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Culture

Le mythe du 7e art Alain Delon s'en est allé

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L'acteur Alain Delon s'est éteint à 88 ans. Ici, un cliché pris en 2012 au Festival du film de Locarno. (Archives) (© KEYSTONE/AP/Urs Flueeler)

Légende du cinéma, acteur instinctif à la beauté incandescente mais aussi réac assumé à l'ego énorme: Alain Delon, l'acteur de "Plein soleil" et du "Samouraï", s'est éteint dimanche à 88 ans. Son décès a ému à travers le monde.

De l'Italie où il a travaillé dans les années 60 avec des cinéastes comme Visconti au Japon où il était une star, le départ de l'acteur au regard magnétique a suscité une vague d'émotion.

Son décès a été annoncé par ses trois enfants "Alain Fabien, Anouchka, Anthony, ainsi que (son chien) Loubo", dans un communiqué commun adressé à l'AFP, tournant le dos à des mois de bisbilles ultra médiatisées. L'acteur, qui souffrait d'un lymphome, est décédé dans sa propriété de Douchy, dans le Loiret (centre), à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

"Monsieur Klein ou Rocco, le Guépard ou le Samouraï, Alain Delon a incarné des rôles légendaires, et fait rêver le monde. Prêtant son visage inoubliable pour bouleverser nos vies", a réagi sur X le président Emmanuel Macron, qui a salué "un monument français".

"Sa disparition creuse un vide abyssal que rien ni personne ne pourra combler", a de son côté confié à l'AFP Brigitte Bardot, dernière légende vivante du 7e art français.

"Le bal est fini"

Aucun hommage national n'a été évoqué dans l'immédiat. De son vivant, Delon avait refusé cette idée, affirmant en 2018 vouloir être "enterré comme tout le monde". Plus précisément, dans sa propriété, près de ses chiens. La préfecture a donné un accord de principe.

Rarissime au cinéma depuis la fin des années 90, l'acteur avait fait les gros titres à l'été 2023 quand ses enfants avaient porté plainte contre sa dame de compagnie Hiromi Rollin parfois décrite comme sa compagne, suspectant un abus de faiblesse. Avant de se livrer bataille quant à la dernière demeure de l'acteur, affaibli depuis un AVC en 2019.

Peu avant, en mai 2019, il était à Cannes pour recevoir une Palme d'or d'honneur, entre larmes et discours aux accents testamentaires. "C'est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant", avait déclaré l'acteur. Le directeur du festival Thierry Frémaux a salué dimanche la "filmographie éblouissante" d'Alain Delon.

"Le bal est fini. Tancredi s'en est allé danser avec les étoiles...", a pour sa part réagi Claudia Cardinale, sa partenaire dans "Le Guépard", dans un message transmis à l'AFP.

Devant sa maison de Douchy, des dizaines de personnes sont venues déposer des bouquets de fleurs après l'annonce de son décès.

Mélange de beauté et de froideur

En hommage à l'acteur, plusieurs chaînes ont boulversé leurs grilles pour diffuser ses plus grands films, y compris RTS2 qui a diffusé dimanche soir "La piscine" (1969), film incandescent qui scelle les retrouvailles de l'acteur à l'écran avec son ancienne compagne Romy Schneider.

Alain Delon était naturalisé suisse depuis 1999. Le directeur de la Cinémathèque Suisse, Frédéric Maire, a aussi rendu hommage à l'homme de scène domicilié dans le canton de Genève. "C'est un mythe du cinéma qui disparaît en tant qu'acteur, à travers ses rôles, mais aussi en tant que producteur", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.

Loin des acteurs cérébraux, Delon était un instinctif de génie. Il s'enorgueillissait de n'avoir jamais travaillé sa technique et s'appuyait sur son charisme, mélange unique de beauté incandescente et de froideur cassante.

Des atouts auxquels Dior a rendu hommage sur X, évoquant "un acteur remarquable" et "l'un de ses plus proches amis", alors que le jeune Delon, époque "La piscine" (1969), était devenu en 2009 l'égérie d'un des parfums de la maison.

Le mythe Delon

Le cinéaste le plus important dans sa carrière est Jean-Pierre Melville, qui le dirige dans deux chefs d'oeuvre, "Le samouraï" (1967) et "Le cercle rouge" (1970).

Ces rôles définissent le mythe Delon, qu'il exploitera dans de nombreux autres polars par la suite: l'homme d'honneur viril et taiseux, obligé de se battre seul contre des forces qui le dépassent.

