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Suisse

Stan Wawrinka paré pour une nouvelle semaine de folie

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Stan Wawrinka peut remercier le public bâlois qui n'a cessé de le pousser. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

La magie peut s’opérer à nouveau ! Stan Wawrinka (ATP 169) s’apprête peut-être à vivre, comme il y a deux ans, une nouvelle semaine inoubliable à Bâle.

Le Vaudois s’est ouvert les portes des huitièmes de finale à la faveur d’un succès 6-3 3-6 7-5 acquis un peu dans la douleur contre Adrian Mannarino (ATP 57). Saluée avec une immense ferveur par le public rhénan – on a cru qu’il avait gagné le simple décisif d’une finale de Coupe Davis -, cette victoire le lance parfaitement dans le tournoi avec un superbe défi ce jeudi à 16.00 face à Ben Shelton (ATP 23). Cette rencontre sera suivie de celle entre Dominic Stricker (ATP 258) et Holger Rune (ATP 14).

Stan Wawrinka avait mille fois raison de redouter ce match. Le match piège par excellence face à Adrian Mannarino, ce gaucher atypique qui ne veut jamais connaître la veille le nom de son adversaire pour mieux le faire déjouer sans doute. Après avoir remporté les cinq premiers jeux après une entame à sens unique, le Vaudois a doucement perdu son latin. Il concédait un premier break, sans conséquence toutefois, à 5-1. Le jeu de service perdu au sixième jeu du second set a, en revanche, pesé très lourd. Il a remis Adrian Mannarino dans le match. Le Français a dû redouter un long moment que ce premier tour résume parfaitement les derniers mois d’errance qu’il traverse.

Après avoir écarté une balle de break à l’entame de la dernière manche, Stan Wawrinka s’est avant tout appuyé sur son service pour faire la course en tête. A 6-5 0-15, il a armé un passing de revers pour se retrouver dans une position idéale. Deux points plus tard, il cueillait une seizième victoire à la Halle St. Jacques pour devenir à 39 ans et bientôt sept mois le joueur le plus âgé à gagner un simple aux Swiss Indoors depuis Jimmy Connors en 1991. Qui a dit que l’aventure était terminée ?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Partners Group: vers un problème plus large dans le crédit privé

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Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le président de la société de recherche indépendante AlphaValue, Pierre-Yves Gauthier, livre son point de vue sur les difficultés que rencontre le gestionnaire d'actifs Partners Group avec certains fonds d'investissement dont il y a dû limiter les remboursements.

AWP: Quelle conséquence a l'annonce de Partners Group de limiter les remboursements de certains fonds "Evergreen"?

Pierre-Yves Gauthier: Partners Group est le premier à avoir agi et restreint la liquidité des fonds, mais l'ensemble des entreprises qui gèrent des fonds dans les marchés privés vont être confrontées à la même difficulté. C'est un très mauvais signal pour eux-mêmes et le secteur.

Partners Group aurait souhaité éviter d'être le premier à faire cette communication, mais tout le monde attendait qu'il y ait quelqu'un qui sorte du bois et parle. C'est peut-être aussi une tactique de Partners Group d'être les premiers à annoncer la nouvelle, ce qui crée une forme de respectabilité pour l'entreprise. Et cela crée un problème pour les acteurs qui sont en difficulté dans ce segment. Partner Group est mieux configuré pour absorber ce choc que certains de leurs grands concurrents.

AWP: Quel est le problème avec les fonds "Evergreen"?

P-Y G: La croissance des fonds Evergreen est venue ces dernières années des investisseurs privés, qui présentent une plus grande fragilité structurelle que les investisseurs institutionnels orientés sur le long terme. Les investisseurs privés se retournent facilement.

Depuis environ deux ans, les doutes montent sur la qualité des sous-jacents dans le crédit privé. Depuis le début de l'année, la crise est avérée et l'ensemble des fonds de crédit privé a été obligée de limiter les retraits. Les vibrations sur la classe d'actif du marché privé sont devenues très négatives. Le crédit privé, qui était en zone de croissance, pose désormais des problèmes de valorisation.

