Suisse
Le message FRI 2025-2028 est sous toit
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Le domaine des Ecoles polytechniques fédérales (EPF) bénéficiera de 50 millions de francs de plus en 2025. Quant aux taxes des étudiantes et étudiants étrangers des EPF, elles tripleront au moins. Le Parlement s'est accordé jeudi sur le message FRI 2025-2028.
Le Conseil fédéral a fixé un plafond des dépenses de 29,2 milliards de francs pour le message Formation, recherche et innovation (FRI) pour la période de 2025 à 2028. En raison de la situation financière tendue de la Confédération, il a prévu des réductions, comme une baisse de la contribution au domaine des EPF de 100 millions de francs en 2025.
Le National a refusé par deux fois cette coupe, tandis que le Conseil des Etats a validé la décision gouvernementale. En début de semaine, le Parlement a au final adopté un compromis, avec 50 millions de plus par rapport aux 11,1 milliards prévus par le Conseil fédéral.
Deux divergences
Il restait deux points de discorde dans le message. Les deux Chambres ont adopté la proposition de la conférence.
Le Fonds national suisse, Innosuisse et les Académies suisses des sciences, entre autres, bénéficieront de 13,4 millions de plus, avec un plafond des dépenses à quelque 5,2 milliards de francs. Les députés demandaient initialement 22,3 millions de plus, tandis que les sénateurs rejetaient toute dépense supplémentaire.
Le financement de base pour ces institutions avait été réduit pour 2025, a expliqué Matthias Michel (PLR/ZG) pour la commission du Conseil des Etats. Avec ces 13,4 millions, il restera au niveau de 2024. Le compromis est raisonnable, selon la rapportrice de commission du National Marie-France Roth Pasquier (Centre/FR).
En revanche, aucun compromis n'a été trouvé concernant le crédit pour la formation continue. La version de la Chambre des cantons a été préférée et le montant, fixé à 75,7 millions, ne sera pas augmenté.
Taxes des étudiants étrangers
Un autre point sensible du message concernait les taxes des étudiantes et étudiants étrangers des EPF. Le Parlement s'est très vite accordé pour les tripler au moins.
Le message FRI prévoit des crédits notamment pour différents domaines de formation. Les Chambres ont décidé d'allouer différemment quelque 23 millions dans le domaine de la formation professionnelle. Le programme Viamia, qui vise à soutenir les personnes de plus de 40 ans dans leur réorientation professionnelle, sera financé jusqu'à fin 2025, ensuite la tâche reviendra aux cantons.
Après plusieurs navettes, les élus se sont également unis concernant le soutien aux hautes écoles afin d'augmenter le nombre d'étudiants diplômés en médecine humaine. Le Parlement demande donc d'allouer, dans le cadre des montants prévus, une enveloppe maximale de 25 millions à cet effet.
Initialement, le National réclamait au total 152 millions de plus par rapport au gouvernement, tandis que le Conseil des Etats refusait toutes les augmentations. Au final, dans l'enveloppe globale, 63,4 millions de plus ont passé la rampe. Les Chambres ont également réaffecté différents montants au sein du message.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La valeur locative abolie pour le 1er janvier 2029
La réforme de l'imposition du logement entrera en vigueur le 1er janvier 2029, a décidé mercredi le Conseil fédéral. L’imposition de la valeur locative pour les logements occupés par leur propriétaire sera ainsi supprimée.
En septembre, le peuple et les cantons ont accepté l'arrêté fédéral relatif à l’impôt immobilier cantonal sur les résidences secondaires. Celui-ci autorise les cantons à lever un impôt spécial sur les résidences secondaires à usage essentiellement personnel. Ce nouvel impôt leur permettra de compenser l’éventuel manque à gagner résultant de la suppression de l’imposition de la valeur locative.
Les trois ans de transition avant l'entrée en vigueur vise à accorder aux cantons le temps nécessaire pour simultanément introduire l’impôt spécial sur les résidences secondaires dans leur législation et supprimer l’imposition de la valeur locative.