Ce personnage archétypal inspirera des réalisateurs du monde entier, comme le Hong-Kongais John Woo ou l'Américain Quentin Tarantino, alors même que le Français n'a jamais percé à Hollywood.

Pour l'Académie des César, Delon "était devenu une icône éternelle du septième art, l'incarnation du cinéma français à l'international".

Ego et rivalités

De rivalité en rares collaborations ("Borsalino" en 1970 et "Une chance sur deux" en 1998), la carrière de Delon se construit parallèlement à celle d'un autre monstre sacré, son ami Jean-Paul Belmondo. "Alain, un jour vous m'avez dit que mon père vous manquait, aujourd'hui c'est vous qui allez nous manquer énormément", a réagi sur Instagram Paul Belmondo, le fils de "Bébel".

Mais si l'acteur Delon était unanimement admiré, l'homme a souvent été critiqué et jugé antipathique. Certains lui ont reproché ses prises de position, en faveur de son ami, le leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen, pour la peine de mort ou contre l'homosexualité, qu'il avait qualifiée de "contre-nature".

Son retour à Cannes, en mai 2019, pour recevoir une Palme d'or d'honneur, avait d'ailleurs été précédé d'une polémique, des féministes contestant cet honneur.

Cet homme de droite revendiqué, nostalgique des années de Gaulle, était aussi moqué pour son ego et son habitude de parler de lui à la troisième personne.

Sur les réseaux sociaux, l'INA a exhumé un extrait d'une émission de 1996, où Alain Delon était questionné par Bernard Pivot. "Et si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire à vous, Alain Delon ?".

Réponse: "Puisque tel est ton plus grand et ton plus profond regret - je le sais - viens, je te mène à ton père et ta mère, afin que pour la première fois, enfin, tu les vois ensemble".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Black Movie distingue "Al oeste, en Zapata" du Cubain David Bim

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Le festival Black Movie s'est terminé dimanche sur une fréquentation en légère baisse (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Black Movie, à Genève, a remis le Prix de la Critique au film "Al oeste, en Zapata", du réalisateur cubain, David Bim. Cette 27e édition du festival international de films indépendants, qui s'est terminée dimanche, a accueilli près de 25'750 festivaliers.

Durant dix jours, le public a pu découvrir 104 films, dont 48 longs métrages, ont indiqué dimanche les organisateurs dans un communiqué. Près d'une vingtaine d'invités étaient présents pour accompagner les longs métrages.

Parmi les films les plus suivis figurent notamment "Orwell: 2+2=5" du Haïtien Raoul Peck, qui confronte les écrits d'Orwell avec des images contemporaines. "No Other Choice" a également été bien suivi, démontrant l'attachement du public pour le travail du Sud-Coréen Park Chan-wook, poursuit le communiqué.

Spectateurs et spectatrices ont également fait preuve de curiosité en fréquentant avec assiduité les séances de films réalisés par de nouveaux talents, comme la réalisatrice et actrice mexicaine Mayra Hermosillo (Vainilla), le réalisateur thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke (Fantôme utile), et le réalisateur américain Neo Sora (Happyend).

Les prix

Le Prix de la Critique, doté de 5000 francs, a été unanimement attribué par le jury au film "Al oeste, en Zapata" de David Bim. Le jury a apprécié le "classicisme impeccable" du réalisateur cubain. Le film raconte l'histoire pleine d'humanité d'une famille au coeur de la pandémie, en marge de la société cubaine.

Le Prix des Jeunes, d’une valeur de 1000 francs, a été décerné à "Singing Wings" du Kurde Hemen Khaledi. Le jury composé là de neuf élèves a relevé "ses thématiques touchantes, notamment l’importance de la communauté et les migrations, tant chez les humains que chez les animaux."

Quant au Prix Payot Petit Black Movie, d’une valeur de 1000 francs, il est allé à "Autokar" de Sylwia Szkiłądź (France, Belgique, Pologne). Le Prix des Enfants est lui décerné à Backstreet Birds de Gertrūda Nemčauskaitė (Lituanie).

Black Movie reviendra pour une 28e édition du 22 au 31 janvier 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Redevance: Bron et les producteurs alertent sur un démantèlement

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"Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national", estime Jean-Stéphane Bron. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

À l'approche de la votation sur l’initiative "200 francs, ça suffit", qui veut réduire le montant de la redevance, les milieux de l’audiovisuel suisse tirent la sonnette d’alarme. Réalisateur, Jean-Stéphane Bron a dénoncé un affaiblissement "brutal" du service public.

