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Le barrage franco-suisse de Chancy-Pougny fête ses 100 ans

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Le barrage hydroélectrique de Chancy-Pougny fête ses 100 ans. Des portes ouvertes sont organisées samedi et dimanche (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Situé sur la partie franco-suisse du Rhône à l'extrémité du canton, le barrage de Chancy-Pougny fête ses cent ans. Les portes ouvertes, organisées samedi et dimanche à Avully (GE) pour l'occasion, affichent complet avec quelque 1200 personnes inscrites.

Cet anniversaire est l’occasion de rappeler le rôle majeur que cette centrale hydroélectrique franco-genevoise a joué dans le développement économique de la région. Aujourd’hui, elle fournit 9% de l’électricité consommée à Genève, une électricité renouvelable, ont souligné les Services industriels de Genève (SIG) jeudi dans un communiqué.

En 1924, le barrage de Chancy-Pougny est achevé après cinq ans de travaux colossaux sur le Rhône. D’une hauteur de 29 mètres, d’une longueur de 115 mètres, sa chute d’eau est de 11 mètres.

L'ouvrage avait été construit principalement pour fournir en électricité les usines métallurgiques du Creusot au sud de la Bourgogne et pour répondre aux besoins des Genevois. Au fil des ans, la demande s'est faite plus forte à Genève et a diminué côté français, notamment en raison de la construction du barrage de Génissiat en aval. Dès 1959, la plus grande partie de l'énergie du barrage est consommée à Genève.

Rénovations

L'ouvrage étant situé sur la frontière entre la France et la Suisse, l’accord des deux pays est nécessaire pour l’exploiter. Deux concessions sont signées en 1917 et 1918 pour une durée de 80 ans.

La Société des Forces Motrices de Chancy-Pougny (SFMCP), à l’origine de la construction du barrage, change d’actionnaires en 1992. Aujourd'hui, les SIG détiennent 72,23% du barrage, tandis que la Compagnie nationale du Rhône (CNR) est actionnaire à 27,76%.

Entre 2004 et 2014, quatre anciennes turbines sont remplacées par des modernes. La production électrique augmente, passant à 250 GWh/an, soit 9% de la consommation genevoise. Une seule turbine d’origine reste en place. Une passe à poissons est construite et un fonds d'amélioration écologique du Rhône créé.

Entre 2013 et 2024, un nombre important d’équipements ont été rénovés ou changés, parmi lesquels les grilles et les dégrilleurs. Les derniers travaux en cours ont pour objectif d’adapter le barrage de Chancy-Pougny aux nouvelles normes anti-sismiques et de rénover les vannes barrage. Ils seront terminés d’ici la fin 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Taylor Fritz sera de la partie au Geneva Open

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Taylor Fritz sera à nouveau de la partie cette année à Genève (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Taylor Fritz (ATP 8) disputera pour la quatrième année consécutive le Geneva Open (17-23 mai). Les organisateurs de l'ATP 250 genevois ont annoncé sa participation vendredi.

Demi-finaliste sur la terre battue du Parc des Eaux-Vives en 2022 pour sa première participation, Taylor Fritz est pour l'heure le joueur le mieux classé à s'être engagé auprès des organisateurs. Il est le seul Américain à s'être hissé en finale d’un tournoi du Grand Chelem chez les messieurs depuis 2010 (US Open 2024).

Taylor Fritz (28 ans) s'avance comme l’une des quatre têtes d’affiche du tournoi avec Stan Wawrinka (ATP 107), Casper Ruud (ATP 12) et Alexander Bublik (ATP 11). Les organisateurs espèrent encore attirer de gros poissons, notamment le tenant du titre Novak Djokovic (ATP 4) qui avait conquis son 100e titre ATP l'an dernier à Genève. L'Entry List sera dévoilée mardi prochain, et elle sera complétée par trois "wild cards".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Réveil en Suisse après le G8 de 2003 mais lacunaire sur les menaces

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Les autorités redoutent des débordements contre le G7 d'Evian en juin prochain à Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les autorités genevoises redoutent des débordements en juin prochain à Genève contre le G7 d'Evian. Vingt-trois ans après les émeutes en marge du G8 déjà en France voisine, le dialogue avec Berne s'est amélioré. Mais les moyens de prévention des menaces manquent.

