International
L'armée israélienne dit avoir retrouvé les corps de cinq otages
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Des tirs d'artillerie et des frappes aériennes meurtrières ont visé jeudi la bande de Gaza, où l'armée israélienne a récupéré les corps de cinq Israéliens tués durant l'attaque du Hamas le 7 octobre et emmenés dans le territoire palestinien.
Le Forum des familles d'otages, une association israélienne qui représente des proches retenus en captivité à Gaza, a dénoncé jeudi un "sabotage" des efforts destinés à obtenir la libération des otages, en pointant du doigt le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Après avoir été reçu au Congrès américain où il défendu la guerre dans la bande de Gaza et exhorté les Etats-Unis à poursuivre leurs livraisons d'aide militaire, Benjamin Netanyahu rencontre jeudi à Washington le président Joe Biden puis sa vice-présidente, Kamala Harris.
Pendant ce temps, Tsahal a mené des frappes sur la ville de Gaza et à Beit Lahia, dans le nord, où neuf personnes ont été tuées selon des sources médicales, ainsi qu'à Al-Bureij dans le centre, blessant sept Palestiniens, la plupart des enfants, d'après des sources hospitalières.
Les forces israéliennes ont aussi poursuivi leurs opérations à Khan Younès et Rafah, dans le sud.
"Des avions de combat israéliens ont pris pour cible des civils assis près de leurs maisons", dont cinq sont morts, a affirmé à Beit Lahia Ahmed Kahlout, le directeur local de la Défense civile.
Selon des témoins, les soldats ont fait exploser des immeubles d'habitation à Tal Al-Sultan, un quartier de l'ouest de Rafah, et à Bani Suhaila, à l'est de Khan Younès, où des tirs ont été signalés depuis des véhicules militaires. Des tirs d'artillerie ont visé des quartiers de l'est de Khan Younès où des forces terrestres étaient déployées.
L'armée a annoncé jeudi avoir "éliminé des dizaines de terroristes et démantelé environ 50 infrastructures terroristes" ces derniers jours à Khan Younès.
"Comme les morts"
Des milliers de Palestiniens ont de nouveau fui les bombardements, après des ordres d'évacuation de l'armée couvrant plusieurs secteurs du territoire.
Sans nulle part où aller, des familles se réfugiaient dans la rue, ou, comme à Khan Younès, près d'un cimetière.
"Nous vivons à côté des morts. Nous sommes comme les morts. La différence, nous respirons, eux pas", dit Rytal Motlaq, une déplacée, qui a improvisé un abri avec des bâches.
Depuis le début de la guerre, l'immense majorité des 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont été déplacés, pour beaucoup à plusieurs reprises, cherchant désespérément un abri à travers le territoire assiégé par Israël.
Jeudi, l'armée a dit avoir récupéré durant une opération à Khan Younès les corps de cinq Israéliens tués le 7 octobre, trois habitants de kibboutz proches de Gaza, ainsi que deux soldats.
"Crise de confiance"
Le Forum des familles d'otages a exigé dans la foulée de Benjamin Netanyahu qu'un accord soit conclu pour "ramener" tous les otages, "les vivants et les morts".
Le Forum a aussi réclamé une réunion d'urgence avec l'équipe des négociateurs israéliens, évoquant une "crise de confiance".
Des discussions pour un cessez-le-feu associé à une libération d'otages, prévues jeudi au Qatar et impliquant Israël, ont été reportées à la semaine prochaine, selon une source proche des discussions.
Devant le Congrès, M. Netanyahu a évoqué l'après-guerre, affirmant qu'Israël voulait, "dans un avenir proche, maintenir un contrôle de sécurité prépondérant à Gaza", mais sans "réoccuper" le territoire, comme il l'avait fait de 1967 à 2005.
Il a plaidé pour une "administration civile à Gaza, dirigée par des Palestiniens qui ne cherchent pas à détruire Israël", excluant le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.
Alors que Washington s'alarme du bilan humain de la guerre, il a aussi rejeté "tous les mensonges" sur les pertes civiles, affirmant que la guerre à Gaza "a l'un des ratios les plus bas de non-combattants tués par rapport aux combattants dans l'histoire des guerres urbaines".
