Suisse
Meyer Burger va supprimer près de 200 emplois
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Le fabricant bernois de cellules solaires en difficulté Meyer Burger va supprimer d'ici fin 2025 près de 200 emplois, sur les 1050 qu'il compte. Le directeur général Gunter Erfurt quitte l'entreprise, remplacé avec effet immédiat par le président, Franz Richter.
Le programme de restructuration doit permettre à Meyer Burger de renouer avec la rentabilité, écrit mercredi l'entreprise établie à Gwatt, près de Thoune. Comme indiqué à fin août, le groupe va se focaliser sur les activités de production sur les sites de Thalheim, dans la commune allemande de Bitterfeld-Wolfen, à une trentaine de kilomètres au Nord de Leipzig, pour les cellules, et de Goodyear aux États-Unis, pour les modules, alors que les capacités technologiques de l'usine allemande de Hohenstein-Ernstthal seront maintenues.
"Considérable", la réduction de l'effectif concerne l'ensemble de la structure du groupe, le nombre de salariés devant être ramené à fin 2025 à quelque 850 collaborateurs, ajoute Meyer Burger. Les suppressions d'emplois en Europe seront compensées par des créations - non chiffrée - de postes aux Etats-Unis, afin d'atteindre la pleine capacité de production à Goodyear.
Le chiffre d'affaires d'environ 350 à 400 millions de francs et l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) de plusieurs dizaines de millions attendus dès 2026 reposent essentiellement sur la capacité de production déjà majoritairement disponible et sur les contrats d'achat à long terme existants avec de gros clients, poursuit Meyer Burger. Au-delà de son recentrage, le groupe étudie la possibilité de générer des recettes supplémentaire via la vente de technologie et d'équipement à des clients stratégiques dans les domaines de la fabrication de cellules solaires et de la technologie des modules.
Financement recherché
En outre, les liquidités dans l'exploitation opérationnelle doivent continuer à être soutenues par des ventes de modules solaires des stocks actuels ainsi que la cession d'autres actifs. Diverses pistes sont actuellement analysées pour combler le déficit de financement restant.
Le patron sortant, Gunter Erfurt continuera à conseiller le conseil d'administration à la faveur de son vaste réseau et de ses connaissances de l'industrie solaire internationale. Ancien responsable technologique de Meyer Burger, Gunter Erfurt a mené la transformation de la société de l'Oberland bernois d'un fournisseur d'installations en un fabricant de cellules et de modules solaires dans un environnement riche de défis, souligne le groupe.
Bénéficiant d'une longue expérience dans le domaine de la restructuration d'entreprises industrielles, le président Franz Richter assume avec effet immédiat la fonction de directeur général. Dernièrement, M. Richter a exercé des mandats opérationnels chez Süss MicroTec et Dr. Hönle, dont il préside actuellement le conseil de surveillance.
Le chef des finances, Markus Nikles, quittera lui aussi l'entreprise, à fin septembre. Ralf Hermkens, aux Etats-Unis et Frank Zimmermann, pour l'Europe, reprendront la responsabilité du domaine des finances et du contrôle de gestion et rapporteront directement au président exécutif jusqu'à nouvel ordre. Tous deux travaillent déjà dans l'entreprise en tant que vice-présidents exécutifs.
La direction, réduite à trois membres, se concentrera dans un premier temps sur le rétablissement le plus rapide possible de la rentabilité. Outre ses fonctions actuelles, le directeur opérationnel (COO) Daniel Menzel assumera également la responsabilité des ventes. En charge du développement durable (Sustainability Officer) Katja Tavernaro s'occupera essentiellement des aspects juridiques et des ressources humaines dans le cadre de la restructuration.
Le mois dernier, le fabricant bernois de cellules solaires avait fait part de l'abandon de son projet d'usine américaine à Colorado Springs pour se concentrer sur les sites existant de Goodyear, en Arizona, et de Thalheim, en Allemagne, ce dernier devant ainsi poursuivre son activité. Meyer Burger va se concentrer sur l'exploitation de la capacité nominale de production de modules de 1,4 gigawatt à Goodyear, en Arizona, dont la montée en puissance est en cours.
Compte tenu du nouveau revirement stratégique, le groupe avait aussi suspendu la coopération prévue avec une société technologique américaine. Le site de production de cellules de Thalheim devait à l'origine être fermé avec la montée en puissance aux Etats-Unis.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Salt étoffe recettes et abonnés au 1er trimestre
L'opérateur Salt est parvenu à améliorer recettes et rentabilité en début d'année, profitant d'un gain de clientèle et des hausses des prix, malgré une concurrence ardue entre les trois opérateurs helvétiques.
Sur les trois premiers mois de l'année, Salt a enregistré une progression de 6,4% sur un an à 299,7 millions de francs du chiffre d'affaires total, a annoncé jeudi la filiale de NJJ Continental Holding, contrôlée par l'homme d'affaires français Xavier Niel.
La rentabilité brute (Ebitdaal) s'est également étoffée de 13,2% à 135,9 millions au premier trimestre, l'opérateur profitant d'un gain, non détaillé, au niveau de la clientèle et de hausses des prix réalisées l'année dernière. La marge s'est, elle, étoffée de 2,7 points à 45,3%.
Salt n'a pas dévoilé, dans son communiqué, le bénéfice net réalisé pendant la période sous revue.
Selon le directeur général de l'opérateur, Max Nunziata, "la solide performance au premier trimestre démontre la mise en oeuvre conséquente de notre stratégie dans un environnement très concurrentiel".
