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Économie

La BNS tire des enseignements de la crise de Credit Suisse

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La BNS estime notamment qu'une plus grande prudence est de rigueur dans le calcul des fonds propres de base (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

La crise de Credit Suisse a mis en lumière des lacunes dans la réglementation, notamment en matière de fonds propres. Ni les exigences actuelles, ni les garanties constituées par la grande banque ne lui ont permis de faire face à ses besoins accrus en liquidités.

C'est ce que pointe la Banque nationale suisse (BNS) dans son rapport sur la stabilité financière publié jeudi. De ce fait, la réglementation doit être adaptée, estime l'institut d'émission.

Reprenant les propositions formulées par le Conseil fédéral en avril dernier, la BNS estime notamment qu'une plus grande prudence est de rigueur dans le calcul des fonds propres de base (CET1), tandis que le rôle des fonds propres supplémentaires (AT1) en cas de poursuite de l'activité de la banque doit être renforcé. La couverture en fonds propres des participations dans des filiales non résidentes doit aussi être améliorée.

En ce qui concerne les fonds propres AT1, la BNS suggère d'adopter des mesures visant à garantir la suspension en temps opportun des rachats et des paiements de coupon portant sur cet instrument en cas de pertes persistantes. En outre, ces AT1 devraient pouvoir être annulés ou convertis en fonds propres de base durs lorsque la banque est encore à même de stabiliser sa situation avant d'atteindre le point de non-viabilité. "Cela n'a pas été le cas lors de la crise de Credit Suisse", affirme la BNS.

Concernant les liquidités, les événements de mars 2023 ont aussi montré que les mesures actuelles ne suffisent pas. Et les garanties constituées par Credit Suisse dans la perspective d'une demande d'aide extraordinaire sous forme de liquidités auprès des banques centrales n'ont pas permis à l'établissement de faire face à la très forte augmentation de ses besoins de liquidités.

Certaines observations ont déjà été prises en compte dans le cadre des modifications de la réglementation entrées en vigueur en 2022. Mais d'autres points, comme les sorties de fonds massives liées aux dépôts de la clientèle de détail n'ont pas été intégrés.

UBS en bonne voie

Dans ce document, qui passe chaque année au crible les risques pesant sur des banques d'importance systémique, dites "too big to fail" (TBTF), la BNS relève aussi qu'UBS satisfait déjà au niveau du groupe au premier trimestre de cette année aux exigences futures que la banque anticipe en matière de fonds propres selon la réglementation TBTF. Ces exigences sont appelées à augmenter au vu de l'accroissement de la taille et de la part de marché de la banque après la fusion.

Le risque des participations d'UBS dans ses filiales n'est pas assez couvert, sa capacité à absorber des pertes est affectée par les coûts d'intégration et elle compte certaines positions à risque héritées de la fusion, qui seront liquidées. UBS s'est vu accorder une période de transition de 2026 à 2030 pour s'y conformer.

De manière générale, la BNS estime que les banques axées sur le marché intérieur devraient pouvoir supporter des chocs négatifs, notamment une hausse sensible des taux d'intérêt associée à une correction des prix sur le marché immobilier suisse dans un contexte de stagnation de l'économie mondiale. Ces établissements ont profité des taux d'intérêt élevés pour améliorer l'an dernier leur rentabilité et leurs marges d'intérêt nette, leur permettant de renforcer leur première ligne de défense face à d'éventuelles pertes. Les volants de fonds propres se situent dans l'ensemble à des niveaux historiquement élevés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Économie

Les résultats de Citigroup amputés par une perte liée à la Russie

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Pertes en Russie mises à part, la performance du géant bancaire américaine contente largement les attentes des analystes. (archive) (© KEYSTONE/EPA FILE/JUSTIN LANE)

La banque américaine Citigroup a annoncé mercredi des résultats inférieurs aux attentes au quatrième trimestre 2025, amputés comme prévu par une perte de 1,12 milliard de dollars (890 millions de francs) liée à la vente de ses derniers actifs en Russie.