En mai, l'ONU avait déclaré que les femmes et enfants représentaient au moins 56% des personnes tuées depuis le début de la guerre, sur la base de données du ministère de la Santé du Hamas.
Dizaines de milliers de morts
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de 1197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
Sur 251 personnes enlevées durant l'attaque, 111 sont toujours retenues à Gaza, dont 39 sont mortes, selon l'armée.
En riposte, Israël a promis de détruire le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir à Gaza depuis 2007, et lancé une offensive militaire qui a fait jusqu'à présent 39'175 morts, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Mondial: L'Argentine met fin au rêve du Cap-Vert dans la douleur
L'Argentine est venue à bout dans la douleur du Cap-Vert en 16es de finale du Mondial vendredi à Miami. L'Albiceleste a battu les Requins bleus 3-2 ap grâce à un autogoal de Diney Borges à la 111e.
L'Argentine a enchaîné un dixième match sans défaite en Coupe du monde, mais son plan de jeu orienté autour de Lionel Messi a montré ses limites. Dans une prolongation au scénario fou, Sidny Lopes Cabral a permis aux siens de revenir une 2e fois au score à la 103e, 11 minutes après que Lisandro Martinez a cru sauver la nation triple championne du monde en inscrivant le 2-1 sur un corner tiré par Lionel Messi.
C'est encore le capitaine de l'Albiceleste qui a forcé la décision sur corner. Le malheureux Diney Borges a dévié le cuir au fond de ses propres filets de la tête, mettant fin au rêve des Cap-Verdiens qui ont tutoyé l'exploit face au tenant du titre.
Fébriles, les Argentins ne sont pas parvenus à maîtriser la rencontre, laissant les Requins bleus tirer à 16 reprises, dont cinq frappes cadrées. Passée proche de la correction, la sélection de Lionel Scaloni devra montrer un autre visage face à l'Egypte en huitièmes de finale mardi à Atlanta (18h en Suisse).
Messi puissance 20
En première période, les Cap-Verdiens ont résisté pendant 29 minutes, avant que Messi ne fasse parler la poudre. Sur une passe en profondeur de Lisandro Martinez, le meilleur buteur de cette édition (sept réalisations) a transpercé le valeureux portier Vozinha pour débloquer la situation.
Le no 10 a écrit une nouvelle page de sa légende en inscrivant son 20e but en Coupe du monde, un record absolu. L'octuple Ballon d'Or s'est imposé une nouvelle fois comme l'atout offensif indispensable de son équipe, lui qui a marqué lors des huit derniers matches de l'Argentine dans cette compétition, performance également inédite.
Vozinha encore héroïque
Malgré cette réussite, les Sud-Américains ont peiné à faire le break face à l'invité surprise de ces 16es de finale. Invaincus en phase de poules pour leur première participation au Mondial, les protégés de "Bubista" ont démontré peu avant l'heure de jeu que leur présence à ce stade de la compétition ne devait rien au hasard.
Deroy Duarte a égalisé d'une frappe à bout portant à la 59e, tandis que Messi s'est heurté à Vozinha quatre minutes plus tard. Repliés dans leur surface, les Cap-Verdiens ont opposé une défense héroïque pour maintenir le score à un partout. Roberto "Pico" Lopes a éteint l'incendie en s'interposant sur un bon centre de Messi (80e), tandis que Vozinha s'est encore interposé sur un coup-franc tiré par "la Pulga" dans le temps additionnel.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
L'Egypte s'offre son billet pour les 8es aux tirs au but
L'Egypte a décroché son billet pour les 8es de finale de la Coupe du monde aux tirs au but, après une rencontre pauvre en occasions. Les Pharaons ont battu l'Australie (1-1, 4-2 tab) vendredi.
Les Egyptiens auraient toutefois pu s'éviter de vivre la pression inhérente à une séance de tirs au but. Après l'ouverture du score d'Emam Ashour (13e), Omar Marmoush a manqué un face-à-face qui aurait permis à son équipe d'aborder la seconde période bien plus sereinement. Les Pharaons ont encore eu une énorme occasion de tuer le match, lorsque Rami Rabia a vu le gardien Patrick Beach détourner sa tête d'un magnifique arrêt réflexe dans les arrêts de jeu (90e+4).
