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Économie

Les députés disent péniblement oui au droit de préemption de l'Etat

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Le Conseil d'Etat vaudois va désormais bénéficier d'un fonds pour exercer son droit de préemption sur les biens immobiliers, lorsque celui-ci est cédé par une commune (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le droit de préemption de l'Etat de Vaud pour des biens immobiliers, lorsque celui-ci est cédé par une commune, a laborieusement été approuvé mardi par le Grand Conseil. Il aura fallu trois débats pour fixer toutes les règles de ce droit subsidiaire. Un fonds cantonal de 20 millions de francs, et non de 40 millions comme le voulait la gauche, sera créé.

"Projet démantelé par la droite", "une machinerie à la complexité effarante", "un décret inapplicable", "pas à la hauteur", "une coquille vide" ou encore "une chimère": la gauche du Parlement n'a pas eu de mots assez durs pour décrire la mouture finale de ce droit de préemption au moment de la discussion finale, juste avant le vote.

Des députés socialistes, écologistes et de la gauche radicale ont insisté sur la pénurie de logements, en particulier d'utilité publique. Ils ont affirmé que le droit de préemption était l'un des instruments permettant de lutter contre cette pénurie. Rappelant que le peuple vaudois avait voulu cet outil, en acceptant en 2017 la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL).

A l'inverse, la droite a estimé que les débats et différents amendements (modifications) au texte initial du gouvernement étaient typiques d'un "compromis à la vaudoise". Ce n'est pas ce droit subsidiaire seul qui va sauver la situation de pénurie de logements dans le canton, a-t-elle clamé.

Accepté de justesse

La ministre responsable du logement Christelle Luisier a, pour sa part, bien pris note de ce compromis et des différents changements. "La priorité est désormais d'avancer sur ce sujet et la situation avec ce décret sera de toute manière meilleure qu'un vide juridique en cas de refus", a-t-elle défendu.

La conseillère d'Etat a été entendue. Au vote final, ce droit de préemption du canton a été accepté, mais de justesse, par 82 oui (PLR, UDC et Vert'libéral) contre 61 non (PS, Vert-e-s et EP). La majorité absolue était nécessaire et fixée à 76 voix minimum mardi.

Pour rappel, depuis 2020, les communes vaudoises ont le droit d'acquérir en priorité un bien-fonds (bâti ou non bâti) afin de créer des logements d'utilité publique (LUP), soit à loyers abordables. Elles ont aussi la possibilité de transmettre ce droit au canton si, par exemple, elles ne disposent pas de l'argent nécessaire.

Vingt jours "seulement" pour agir

Le canton aura alors 20 jours pour agir, et non 40 jours comme le souhaitait la gauche, estimant "beaucoup trop court" les 20 jours. Mais pour cela, il doit disposer d'un fonds pour payer le vendeur et indemniser l'acquéreur évincé. D'où la création du fonds cantonal, qui, s'il est utilisé, sera reconstitué par la vente ultérieure des biens-fonds acquis dans le cadre de l'exercice du droit de préemption cantonal.

Ce fonds a été finalement fixé à 20 millions de francs, comme le voulait le Conseil d'Etat ainsi que le PLR et l'UDC en plénum. La proposition de la gauche de doubler ce fonds à 40 millions et celle de la gauche radicale de le porter à 65 millions ont été écartées lors des débats.

Les parlementaires ont aussi défini d'autres modalités. Ils se sont prononcés en faveur d'une institution d'une commission de sept personnes, chargée d'examiner la pertinence de l'achat d'un bien immobilier. Le seuil minimal de LUP au-dessous duquel l'Etat ne devrait pas préempter a été fixé à quatre.

D'autres règles ont été déterminées dans le décret, comme le fait que la Commission des finances, sur saisine du Conseil d'Etat, se prononce sur l'approbation de l'acquisition d'immeuble effectuée. Les députés ont aussi décidé de permettre à des investisseurs privés de pouvoir réaliser des LUP si l'Etat ne les réalise pas lui-même (par voie d'appel d'offres public). Enfin, les biens-fonds préemptés et acquis par l'Etat devront être obligatoirement assainis énergétiquement dans un délai de dix ans dès la date de l'achat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Implenia décroche un mandat à 830 millions pour le projet MehrSpur

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Le programme MehrSpur Zürich-Winterthur vise à aménager une nouvelle double voie ferroviaire entre les deux villes susmentionnées, tout en procédant à l'extension de certaines gares sur le tracé (archives). (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Implenia a remporté auprès des CFF plusieurs contrats relatifs à l'infrastructure ferroviaire entre Zurich et Winterthour. Pour ce projet baptisé MehrSpur, devisé à 1,7 milliard de francs, le groupe a remporté cinq des six lots pour un volume de 830 millions.

Le programme MehrSpur Zürich-Winterthur vise à aménager une nouvelle double voie ferroviaire entre les deux villes susmentionnées, tout en procédant à l'extension de certaines gares sur le tracé. Le tunnel de Brütten constitue "la pièce maîtresse" du projet et c'est Implenia qui a décroché le mandat de réalisation, indique jeudi le numéro un suisse de la construction.

L'entreprise de construction s'occupera également du tronçon de Winterthour (deux lots), du tronçon de Dietlikon et du tronçon de Wallisellen. Les travaux s'étaleront sur "une dizaine d'années", selon Implenia.