Le chiffre d'affaires ressort à 19,87 milliards de dollars (+2% sur un an) et le bénéfice net à 2,47 milliards (-13%), ce qui est inférieur au consensus des analystes de FactSet qui tablait respectivement sur 20,94 et 3,02 milliards de dollars.

Hors la perte en Russie, liée majoritairement à des effets de change, le chiffre d'affaires atteint 21 milliards et le bénéfice net 3,6 milliards.

En revanche, le bénéfice net par action hors éléments exceptionnels - variable privilégiée par les marchés, ressort à 1,81 dollar contre 1,35 dollar un an plus tôt. Le consensus anticipait 1,67 dollar.

"Avec un chiffre d'affaires record et une tendance opérationnelle positive pour chacune de nos cinq branches, 2025 a été une année de progrès importante au cours de laquelle nous avons fait la démonstration que les investissements effectués alimentent une forte croissance de notre activité", a commenté Jane Fraser, patronne de Citigroup, citée dans un communiqué.

Vers 14H30 GMT, l'action Citigroup progressait de 1,46% à la Bourse de New York.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires atteint 85,22 milliards (+6%) et le bénéfice net 14,31 milliards (+13%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Hausse des livraisons de ciment en 2025

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Si l'activité a repris dans le bâtiment l'an dernier, le génie civil n'est encore pas sorti du tunnel. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La fourniture de ciment en Suisse a augmenté l'année dernière, rebondissant après le repli de 2024 grâce notamment à l'augmentation de l'activité de construction dans la Confédération.

La quantité annuelle livrée par les producteurs locaux a progressé de 4% à 3,7 millions de tonnes, selon la faîtière cemsuisse.

Au seul quatrième trimestre 2025, les livraisons de ciment ont accéléré de 6% sur un an à 946'465 tonnes, a précisé l'association suisse de l'industrie du ciment dans un communiqué publié mercredi.

"La construction de logements, en particulier, a probablement contribué à cette évolution positive grâce à un environnement de taux d'intérêt attractif. En revanche, le génie civil s'est révélé être un défi pour les producteurs de ciment", a souligné cemsuisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Bank of America termine 2025 au-dessus des attentes

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Le béhémoth bancaire américain a mieux fini encore l'année écoulée qu'escompté par les analystes. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT)

Bank of America a bouclé l'année 2025 avec des résultats en nette hausse, soutenus par des marchés boursiers dynamiques, et s'est montré optimiste pour 2026 grâce à un environnement économique "plus clair", a-t-il indiqué mercredi.

Selon un communiqué, au quatrième trimestre, le chiffre d'affaires de la banque américaine a atteint 28,4 milliards de dollars (22,8 milliards de francs), en hausse de 7,1% sur un an, au-delà du consensus d'analystes interrogés par Bloomberg.

Ses revenus ont été tirés à la hausse principalement par le dynamisme des marchés financiers, entraînant la montée des frais de gestion, avec également un nombre accru de comptes clients de particuliers.

Sur cette période, la banque a publié un bénéfice net 7,6 milliards de dollars (+12% sur un an). Rapporté par action, et hors éléments exceptionnels - élément privilégié par le marché - il s'affiche même en croissance de 18% à 0,98 dollar, dépassant là aussi le consensus d'analystes.

Pour l'ensemble de l'année 2025, la tendance est similaire, a expliqué le PDG du groupe, Brian Moynihan, cité dans le communiqué.

"Les résultats du quatrième trimestre de Bank of America ont couronné une année solide en matière de bénéfices, puisque nous avons dégagé plus de 30 milliards de dollars de résultat net et que le bénéfice par action a progressé de 19% par rapport à 2024", a-t-il ainsi expliqué.

Dans le détail, le bénéfice net annuel s'est affiché à 30,5 milliards de dollars en 2025 (+13% sur un an), supérieur au consensus d'analystes. L'entreprise a engrangé plus de 113 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur cette période (+7% sur un an), là aussi plus qu'attendu par le marché.