"En Suisse, nous avons décidé collectivement de subventionner l’agriculture, les transports ou les universités, parce que le marché seul ne peut pas les faire survivre. Il en va de même pour le cinéma et la télévision", a dit Jean-Stéphane Bron à Keystone-ATS dimanche aux Journées de Soleure, en marge d’une conférence de presse organisée par Cinésuisse. "Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national."

Pour le cinéaste, l’argument selon lequel les jeunes paieraient pour des contenus qu’ils ne consomment pas relève d’un "faux débat". "Les jeunes s’informent massivement en ligne, et c’est précisément là que la SSR fait barrage aux fake news", souligne-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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A Genève, une exposition alerte sur l'exploitation de la montagne

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La nouvelle exposition au Centre des arts de l'école internationale de Genève vise à alerter sur l'exploitation de la montagne, comme ici au glacier du Rhône (archives). (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Bernard Garo et Jacques Pugin présenteront leurs oeuvres dans l'exposition "Glaciers", dès le 4 février au Centre des arts de l'Ecole internationale de Genève. Ils associent la peinture et la photographie pour alerter sur l'exploitation de la montagne.

Jacques Pugin exposera des superpositions photographiques complétées de touches de peinture acrylique. Bernard Garo apportera lui des toiles en format monumental de plusieurs mètres de côté, peintes avec des limons et des sédiments récoltés sur les glaciers.

Par leurs oeuvres, les deux artistes romands expriment leur indignation face à l'exploitation de la montagne et aux traces laissées par les activités humaines. Ils dénoncent notamment la pose de bâches sur la grotte du Glacier du Rhône (VS), pour "gagner de l'argent sur l'extinction" de ce paysage, estime Bernard Garo, contacté par Keystone-ATS.

L'art leur sert à alerter sur la fonte de ces géants de glace et "raconter par le beau, l'histoire de cette disparition programmée", explique Bernard Garo, évoquant "un sublime désastre". Il ajoute que "l'art a pour rôle de sensibiliser, d'émerveiller" et de relayer ce témoignage de puissance autant que de fragilité incarné par les glaciers. Sa démarche vise à transmettre les connaissances en associant l'art à la science.

Face à ces paysages, l'émerveillement subsiste toujours pour Jacques Pugin, bien qu'il soit mêlé à la tristesse et au sentiment d'impuissance. Il s'attend à des situations "catastrophiques" lorsque les glaciers auront disparu et regrette le manque d'attention pour ces sujets. En écho, Bernard Garo évoque la perte d'une mémoire millénaire pour l'Humanité.

L'exposition s'ouvrira par une table ronde le 4 février au soir (sur inscription), en présence des deux artistes et d'un glaciologue. Deux de leurs courts-métrages seront également projetés. L'exposition restera ouverte durant un mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alain Monney, pilier de Carabine FM et des Pique-Meurons, est mort

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L'humoriste genevois Alain Monney (à droite) est décédé jeudi. On le voit avec le trio de "Carabine FM", qu'il formait avec Lolita (au centre) et Gérard Mermet (à gauche). Cette émission de radio déjantée a marqué les débuts de la chaîne "Couleur 3" au début des années 80. (© RTS)

L’humoriste genevois Alain Monney est décédé jeudi à l’âge de 74 ans à Genève, après avoir lutté durant deux ans contre une tumeur au cerveau. Figure marquante de la RTS TV et radio, il a notamment connu un large succès avec "Carabine FM" et "Les Pique-Meurons".

Musicien, scénariste et homme de radio et de télévision, Alain Monney débute dans les années 1970 avec le groupe folk "Aristide Padygros", avant de s’imposer dès les années 1980 sur les ondes de la Radio Télévision Suisse Romande. Son humour décalé a marqué durablement Couleur 3, notamment dans l’émission "Carabine FM", avec Lolita et Gérard Mermet. Ce dernier a confirmé vendredi à Keystone-ATS le décès de l'artiste, annoncé par plusieurs médias.

Alain Monney reste aussi indissociable de la sitcom "Les Pique-Meurons", qu’il a coécrite et produite pour la RTS. Diffusée au début des années 2000, la série réunissait jusqu’à 250’000 téléspectateurs, selon la RTS, et a connu un retour sur scène il y a trois ans.

Parallèlement, Alain Monney s’est produit sur les scènes romandes, a écrit des livres pour enfants et développé une ½uvre artistique mêlant marche, écriture et cartographie, à travers le "stepwriting", avec son "Alphabet toponymique français à l’usage des stepwriters", lit-on sur le site de la RTS.

Il était remonté sur scène en 2021 pour une série de concerts-lectures. Il avait trois enfants, deux filles et un garçon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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