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Lausanne

Une réserve viticole pour mieux réagir aux aléas climatiques

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Le canton de Vaud est favorable à la création d'une réserve viticole pour pallier les incidents liés au climat (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud est favorable à la création d'une réserve viticole pour pallier les incidents et récoltes irrégulières liés aux aléas climatiques. Il s'agirait d'introduire un quota spécifique sous la forme d'une réserve climatique, et ce dès que le cadre légal fédéral le permettra.

Le Conseil d'Etat a répondu jeudi dans ce sens à une interpellation parlementaire du député PLR Aurélien Clerc, intitulée "Introduction d'une réserve climatique pour les vins vaudois". Son texte avait été déposé fin avril dernier.

"Lorsque le Canton ne peut pas répondre à la demande locale de vin, les consommateurs se tournent vers d'autres sources, souvent étrangères. Cette dépendance extérieure entraîne une perte de fidélité des clients locaux, ce qui compromet la reprise ultérieure de la production cantonale", avait argumenté l'élu de droite.

Récurrence des chocs climatiques

Dans sa réponse, le gouvernement vaudois relève d'ailleurs que "l'instrument du quota de production viticole ne remplit que très partiellement le besoin de régulation de l'offre, compte tenu des aléas climatiques affectant le vignoble tels que les maladies fongiques ou le gel".

Les quantités de production maximales des vins AOC sont fixées annuellement par le Département en charge de la viticulture après consultation de l'interprofession, et dans les limites fixées par l'ordonnance fédérale sur le vin. "Ce système de quota ne permet toutefois pas de répondre efficacement aux besoins de régulation de l'offre encore exacerbés par la récurrence des chocs climatiques affectant le vignoble", souligne le Conseil d'Etat.

"La réserve climatique peut être définie comme la possibilité de récolter une quantité de raisin à l'intérieur du quota cantonal AOC dont la commercialisation en vin serait différée. La pertinence d'un tel outil a notamment été démontrée par une étude de l'Observatoire suisse du marché du vin, financée par la Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV)", explique le gouvernement vaudois dans sa réponse.

Initiative parlementaire fédérale

Il salue d'ailleurs la récente acceptation de l'initiative parlementaire fédérale "Introduction d'une réserve climatique pour les vins suisses" en mars dernier. Elle utiliserait la marge entre le quota fédéral et le quota cantonal pour constituer une réserve stratégique. Cette réserve serait alimentée les années de bonnes récoltes, permettant de pallier les pertes dues aux aléas climatiques.

Pour les cantons, il faut désormais attendre le cadre fédéral législatif précis avant de prendre une décision finale. Mais l'idée serait que ce soit la Communauté interprofessionnelle des vins vaudois (CIVV) qui décide d'année en année et par région l'autorisation d'une réserve dite climatique et d'en fixer le quota, soit un petit volume, explique-t-on du côté de la Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires, contactée par Keystone-ATS.

Le système serait "individuel et facultatif" pour le vigneron-encaveur, est-il précisé. Mais pour l'instant, cela reste encore un peu de la musique d'avenir, ajoute-t-on.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, Pyxis interroge l'avenir des neiges éternelles

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Une vue du glacier de Findelen (Findelgletscher) datant de septembre dernier à Zermatt. En 2025, la Suisse a de nouveau observé une fonte considérable de ses glaciers (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

"Et si la neige ne revenait pas?" Pyxis, le lieu culturel et d'exploration numérique lausannois, s'interroge sur la mutation des territoires alpins sous l'effet du réchauffement climatique. Six artistes suisses sont exposés jusqu'au 28 mars prochain.

Les visiteurs pourront notamment découvrir une installation esthétique et acoustique symbolisant la fonte des glaciers, mais questionnant aussi l'empreinte écologique du numérique. Un autre poste propose de générer des cartes postales en se basant sur des moteurs de recherche, tandis qu'un duo d'artistes donne à entendre "une symphonie de glaciers" en train de fondre, grâce à des enregistrements récoltés sur le terrain, selon les responsables.

Les oeuvres "interactives, photographiques et immersives" traduisent le bouleversement du paysage alpin sous l'effet du réchauffement climatique, explique leur communiqué. Elles questionnent la relation de l'humain à la montagne, alors que ce territoire, "longtemps perçu comme immuable", dévoile toujours plus sa fragilité.