Le PDG s'est par ailleurs montré optimiste pour 2026: "avec des consommateurs et des entreprises qui font preuve de résilience, et alors que l'environnement réglementaire ainsi que les politiques fiscales et commerciales deviennent plus clairs, nous anticipons une nouvelle croissance économique au cours de l'année à venir", a-t-il ainsi souligné.

"Bien que de nombreux risques subsistent, nous sommes optimistes quant à l'économie américaine en 2026", ajoute le dirigeant.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, aux alentours de 12H35 GMT, l'action de Bank of America gagnait 1%.

La banque américaine JPMorgan Chase avait ouvert le bal des résultats financiers des banques mardi, avec un chiffre d'affaires également en hausse, grâce selon elle à l'attitude des consommateurs et à la bonne santé des entreprises.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Colère agricole: les tracteurs de la FNSEA quittent Paris

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Les agriculteurs ont passé la nuit à Paris mais ont commencé à quitter la capitale avant les premières aurores. (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs ont commencé à se retirer de la capitale mercredi avant le lever du jour, après avoir obtenu dans la nuit des engagements sur les sujets de trésorerie.

Les agriculteurs avaient choisi mardi soir de rester "pour la nuit" devant le palais Bourbon malgré la "loi d'urgence agricole" promise par le Premier Ministre dans la journée pour tenter de calmer leur colère des agriculteurs.

"Une délégation a été reçue vers minuit par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard qui nous a donné des précisions et des engagements sur les prêts de trésorerie et de restructuration pour les agriculteurs les plus plus endettés", a confié à l'AFP le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, avant de repartir dans l'Oise.

Les premiers tracteurs ont commencé à quitter Paris vers 4h00, a-t-il précisé.

Obtenir des avancées sur le sujet de la trésorerie avait été mentionné mardi soir par Damien Greffin, autre vice-président de la FNSEA, au moment de justifier la poursuite de la mobilisation "pour la nuit" devant l'Assemblée nationale.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre avait annoncé une "loi d'urgence agricole" pour tenter de calmer la colère des agriculteurs. Le texte promis par Sébastien Lecornu doit porter sur "plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production".

Il "sera inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l'été", a assuré le Premier ministre.

Des annonces dans un premier temps en partie saluées par Damien Greffin, avant que beaucoup, parmi la base des délégations agricoles, n'expriment leur volonté de rester pour poursuivre les négociations et maintenir le rapport de force.

Mardi, Sébastien Lecornu a également affirmé qu'un "cap clair" sur la politique de l'eau serait par ailleurs "fixé d'ici le salon" de l'agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un "moratoire sur toutes les décisions relatives" à cette question et la suspension des "textes fixant les volumes d'eau prélevables (...) jusqu'à septembre".

Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier "les possibilités de dérogation" à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d'engrais par les agriculteurs.

Pommes de terre déversées

Cela s'ajoute à un paquet de "300 millions d'euros" annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d'autres déjà égrainées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.

Les annonces de mardi répondaient quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole et dont les sections locales du grand bassin parisien -- qui va jusqu'au Pas-de-Calais -- ont lancé leurs tracteurs sur Paris.

Entrés à l'aube dans Paris, les tracteurs ont descendu les Champs-Elysées avant de s'établir devant l'Assemblée nationale, avec duvets et matelas.

Mardi, plus de 350 tracteurs selon les autorités, 500 selon les manifestants ont stationné aux abords de l'Assemblée nationale, et les agriculteurs présents ont aussi déversé plusieurs tonnes de pommes de terre sur le pont de la Concorde, en cadeau aux Parisiens.

Depuis début décembre, les manifestations d'agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n'ont pas suffi à calmer la colère.

La Coordination rurale a dénoncé mardi sur X "la différence de traitement du gouvernement face à nos mobilisations", en référence aux interdictions auxquelles le deuxième syndicat a fait face en amenant ses tracteurs jeudi à Paris.

La Confédération paysanne, qui a aussi emmené des tracteurs à Paris vendredi, a dénoncé dans un communiqué les demandes de la FNSEA sur l'eau qui ne "répondent pas à la colère".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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