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Lyles en pole pour devenir la star des stars à Paris

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Le sprinteur américain Noah Lyles rêve d'être La star des JO de Paris 2024. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les épreuves d'athlétisme aux JO de Paris démarrent vendredi. Plusieurs athlètes rêvent de marquer ce rendez-vous olympique de leur empreinte.

Des records en pagaille ces derniers mois, des équipements toujours plus pointus (chaussures, piste), de nouvelles stars affamées: le tableau est des plus prometteurs avant le début des compétitions olympiques d'athlétisme, vendredi au Stade de France. Tour d'horizon des principaux enjeux.

Sprint: Lyles et Sha'Carri Richardson

Comme Usain Bolt avant lui, Noah Lyles veut marquer l'histoire, sur la piste mais aussi en dehors. L'Américain est prompt à faire le show, soigne son image tout en se construisant un palmarès XL, appelé à devenir XXL à ces Jeux. Sextuple champion du monde, il vise enfin l'Olympe, et plutôt trois fois qu'une: sur 100, 200 et 4x100 m. Sur 200 m, distance sur laquelle sa dernière défaite remonte aux Jeux de Tokyo en 2021, il a les moyens de faire tomber le record du monde de Bolt (19''19). Sur 100 m, la tâche s'annonce plus rude.

Chez les femmes, Sha'Carri Richardson, qui avait manqué les JO de Tokyo (consommation de cannabis), a elle aussi su se reconstruire après Tokyo et se profile comme favorite du 100 m. La très démonstrative et spectaculaire Américaine veut mettre fin à la domination jamaïcaine sur la ligne droite.

Jakob Ingebrigtsen

Le Norvégien vise le doublé 1500-5000 m. Récemment à Monaco, il a abaissé le record d'Europe du 1500 (3'26''73) et se rapproche du mythique record du monde d'Hicham El-Guerrouj (3'26''00). Il a visiblement surmonté la terrible guerre familiale qui l'oppose à son père et ex-coach Gjert, mis en examen pour violence domestique. Mais gare: il se trouve souvent un Anglais (comme Josh Kerr sur 1500 m) ou un Africain (comme l'Ougandais Joshua Cheptegei sur 5000) pour contrecarrer les plans du Viking.

Faith Kipyegon

Comme Ingebrigtsen, la Kényane visera le doublé 1500-5000 m. Sacrée athlète féminine de l'année 2023 sur piste, Kipyegon est aussi celle qui a battu un des cinq records du monde tombés cette année (3'49''04 sur 1500 m). Elle peut potentiellement faire aussi bien sur 5000 m, malgré l'opposition de Sifan Hassan. La Néerlandaise est inscrite sur quatre disciplines (1500, 5000, 10'000 m et marathon) à Paris! Même si elle ne devait en disputer "que" trois, le pari semble fou, presque insensé. Mais Hassan, la plus polyvalente des championnes de fond, est capable de (presque) tout.

Armand Duplantis

Le Suédois est perché au-dessus des autres. A 24 ans, il a déjà tout gagné. Il est désormais en "mode cumul": de titres mais aussi de records du monde. Il a battu ce printemps son 8e record au saut à la perche (6m24). Les 70'000 spectateurs attendus au Stade de France constitueront un aiguillon supplémentaire.

Crouser et les hommes forts

Le poids masculin est redevenu "tendance" ces dernières saisons et le charismatique Ryan Crouser y est pour beaucoup. L'Américain ambitionne un troisième sacre olympique, qui serait inédit dans la discipline. Mais la concurrence, des Etats-Unis (Joe Kovacs) à la Nouvelle-Zélande (Tom Walsh) en passant par l'Europe (Leonardo Fabbri), s'est bien densifiée.