L'entrée en service du tunnel de Brütten, d'une longueur de 8,3 kilomètres et comprenant une bifurcation vers l'aéroport de Zurich, permettra de supprimer le goulet d'étranglement ferroviaire entre Zurich et Winterthour. Le creusement de l'ouvrage s'effectuera essentiellement à l'aide d'un tunnelier, précise le communiqué. Le chantier commencera en 2029.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'inflation ralentit nettement la cadence en 2025

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La baisse des coûts de l'énergie a compensé l'an dernier la hausse des loyers, l'inflation marquant ainsi le pas (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les prix à la consommation ont marqué le pas l'an passé en Suisse, l'accélération des loyers ayant notamment été compensée par une baisse des coûts de l'énergie. La tendance devrait inciter la Banque nationale suisse (BNS) à privilégier le statu quo monétaire.

L'inflation a accéléré en moyenne de 0,2% en 2025, après une hausse de 1,1% l'année précédente, a indiqué l'Office fédéral de la statistique (OFS) jeudi dans un communiqué.

Le renchérissement sur l'exercice écoulé a été porté par les loyers, les matières premières alimentaires comme le café et le chocolat, ainsi que les prix des restaurants. A l'opposé, les tarifs de l'électricité, de l'essence, des médicaments et des voitures d'occasion ont reculé, ont énuméré les statisticiens fédéraux.

Pour le seul mois de décembre, l'inflation a été nulle sur un an, après un repli de 0,2% en novembre. Sur un mois, elle a par contre accéléré de 0,1%. Alors que les prix des produits locaux ont légèrement augmenté, ceux des denrées importées ont reculé grâce aux effets de change favorables au franc.

Les économistes interrogés par l'agence AWP tablaient sur un indice des prix à la consommation (CPI) entre 0,0% et 0,2% sur un an en décembre. La variation mensuelle était attendue entre -0,1% et +0,1%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les prix proposés pour les appartements en copropriété bondissent

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Les faibles taux d'intérêt et les allégements fiscaux en perspective pour les propriétaires suite à la décision d'abolir l'impôt sur la valeur locative lors de la votation populaire de septembre 2025 ont renforcé l'attractivité de l'achat d'un bien immobilier (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Acheter un bien immobilier coûte de plus en plus cher en Suisse. Les prix affichés dans les annonces de ventes immobilières pour les appartements ont bondi de 4,2% en 2025. Pour les maisons individuelles, la progression atteint 2,6% sur un an.

Le nombre d'annonces en circulation pour les maisons individuelles a sensiblement progressé, en particulier en raison de l'arrivée sur le marché de nombreux objets de l'immobilier ancien, selon une analyse d'Immoscout24 et du CIFI publiée mercredi.

Pour les appartements, les volumes sont restés par contre stables. Les appartements en propriété par étage pèsent pour environ deux tiers des annonces publiées sur la plateforme.

Les faibles taux d'intérêt et les allégements fiscaux en perspective pour les propriétaires suite à la décision d'abolir l'impôt sur la valeur locative lors de la votation populaire de septembre 2025 ont renforcé l'attractivité de l'achat d'un bien immobilier. Dans un contexte d'incertitudes géopolitiques et économiques, la propriété d'un logement en Suisse s'affiche également comme une réserve de valeur.

D'importantes différences régionales sont constatées. Ainsi à Zurich et dans la Suisse centrale, les prix affichés dans les annonces de vente d'appartements ont bondi l'année dernière, de respectivement 4,2% et 9,5% sur un an. Ils dépassent la moyenne nationale de l'ordre de 20 à 30%. A l'inverse, au Tessin et sur le plateau, le niveau des prix a connu une croissance beaucoup plus modérée avec respectivement 0,3% et 1,4% et se présente inférieur de 10 à 25% à la moyenne du pays. La région lémanique a enregistré une hausse de 3,3% des prix proposés sur un an.

En 2025, les vendeurs de biens immobiliers ont continué à trouver des acheteurs dotés du pouvoir d'achat adéquat, ce qui a permis d'augmenter les prix de vente dans de nombreuses régions. Cependant, les biens immobiliers n'ont pas tous pu être vendus plus cher sans difficulté: au Tessin, les prix de vente ont dû être revus à la baisse, et en dehors des grands centres urbains et des agglomérations, il a fallu faire preuve d'un peu plus de patience pour vendre, selon le communiqué.

En moyenne, les prix de l'immobilier s'établissent à 7940,5 francs le mètre carré pour les maisons individuelles et à 9290,6 francs le mètre carré pour les appartements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Zone euro: l'inflation revient dans les clous de la BCE en décembre

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L'inflation en zone euro fini l'année écoulée tout juste dans le couloir fixé par l'institut d'émission européen. (archive) (© KEYSTONE/DPA/ARNE DEDERT)

L'inflation dans la zone euro est redescendue à 2% en décembre, terminant ainsi l'année 2025 juste au niveau de l'objectif de la Banque centrale européenne.

Le taux d'inflation s'est établi à 2,0% sur un an, contre 2,1% le mois précédent, selon une estimation préliminaire publiée mercredi par Eurostat, conformément aux attentes des économistes sondés par FactSet et Bloomberg.

La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l'objectif que s'est fixé la BCE, qui cherche à la contenir à 2% à moyen terme.

L'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et l'alimentation, et fait référence pour les experts, a également légèrement décéléré, retombant à 2,3% sur un an contre 2,4% en novembre, a précisé l'institut de statistiques européen.

Ces données ont de quoi conforter les attentes d'une stabilité des taux directeurs de la BCE, lors de sa prochaine réunion prévue début février.

En décembre, la BCE avait maintenu son principal taux directeur à 2%, niveau auquel il est resté fixé depuis juin dernier.

Si la BCE a assuré que "toutes les options sont sur la table" pour ses prochaines décisions, les économistes ne s'attendent pas pour le moment à de forts mouvements de ses taux directeurs en 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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