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L'armée israélienne resserre l'étau sur le sud de Gaza

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L'armée israélienne poursuit ses frappes meurtrières sur la bande de Gaza et étend son offensive terrestre contre le Hamas. Ici: des Palestiniennes contemplent la destruction engendrée par les bombardements israéliens sur Gaza. (© KEYSTONE/AP/Hatem Ali)

L'armée israélienne a resserré l'étau sur le sud de la bande de Gaza, où des dizaines de chars sont entrés lundi dans le cadre de son offensive contre le Hamas palestinien. La situation est périlleuse pour une population prise au piège des bombardements.

Engagée depuis le 27 octobre dans une campagne terrestre dans le nord du territoire palestinien assiégé, l'armée israélienne a élargi ses opérations au sol à l'ensemble de la bande de Gaza, presque deux mois après le début de la guerre déclenchée le 7 octobre par une attaque sanglante du mouvement islamiste en Israël.

Depuis la reprise des combats le 1er décembre à l'expiration d'une trêve de sept jours, l'armée israélienne pilonne le sud du petit territoire surpeuplé de 2,4 millions d'habitants, faisant de très nombreux morts et blessés parmi les habitants et les centaines de milliers de civils venus s'y réfugier, confinés dans un périmètre de plus en plus réduit.

Ajoutant au chaos, la compagnie palestinienne des télécommunications Paltel a affirmé lundi soir que "tous les services de télécommunications de la bande de Gaza" étaient à l'arrêt, invoquant "une coupure des principaux réseaux de fibre du côté israélien".

Plus tôt, le directeur de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza, Thomas White, avait déploré que "même à Rafah, vers où les gens sont contraints de fuir, le bruit des frappes aériennes rythme la journée". "Les gens nous demandent conseil pour savoir où se mettre en sécurité. Nous ne savons que leur dire", a-t-il écrit sur X.

Le porte-parole du département d'Etat américain a toutefois jugé positif que l'armée ordonne désormais aux civils d'évacuer de manière "plus ciblée", plutôt "que de demander à une ville ou à une région tout entière d'évacuer", comme elle l'a fait lors de la première phase du conflit dans le nord de bande de Gaza.

"Attaque imminente"

Lundi, l'armée israélienne a dit agir "avec force" à Khan Younès, grande ville du sud de la bande de Gaza déjà visée massivement par des frappes depuis la reprise des combats vendredi, et où chaque jour désormais l'armée avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu'"une terrible attaque est imminente", ordonnant aux habitants d'en partir.

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans le sud du territoire palestinien à proximité de Khan Younès, où s'entassent une partie des civils sommés par Israël de fuir le nord de Gaza durant la première phase de l'offensive, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé lundi que 15'899 personnes, à 70% des femmes et enfants et adolescents, ont été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza le 7 octobre. En Israël, l'attaque menée par des commandos du Hamas a fait 1200 morts, en majorité des civils, selon les autorités.

Crainte d'un embrasement régional

Les hostilités à Gaza suscitent de plus en plus de violences dans le territoire palestinien de Cisjordanie occupée - où cinq Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne lundi selon l'Autorité palestinienne -, mais aussi des échanges de feu qui s'intensifient à la frontière entre Israël et le Liban tandis que de nouveaux incidents ont eu lieu dimanche en mer Rouge et en Irak.

L'armée israélienne a annoncé lundi que trois soldats avaient été tués la veille dans le nord de Gaza, portant le total à 75 soldats morts depuis le début de l'offensive terrestre. En outre, d'après l'armée, 137 otages sont toujours retenus à Gaza, 105 ayant été relâchés pendant la trêve, dont 80 en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.

L'armée a dit dimanche avoir mené "environ 10'000 frappes aériennes" sur Gaza depuis le début de la guerre, affirmant que 11'500 roquettes avaient été tirées en parallèle depuis le territoire palestinien vers Israël. Les frappes israéliennes ont détruit ou endommagé plus de la moitié des habitations, selon l'ONU.

Des déplacés qui s'entassent

Les combats faisaient également rage lundi dans la ville de Gaza (nord), visée par de nombreuses frappes aériennes. Selon des témoins, des chars israéliens ont ouvert le feu et sont entrés pour la première fois dans le marché de la vieille ville, où ils ont détruit des dizaines d'échoppes.

La nuit précédente, une frappe sur une entrée de l'hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, a fait plusieurs morts, selon l'agence de presse palestinienne Wafa. L'armée n'a pas confirmé.

Israël accuse le Hamas, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, d'avoir installé des infrastructures dans ou sous des hôpitaux de la bande de Gaza et d'utiliser les civils comme des boucliers humains, ce que le mouvement palestinien dément.