Plusieurs ateliers sont également proposés en lien avec l'exposition, comme une séance de méditation "sous les glaciers", plongée dans une oeuvre sonore. Une conférence suivie d'un débat sur l'avenir de ces fleuves figés est aussi agendée au 24 mars, en présence d'un photographe et d'une professeure d'histoire de l'art.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Une partie plaignante demande la récusation des procureurs

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Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana, dont la procureure générale adjointe Catherine Seppey, à gauche, et la procureure générale Béatrice Pilloud, à droite (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana. La requête a été déposée par un avocat d'une des parties, a indiqué vendredi à Keystone-ATS un autre avocat, confirmant une information de la RTS.

"Cette demande de récusation ne pouvait pas ne pas advenir. La multiplication des interrogations et des improbations en est la source. Pour les victimes, nous ne pouvons qu'espérer des décisions rapides des instances judiciaires successives qui vont la traiter", écrit Me Sébastien Fanti, représentant différentes familles, dans un communiqué adressé à l'agence de presse. Il précise que la demande de récusation émane d'un autre "avocat d'une des parties".

Le Ministère public valaisan avait annoncé le 6 janvier dernier qu'il avait mis sur pied un dispositif exceptionnel pour enquêter sur l'incendie du bar "Le Constellation" la nuit du Nouvel An et qui a fait 41 morts et 115 blessés. Il s'agit d'un pool de procureurs composé de quatre femmes, dirigé par la procureure générale adjointe Catherine Seppey. Deux autres procureures de l'Office central complètent ce quatuor.

Selon la RTS, dans les grandes lignes, ladite partie plaignante reproche aux procureures de graves manquements et de graves erreurs dans la conduite de la procédure. Aux yeux du plaignant, ces manquements feraient douter de la volonté des magistrates de mener comme il se doit l'instruction pénale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Morges (VD): pas d'édition 2026 pour le Buskers festival

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Le festival BuskersÀMorges n'animera pas le centre-ville de Morges cette année. Les organisateurs reportent la 5e édition à 2027 pour des questions financières (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le festival des spectacles de rue Buskers à Morges (VD) n'aura pas lieu cette année. Les organisateurs ont décidé de reporté la 5e édition à 2027 en raison de difficultés financières. Ils espèrent trouver d'ici là le bon modèle économique pour pérenniser la manifestation.

Si les quatre premières éditions ont réuni des artistes internationaux et régionaux, des milliers de spectateurs, et ont contribué à l'animation culturelle et touristique de la ville, son fonctionnement n'est plus tenable, indique le comité d'organisation de BuskersÀMorges dans un communiqué.

"Il serait irresponsable de poursuivre sans garantir des conditions justes à celles et ceux qui font exister le festival. Nous avons tout donné pendant quatre ans, mais nous ne pouvons plus nous épuiser sans structure pérenne", expliquent-ils.

Coup de grâce: l'impôt à la source

"Sur le plan financier, le modèle demeure fragile: la rémunération des artistes repose principalement sur le 'chapeau', un mécanisme majeur dans la culture buskers. Or, à Morges, cette culture contributive n'a pas encore pleinement trouvé son rythme, ce qui fragilise les artistes et, à terme, le festival lui-même", écrivent les responsables.

Ils évoquent une difficulté supplémentaire qui a pesé sur l'édition 2025: l'application par le fisc vaudois du prélèvement d'un pourcentage des dons du public pour les artistes pour l’impôt à la source. "Une situation difficilement défendable dans un modèle déjà ultra-contraint", regrette vivement le comité d'organisation.

Il se donne une année de réflexion et de recherche de financement pour "reconstruire un modèle économique plus juste, viable et respectueux de tous, et revenir ainsi plus fort". Objectifs: stabiliser l'équipe, professionnaliser certaines fonctions et revoir le mécanisme de rémunération des artistes. "Notre objectif n'est pas de nous arrêter, mais de revenir en 2027", assure l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Martine Doré: pianiste au Prix de Lausanne depuis 40 ans

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Cela fait depuis 1986 que Martine Doré officie comme pianiste accompagnatrice au Prix de Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La pianiste accompagnatrice Martine Doré fait danser les jeunes espoirs du Prix de Lausanne depuis 1986. La Française a raconté à Keystone-ATS sa passion pour ce métier de l'ombre et son travail au quotidien.

Alors que les danseuses défilent devant le jury du Prix de Lausanne, rivées aux explications de leur professeure, Martine Doré écoute avec la même concentration. Son rôle n'est pas de danser, mais d'accompagner l'exercice au piano.

"J'ai entre 20 et 45 secondes pour trouver la musique", indique-t-elle, dans un salon du Théâtre de Beaulieu où se déroule le concours. "Il faut coller à l'exercice. J'attends le moment où la professeure montre ce qu'elle veut, je regarde, je m'inspire de ce qu'elle a fait, puis j'y vais."

