagnies aériennes représentant 83% du trafic mondial.

Le transport aérien devrait également battre des records de chiffre d'affaires cette année, à 996 milliards de dollars, a estimé l'Iata. Elle avait jusqu'ici mentionné 964 milliards pour 2024, déjà bien au-dessus des 838 milliards de 2019.

M. Walsh a remarqué que ces chiffres ne devaient pas occulter une rentabilité restant relativement faible: 3% de marge nette en 2024, "ce n'est malheureusement pas un record, mais cela représente un grand succès vu là où nous étions il y a quelques années".

Fret normalisé

Mais "avec seulement 6,14 dollars par passager, nos bénéfices sont très faibles, c'est à peine assez pour un café dans de nombreuses parties du monde", a argumenté M. Walsh.

Le chiffre d'affaires du fret aérien, qui avait explosé à 210 milliards de dollars en 2021, va redescendre à 120 milliards cette année, après 138 milliards en 2023. Mais ce sera toujours plus que les 101 milliards de 2019, avant la crise qui a désorganisé les chaînes logistiques, a prévu l'Iata lundi.

Les coûts des compagnies aériennes devraient battre eux aussi des records cette année, à 936 milliards de dollars, selon l'organisation. Cela sera en particulier nourri par une facture de carburant de 291 milliards, soit 31% des coûts opérationnels, sur la base d'un baril de kérosène à 113,8 dollars.

"Il est très important que nous parvenions à une rentabilité durable. Cela permettra aux compagnies d'investir pleinement dans les produits que désirent nos clients, et les moyens de parvenir à zéro émission nette de CO2 en 2050", un engagement phare du secteur aérien, a ajouté le directeur général.

Le transport aérien émet actuellement moins de 3% du CO2 mondial, mais est montré du doigt car seule une petite minorité de la population mondiale l'utilise.

Ses effets sur le réchauffement sont vraisemblablement supérieurs car il produit aussi des oxydes d'azote et des traînées de condensation.

Pour parvenir à "zéro émission nette" de CO2 à l'horizon 2050, l'Iata mise à 65% sur les carburants d'origine non fossile (sustainable aviation fuels, SAF en anglais), le solde des réductions étant obtenu par de nouvelles technologies, dont l'avion à hydrogène, une optimisation des opérations au sol et dans les airs, et des compensations carbone.

Mais les SAF, malgré un triplement de la production attendu cette année par rapport à 2023, ne représenteront encore que 0,53% de la consommation mondiale totale de carburant du transport aérien commercial en 2024, selon l'Iata.

Après Doha en 2022, Istanbul en 2023 et Dubaï en 2024, l'organisation va tenir sa prochaine assemblée générale dans un autre pays phare du développement du transport aérien, l'Inde, a-t-elle révélé lundi.

La compagnie low-cost indienne IndiGo, qui avait fait sensation en 2023 en commandant 500 monocouloirs Airbus, le plus gros contrat en volume de l'histoire de l'aviation civile, en sera l'hôte à New Delhi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Le Crédit Agricole tient son rang en 2025

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Les revenus du groupe bancaire français ont atteint un niveau record de 39,56 milliards d'euros l'an dernier, en hausse de 3,9% par rapport à 2024 (archives). (© KEYSTONE/EPA FILE/IAN LANGSDON)

Le groupe bancaire français Crédit Agricole a dégagé un bénéfice net en légère hausse de 1,3% en 2025, à 8,75 milliards d'euros. La rentabilité s'est améliorée malgré une charge liée à ses parts dans la banque italienne Banco BPM passée au quatrième trimestre.

Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur bancaire, a atteint un niveau record de 39,56 milliards d'euros l'an dernier, en hausse de 3,9% par rapport à 2024. Le président de la Fédération nationale du Crédit Agricole Eric Vial a salué lors d'une conférence de presse "de très bons résultats" qui "confirment la solidité de notre modèle, la pertinence de notre stratégie et la belle dynamique de nos métiers et de nos banques de proximité".