Fin 2025, le numéro trois du secteur comptabilisait 1,86 million d'abonnés dans la téléphonie mobile. Le nombre de clients haut débit (internet, TV et téléphonie fixe) a quant à lui atteint 313'000.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Adecco anticipe une stagnation des salaires en Suisse cette année
En moyenne, les salaires en Suisse devraient croître au niveau de l'inflation en 2026, soit entre 1,5 et 2,0%, selon un sondage publié jeudi par le spécialiste du placement de personnel Adecco.
Parmi les grandes tendances dégagées dans le cadre du "LHH Switzerland Salary Guide" figure la propension des entreprises à recruter de manière ciblée au détriment de l'expansion généralisée des effectifs, indique un communiqué. Les profils de niche, plus difficiles à trouver sur le marché du travail, devraient ainsi profiter de l'effet de rareté.
Cette situation implique des disparités en termes d'évolution salariale, qui demeure modérée pour la majorité des fonctions, mais qui grimpe plus fortement pour les spécialistes.
L'analyse basée sur les données de plus de 15'000 entretiens d'embauche démontre que les personnes spécialisées dans la transformation d'entreprise, que ce soit en termes de durabilité (ESG) ou d'intelligence artificielle, tirent leur épingle du jeu. "La progression salariale est également plus étroitement liée à la contribution concrète aux projets et aux résultats qu'au niveau hiérarchique", affirme Adecco.
La pénurie de compétences de pointe demeure un problème, renforcé par le départ à la retraite des baby-boomers.
Les disparités subsistent également au niveau régional, la "prime zurichoise" sur les salaires restant une réalité. Les employés travaillant dans et autour de la capitale économique de la Suisse sont payés entre 5000 et 10'000 francs au-dessus de la moyenne nationale.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Recul du bénéfice semestriel d'Axpo, forte volatilité des prix
L'énergéticien Axpo revendique une bonne performance au terme du premier semestre de son exercice décalé 2025/26 (clos à fin mars), dans un contexte de volatilité des prix. Le bénéfice net s'est néanmoins étiolé de 7,7% sur un an, à 519 millions de francs.
La guerre au Moyen-Orient a généré de l'insécurité, de la complexité et de la volatilité, dont les conséquences restent à déterminer, indique jeudi l'entreprise argovienne. Cela a affecté la rentabilité au premier semestre.
Grâce à des effets exceptionnels, notamment des reports liés au Fonds de désaffectation pour les installations nucléaires et à celui de gestion des déchets radioactifs (Stenfo), le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (Ebit) a néanmoins gonflé de 4,7% à 779 millions de francs, pour une marge améliorée de 1,4 point de pourcentage à 19,8%. Axpo souligne que toutes les activités ont contribué positivement au résultat. L'Ebit ajusté des effets exceptionnels a atteint 836 millions, en légère baisse de 1,3%.
L'unité Génération et distribution a vu son résultat ajusté bondir de 16,1% à 542 millions, grâce à la garantie de prix élevés de production de courant qui ont plus que compensé les effets de volumes liés à l'arrêt de la centrale de Gösgen. Le segment dévolu au négoce (Trading & Sales) a dégagé une marge brute de 756 millions, améliorée de 5,4%. L'Ebit ajusté de l'énergéticien lucernois CKW a grappillé 2,3% à 89 millions.
Les recettes totales se sont tassées de 3,0% à 3,93 milliards de francs, précise le communiqué.
En termes de trésorerie, une forte baisse est constatée au terme des six premiers mois de l'exercice décalé. Ainsi le flux de trésorerie des activités a plongé à 493 millions de francs, contre 620 millions lors du premier semestre 2024/25. Axpo qualifie néanmoins cela de très bon résultat dans un contexte difficile.
Les investissements bruts ont atteint 271 millions de francs, dont 113 millions en Suisse.
La direction anticipe un résultat plus faible au deuxième semestre par rapport aux six premiers mois de l'année, en raison de la saisonnalité des activités. La contribution au Stenfo devrait peser sur la rentabilité. Aucune prévision chiffrée pour l'ensemble de l'année n'est fournie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
La demande en produits équitables résiste aux turbulences
La demande en produits équitables a progressé en 2025 en Suisse, malgré les turbulences observées sur les marchés des matières premières. La Fondation Max Havelaar a vu les ventes de ses denrées labellisées grimper sur un an, et la consommation par tête a augmenté.
En 2025, le chiffre d'affaires s'est enrobé de 6,3% sur un an à 1,08 milliard de francs, selon un communiqué diffusé jeudi. Au total, ces ventes ont généré 14,7 millions de dollars (11,5 millions de francs) de primes supplémentaires pour les coopératives de producteurs labellisées en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
La consommation par habitant a également grimpé, passant de 112 à 119 francs. Parmi les catégories de produits, les confiseries et l'or ont connu la plus forte croissance.
Cette évolution intervient à un moment où les chaînes d'approvisionnement mondiales sont marquées par les incertitudes. Les prix mondiaux, en particulier ceux du café et du cacao, ont subi une forte volatilité ces derniers mois, "ce qui touche directement de nombreux petits producteurs", regrette Fabian Waldmeier, directeur général de la Fondation.
En 2025, Fairtrade a réagi en augmentant les prix minimaux et les primes pour le cacao. Pour le café, les prix minimaux et les primes seront réexaminés et adaptés en 2026.
"Les prix minimums Fairtrade protègent les agriculteurs contre les effondrements des cours. Associés aux primes et aux relations sur le long terme, ils permettent une meilleure planification ainsi que des investissements dans la productivité, la qualité et l'adaptation au changement climatique", souligne-t-il.
Environ 80% du chiffre d'affaires provient du commerce de détail, alors que les géants Coop et Migros, ainsi qu'Aldi Suisse, Lidl Suisse et Volg ont développé leur gamme en produits équitables. Au total, 3600 denrées en Suisse sont aujourd'hui estampillées de la pastille bleue et verte.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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