400 m haies de feu

De l'aveu même de Noah Lyles, le 400 m haies est l'épreuve la plus "hot" du moment en athlé. Les trois meilleurs performers de l'histoire seront prêts pour un nouveau "clash", trois ans après la mémorable finale olympique de Tokyo qui avait vu le Norvégien Karsten Warholm porter le record du monde à 45''94, devant Rai Benjamin (USA) et Alison dos Santos (BRA). Il y aura de la revanche dans l'air.

Formidable affrontement en vue aussi sur le 400 m haies féminin, avec la supersonique américaine Sydney McLaughlin-Levrone, dont le record du monde (50''65) a presque été chatouillé par Femke Bol (50''95) tout récemment à La Chaux-de-Fonds. La Néerlandaise coachée par le Fribourgeois Laurent Meuwly tient, elle aussi, la forme de sa vie!

L'énigme Kipchoge

Eliud Kipchoge vise un troisième titre olympique sur marathon, dans la ville où il s'est fait connaître au monde en... 2003 en devenant champion du monde du 5000 m à 17 ans. Sa préparation a cependant été perturbée par la chasse à l'homme dont il a été victime sur les réseaux sociaux au Kenya, après la mort dans un accident de voiture de son rival et recordman du monde Kelvin Kiptum. Kipchoge, sans l'ombre d'une moindre preuve, s'est vu accusé d'en avoir été responsable.

Face à lui dans les rues de Paris, une autre légende de l'athlétisme: Kenenisa Bekele (ETH), 41 ans!

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Etats-Unis veulent "remettre leur empreinte sur le Groenland"

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Le consulat des Etats-Unis à Nuuk. Washington ne dispose actuellement que d'une base militaire au Groenland, contre plus d'une douzaine d'installations militaires au plus fort de la guerre froide (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA RITZAU SCANPIX/BO AMSTRUP)

L'émissaire américain au Groenland a déclaré mercredi que les Etats-Unis devaient renforcer leur présence sur ce territoire autonome danois. L'île arctique est convoitée par le président Donald Trump.

"Je pense qu'il est temps que les Etats-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland. Je pense que vous voyez le président parler de renforcer les opérations de sécurité nationale et de réaffecter du personnel dans certaines bases au Groenland", a déclaré l'envoyé Jeff Landry à l'AFP après sa première visite au Groenland depuis sa nomination en décembre 2025.

Les Etats-Unis ne disposent actuellement que d'une base militaire au Groenland, contre plus d'une douzaine d'installations militaires au plus fort de la guerre froide.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La justice américaine inculpe l'ex-président cubain Raul Castro

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Raul Castro est accusé, avec d'autres personnes, de complot en vue d'assassiner des Américains pour une affaire remontant à l'époque où il était ministre de la Défense (archives). (© KEYSTONE/EPA/Ernesto Mastrascusa)

La justice américaine a inculpé mercredi l'ex-président cubain Raul Castro, 94 ans, dans une affaire remontant à 1996. Deux avions civils pilotés par des opposants à Fidel Castro avaient alors été abattus.

Un acte d'accusation rendu public accuse Raul Castro et d'autres personnes de complot en vue d'assassiner des Américains, ainsi que d'autres chefs de poursuite. Le dirigeant était à l'époque ministre de la Défense.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Iran examine une offre américaine, "dernière phase" pour Trump

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Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf (au centre), a dénoncé "les manoeuvres de l'ennemi, tant publiques qu'en coulisses" (archives). (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Après des déclarations menaçantes de part et d'autre, l'Iran a annoncé mercredi soir examiner une nouvelle proposition de paix américaine via le médiateur pakistanais. Donald Trump, lui, a temporisé, se disant "pas pressé" dans cette ultime phase des discussions.

"Nous avons reçu les points de vue de la partie américaine et nous les examinons actuellement", a déclaré sur la télévision d'Etat le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Esmaïl Baghaï. Il a toutefois fait part d'une "grande méfiance" vis-à-vis des Etats-Unis.