Le groupe bancaire aurait pu battre son bénéfice net record de 2021 (9,1 milliards d'euros) sans l'impact comptable en fin d'année dernière de l'intégration dans ses comptes de sa participation au capital de Banco BPM, qui ampute le résultat de quelque 600 millions d'euros. Détenteur de 20% du capital de la banque italienne, le Crédit Agricole a en quelque sorte figé la valeur de ses titres à un niveau moindre que celui du cours de Bourse de la banque italienne.

C'est cette "position prudente" qui entraîne cette moins-value, a précisé la directrice générale adjointe de Casa, Clotilde L'Angevin, chargée des finances. Dans le détail, l'entité cotée du groupe, Crédit Agricole SA (Casa), a publié des résultats stables par rapport à 2024, tant en termes de bénéfice net (7,07 milliards d'euros, -0,2%) que de PNB (28,08 milliards d'euros, +3,3%).

Les caisses régionales ont vu leurs marges s'améliorer, notamment en fin d'année dernière, générant des profits en hausse. Les dirigeants du Crédit Agricole sont aussi revenus sur leurs ambitions en Italie, où le groupe monte progressivement au capital de la troisième banque nationale Banco BPM.

Le directeur général de l'entité cotée du groupe Olivier Gavalda souhaite protéger voire amplifier les partenariats entre les deux établissements bancaires, et revendique une place au conseil d'administration cohérente avec la part du capital détenue par le Crédit Agricole. La banque française attend de sa participation dans Banco BPM une contribution au résultat de 100 millions d'euros par trimestre cette année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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UBS engrange 1,2 milliard de bénéfice net au dernier partiel 2025

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Pour l'ensemble de l'année 2025, le numéro un bancaire helvétique affiche un bénéfice de 7,8 milliards de dollars, en hausse de plus de moitié (+53%) (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

UBS a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars au 4e trimestre 2025, soit un bond de 56% sur un an. Dans un contexte marqué notamment par l'intégration de Credit Suisse, le numéro un bancaire helvétique a largement dépassé les attentes.

Avant impôts, la grande banque a gagné 1,70 milliard, soit 62% de plus que lors du même trimestre de l'année précédente. Après ajustement des coûts d'intégration, UBS annonce un bénéfice avant impôts de 2,87 milliards pour la période d'octobre à décembre 2025, soit une augmentation de 62%.

Les revenus de la banque ont augmenté de 4% pour atteindre 12,15 milliards de dollars, tandis que les dépenses ont diminué de 1% pour s'établir à 10,29 milliards. Le ratio coûts/revenus s'est ainsi établi à 84,7% pour le trimestre sous revue, talors que sur une base ajustée, il était de 75,2%.

Les analystes tablaient en moyenne sur 968 millions pour le bénéfice net, et à 11,78 milliards pour le produit d'exploitation, selon les chiffres du consensus AWP.

Pour l'ensemble de l'année 2025, UBS affiche ainsi un bénéfice de 7,8 milliards de dollars (+53%). Les actionnaires d'UBS devraient recevoir un dividende de 1,10 dollar par action pour l'exercice, contre 90 centimes l'année précédente, soit une progression de 22%. Les analystes s'attendaient à environ 0,99 dollar.

Pour la nouvelle année, la direction prévoit une augmentation de l'ordre de 10%. En outre, la banque prévoit dans un premier temps des rachats d'actions d'une valeur de 3 milliards de dollars en 2026, qui seront étendus par la suite. Le montant dépendra de la forme finale que prendra la nouvelle réglementation en Suisse et de la réalisation des objectifs financiers.

En 2026, avant le début des discussions sur le renforcement des exigences en matière de fonds propres, les rachats d'actions devraient retrouver leur niveau d'avant l'acquisition de Credit Suisse. En 2022, UBS a racheté des actions pour une valeur de 5,6 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Fin d'une paralysie budgétaire de trois jours aux Etats-Unis

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Donald Trump s'est félicité d'une "grande victoire pour le peuple américain" en signant le décret mettant fin à la paralysie budgétaire. (© KEYSTONE/EPA/YURI GRIPAS / POOL)

Les Etats-Unis ont officiellement tourné mardi la page de la paralysie d'une partie de l'administration fédérale, après que le président américain Donald Trump a signé le texte adopté plus tôt par la chambre des représentants. Le "shutdown" aura duré trois jours.

