Lausanne
Les députés vaudois ne veulent pas toucher aux chats du canton
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Le Grand Conseil vaudois ne souhaite pas entraver les chats du canton. Sa majorité de droite a refusé mardi un postulat qui demandait de réfléchir à des mesures pour réduire l'impact du félin sur l'environnement.
Porté par Mathilde Marendaz (Ensemble à gauche - POP) et Sébastien Humbert (Vert'libéraux), ce postulat évoquait "la menace" du chat sur la biodiversité, notamment par ses attaques sur les oiseaux et les bactraciens.
Se référant à des études récentes, le texte soulignait ainsi que les 1,7 million de chats recensés en Suisse tueraient chaque année 30 millions d'oiseaux et un demi-million de reptiles et d'amphibiens.
Pour les postulants, les chats, et plus précisément leurs litières, posent aussi un problème environnemental. Des litières minérales qui constituent entre 5% et 10% des mâchefers (les résidus des déchets incinérés), ce qui représente entre 40'000 et 80'000 tonnes par année de déchets en Suisse.
Le postulat demandait au Conseil d'Etat d'étudier la faisabilité de diverses mesures, comme l'enregistrement obligatoire des chats ou des limitations en matière d'importation et d'élevage. Il préconisait aussi, entre autres, de promouvoir le recours aux litières végétales.
Pas sérieux
Adopté à l'unanimité (moins une abstention) en commission, le postulat s'est heurté mardi au bloc PLR-UDC. "Ce postulat, 'chat' va pas le faire", a ironisé Xavier de Haller, mettant en doute "le sérieux" et "l'application" des mesures évoquées dans le postulat.
Comme le député PLR, plusieurs élus de droite ont particulièrement tiqué sur l'une des mesures listées dans le texte, à savoir l'instauration de couvre-feux nocturnes pour les chats.
Des députés de gauche ont relevé qu'il ne s'agissait que d'une "panoplie de mesures" et qu'il reviendrait au Conseil d'Etat de sélectionner les meilleures solutions, mais la majorité de droite n'a pas été convaincue. Evoquant même "une perte de temps", elle a demandé à abréger les débats et à passer au vote. Celui-ci s'est conclu par un refus du postulat par 63 voix, contre 57 "oui" et huit abstentions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Lausanne: nouveau crédit accepté pour la "banane" à l'UNIL
Le Grand Conseil vaudois a validé un nouveau crédit pour la rénovation et l'extension de l'Unithèque, sur le campus universitaire lausannois. Ce troisième crédit additionnel pour la "banane" se monte à 10,7 millions de francs et vise à mettre le bâtiment en conformité, et notamment sa cuisine.
Les discussions mardi lors du premier débat ont été rapidement expédiées. Elles ont toutefois vu le PLR Guy Gaudard critiquer la succession des crédits supplémentaires pour ce projet, dont "la complexité a été largement sous-estimée". Il a dénoncé "un délire financier" et une facture finale "pharaonique".
Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu que ce chantier avait été "un serpent de mer". Il a rappelé que la conception du projet remontait à environ quinze ans, ce qui expliquait les écarts entre les prévisions initiales et la réalité. Il a affirmé qu'il s'agissait désormais de "finaliser" ce chantier.
Doubler les places
Pour mémoire, le projet vise notamment à doubler les places de travail à l'Unithèque qui passeront de 900 à près de 2000, ce qui en fera la plus grande bibliothèque de Suisse romande. L'extension concerne aussi le stockage des livres et le restaurant. Le site est agrandi derrière le bâtiment actuel, qui a la forme d'une banane, d'où le surnom historique du bâtiment construit en 1983.
Le crédit d'ouvrage, d'un montant de 54,7 millions, a été voté en 2019 par le Grand Conseil. Deux crédits additionnels (5,8 millions et 2,1 millions) ont ensuite été nécessaires, avant celui de 10,7 millions validé mardi. En ajoutant le crédit d'étude (7,2 millions) et une subvention fédérale de 17,6 millions, la facture finale atteint environ 98 millions.
Selon le dernier planning, la fin des travaux de modernisation est attendue pour décembre prochain, tandis que la mise en exploitation complète est programmée pour avril 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Les députés pour la souveraineté alimentaire dans la constitution
Le Canton de Vaud pourrait inscrire le principe de souveraineté alimentaire dans sa constitution. Les députés ont accepté mardi la prise en considération d'une initiative parlementaire en ce sens, déposée par l'élu de la gauche radicale Vincent Keller.
Sensible à la cause de la paysannerie suisse en difficulté face à la concurrence internationale, inquiet des conséquences pour la population d'une dépendance à des produits agricoles venant de l'étranger et constatant la volonté croissante de la population de consommer local, de qualité et sans agrochimie, l'initiant estime que les petites exploitations agricoles locales constituent la solution.
Pourtant, entre 1980 et 2017, le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par deux en terres vaudoises, tandis que leur taille moyenne a doublé. "En 1980, notre canton comptait 7478 exploitations d'une taille moyenne de 14,7 hectares. En 2017, seules 3628 exploitations d'une taille moyenne de 29,9 hectares subsistent", peut-on lire dans le texte déposé.
"Réponse concrète"
Dans cette optique, le texte propose d'inscrire la souveraineté alimentaire dans la constitution, notamment afin de garantir l'accès de toute la population à des aliments de qualité, de soutenir une production indigène variée et durable, de mettre fin à la perte des terres agricoles et d'accroître le degré d'auto-suffisance.
Cette initiative constitue "une réponse concrète à la détresse du monde agricole" et "un soutien indispensable" aux mesures prises en la matière par le Conseil d'Etat, a plaidé Vincent Keller (EP). La modification de la constitution permettrait en effet de "renforcer la base légale pour que les moyens soient durablement mis à disposition", a-t-il déclaré.