Le responsable a réitéré au passage les exigences de la République islamique: "le dégel des avoirs iraniens bloqués" à l'étranger et la fin du blocus américain des ports iraniens. Ces propos interviennent après une deuxième visite en quelques jours à Téhéran du ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsen Naqvi, pays médiateur dans ce conflit.

Porte ouverte

Côté américain, Donald Trump a laissé la porte ouverte à la diplomatie en affirmant "ne pas être pressé". "Nous sommes dans la dernière phase des négociations", a affirmé le président américain aux journalistes, depuis la base militaire d'Andrews (Maryland).

"Nous verrons bien ce qui va se passer. Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères. Mais j'espère que cela n'arrivera pas", a-t-il ajouté.

L'espoir d'avancées dans les négociations a fait chuter les cours du pétrole et donné des couleurs aux Bourses, les marchés européens terminant en nette hausse.

La veille, Donald Trump avait dit donner à Téhéran "deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine".

"Intimidation"

Un ultimatum balayé par le pouvoir iranien. "L'Iran ne cèdera jamais à l'intimidation" et doit "renforcer ses préparatifs afin d'apporter une réponse musclée à toute nouvelle attaque", a averti le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Selon lui, Washington n'a "pas renoncé à ses objectifs militaires et cherche à déclencher une nouvelle guerre".

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont eux mis en garde contre l'extension de la guerre "bien au-delà de la région".

Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de guerre, les discussions piétinent, les deux pays campant sur leurs positions et multipliant les invectives. Une seule vraie séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril au Pakistan et désormais les tractations se poursuivent en coulisses.

Une "occasion" à saisir

Dans le Golfe, durement éprouvé par la guerre, l'Arabie saoudite a mis de son côté la pression sur l'Iran. Se félicitant que Donald Trump "donne une chance à la diplomatie", son ministre des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane, a exhorté Téhéran à saisir cette "occasion d'éviter les dangereuses répercussions d'une escalade".

En représailles aux frappes sur son sol, Téhéran a mené des attaques à travers la région, ciblant en particulier les riches pétromonarchies du Golfe alliées de Washington.

Malgré la trêve, les Emirats arabes unis ont essuyé dimanche une nouvelle frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, identifiée comme provenant d'Irak. Mercredi, Abou Dhabi a demandé à Bagdad d'empêcher "de toute urgence tout acte hostile émanant de son territoire". Et en Israël, l'armée a déclenché le niveau d'alerte maximal, se disant "préparée à tout développement".

Passages à Ormuz

Enjeu majeur de la guerre, le détroit d'Ormuz, par où transitait auparavant un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié, reste lui sous le contrôle de Téhéran, qui a officialisé en début de semaine la création d'un nouvel organisme chargé de superviser cette voie maritime et de faire payer des droits de passage.

Vingt-six navires l'ont franchi sur 24 heures, ont annoncé mercredi la marine des Gardiens de la Révolution. Dont un pétrolier sud-coréen "en coordination avec l'Iran", pour la toute première fois depuis le début du conflit, selon Séoul.

De son côté, l'armée américaine a annoncé avoir arraisonné un pétrolier battant pavillon iranien, soupçonné d'avoir tenté de violer le blocus américain des ports iraniens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Avion de combat: le Scaf repensé avec la guerre en Ukraine

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Le Scaf, programme du futur avion de combat européen enlisé dans des désaccords industriels franco-allemands, n'est plus valable tel qu'il a été conçu et doit être repensé à l'aune de la guerre en Ukraine. (© KEYSTONE/EPA/MAST IRHAM)

Le Scaf, programme du futur avion de combat européen enlisé dans des désaccords industriels franco-allemands, n'est plus valable tel qu'il a été conçu et doit être repensé à l'aune de la guerre en Ukraine, a estimé mercredi le patron d'Airbus, Guillaume Faury.