Le milliardaire républicain s'est félicité d'une "grande victoire pour le peuple américain". Le texte a été voté après une âpre passe d'armes entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration ICE, dont le rôle est au centre des critiques après la mort de deux Américains sous les balles d'agents fédéraux.

"Nous avons réussi à adopter un ensemble de mesures budgétaires responsables qui réduisent les dépenses fédérales inutiles tout en soutenant des programmes essentiels à la sécurité et à la prospérité du peuple américain", a encore commenté Donald Trump dans le bureau ovale, entouré de responsables de son camp républicain coiffés de casquettes "L'Amérique est de retour".

Minneapolis

Le texte a été adopté de justesse malgré le "non" de 21 républicains refusant catégoriquement de renégocier le budget du ministère de la sécurité intérieure (DHS), dont dépend l'ICE, une exigence des démocrates. Vingt-et-un démocrates ont toutefois voté pour, compensant les voix de ces réfractaires républicains.

Soutenu par Donald Trump, le chef républicain de la chambre des représentants, Mike Johnson, avait passé une bonne partie des deux derniers jours à négocier avec les élus réfractaires de son camp.

Cette paralysie de l'administration centrale trouve son origine à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis. Les démocrates s'indignent de la mort à la fin janvier d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre les opérations antimigrants des agents de l'ICE, dans cette métropole du Midwest.

Son décès est survenu moins de trois semaines après celui de Renee Good, également tuée par balle par des agents fédéraux à Minneapolis. Depuis, les démocrates martèlent leur refus de voter tout budget pour le DHS sans importantes réformes de l'ICE.

Ils demandent notamment l'emploi systématique de caméras-piétons pour les agents, l'interdiction du port de la cagoule ou encore qu'un mandat judiciaire précède toute arrestation.

"Négocier de bonne foi"

"Personne n'est au-dessus de la loi. Les agents de l'ICE devraient être tenus aux mêmes règles que tout autre membre des forces de l'ordre dans ce pays", a déclaré Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate de la chambre, lors d'une conférence de presse lundi au Capitole.

Le texte adopté mardi approuve cinq volets budgétaires sur six, tandis que la partie concernant le DHS fera l'objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines. "Nous avons deux semaines à présent pour négocier de bonne foi des deux côtés" de l'hémicycle, a déclaré Mike Johnson mardi.

En cas d'échec des négociations, le DHS pourrait se trouver alors seul en situation de paralysie budgétaire. Il disposerait toutefois de plusieurs milliards de dollars de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès dans un texte séparé.

Entre octobre et novembre, les Etats-Unis avaient connu le plus long "shutdown" de leur histoire (43 jours), lors desquels républicains et démocrates avaient bataillé sur la question de subventions pour l'assurance santé de millions d'Américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economiesuisse fixe ses priorités dans la situation actuelle tendue

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Le président d'economiesuisse Christoph Mäder a présenté pour la dernière fois mardi les priorités annuelles de la faîtière économique. Son mandat se termine en automne. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Des accords commerciaux diversifiés, moins d'endettement public et moins de charges administratives: economiesuisse a fixé mardi ses priorités pour défendre la place économique helvétique en 2026, dans un contexte de tensions géopolitiques et économiques mondiales.

Les tensions persistantes à l'international pèsent sur l'économie nationale, indique economiesuisse dans un communiqué. Le pays a donc besoin d'une "politique économique fiable qui mise sur une large diversification des relations commerciales et des conditions-cadres attractives". L'accord avec les Etats-Unis, celui avec le Mercosur et le paquet avec l'UE sont importants et ne doivent pas être dressés les uns contre les autres.

La maîtrise de l'endettement public en Suisse est aussi une priorité de la faîtière économique. Celle-ci soutient le programme d'allègement budgétaire 2027 de la Confédération "dans son intégralité".

Economiesuisse souligne le poids de la dette, mais aussi celui de la réglementation. "L'année 2026 doit être placée sous le signe d'une réduction de la bureaucratie."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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