Rejoignez-nous

International

Géorgie: président investi, la sortante se dit toujours "légitime"

Publié

,

le

Si certains manifestants regrettaient le choix de la présidente sortante de quitter le palais présidentiel, ils se disaient aussi déterminés à continuer leur lutte. (© KEYSTONE/EPA/DAVID MDZINARISHVILI)

La Géorgie a investi dimanche un nouveau président, contesté par l'opposition et les manifestants pro-UE car loyal au pouvoir contrairement à la cheffe de l'Etat sortante. Cette dernière se déclare seule dirigeante "légitime" du pays.

Mikheïl Kavelachvili, connu pour ses positions ultraconservatrices et anti-occidentales, a prêté serment au Parlement pour succéder à la pro-occidentale Salomé Zourabichvili après avoir été élu le 14 décembre par un collège électoral contrôlé par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien.

"La paix a toujours été l'un des principaux objectifs et l'une des principales valeurs du peuple géorgien", a déclaré M. Kavelachvili dans son discours, alors que son camp se présente comme un rempart contre l'Occident qui voudrait entraîner Tbilissi dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine.

Lors de cette cérémonie, cet ancien footballeur devenu homme politique a prôné "l'unité" et "la paix", dénonçant une "polarisation artificielle de la société, imposée de l'extérieur".

"Seule présidente légitime"

Quelques minutes plus tôt, après avoir laissé planer le suspense sur ses intentions, Salomé Zourabichvili avait annoncé devant ses partisans quitter le palais présidentiel, tout en se disant la "seule présidente légitime" du pays.

"Je vais quitter le palais présidentiel pour me tenir à vos côtés, portant avec moi la légitimité, le drapeau et votre confiance", a-t-elle dit.

Carton rouge

Après l'investiture du nouveau chef de l'Etat, quelques milliers de protestataires ont marché de la présidence jusqu'au Parlement, haut lieu des manifestations qui rythment la vie dans la capitale géorgienne depuis des semaines.

Certains ont brandi des cartons rouges, en référence au passé de footballeur du nouveau président.

Continuer la lutte

Puis, la plupart se sont dispersés dans le calme, certains promettant de manifester à nouveau dans la soirée, et quelques dizaines d'autres restant sur place. Selon le ministère de l'Intérieur, six personnes ont été arrêtées devant le Parlement.

Si certains regrettaient le choix de la présidente sortante de quitter le palais présidentiel, ils se disaient aussi déterminés à continuer leur lutte.

"Je suis un peu déçu par la décision de la présidente", mais "elle ne veut pas déstabiliser, polariser le pays", a jugé David, 22 ans, venu l'écouter. "Nous allons continuer à participer aux protestations jusqu'à ce qu'il y ait un vrai changement", a dit Guiorgui Mamatelachvili, un ingénieur informatique de 34 ans.

Législatives dénoncées comme truquées

La Géorgie, ex-république soviétique du Caucase, est dans la tourmente depuis les élections législatives du 26 octobre, remportées par le parti du Rêve géorgien, au pouvoir depuis 2012, mais dénoncées comme truquées par l'opposition pro-occidentale qui réclame un nouveau scrutin.

Les tensions se sont aggravées le 28 novembre lorsque le Premier ministre Irakli Kobakhidzé a annoncé le report des efforts d'intégration à l'UE à 2028, déclenchant des manifestations pro-européennes quotidiennes qui n'ont pas cessé depuis.

Avec le départ de Mme Zourabichvili, les manifestants perdent leur principal soutien au sein des institutions. Bien que limitée par des prérogatives restreintes, elle a apporté tout son soutien au mouvement et joué de son influence, notamment à l'international, pour accroître la pression sur le parti du Rêve géorgien et tenter d'obtenir l'organisation de nouvelles législatives, ce que le gouvernement continue de refuser.

Sanctions occidentales

Le parti au pouvoir dément toute fraude lors des législatives d'octobre, et accuse l'opposition de vouloir provoquer une révolution, selon lui financée depuis l'étranger.

Au cours des dix premiers jours de manifestations à Tbilissi fin novembre et début décembre, la police a dispersé la foule à coup de canons à eau et de gaz lacrymogène. Des manifestants ont pour leur part tiré des feux d'artifice et en jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.

Si les manifestations restent quotidiennes, les affrontements sont beaucoup plus rares. Au total, plus de 400 personnes ont été arrêtées, dont des meneurs de l'opposition, et des dizaines de policiers blessés. Le médiateur géorgien pour les droits humains, Levan Iosseliani, a lui fait état de "tortures" de détenus par la police.

La semaine dernière, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont imposé des sanctions à plusieurs hauts responsables géorgiens. Washington a annoncé qu'elles visaient notamment le milliardaire Bidzina Ivanichvili, qui contrôle de facto le parti Rêve géorgien.