Particularité helvétique
La valeur locative est une particularité helvétique qui touche les propriétaires qui vivent dans leur maison ou leur appartement. Il s'agit d'un revenu fictif correspondant au revenu que ceux-ci obtiendraient s'ils mettaient leur bien en location.
La valeur locative est supprimée aussi bien pour les résidences principales que pour les résidences secondaires. En contrepartie, les intérêts de la dette hypothécaire, les frais d'entretien et de rénovation de l'immeuble ne seront plus que partiellement déductibles. Ces dispositions entrent également en vigueur au 1er janvier 2029.
Les pertes de recettes sont estimées à 1,8 milliard par an, dont deux tiers pour les cantons. C'est pourquoi les Chambres ont approuvé un impôt spécial sur les résidences secondaires occupées principalement par leur propriétaire. Les cantons, surtout touristiques, seraient libres de le prélever ou non.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Lonza: le salaire du patron en baisse sur un an
Le directeur général de Lonza, Wolfgang Wienand, a gagné un total de 5,72 millions de francs l'année dernière, selon le rapport annuel du sous-traitant de l'industrie pharmaceutique paru lundi. La direction dans son ensemble a touché près de 23,0 millions.
M. Wienand a moins gagné sur un an. Les 6,42 millions perçus en 2024 ont été revus à la baisse après un paiement compensatoire unique versé, en lien avec des rémunérations non versées par son ancien employeur (Siegfried) lors de son départ l'été de cette même année.
Les membres de la direction ont vu leur rémunération augmenter, leur montant total passant de 21,6 millions de francs à près de 23,0 millions. Ceux du conseil d'administration ont gagné dans l'ensemble 3,34 millions, contre 2,76 millions en 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Culture
Le Swiss Press Photo Actualité pour des images de Blatten
Sept photographes romands ou travaillant pour des publications romandes ont été récompensés par les "Swiss Press Photo" 2026. Le Vaudois Laurent Gilliéron, de Keystone-ATS, s'impose notamment dans la catégorie Actualité pour un cliché de Blatten (VS).
Sa photo, prise trois mois et demi après la catastrophe du 28 mai, montre deux maisons dont seuls les toits émergent du lac formé par l'éboulement. La Tessinoise Flavia Leuenberger Ceppi se classe 2e avec sa série sur les féminicides publiée dans Le Temps, écrit mercredi la Fondation Reinhardt von Graffenried.
En Sport, Gabriel Monnet est primé pour son traitement de la fête fédérale de gymnastique à Lausanne pour L'Illustré. Il devance Adrien Perrittaz qui a suivi le combattant fribourgeois Volkan Oezdemir au Qatar pour l’Ultimate Fighting Championship (L'Illustré) et Sabine Papilloud pour les passionnés d'ultra-trail dans le Nouvelliste.
Dans la catégorie Histoires suisses, Odile Meylan décroche la palme pour son travail sur le parc du Jorat, plus grande forêt périurbaine du pays.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
50 ans d'Apple: entre innovation et art de vivre
Au cours des 50 dernières années, Apple a marqué le monde de la technologie et la société comme peu d'autres entreprises l'ont fait, estiment des experts. Aujourd'hui, les produits du groupe américain sont synonymes d'innovation, de statut social et de style de vie.
Quelque 2,8 milliards de personnes à travers le monde possèdent un iPhone ou un autre appareil Apple. Cela représente environ 27% de la population mondiale.
Il y a 50 ans, dans un petit garage, Apple a donné naissance à l'idée selon laquelle la technologie devait être personnelle. Cela a permis de redéfinir ce qui était possible et de développer des outils qui enrichissent la vie, écrit le géant américain de la technologie à l'occasion de l'anniversaire de l'entreprise, le 1er avril.
Statut social et mode de vie
Pour Katja Rost, professeure de sociologie à Zurich, Apple a effectivement été l'une des premières entreprises à saisir le potentiel des transformations techniques. "Au cours des dernières décennies, l'entreprise américaine a largement contribué au progrès technologique".
De nombreux produits Apple ont joué un rôle de pionniers techniques lors de leur lancement sur le marché, constate Matthias Riedel, professeur de sociologie à la Haute école spécialisée de Berne. Selon lui, ils occupent encore aujourd'hui une place importante dans la société, bien qu'il existe désormais des produits concurrents techniquement équivalents.
