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Économie

Zone euro: la reprise économique s'essouffle fortement en juin

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Les prix dans les services restent très au-dessus de leur moyenne de long terme, ce qui pourrait conforter l'idée que la Banque centrale européenne (BCE) fera une pause en juillet dans ses baisses de taux d'intérêt (archives). (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La reprise de l'activité du secteur privé s'est fortement essoufflée dans la zone euro en juin, l'activité manufacturière enregistrant son plus fort repli depuis six mois, selon l'indice PMI Flash publié vendredi par S&P Global.

L'indice, calculé sur la base de sondages d'entreprises, a glissé à 50,8, son plus faible niveau depuis trois mois, contre 52,2 en mai. L'activité continue de progresser, pour le quatrième mois consécutif, mais à un rythme fortement ralenti: un chiffre supérieur à 50 signale une croissance de l'activité, tandis qu'un chiffre en-deçà reflète une contraction.

"Les faibles performances de la France ont fortement contribué au repli de l'indice PMI de la zone euro", sur fond de crise politique, observe Cyrus de la Rubia, économiste pour la Hamburg Commercial Bank (HCOB), partenaire de S&P Global.

Les résultats des élections européennes et la dissolution surprise de l'Assemblée nationale ont "très probablement suscité parmi les entreprises de fortes inquiétudes relatives aux politiques économiques du prochain gouvernement et poussé bon nombre d'entre elles à suspendre leurs commandes et investissements" en France, analyse-t-il.

Repli brutal pour le secteur manufacturier

Dans l'ensemble de la zone euro, l'indice mesurant plus précisément la production manufacturière a brutalement reculé, à 46, contre 49,3 en mai, traduisant une aggravation soudaine du déclin de l'activité, sur fond de baisse accélérée des nouvelles commandes - qui augure d'une conjoncture morose prolongée.

"Les prix de vente, qui n'ont cessé de diminuer ces quatorze derniers mois, pourraient repartir à la hausse, les coûts des fabricants ayant augmenté pour la première fois depuis février 2023", mais généralement, "l'inflation des prix payés dans le secteur privé affiche son plus bas niveau depuis décembre 2023", note également M. de la Rubia.

La modération de l'inflation dans les services s'est accentuée, "mais les prix dans ce secteur restent très au-dessus de leur moyenne de long terme, et l'indice est même reparti en hausse en Allemagne, de quoi conforter l'idée que la Banque centrale européenne (BCE) fera une pause en juillet" dans ses baisses de taux d'intérêt, estime Franziska Palmas, de Capital Economics.

En juin, la croissance de la zone euro repose toujours sur le secteur des services, où l'activité reste robuste malgré un ralentissement (indice à 52,6, contre 53,2 en mai). Signe d'une morosité persistante, la confiance des entreprises en zone euro a chuté à son plus faible niveau depuis février.

La zone euro est sortie de la récession au premier trimestre, avec une progression de 0,3% en glissement trimestriel du PIB des 20 pays partageant la monnaie unique. Et ce en dépit de performances très affaiblies en Allemagne et en France, et sur fond de demande mondiale terne. La croissance économique devrait rester modérée: la Commission européenne table sur une hausse du PIB de 0,8% sur l'ensemble de 2024 dans la zone euro, puis 1,4% l'an prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les salaires ont augmenté en 2025

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La combinaison d'une inflation en forte baisse, soit à 0,2% en 2025, contre 1,1% en 2024 et 2,1% en 2023, et d'une augmentation des salaires nominaux de 1,8% a conduit à une hausse des salaires réels de 1,6% pour l'ensemble de l'économie (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les salaires ont augmenté en Suisse l'an passé. Contenue, l'inflation a moins lourdement pesé qu'un an auparavant, la hausse des rémunérations en termes réels s'inscrivant à 1,6% sur un an. En termes nominaux, elle s'est affichée à 1,8%, selon l'OFS.

Le hausse nominale s'est inscrite au même niveau qu'en 2024, dépassant légèrement celle de 1,7% présentée en 2023, indique mardi l'OFS. La combinaison d'une inflation en forte baisse, soit à 0,2% en 2025, contre 1,1% en 2024 et 2,1% en 2023, et d'une augmentation des salaires nominaux de 1,8% a conduit à une hausse des salaires réels de 1,6% pour l'ensemble de l'économie. Il s'agit de la croissance la plus importante depuis 2009 (+2,6%), des hausses comparables n'ayant été observées qu'en 2015 et 2020 (+1,5%).

L'évolution des salaires réels en 2025 présente toutefois de fortes disparités selon les branches, avec des variations comprises entre +0,2% et +3,1%, soulignant ainsi l'hétérogénéité des dynamiques salariales selon les différentes activités économiques.

Dans le secteur secondaire, les salaires nominaux ont crû de 1,3% dans la construction et de 1,7% dans l'industrie manufacturière. Au sein de cette dernière, les évolutions salariales varient selon les branches, avec des progressions comprises entre +0,7% et +3,1%. La branche "cokéfaction et raffinage, industrie chimique et pharmaceutique" a enregistré la hausse la plus soutenue (+3,1%).