Tourner le pays vers Moscou

La formation est accusée par ses détracteurs d'abandonner un programme libéral et pro-européen au profit d'une dérive autoritaire et de vouloir tourner le pays vers Moscou. Le parti a ainsi fait adopter des lois controversées similaires à celles existantes en Russie, visant la société civile, les médias indépendants et les droits des LGBT+.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Pénalité de 20 secondes pour Leclerc, qui recule au 8e rang

Publié

le

Charles Leclerc a écopé d'une pénalité de 20 secondes dimanche (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

Charles Leclerc (Ferrari) a écopé d'une pénalité de 20 secondes après le Grand Prix de Miami de Formule 1, ont indiqué les commissaires. Cette sanction le fait reculer de la 6e à la 8e place,

A la lutte avec Oscar Piastri (McLaren) pour la 3e place, Leclerc a volontairement laissé passer l'Australien au début du dernier tour dans l'espoir de le doubler un peu plus loin. Mais il s'est mis à la faute en partant en tête-à-queue avant de taper un mur, même s'il a pu repartir. Le Monégasque a été sanctionné pour avoir coupé les chicanes lors du dernier tour après cet incident.

"La voiture no 16 a fait un tête-à-queue dans le dernier tour au virage 3 et a percuté le mur mais a continué en piste. Le pilote nous a informés que la voiture semblait en bon état, même si elle ne négociait pas les virages sur la droite correctement", expliquent les commissaires.

"En raison de ce problème, il a été contraint de couper les chicanes jusqu'au drapeau à damier. Nous avons déterminé que le fait qu'il ait dû couper les chicanes signifie qu'il a obtenu un avantage. Le fait qu'il avait un problème mécanique, quelle qu'en soit la sorte, n'est pas une raison justifiable", ajoutent-ils.

Verstappen aussi sanctionné

La course étant déjà terminée, la sanction a été transformée en une pénalité de 20 secondes, ce qui fait reculer Leclerc au 8e rang, derrière son coéquipier britannique Lewis Hamilton (6e) et l'Argentin Franco Colapinto (Alpine, 7e). "Je suis très déçu de moi-même. C'est entièrement de ma faute et c'est une erreur", avait déploré le Monégasque après la course.

Par ailleurs, Max Verstappen (Red Bull) a écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir franchi la ligne blanche à la sortie de la voie des stands. Mais cette sanction n'a aucun effet sur le classement puisque le Néerlandais conserve sa cinquième place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Un avion United Airlines atterrissant à Newark heurte un camion

Publié

le

L'avion d'United Airlines était en phase d'atterrissage lors de l'incident (cliché symbolique/Keystone archives). (© KEYSTONE/AP/JULIO CORTEZ)

Un Boeing 767-400 de la compagnie aérienne américaine United Airlines, en phase d'atterrissage, a heurté un camion de livraison circulant sur une autoroute longeant l'aéroport de Newark, près de New York. Il a également accroché un lampadaire de cet axe routier.

"Alors qu'il était en approche pour atterrir à l'aéroport international Newark Liberty, le vol 169 d'United Airlines a heurté un lampadaire du New Jersey Turnpike [une autoroute, ndlr] vers 14h00 dimanche 3 mai", a indiqué le régulateur américain de l'aviation (FAA), précisant qu'une enquête avait été ouverte. Selon l'autorité portuaire de New York-New Jersey (PANYNJ), l'avion a également heurté un camion qui circulait sur l'autoroute.

L'appareil, qui effectuait la liaison Venise-Newark, transportait 221 passagers et dix membres d'équipage. Il s'est posé sans encombre et personne n'a été blessé à bord.

Dégâts mineurs

Des dégâts "mineurs" ont été observés sur l'appareil, a précisé l'autorité portuaire, indiquant que le service avait pu rapidement reprendre normalement après que des employés ont passé la piste au peigne fin à la recherche d'éventuels débris.

Le chauffeur du camion a été transporté à l'hôpital pour cause de blessures légères, mais a pu rapidement en sortir, a-t-elle ajouté.

De son côté, la compagnie aérienne a indiqué que les passagers avaient débarqué normalement au terminal. "Notre équipe de maintenance examine les dégâts sur l'appareil", a-t-elle poursuivi, assurant qu'une "enquête rigoureuse" serait menée en interne.

"L'équipage a été retiré du planning de vol dans le cadre de cette procédure", a-t-elle indiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'ex-maire de New York Giuliani hospitalisé dans un état "critique"

Publié

le

Rudy Giuliani, ex-avocat personnel de Donald Trump, avait joué le rôle de fer de lance lors de la campagne pour faire invalider les résultats du scrutin présidentiel qui avait été remporté par Joe Biden (archives). (© KEYSTONE/AP/TED SHAFFREY)

L'ancien maire de New York Rudy Giuliani est hospitalisé dans "un état critique mais stable", a indiqué dimanche son porte-parole. Il n'a pas précisé la nature des problèmes de santé de l'ex-avocat de 81 ans.

"Le maire Giuliani est un battant qui a affronté chaque épreuve de sa vie avec une force inébranlable et il se bat aujourd'hui avec ce même niveau de détermination", a ajouté son porte-parole sur le réseau social X. Il n'a pas mentionné la date de son hospitalisation.