Le G8 de 2003, avec les manifestations à Genève, "a constitué un moment important dans l'évolution des doctrines de maintien de l'ordre et de gestion des rassemblements en Europe", affirme à Keystone-ATS le chercheur associé à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) Pascal Viot. De l'attention portée à l'anticipation à une approche différenciée des publics et des modes opératoires en passant par la collaboration policière, explique-t-il.

Depuis, le renseignement a pris de l'importance, mais pas toujours avec des moyens suffisants. Les efforts sont ciblés sur certains groupes et les tensions entre facilitation des manifestations et restrictions se sont renforcées. De leur côté, les militants sont plus mobiles et diversifient leurs types de rassemblements.

A Genève, les déprédations massives de 2003 restent un traumatisme, même si un seul blessé avait été à déplorer. Elles avaient été un révélateur sur les casseurs locaux, aux côtés de ceux venus d'autres pays.

"Nous avons à Genève notre propre culture de la violence", écrivait en 2007 dans un livre la conseillère d'Etat en charge de la sécurité au moment des faits, Micheline Spoerri. Pendant des mois avant le sommet, elle avait dénoncé le manque d'écoute de la Confédération, se sentant abandonnée face aux alertes lancées.

Accord en 2007

"L'état de la situation n'était pas satisfaisant", reconnaît le délégué du Conseil fédéral pour le G8 en 2003, l'ambassadeur Jean-Jacques de Dardel. "Nous étions sous-dotés en matière de police fédérale". Et pour les effectifs cantonaux aussi, en l'absence de menaces récurrentes.

Selon un observateur avisé qui souhaite lui garder l'anonymat, une tradition systématique d'appliquer les enseignements liés à ces sommets manque. "Il y a des leçons qui ont été tirées", rétorque Mme Spoerri, qui ne souhaite pas s'exprimer davantage sur cette période qui lui a coûté sa réélection.

Dès 2007, avant l'Euro 2008 de football, un accord avait été signé avec la France pour le déploiement de forces de sécurité de ce pays sur sol suisse en cas de demande. Une aide qui faisait défaut en 2003. Il avait fallu recourir à 1000 policiers allemands qui ont "peut-être sauvé Genève", selon Mme Spoerri. "Il suffit de réactiver l'accord avec la France et c'est bon", dit-elle.

Celle qui est désormais en charge de la sécurité pour le canton, Carole-Anne Kast, n'a pas caché récemment une certaine "frustration" dans les discussions avec Paris pour un contre-sommet et une manifestation plutôt sur territoire français. Interrogées par Keystone-ATS, les autorités françaises n'ont pas souhaité répondre à cette inquiétude.

En revanche, le dialogue entre cantons et Confédération s'est amélioré. "On avait effectivement tendance à se renvoyer la balle" parce que seule la question des coûts était considérée, admet M. de Dardel. Les dommages et les responsabilités peuvent s'avérer lourds en cas de problème et les autorités en ont pris conscience, selon lui.

Poignée de fonctionnaires face aux menaces

Cette année, toutes les entités fédérales collaborent. Le Conseil fédéral a annoncé que Berne prendrait à sa charge la majorité des coûts assumés par Genève, Vaud et le Valais. Dès janvier, il avait ouvert la voie au recours à plus de 2000 militaires.

Mais ces soldats ne s'occuperont pas de la prévention des menaces. L'extrémisme violent de gauche est toujours là et il bouge en fonction des thématiques, dit l'observateur avisé. Or, une poignée de fonctionnaires en Suisse seulement s'y penchent. "Nous sommes trop lents par rapport aux changements internationaux", ajoute cette source.

Sans "sentiment de danger" ressenti par la population, il est difficile "de prendre à bras le corps" les défis sécuritaires, renchérit M. de Dardel. "Les instruments sont là. Il manque seulement les moyens", selon l'observateur avisé. Tous ces interlocuteurs estiment "inéluctables" des tentatives d'émeutes par des black blocks.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) ajoutée à l'inventaire

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Les deux bâtiments de l'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) sont désormais protégés (archives). (© Catherine Cardot/Patrimoine Suisse Genève)

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) a été ajoutée à l'inventaire. Le Département du territoire (DT) a reconnu dans un arrêté fin mars "un intérêt incontestable sur le plan patrimonial" de ces deux bâtiments, a annoncé mercredi Patrimoine Suisse Genève.