"Ce programme a été lancé avant la guerre en Ukraine. Il a été conçu en temps de paix, sur la base d'un certain nombre d'hypothèses qui ne sont plus valables aujourd'hui", a déclaré Guillaume Faury à l'ouverture de l'"Airbus Defence Summit" à Manching, en Allemagne.

Le débat autour du Scaf était plutôt centré jusqu'ici sur les rivalités industrielles et les problèmes de gouvernance entre Dassault Aviation, maître d'oeuvre côté français, et Airbus, qui représente l'Allemagne et l'Espagne.

Avec l'utilisation massive de drones dans la guerre en Ukraine, mais aussi le conflit au Moyen-Orient, de nombreux experts s'interrogent désormais sur la place future de l'avion de combat.

"Est-ce que l'avion de combat va vraiment être la plateforme dominante dans les années à venir? Pas sûr, aujourd'hui contre une armée de drones, il ne va pas faire grand-chose", commente pour l'AFP Antoine Kimmel, expert aérospatial et défense du cabinet de conseil international Roland Berger.

"On se trompe de débat, dans le sens où ce n'est pas le sujet majeur de la défense aérienne de demain", ajoute-t-il.

"Il vaut mieux affronter dès maintenant les difficultés et les réalités auxquelles le Scaf devra faire face au cours de la prochaine décennie, plutôt que de devoir corriger le tir plus tard, une fois le programme déjà très avancé", souligne pour sa part Guillaume Faury.

Le Scaf (Système de combat aérien du futur) doit remplacer à l'horizon 2040 les avions de combat Rafale et Eurofighter grâce à un ensemble connecté comprenant un avion de nouvelle génération, des drones et un système de combat numérique.

Pour Mike Schoellhorn, responsable de la branche Airbus Defense and Space, développer un seul avion devient problématique alors que "les différentes armées de l'air expriment des besoins nettement distincts".

"On a tenté d'intégrer les besoins opérationnels dans un seul design d'avion de combat. Cela aboutit à un compromis qui est de moins en moins acceptable aujourd'hui (...) alors que les armées sont prêtes à s'en servir. Ce n'était pas l'état d'esprit en 2017", a-t-il déclaré.

"Crise existentielle"

Lancé en 2017 par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, renforcé par l'Espagne deux ans plus tard, le Scaf est un symbole de la coopération en matière de défense et de sécurité entre la France et l'Allemagne, les deux puissances européennes cherchant à présenter un front uni face à une Russie hostile et à un engagement américain de plus en plus hésitant en matière de sécurité européenne.

Une médiation voulue par Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels est en cours.

Pour Jean-Brice Dumont, patron des avions militaire d'Airbus, le Scaf "n'est pas mort", mais traverse "une crise existentielle".

"On ne peut plus se dire qu'on va faire un avion en 2040 alors qu'il y a le feu à la maison", a-t-il déclaré dans une interview à l'AFP en ajoutant qu'il fallait commencer par intégrer les avions existants dans un système de combat collaboratif.

D'autres pistes pour Airbus consistent à utiliser les ravitailleurs comme "noeuds de commandement et de communication" ou les avions de transport militaires A400M pour "larguer des drones ou des missiles".

Quant au futur avion de combat, "il reste nécessaire, mais il n'est pas suffisant" alors que le combat commence "près du sol avec des hélicoptères et des drones", selon le responsable.

"Nous rencontrons une difficulté sur l'un des piliers du programme. Ce n'est pas le plus simple", a reconnu Guillaume Faury en parlant de l'avion de combat.

"Travailler ensemble avec des méthodes de fonctionnement similaires" reste toutefois un autre "défi" du Scaf, a-t-il souligné en faisant allusion à Dassault qui refuse d'être "un leader minoritaire" et demande une évolution de la gouvernance.

"Le Scaf est plus qu'un avion de combat. C'est une approche fondée sur un système de systèmes, et la plupart des piliers du programme fonctionnent très bien", conclut Mike Schoellhorn.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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