A la place, les Australiens ont pris confiance, se montrant bien plus entreprenants en seconde période. Les "Socceroos" ont profité d'un cadeau de Mohamed Hany, buteur contre son camp, pour égaliser (55e). Le malheureux - déjà auteur d'un csc lors du premier match contre la Belgique - est ainsi devenu le deuxième joueur de l'histoire de la Coupe du monde à marquer deux fois dans ses propres filets lors d'une même édition depuis 1966.
Coup de poker infructueux
Après deux périodes de prolongations stériles, le sélectionneur australien Tony Popovic a tenté un coup de poker pour la séance de tirs au but en faisant rentrer Mathew Ryan, habituel gardien remplaçant. Une stratégie qui n'a servi à rien, puisque le capitaine Harry Soutar a manqué la cible, tout comme Lucas Herrington, envoyé au charbon à 18 ans seulement. Les Egyptiens ont pour leur part inscrit leurs quatre tentatives.
Ce succès permet aux coéquipiers de Mo Salah de passer un tour dans une phase à élimination directe pour la première fois de leur histoire en Coupe du monde, eux qui n'avaient disputé qu'un 8e de finale en... 1934. En 8e, ils affronteront mardi (18h en Suisse) l'Argentine ou le Cap-Vert.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Colis piégé à Monaco: la justice à la recherche d'une Ukrainienne
La justice monégasque recherche une Ukrainienne de 39 ans soupçonnée d'avoir mené lundi soir la tentative d'assassinat à l'engin explosif d'un homme d'affaires d'origine ukrainienne. La suspecte, qui n'aurait pas agi seule, serait passée par la Suisse.
Sur la notice rouge d'Interpol publiée vendredi, équivalent d'une demande internationale d'arrestation, elle est identifiée comme Anastasiia Berezovska, recherchée pour "tentative d'assassinats, dépôt dans une intention criminelle sur la voie publique d'un engin explosif et association de malfaiteurs".
Le domicile en Allemagne de la suspecte a été perquisitionné jeudi, mais l'intéressée n'a pas été retrouvée, a indiqué vendredi la police allemande. Par contre, "des éléments de preuve ont pu être saisis et seront remis aux autorités monégasques".
Après l'explosion, la suspecte est partie à pied vers la commune limitrophe de Beausoleil, où elle a récupéré son véhicule pour gagner l'Italie puis l'Allemagne, son dernier pays de résidence connu, où le véhicule avait été loué, a expliqué Morgan Raymond, procureur général adjoint de Monaco, lors d'un point presse vendredi matin.
Selon les agences de presse italiennes ansa et adnkronos, citant des sources bien informées, la suspecte se serait dirigée vers la Suisse après avoir quitté l'Italie.
"Grimée en homme"
Le soir de l'explosion, elle a attendu sur un banc avant de déposer un engin explosif sorti d'un sac cabas à l'entrée de l'immeuble visé et de le déclencher à 20h58 grâce à une télécommande quand les trois victimes principales, qui rentraient à pied d'un dîner au restaurant, sont arrivées sur le perron.
Repérée sur les images de vidéosurveillance, elle était alors identifiée comme un homme de taille moyenne, la tête dissimulée sous un bob noir. Mais un témoin entendu le soir même et les images de ses repérages effectués le vendredi et le samedi précédant l'explosion ont mis les enquêteurs sur la piste d'une femme "grimée en homme".
En épluchant à nouveau les images vidéo, ils ont repéré le dimanche une femme agissant de la même manière que l'homme au bob lors de ses repérages. "Ce qui permettait de considérer que cette femme, aux cheveux mi-longs bruns, de forte corpulence et présentant un imposant tatouage au bras droit, pouvait être la même personne", a expliqué M. Raymond.
De là, les enquêteurs ont pu trouver le véhicule qu'elle utilisait, et le suivre dans sa fuite.
"Mobilisation exceptionnelle"
"La relative sophistication de l'engin explosif et le modus operandi semblent indiquer que la personne ayant posé l'engin explosif n'a pas agi seule", a ajouté le procureur, sans donner plus d'information sur d'éventuels complices ou mobiles.