Ceux-ci sont désormais protégés. Bâti en 1912 par Jean et Albert-Ernest Spring, le site constituait de 1905 à 1956 la dernière tuilerie de cette commune.

Il offrait notamment trois logements et une remise pour le transport de matériaux. Ses percements d'aération, ses briques ou encore son bois sont notamment mis en valeur.

Aujourd'hui, l'intérieur est occupé par un seul appartement dont les poignées de portes, les encadrements ou les vitres colorées ont été conservés. Les bâtiments témoignent de l'activité économique de Bellevue autrefois, affirme Patrimoine Suisse Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Droits humains: un nouvel acteur à Genève pour redonner un souffle

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Le directeur du nouveau Geneva Human Rights Hub (GHRH) Felix Kirchmeier veut améliorer la connexion entre les différents acteurs de l'écosystème lié aux droits humains. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Certains Etats ne se retrouvent plus dans le fonctionnement actuel des mécanismes onusiens des droits humains. Un nouveau centre, le Geneva Human Rights Hub (GHRH), vient d'être lancé pour aider à redonner un souffle à ceux-ci, là où l'ONU ne peut avancer sans mandat.

Financée pour moitié par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour des projets, cette entité de quatre collaborateurs a démarré ses activités début janvier. Une arrivée à contre-courant, alors que l'ONU fait face à une crise de liquidités, y compris sur les droits humains.

Au centre des préoccupations du nouveau centre figure la myriade de comités et mécanismes techniques qui évaluent ces droits dans le monde depuis Genève. Or, la durée entre des rapports présentés par les Etats et leur audition ne cesse d'augmenter, parfois huit ans. Et les différents mandats onusiens oeuvrent séparément plutôt qu'en synergies.

"Les Etats ne sont plus aussi prêts à financer ce système", explique mercredi à Keystone-ATS le directeur du GHRH, Felix Kirchmeier. "Même les plus bienveillants", selon lui.

Comme ces organes ne peuvent changer "immédiatement" la donne dans un pays, mais ont un rôle préventif, "leur utilité est de plus en plus remise en question". Pourtant, même les Etats-Unis, qui boycottent le Conseil des droits de l'homme, s'engagent encore auprès de certains de ces comités plus techniques.

"Facilitateur"

Des discussions sur les réformes ont lieu depuis des années mais l'ONU est bloquée tant qu'elle n'a pas de mandat. "Nous oeuvrons comme un atelier pour explorer de nouveaux modes opératoires, de nouveaux instruments", selon M. Kirchmeier.

Le Hub veut en particulier renforcer le suivi des recommandations faites aux Etats. Notamment en regroupant et en décentralisant des réunions dans les différentes régions.

Et le GHRH veut montrer les bonnes pratiques de plusieurs pays en développement qui ont numérisé ces préconisations, pour inspirer d'autres Etats. En facilitateur, il souhaite aussi aider, grâce à des partenariats avec des scientifiques et des ingénieurs, à accéder plus facilement aux plateformes qui rassemblent les recommandations.

Intérêt local en Suisse également

Il veut aussi améliorer la connexion entre les différents acteurs sur les droits humains. En juin, il réunira avec la Suisse des Etats, des présidents de comités onusiens et la société civile au Rigi (LU).

De nombreuses collectivités locales et régionales, souvent en première ligne pour appliquer les recommandations, demandent à être associées ou à pouvoir influencer les auditions de leur pays, fait remarquer le directeur du GHRH. Notamment aux Etats-Unis, depuis que l'administration de Donald Trump a décidé en novembre dernier de boycotter son examen par les autres pays en termes de droits humains.

En Suisse aussi, "il y a un potentiel", ajoute M. Kirchmeier. Des villes comme Genève annoncent leurs avancées sur les Objectifs de développement durable (ODD). Et certains cantons sont plus avant-gardistes que le Conseil fédéral sur quelques composantes des droits humains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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