"Les produits Apple sont des symboles d'innovation, de statut social et de style de vie; ils contribuent à l'émergence d'une culture de communication et de consommation numérisée et interconnectée à l'échelle mondiale", explique M. Riedel. D'un point de vue sociologique, les produits Apple sont donc bien plus que de simples appareils techniques, ajoute-t-il, soulignant qu'ils reflètent également des évolutions sociétales, comme l'accélération vertigineuse de la vie sociale diagnostiquée par le sociologue allemand Hartmut Rosa.
"Les produits Apple sont aujourd'hui des symboles de statut social, notamment parce qu'ils sont chers et montrent l'affinité de leur propriétaire pour la technologie", relève Katja Rost. "Ils créent également une dépendance, car une fois qu'on possède un produit Apple, on en achète généralement d'autres".
Tous les produits techniques, comme les smartphones et les ordinateurs, jouent un rôle majeur dans la société actuelle, tant pour la communication que pour la vie en général, constate Mme Rost. "Celui qui ne possède pas de smartphone aujourd'hui est complètement à la traîne".
Les techniques de l'information modernes ont entraîné des changements sociaux et les ont accélérés, poursuit la sociologue, renvoyant à la notion de "destruction créatrice" forgée par l'économiste autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950). Les innovations détruisent les anciennes structures, techniques et marchés pour faire place à la nouveauté, explique-t-elle.
Besoins nouveaux
Selon Katja Rost, les nouvelles techniques de l'information ont également fait naître des besoins nouveaux et supplanté ceux qui prévalaient auparavant. Parmi ces besoins relégués, elle cite par exemple les interactions sociales dans le train et le bus ou encore le temps consacré à entretenir des relations.
Matthias Riedel, sociologue qui mène depuis plus de 20 ans des recherches sur le toucher et le contact physique, insiste sur les conséquences de la technologie numérique sur la santé mentale. L'utilisation permanente des smartphones et des applications renforce le stress, les comportements addictifs et les dynamiques de comparaison sociale, mais ne remplace pas la proximité physique immédiate, socialement nécessaire, estime-t-il.
Avec la dépendance technologique croissante de l'être humain, ajoute-t-il, des capacités essentielles, comme l'orientation, la mémoire ou les compétences en communication sont externalisées vers des "appareils intelligents". Selon lui, cela peut affaiblir la résilience et les compétences personnelles à long terme.
Les deux sociologues s'accordent à dire que la diffusion exceptionnellement large des techniques de l'information d’Apple et d'autres groupes de technologie a généralement accéléré l'individualisation, un phénomène qui s'observe dans tous les pays et constitue une évolution mondiale.
Incertitudes
Katja Rost compare les critiques à l'encontre des grands groupes numériques américains Google, Meta et Apple, qui se font de plus en plus entendre dans la société, à celles des "Luddites" lors de la révolution industrielle à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Menés par la figure mythique de "Ned Ludd", des ouvriers textiles britanniques ont détruit des machines au XIXe siècle, accusant la mécanisation de détruire les emplois, de baisser les salaires et de produire de la mauvaise qualité.
Les mutations techniques entraînent une insécurité extrême, remarque Mme Rost, soulignant que ce sont les personnes qui en ont peur qui portent un regard nostalgique sur le passé.
En période de bouleversements, les normes et les valeurs de la société sont généralement redéfinies, ajoute-t-elle. Comme beaucoup de gens se sentent aujourd'hui seuls malgré ou à cause des réseaux sociaux, on assiste également à "une retraditionalisation de la société", explique la sociologue, citant en exemple le retour des fiançailles, des jardins familiaux et des vacances en camping.
Des voix s'élèvent pour restreindre l'utilisation des smartphones à l'école ou interdire des réseaux sociaux pour certaines tranches d'âge, relève pour sa part M. Riedel, pointant la concentration croissante du pouvoir au sein des géants de la technologie et sur l'influence exercée sur la formation de l'opinion par les réseaux sociaux pilotés par des algorithmes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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