La fabrication de produits métalliques (+2,4%) de même que la fabrication de produits informatiques et électroniques, d'équipements électriques, optique et horlogerie (+2,3%) présentent également des hausses supérieures à la moyenne du secteur. À l'inverse, la fabrication de machines, d'équipements et de matériels de transport affiche une progression nettement plus modérée (+0,7%).

Les salaires des femmes progressent plus

Dans le secteur des services, les salaires nominaux ont progressé en moyenne de 1,9% en 2025, soit une hausse légèrement plus marquée que celle observée dans l'industrie. Les augmentations diffèrent selon les branches, avec des hausses comprises entre 0,4% et 3,3%.

L'hébergement et la restauration, tout comme que le transport et courrier ont enregistré des augmentations proches de la moyenne du secteur (+1,7%). Les plus fortes progressions concernent l'administration publique (+3,3%) et les activités spécialisées, scientifiques et techniques (+2,6%), tandis que le commerce (+1,5%) progresse légèrement en dessous de la moyenne sectorielle.

Les salaires nominaux sont restés en revanche relativement stables dans la santé, l'hébergement médico-social et l'action sociale (+0,4%), ainsi que dans les activités de services administratifs et de soutien (+0,7%).

Sur l'ensemble des branches, les salaires des femmes ont progressé en moyenne de 2,3%, en termes nominaux, tandis que ceux des hommes ont augmenté de 1,5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Présidence de la Fed: Kevin Warsh fait étal de son indépendance

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Les échanges entre les sénateurs et Kevin Warsh, ici à l'image en 2014, s'annoncent tendus (archives). (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

Kevin Warsh doit convaincre les sénateurs américains qu'il peut tenir tête à Donald Trump après avoir fait campagne auprès de lui pour obtenir la présidence de la Réserve fédérale. Le sénat doit valider sa nomination pour qu'il succède à Jerome Powell dans un mois.

L'audition de M. Warsh est prévue mardi à 10h00 locales (16h00 en Suisse) devant la commission des affaires bancaires. "Ce sera sa première occasion, depuis qu'il a été nommé par le président, de montrer qu'il a l'intention d'être un banquier central crédible, indépendant", décrit à l'AFP David Wessel, de la Brookings Institution à Washington.

Dans sa déclaration préliminaire, que l'AFP a pu consulter, M. Warsh prévoit d'assurer qu'"une politique monétaire indépendante est essentielle". Cette indépendance "dépend avant tout de la Fed" elle-même, selon lui, ajoutant: "Je ne crois pas que l'indépendance opérationnelle de la politique monétaire est particulièrement menacée quand des élus s'expriment sur les taux d'intérêt".

Une référence claire aux commentaires de Donald Trump, qui considère que la banque aurait d'ores et déjà dû largement abaisser les taux d'intérêt afin de soutenir sa politique économique et accuse sans arrêt Jerome Powell d'agir trop peu et trop tard. Pour Kevin Warsh, "la Fed doit rester dans son couloir. Son indépendance est fortement menacée quand elle se perd dans les questions de politiques budgétaire ou sociale, où elle n'a ni autorité ni expertise".

Les échanges avec les sénateurs s'annoncent tendus. L'opposition démocrate a fait savoir qu'elle ne voulait pas auditionner Kevin Warsh et encore moins voter sur sa nomination tant que le président continue de tenter "de prendre le contrôle" de la Fed. La sénatrice Elizabeth Warren a qualifié M. Warsh de "marionnette de Trump".

En face, et c'est assez exceptionnel, le camp présidentiel ne présente pas un front uni. Non pas en raison du profil de Kevin Warsh - il a été l'un des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011 et est un candidat sérieux aux yeux des républicains -, mais parce que les relations houleuses entre la Maison Blanche et l'institution monétaire ont accouché d'un imbroglio.

Blocage

La majorité présidentielle est ténue au Sénat, et un seul membre républicain de la commission des affaires bancaires peut bloquer la nomination. Or Thom Tillis a prévenu qu'il ne voterait pas pour M. Warsh tant qu'une procédure judiciaire plane - avec l'aval de Donald Trump - au-dessus de Jerome Powell.

Le chef de l'Etat rêve depuis des mois d'accélérer le départ de M. Powell, dont le mandat prend fin le 15 mai. Or, tant que Kevin Warsh n'est pas confirmé, Jerome Powell peut rester à la tête de la Fed. La banque centrale des Etats-Unis est considérée comme la plus puissante du monde, ce qui fait peser une lourde responsabilité sur son président, nommé pour quatre ans.

Il n'est toutefois qu'une voix sur douze au sein du comité fixant les taux d'intérêt. En début d'année, en annonçant son choix pour la succession de Powell, Donald Trump avait affirmé que Kevin Warsh était "bien sûr" favorable comme lui à des taux plus bas.