Les besoins sont immenses dans le territoire soumis à un siège total par Israël depuis le 9 octobre, où d'après l'ONU 1,8 million de personnes, soit les trois quarts environ de la population, ont été déplacées par la guerre. Les déplacés survivent entassés dans des abris de fortune, des écoles, des tentes, dormant parfois dehors ou dans leur voiture.

Alors que la plupart des hôpitaux du nord sont hors service, ceux du sud sont plongés dans le chaos, débordés par l'arrivée massive de blessés, sans électricité, leurs réserves de carburant pour faire tourner les générateurs presque à sec.

Pour tenter d'atténuer la crise humanitaire, les Etats-Unis ont appelé lundi Israël à laisser entrer davantage de carburant dans la bande de Gaza.

A l'exception des sept jours de trêve qui ont permis l'entrée depuis l'Egypte de centaines de camions d'aide humanitaire, le poste-frontière de Rafah ne s'ouvre que très partiellement pour laisser passer quelques camions ou permettre l'évacuation d'étrangers, en nombre très limité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Lindsey Vonn a été opérée une troisième fois de la jambe gauche

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Lindsey Vonn a vu son rêve olympique prendre fin abruptement dimanche. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lindsey Vonn a été opérée une troisième fois de la jambe gauche mercredi, a-t-elle annoncé sur Instagram. L'Américaine s'est gravement blessée dimanche lors de la descente olympique de Cortina.

"J'ai eu ma troisième opération aujourd'hui et ça a été un succès. Le mot +succès+ a un sens complètement différent par rapport à il y a quelques jours. Je fais des progrès et, même s'ils sont lents, je sais que ça va aller", a-t-elle écrit, en partageant une photo d'elle allongée sur un lit d'hôpital, où on voit sa jambe gauche consolidée par un impressionnant fixateur externe qui semble aller du tibia à la hanche en passant par le fémur.

La "Speed Queen", superstar attendue des JO à Cortina où elle visait l'or olympique en descente à 41 ans, seize ans après son titre à Vancouver, a chuté treize secondes après s'être élancée sur la piste de l'Olimpia delle Tofane dimanche.

Déséquilibrée sur une bosse en percutant une porte avec son bras droit, elle a été projetée en l'air et a violemment percuté la piste, sans perdre ses skis. Ses hurlements de douleurs ont été entendus par les téléspectateurs qui regardaient la course à la télévision.

Une fracture "complexe"

Evacuée en hélicoptère à l'hôpital de Cortina d'Ampezzo puis transférée à Trévise, elle avait annoncé lundi soir souffrir d'une "fracture complexe du tibia (gauche) qui nécessitera plusieurs opérations".

La championne olympique 2010 de descente tentait un incroyable pari en convoitant l'or olympique après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue fin janvier à Crans-Montana (Suisse).

Elle avait repris sa carrière l'hiver dernier après presque six années d'absence et faisait figure de grande favorite des JO-2026 avec un impressionnant bilan de sept podiums en huit courses cet hiver, dont deux victoires, avant sa chute à Crans-Montana.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'OMS estime "non éthique" une étude financée par Washington

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus remet en cause une étude qui cherche à établir un lien entre l'autisme et les vaccins contre l'hépatite B en Guniée-Bissau (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus s'en prend à une étude controversée sur l'hépatite B financée par les Etats-Unis. Celle-ci "n'est pas éthique", a-t-il affirmé mercredi à la presse à Genève.

Washington a injecté 1,6 million de dollars en Guinée-Bissau pour évaluer les effets des vaccins contre l'hépatite B sur les enfants. Le secrétaire à la santé Robert Kennedy Jr avait recommandé de ne pas immuniser les jeunes, faisant un lien avec les cas d'autisme.

L'OMS a toujours affirmé qu'aucune étude ne prouvait une corrélation entre les deux. Désormais, elle monte au créneau sur cette initiative dans un pays très exposé à cette pathologie.

Le ministère de la santé de Guinée-Bissau avait annoncé suspendre l'étude, mais des incertitudes subsistent sur l'application de cette décision. Une responsable de l'OMS a affirmé que l'organisation dialoguait avec les autorités locales.

M. Tedros redoute que l'étude "n'expose les enfants à des menaces importantes d'infections", "y compris des proportions significatives de décès". Selon lui, la remise en cause de l'accès d'un vaccin "efficace" depuis des décennies "n'est pas éthique". "Mais le pays peut décider de continuer", admet-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pour Patrice Morisod, "Franjo, c'est l'insouciance"

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"Super-Franjo" a encore frappé à Bormio. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Triple champion olympique à Bormio après sa victoire en Super-G mercredi, Franjo von Allmen est encore parvenu à se sublimer. Tentative de décryptage du phénomène bernois avec Patrice Morisod.