Dans un contexte de taux qui montent et d'inquiétudes, un certain nombre d'investisseurs se sont précipités et ont essayé de récupérer leurs fonds. Tous les grands gérants de fonds de crédit privé se sont trouvés confrontés à des retraits très importants.

Partners Group n'est pas très exposé au crédit privé et n'avait pas jusqu'à présent de difficulté dans cette activité. La nouveauté, c'était l'effet d'annonce qu'il représente pour la classe d'actifs, le private equity, sur lesquels ils paraissent les plus solides quand même.

AWP: Existe-t-il un risque d'effet domino vers d'autres acteurs du crédit privé et d'autres classes d'actifs?

P-Y G: Oui, il y a un risque d'effet domino vers d'autres fonds et d'autres acteurs du secteur. La classe d'actifs du marché privé est une classe sur laquelle il y a des interrogations sur la façon dont sont comptabilisées les performances, sur la qualité des sous-jacents, notamment dans le crédit privé.

La Suisse est surexposée dans le marché privé, non seulement avec Partners Group, mais aussi en raison des fonds d'investissement, et d'établissements comme UBS, Julius Bär ou encore EFG. Si cette classe d'actifs recule ou plafonne, cela aura un impact sur les commissions enregistrées par ces acteurs.

AWP: Les difficultés du marché du crédit privé peuvent-elles devenir systémiques et conduire à une crise financière plus large?

P-Y G: Il y a une dimension systémique sur le crédit privé. Ce dernier assure la liquidité des entreprises avec un financement que n'accordent plus les banques. Si ce mécanisme de financement est bloqué, cela peut avoir un effet de plus grande ampleur.

Le crédit privé représente à peu près 2000 milliards de dollars d'encours. C'est énorme à l'échelle d'un pays comme la France ou la Suisse, mais c'est infime à l'échelle globale. Il existe des effets de gâchette qui peuvent transposer les risques à toutes les classes d'actifs. Si les entreprises, qui sont financées en crédit privé, ne sont pas refinancées, elles déposent leurs bilans. Les effets domino sont absolument instantanés.

C'est une crise qui est là depuis probablement deux ans, qui mûrit, mais dont les bulles ne sont pas vraiment visibles, qui ne remontent pas complètement à la surface. S'il y a une crise dans le secteur des crédits privés, cela va réduire la circulation de flux dans ce secteur, mais il ne va pas y avoir de grande explosion. Il y a un effet systémique, mais il n'y a pas de choc systémique.

Les nouvelles pourraient être de plus en plus mauvaises pendant les deux années qui viennent. Avec en point d'orgue, la spéculation sur l'IA. Si ça se passe bien avec l'IA, l'illusion collective va se poursuivre et on va oublier un petit peu la problématique des engagements dans les marchés privés. Si par contre il y a un retour de bâton sur l'IA, on aurait un effet d'écho assez prononcé sur le marché du crédit privé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Le bitcoin à son plus bas niveau depuis février

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Le bitcoin est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis février. (archive) (© KEYSTONE/AP/Kin Cheung)

Le bitcoin est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis février. La pression s'est accentuée sur la plus ancienne et la plus connue des cryptodevises après la décision inattendue de la société américaine MicroStrategy de vendre une partie de ses avoirs en bitcoins.

Vers 14h45, la reine des monnaies numériques s'échangeait en baisse de 5,4%, à 63'550,52 dollars.

Les investisseurs préfèrent désormais se tourner vers d'autres valeurs prometteuses, notamment de grandes entreprises comme Samsung, SK Hynix et Micron, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. "Le potentiel de croissance des fabricants de puces mémoire, et maintenant des entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle (IA), a été si convaincant que celui du bitcoin a soudainement perdu de son attrait", explique la spécialiste.

La vente de bitcoins par MicroStrategy, éditeur américain de logiciels, a porté le coup de grâce. "L'entreprise n'a pas vendu ses bitcoins de son plein gré; elle a été forcée de le faire pour financer les dividendes très élevés promis aux détenteurs de ses actions privilégiées", poursuit Mme Ozkardeskaya.

Pour Timo Emden, analyste chez Emden Research, les investisseurs sont encore sous le choc de la récente vente de bitcoins par MicroStrategy. "Cette vente a créé une brèche dans la confiance des investisseurs, déjà fragile", observe l'expert.