Quand il faisait campagne pour le poste à coups d'interventions dans les médias, l'ancien gouverneur s'était d'ailleurs montré plutôt "colombe", comme sont désignés les banquiers centraux plus soucieux de soutenir la croissance que de lutter contre l'inflation. Mais la situation a changé en quelques mois.

La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix et risque de peser sur la croissance. Les responsables monétaires de la Fed se disent prêts à geler leurs taux le temps qu'il faudra pour évaluer les répercussions pour la première économie mondiale et la réponse appropriée. "Il va devoir faire très attention à ne pas contrarier Trump, sans pour autant donner l'impression d'être faible ou soumis à des pressions politiques", prévient David Wessel.

Kevin Warsh "devra être capable de tenir bon si Trump s'en prend à lui parce qu'il n'abaisse pas les taux d'intérêt", ajoute-t-il. "Il pense être sans doute en mesure de parler à Trump, mais Washington est jonchée des cadavres" de ceux qui pensaient y parvenir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Appel en Suisse pour désinvestir dans des entreprises liées à ICE

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Sagirah Shahid, Rafael Gonzalez et Janette Corcelius (de gauche à droite), trois militants de Minneapolis, étaient de passage à Genève pour appeler les investisseurs européens à mettre fin à leur participation dans les entreprises liées à ICE. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Trois militants de Minneapolis ont fait un arrêt lundi à Genève dans le cadre d'une tournée européenne visant à exhorter les investisseurs à se désengager des sous-traitants d'ICE, la police de l'immigration des Etats-Unis. Ils ont appelé à la solidarité en Suisse.

"La solidarité de la Suisse est nécessaire: on ne peut pas laisser Trump continuer à violer les droits humains", a déclaré devant la presse Sagirah Shahid, élue écologiste de Minneapolis. Et de décrire les méthodes brutales d'ICE pour mener l'offensive anti-immigration de Donald Trump. Elle-même en a été victime: elle a été incarcérée et entravée dans un camp de détention.

Les trois militants étaient invités par BreakFree Suisse, qui a publié en février dernier un rapport mettant en lumière les investissements de plusieurs institutions suisses, dont UBS et la BNS, dans des entreprises sous-traitantes d'ICE. BreakFree Suisse et les militants demandent à ces établissements de mettre fin à ces investissements.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le secteur de l'alpage déplore un manque de personnel expérimenté

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Les alpages manquent de main-d'½uvre (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Le secteur de l'alpage déplore une pénurie de main-d'½uvre. Elle concerne surtout les bergers et bergères expérimentés, d'après Zalp, le média des alpagistes.

Mi-mars, la Bauernzeitung a évoqué une "alerte dans les alpages" dans un article consacré à la situation de l'emploi dans les alpages. A première vue, la situation ne semble pas alarmante: en mars, une centaine d’offres d’emploi étaient publiées sur le portail d’emploi de Zalp, tandis que les demandes se maintenaient à peu près à un niveau équivalent.

Giorgio Hösli, collaborateur de Zalp et gardien de bétail, ne souhaite pas non plus parler d’une situation d’urgence, a-t-il dit à Keystone-ATS. Mais "depuis de nombreuses années, nous manquons surtout de personnel expérimenté et bien formé."

Afin de pourvoir tous les postes pour la saison d’estivage en mai, il faudrait un tiers de candidatures de plus que les offres. En effet, de nombreux demandeurs d’emploi ne sont disponibles qu’à temps partiel, abandonnent le travail parce qu'ils s'en étaient fait une fausse idée, ou ne correspondent pas au profil recherché, selon M. Hösli. Conformément à l’air du temps, la capacité à "serrer les dents" ne serait pas la compétence prioritaire de nombreuses personnes "qui veulent aller à l’alpage".

De nombreux collaborateurs étrangers

Les professionnels qualifiés ont d’autant plus d'importance. Selon M. Hösli, le taux de rotation élevé est un obstacle. C’est un savoir qui s'acquiert par l’expérience: il faut connaître les animaux, reconnaître rapidement les maladies, entretenir les pâturages et savoir fabriquer du "très bon fromage".

Cela ne s’apprend pas dans les livres ni dans les cours. Il est donc regrettable que seule une trop faible proportion de personnes reste plus de trois ans.

L’économie alpestre dépend ainsi de plus en plus de collaborateurs étrangers. "On estime qu’environ un tiers du personnel vient de l’étranger", explique M. Hösli, principalement d’Italie et d’Allemagne.

Les personnes originaires du Tyrol du Sud sont très appréciées, car beaucoup d’entre elles ont de l’expérience et restent souvent plusieurs années. L’Allemagne et l’Autriche fournissent de nombreux étudiants issus d’écoles d’agriculture, qui disposent au moins d’un certain savoir-faire.

Selon M. Hösli, pour améliorer la situation, il est important de rendre l'alpage attractif. Il faudrait notamment créer des possibilités d’emploi en dehors de la période d’estivage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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