"Schnapsidee"
Les Verts et les socialistes soutenaient le texte, y voyant "un soutien clair au monde agricole". Le PLR et l'UDC demandaient, eux, de le refuser.
Le libéral-radical Loïc Bardet a qualifié l'initiative de "Schnapsidee ", ou une idée folle. D'une part, la politique agricole se décide surtout à Berne, d'autre part, le texte finirait par imposer de nouvelles contraintes, a-t-il estimé.
Plusieurs députés agriculteurs ou paysans se sont prononcés contre le texte, l'estimant idéaliste et impossible à concrétiser ou craignant qu'il ne porte atteinte à leur liberté entrepreneuriale. D'autres y voyaient, en revanche, l'opportunité de favoriser des circuits plus courts entre le champ et l'assiette et d'oser affirmer le droit de chacun à une alimentation correcte.
Le Vert'libéral Jerome de Benedictis a attiré l'attention du plénum sur le fait qu'une exploitation agricole disparaît tous les dix jours dans le canton. "Ce chiffre devrait nous choquer et nous obliger à intervenir le plus rapidement possible". Il s'est donc dit en faveur du texte.
Adhésion du Conseil d'Etat
La conseillère d'Etat en charge de l'agriculture, Valérie Dittli, a pour sa part invité à ne pas confondre "sécurité alimentaire" et "souveraineté alimentaire", rappelant que la première consiste à "produire assez" et la seconde à "faire nos propres règles agricoles".
Elle a déclaré que, sur le fond, le Conseil d'Etat adhérait déjà au contenu de l'initiative au moyen de plusieurs politiques publiques, notamment en matière de restauration collective. Elle a invité les députés à se prononcer sur la forme qu'ils souhaitaient donner à cette adhésion, et précisé qu'en cas de prise en considération de l'initiative, le gouvernement pourrait proposer un contre-projet.
La commission recommandait le classement du texte par 4 voix contre 4, avec la voix prépondérante de la présidente. Au moment du vote, les députés n'ont toutefois pas suivi cet avis, acceptant la prise en considération de l'initiative par 70 voix pour, 66 contre et aucune abstention.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Frelon asiatique: postulat vaudois pour un soutien financier
Les députés vaudois s'inquiètent de la gestion du frelon asiatique dans le canton. Ils demandent au Conseil d'Etat d'évaluer si l'information au public est suffisante et s'il est possible de mieux soutenir financièrement les personnes concernées.
Ces demandes sont regroupées dans un postulat du PLR Pierre-André Romanens, transmis mardi au Conseil d'Etat. Le texte a été soutenu à l'unanimité, les députés préférant également une prise en considération immédiate, donc sans le passage par une commission.
Pierre-André Romanens a rappelé que le frelon asiatique constituait "une menace importante" pour la biodiversité, notamment pour les abeilles, mais aussi pour l'agriculture, les cultures fruitières et, de manière générale, l'ensemble de la population. "La situation est grave et il est urgent d'agir", a-t-il affirmé.
Le député a aussi mentionné les interventions "complexes et coûteuses" pour se débarrasser de cette espèce invasive, notamment pour la destruction des nids. Il demande ainsi au Conseil d'Etat de présenter un rapport, lequel devra évaluer un éventuel renforcement du soutien financier aux propriétaires privés et apiculteurs.
Le Conseil d'Etat est aussi prié de regarder si les mesures d'information actuelles sont suffisantes ou s'il faut mettre en oeuvre "des dispositifs cantonaux complémentaires en matière de coordination et de stratégie".
Compétence communale
Le ministre en charge de l'environnement, Vassilis Venizelos, a dit partager les "préoccupations et enjeux" liés à la prolifération du frelon asiatique. Il a toutefois rappelé que le Canton intervenait de manière subsidiaire, la lutte contre cette espèce étant de compétence des communes. Le Conseil d'Etat ne reste pourtant pas "inactif" au vu du "caractère exceptionnel de la situation", a-t-il ajouté.
M. Venizelos a rappelé que le Conseil d'Etat avait publié un arrêté ce printemps, lequel mentionne notamment une obligation de signalement et de destruction des nids. Le Canton apporte aussi déjà une aide financière de 400 francs pour la destruction de certains nids secondaires, par exemple à proximité d'une école. Des formations aux communes sont aussi dispensées, ainsi qu'un soutien à la Fédération vaudoise des sociétés d'apiculture.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne réorganise sa fête du Bois
La ville de Lausanne réorganise ses fêtes scolaires de fin d'année et les répartit sur quatre dates. Les écoles enfantines (1-2P) et les 3-4P continueront à défiler le mercredi dans les rues de la ville. Les 5P vivront eux une journée en forêt et les 6P participeront à des activités ludiques et sportives à Bellerive, près du lac.
Pour les plus jeunes, rien ne change. Les 1-2P défileront costumés le 10 juin prochain entre Montbenon et la place de Milan, où des animations leur seront proposées. Les 3-4P auront leur propre cortège deux semaines plus tard, le 24 juin.
La principale nouveauté concerne les 5P, qui vivront le vendredi 5 juin une journée en forêt à Sauvabelin sur le thème des "gardiens de la forêt". Comme ces dernières années, les 6P participeront à des activités ludiques, sportives et de danse à Bellerive le 19 juin.
Cette répartition sur quatre dates et plusieurs sites permet de mieux répartir les effectifs, explique lundi la ville de Lausanne qui rappelle que plus de 8000 élèves prendront part à ces fêtes. Cette réorganisation permet aussi de proposer des activités adaptées à chaque âge. Pour les fêtes des plus grands, les sites de Sauvabelin et de Bellerive seront réservés aux élèves et ne seront pas accessibles au public.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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