Deux personnes ont été interpellées mercredi et jeudi mais leurs gardes à vue ont été levées sans suites. L'enquête se poursuit désormais dans le cadre d'une information judiciaire sous la direction de plusieurs juges d'instruction.
Cette identification "en 53 heures est le fruit d'une mobilisation exceptionnelle des personnes de la sécurité publique de Monaco", a salué leur responsable, Eric Arella, évoquant aussi la coopération exemplaire avec les pays voisins, en particulier la France.
Les autorités monégasques se refusent toujours à confirmer l'identité des victimes, mais selon des sources concordantes l'attaque a visé Vadim Ermolaev, 58 ans, richissime homme d'affaires originaire d'Ukraine et désormais de nationalité chypriote, ainsi que sa compagne et son fils de 13 ans.
Ce dernier a été admis en urgence relative à l'hôpital pour enfants Lenval de Nice, tandis que les deux adultes ont été conduits en urgence absolue au CHU de Nice. L'état de M. Ermolaev s'est rapidement stabilisé mais le pronostic vital restait engagé vendredi pour sa compagne.
ans la mesure où la femme et l'adolescent sont de nationalité ukrainienne, le parquet général à Kiev a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour tentative d'assassinat tout comme avoir créé "une équipe internationale d'enquête" pour permettre "une coordination plus efficace" et "la garantie" que les personnes "impliquées dans ce crime" soient "traduites en justice".
Résidant à Monaco depuis au moins 2021, Vadim Ermolaev fait l'objet depuis décembre 2023 de sanctions en Ukraine pour ses activités commerciales en Crimée, annexée par la Russie.
L'homme ciblé ne faisait pas l'objet d'une enquête à Monaco et à la connaissance des autorités locales, il n'était pas recherché à l'étranger, selon le parquet général de la principauté.
Cette tentative d'assassinat est un coup de tonnerre pour Monaco, micro-Etat méditerranéen ultrasécurisé de 2 km2 et d'à peine 40.000 habitants, une population internationale et souvent très aisée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Juin: 35°c dépassés pour plus des deux tiers des habitants d'Europe
Des zones en Europe habitées par 410 millions de personnes ont dépassé les 35°C au moins une fois au cours de la vague de chaleur du 15 au 30 juin, soit plus des deux tiers de la population, selon l'analyse de l'AFP.
Lors de la canicule de 2003, 320 millions de personnes avaient été exposées à ces niveaux de températures en Europe (hors Turquie) entre le 1er et le 17 août, a calculé l'AFP à partir des températures maximales quotidiennes de l'Observatoire européen de la sécheresse et les données de population du Joint Research Center.
Fin juin 2026, à un moment ou un autre de la vague, des températures de plus de 35°C ont affecté presque toute la population de France métropolitaine, plus de 80% de la population espagnole et près des trois quarts des habitants d'Italie.
Cette canicule s'est étendue de la péninsule ibérique jusqu'à l'Ukraine, en passant par les Balkans et l'Allemagne.
En Espagne, dans une zone autour de la ville de Lérida (Catalogne), les 35°C ont été dépassés au moins 16 jours consécutifs, selon l'analyse par l'AFP des données de l'observatoire européen.
Plus largement, les températures maximales quotidiennes sont montées au delà de 35°C au moins dix fois pendant la vague de chaleur pour près de 50 millions d'habitants en Europe: 18 millions dans le centre et le sud de la France, plus de 15 millions dans le nord-est et le sud-ouest de l'Espagne, et 12 millions dans le nord de l'Italie, notamment dans la plaine du Pô.
Dans le centre et l'est de l'Europe, les températures sont moins souvent grimpées à ces niveaux. Les 35°C n'ont été pas été dépassés plus de trois jours en Pologne, et pas plus de quatre en Ukraine par exemple.
Malgré tout, des records absolus de température ont été battus en Allemagne, en Pologne, en Slovaquie, en République tchèque et en Hongrie, et pour le mois de juin au Royaume-Uni et en Suisse.
Les températures moyennes en France ont atteint des records, avec notamment les nuits les plus chaudes jamais mesurées sur le territoire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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