En dehors de l'hôtel des Suisses à Bormio, Franjo von Allmen se refait une petite tournée de questions devant la presse helvétique. Ce n'est plus un marathon médiatique à ce niveau, mais un Ironman. Dans ses poches, l'athlète de Boltigen tient précieusement ses trois médailles d'or qui font de lui désormais l'égal de Toni Sailer, Jean-Claude Killy et Janica Kostelic. Il les sort pour les photos avec ce sourire sincère qui semble ne jamais le quitter.

Ce sourire, justement, c'est ce qui fait en partie la différence selon Patrice Morisod, consultant de la RTS et ancien entraîneur des Suisses et des Français. "Ce flow, il l'a depuis un moment, explique le Valaisan. Il est dans la zone, mais pour moi, sa qualité première, c'est l'insouciance qu'il dégage. Il transpire tellement la joie de vivre et la joie simple de skier qu'on a l'impression que derrière, il n'a absolument aucune pression. Et je le comparerais un peu à Carlo Janka avec la joie de vivre en plus. Franjo, aujourd'hui, il aurait été le même s'il n'avait pas fait de médaille."

Une bête physique, rapide partout

On l'a vu en Italie, von Allmen est très solide sur le plan physique. Malgré l'enchaînement des courses, il a su faire fi de la fatigue. "Physiquement, c'est une bête, précise Patrice Morisod. On sait qu'à côté du ski, il fait du motocross et de la descente en VTT. Du reste les entraîneurs ont tout le temps peur qu'il prenne trop de risques en dehors du ski."

On sait que certains coureurs apprécient moins certaines conditions ou préfèrent quand la piste est verglacée. Franjo von Allmen donne le sentiment d'être à l'aise en toutes circonstances. "Franjo est rapide partout, mais il commet aussi encore des erreurs, relève le spécialiste. On l'a vu à Kitzbühel lors de la descente, quand il se laisse embarquer à la Hausberg avec tout son haut du corps. Là ça ne passe pas. On l'a vu à Wengen, quand il tente une ligne kamikaze au Kernen-S. Ce jour-là, il aurait pu gagner la course en se relevant 5 mètres avant. Mais non, il choisit d'aller au bout de ses idées. Je pense que c'est un bon plan. Ca lui a permis d'aller chercher trois médailles d'or, on doit juste tirer notre chapeau et le laisser un petit peu tranquille maintenant pour qu'il puisse faire une bonne fin de saison. Parce qu'il va lui falloir récupérer après ces journées incroyables."

Le Bernois ne sait pas encore quand il va rentrer en Suisse. Certainement qu'il ne sera plus en Valteline vendredi, mais à la maison. Il aura droit à quelques jours de repos, puisque les prochaines courses ne sont programmées qu'à la fin du mois à Garmisch avec une descente et un Super-G au programme sur la Kandahar.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Surprise d'entrée à Milan: la Slovaquie bat la Finlande

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Juraj Slafkovsky a fait des misères aux Finlandais. (© KEYSTONE/AP/Petr David Josek)

La Slovaquie a créé la surprise lors du premier match du tournoi olympique de Milan mercredi. Portée par Juraj Slafkovksy, elle s'est imposée 4-1 face à la Finlande, championne olympique en 2022.

Médaillée de bronze à Pékin, la Slovaquie a prouvé d'entrée qu'elle disposait d'un effectif capable de se mêler à nouveau à la chasse aux breloques. Outre un excellent gardien (Samuel Hlavaj, 38 arrêts mercredi), elle est emmenée par un joueur de grande classe: Juraj Slafkovsky, qui avait crevé l'écran aux derniers JO.

L'attaquant du Canadien de Montréal, no 1 de la draft NHL en 2022, a ouvert le score (8e) avec un dribble qui a laissé pantois le portier finlandais Juuse Saros. Il a également marqué le 3-1 en power-play, d'un tir aussi précis que puissant (51e).

La Finlande a répliqué dans le tiers médian, aussi à 5 contre 4, sur une réussite d'Eeli Tolvanen, parfaitement décalé par Joel Armia (25e). Mais Dalibor Dvorsky a redonné l'avantage aux Slovaques (48e), peu avant le deuxième but de Slafkovsky.

La Slovaquie, qui a corsé l'addition dans le but vide (58e), prend les commandes du groupe B en attendant le duel entre l'Italie et la Suède en soirée (21h10). Elle affrontera le pays hôte vendredi pour son deuxième match.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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