Plaisir et efficacité

Sous les yeux des jurés, les exercices s'enchaînent. Ronds de jambe, pirouettes, sauts, la musique est toujours en adéquation avec le mouvement. "Il ne faut pas chercher à compliquer, je vise l'efficacité d'abord", explique la Cannoise qui joue sans partition ni préparation à l'avance. Jamais très loin, la professeure Elisabeth Platel lui précise parfois d'un geste, d'un regard ou d'un mot ce qu'elle souhaite pour ses élèves.

Les musiques durent rarement plus d'une minute, tout comme les exercices. On reconnaît parfois des airs célèbres, parfois pas. "La plupart du temps, j'improvise", explique Martine Doré. "Je pioche aussi dans le répertoire du ballet classique ainsi que dans la variété comme Edith Piaf ou encore Michael Jackson. Ca m'amuse. Mon but est de prendre du plaisir, et en en prenant, j'en donne", sourit-elle.

Accompagner avec chaleur

La première venue de la musicienne au Prix de Lausanne remonte à 1986. "Depuis, j'ai peut-être raté cinq ou six éditions", estime-t-elle. "L'ambiance est extraordinaire, très bienveillante, ça a très peu la forme d'un concours. Pour les danseurs, c'est un stage inouï", s'enthousiasme celle qui a pour mission d'accompagner les classes des filles.

Le reste de l'année, Martine Doré exerce au Pôle national supérieur de danse Rosella Hightower à Cannes, ainsi qu'au Conservatoire de Nice. "J'adore le travail du cours et la construction du travail du danseur, même si ces jeunes passent immanquablement par des moments durs, voire des échecs. Dans ces heures-là, j'essaie d'accompagner avec particulièrement de chaleur, de les faire sourire, par exemple en jouant une musique de jeu vidéo."

De danseuse à pianiste

Plus jeune, la Française n'imaginait pas faire ce travail. "Je m'étais juré de ne jamais faire la pianiste que personne ne regarde au fond de la salle", raconte-t-elle. C'est que Martine Doré est d'abord une danseuse. Elle a enfilé ses premiers chaussons à 7 ans avant d'intégrer la prestigieuse école de danse Rosella Hightower, où elle obtient son baccalauréat.

Jusqu'à la fin de son adolescence, c'est donc elle qui danse, accompagnée du pianiste. "En parallèle, je suivais des cours de piano avec le professeur de l'école, Claude Pothier". Un jour, l'école a besoin d'une nouvelle pianiste accompagnatrice. La directrice propose à la jeune femme de se former pour le poste. "Je me disais que ce n'était pas un métier pour moi, mais en même temps, j'avais 19 ans, je savais que je n'allais pas devenir danseuse professionnelle", se remémore-t-elle.

Un neveu "star"

La danseuse musicienne apprend alors à déchiffrer des partitions de ballet et se voit confier le cours des petits. "Je jouais les partitions, mais très vite ça m'a barbée. Un jour, j'ai fermé les cahiers, je les ai posés sur le capot du piano et je me suis mise à improviser", raconte-t-elle. Claude Pothier la convoque alors dans son bureau pour évaluer ses capacités d'improvisation. "Du jour au lendemain je suis devenue pianiste pour le cours des grands", sourit-elle.

Martine Doré estime cependant n'avoir "aucun mérite". "Je baigne là-dedans depuis que je suis née. De 7 à 19 ans, j'ai dansé au son des pianistes accompagnateurs, mon père était très mélomane et je viens d'une famille de musiciens". Son arrière-grand-père, le compositeur Emile Waldteufel, était musicien à la cour de Napoléon III. La veine musicale familiale ne semble d'ailleurs pas près de se tarir, puisque le neveu de la pianiste n'est autre que la star de la chanson française Julien Doré.

Aspects ingrats

Bien que le métier se soit révélé une "passion totale", elle reconnaît qu'il comporte des aspects ingrats. "Pour un musicien digne de ce nom, cela peut être extrêmement frustrant, il faut toujours jouer en carrure de 8, car la danse classique se déroule sur 8 temps." L'activité demande en outre une bonne dose d'humilité. "Il faut rester en retrait et s'insérer de manière discrète entre le professeur et les élèves."

Martine Doré se considère "incapable de donner un concert" et évoque une manière "très spécifique" de jouer, dans laquelle elle se positionne "comme une danseuse à la barre." Elle estime que son passé de danseuse, lui permet d'accepter plus facilement les réalités du métier. Avec certaines limites, cependant. "Dans mon école, je rappelle régulièrement qu'il ne faut pas oublier de montrer de la considération pour le pianiste", conclut-elle en souriant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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