Entre les craintes d'inflation, les pressions monétaires et les tensions géopolitiques, la cryptomonnaie subit actuellement une pression considérable, selon lui. Les investisseurs doivent désormais se préparer à une possible chute sous le seuil psychologique des 60'000 dollars.

Ipek Ozkardeskaya relève même que les courtiers de Kalshi prévoient désormais que le cours du bitcoin chutera sous la barre des 50'000 dollars cette année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Genève

Le Bureau de médiation administrative a traité 343 demandes en 2025

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Le Bureau de médiation administrative genevois a traité 343 demandes en 2025 (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Bureau de médiation administrative (BMA) genevois a enregistré 343 sollicitations durant les sept mois qui ont suivi sa réouverture en juin 2025. Son intervention a permis de réduire le recours aux procédures contentieuses, indique-t-il jeudi dans son rapport 2025.

Au total, 312 entretiens et 94 médiations ont été menés entre juin et décembre 2025. Ces démarches ont donné lieu à 242 échanges entre l'administration et les citoyens. Les administrations ont fourni une réponse à l'ensemble des sollicitations, dont 93% en moins de cinq jours ouvrables.

Le BMA avait dû interrompre ses activités en décembre 2024, suite à la non-réélection du précédent médiateur administratif qui avait terminé son mandat. Le Bureau du Grand Conseil avait dû lancer un nouveau processus d'élection au terme duquel Pierre-Emmanuel Fehr avait été élu. Le BMA a repris ses activités en juin 2025. L'équipe a été complétée par l'engagement d'une médiatrice administrative à temps partiel.

L'année 2025 a aussi été marquée par la mise en ½uvre de la loi révisée sur la médiation. "La suppression de la fonction de suppléance au profit du personnel nécessaire au fonctionnement" a notamment rendu possible ce nouvel engagement, souligne le communiqué. Le nouveau cadre légal clarifie aussi les conditions d'intervention du BMA, comme le recommandait un rapport de la Cour des comptes.

L'impact du bureau sur le contentieux est significatif. Alors que 56% des personnes envisageaient une procédure contentieuse avant de saisir le BMA, cette proportion chute à 17% après son intervention. Pour 86% des usagers, l'apport principal du bureau est la clarification d'une procédure ou d'une décision. Vient ensuite la facilitation du dialogue (64%).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'initiative dite des 12% sera soumise en votation le 27 septembre

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Lancée le 23 novembre 2022 et déposée le 5 avril 2023, l'initiative des milieux économiques "Baisse d'impôts pour tous" veut redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La population vaudoise s'exprimera le 27 septembre prochain sur l'initiative populaire dite des 12%. Le Conseil d'Etat a annoncé jeudi la date de ce scrutin cantonal sur le texte des milieux patronaux et économiques, intitulé "Baisse d'impôts pour tous: redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne".

Lancé par la Chambre vaudoise immobilière (CVI), la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) et la Fédération patronale vaudoise (FPV), le texte avait été déposé en 2023 avec 28'000 signatures (sur 12'000 nécessaires). Il exige un rabais de 12% de la facture finale de l'impôt cantonal sur le revenu et la fortune.

Début 2025, le comité avait décidé de maintenir son initiative, malgré le contre-projet indirect proposé par le gouvernement et retravaillé par les parlementaires au Grand Conseil en décembre 2024. A l'instar du Conseil d'Etat, le législatif avait refusé cette initiative, ouvrant la voie à un scrutin populaire. Au Parlement, seule l'UDC et quelques députés PLR avaient soutenu l'initiative. Tous les autres partis s'étaient exprimés contre.

Et c'est lors de l'examen et des débats sur le budget 2025 que les parlementaires ont finalement opté pour une baisse cumulée de 7% de l'impôt cantonal sur le revenu d'ici 2027. A savoir plus que le contre-projet indirect du Conseil d'Etat (5%), mais donc moins que l'initiative des milieux patronaux (12%). Le dernier mot reviendra donc à la population, qui devra donc trancher entre le projet validé par le Grand Conseil et l'initiative dite des 12%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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