Le quotidien The New York Times a rapporté qu'il est hospitalisé en Floride.

Cet ancien procureur à poigne, qui s'était fait connaître en portant de rudes coups à la mafia new-yorkaise et loué pour sa gestion de l'après attentats du 11 septembre 2001, avait échoué lors de la primaire républicaine pour l'investiture présidentielle en 2008.

Mais l'ex-avocat personnel du président américain Donald Trump était tombé en disgrâce en 2023, quand il avait été condamné à verser 148 millions de dollars de dommages et intérêts pour diffamation sur fond d'accusation de tricherie électorale lors de l'élection présidentielle de 2020.

Gracié par Trump

M. Giuliani avait joué le rôle de fer de lance lors de la campagne pour faire invalider les résultats du scrutin présidentiel qui avait été remporté par le démocrate Joe Biden. Il a depuis lors été radié du barreau de New York et de Washington.

En novembre dernier, il faisait partie des 77 personnes impliquées dans la tentative d'inverser les résultats du scrutin présidentiel de 2020 à être graciées par Donald Trump. Le président américain a salué M. Giuliani comme étant un "véritable guerrier" et le meilleur maire de l'histoire de New York selon lui.

"Quelle tragédie qu'il ait été traité aussi mal par les fous de la gauche radicale, tous des démocrates. Et il avait raison sur tout", a ajouté M. Trump au sujet de son ancien avocat. "Ils ont triché lors des élections, fabriqué des centaines d'histoires, fait tout ce qui était possible pour détruire notre nation et, maintenant, regardez Rudy. Tellement triste!", a-t-il poursuivi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Ormuz: Trump dit que la marine américaine va escorter des navires

Publié

le

Des centaines de navires sont bloqués dans le golf Persique depuis la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran (archives). (© KEYSTONE/AP/Fatima Shbair)

La marine américaine va commencer lundi à escorter des navires à travers le détroit d'Ormuz, a annoncé dimanche Donald Trump. Mais Téhéran a averti que "toute intervention américaine" dans le nouveau régime du détroit serait considérée comme une violation de la trêve.

"Pour le bien de l'Iran, du Moyen-Orient et des Etats-Unis, nous avons informé ces pays que nous guiderions leurs navires en toute sécurité à travers ces voies navigables", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social, évoquant des bâtiments appartenant à des pays "qui ne sont pas impliqués" dans le conflit en cours avec l'Iran.

"Des pays du monde entier, qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient [...] ont demandé aux Etats-Unis si nous pouvions les aider à libérer leurs bateaux qui sont bloqués dans le détroit d'Ormuz", a rappelé le président américain.

L'Iran a contesté cette initiative, avertissant que "toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d'Ormuz" serait considérée comme "une violation du cessez-le-feu".

Plus de 900 bateaux

Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a précisé que l'opération impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d'une centaine d'aéronefs et 15'000 soldats.

Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le golfe Persique s'élevait à 913 le 29 avril, a indiqué jeudi l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Ce nombre ne distingue pas les navires réellement empêchés de sortir du golfe Persique des navires de travail, souvent exploités par l'industrie pétrolière, qui n'ont pas vocation à quitter la région.

"J'ai dit à mes représentants de les informer que nous ferions de notre mieux pour sortir leurs bateaux et leurs équipages du détroit. En tout état de cause, ils ont dit qu'ils ne reviendraient pas dans la région tant qu'elle n'est pas sûre pour la navigation", a ajouté Donald Trump.

"Ce processus, Project Freedom ("Projet Liberté") commencera lundi matin, heure du Moyen-Orient", a ajouté Donald Trump, parlant d'un "geste humanitaire au nom des Etats-Unis, des pays du Moyen-Orient et en particulier de l'Iran".

20'000 marins

La marine britannique a fait état vendredi de 20'000 marins à bord de bateaux immobilisés.

"Les relèves d'équipage n'ont pas lieu. Les marins ne rentrent pas chez eux. Nourriture et vivres passent, mais en quantité réduite et il y a aussi un impact sur la santé mentale à plus long terme", a décrit le commandant Jo Black, haut responsable de l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, en évaluant à plus de 850 le nombre de navires bloqués.

"Beaucoup de ces navires arrivent à court de nourriture et de tout ce qui est nécessaire pour que des équipages nombreux soient dans des bonnes conditions sanitaires et d'hygiène", a écrit Donald Trump. Il s'agit d'un geste de "bonne volonté au nom de tous ceux qui ont combattu si durement au cours des derniers mois", a-t-il souligné.

Il a cependant averti que si cette opération devait être entravée, cela "devrait malheureusement être traité par la force".

Discussions "très positives"

Ces déclarations surviennent alors que Washington et Téhéran ont indiqué discuter d'une résolution au conflit déclenché le 28 février par Israël et les Etats-Unis. "Mes représentants ont des discussions très positives avec l'Iran et ces discussions pourraient déboucher sur quelque chose de très positif pour tous", a écrit le président américain dans le même message sur Truth Social.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Vierge

Votre grande expérience du sujet vous permet d'apporter une touche finale à un projet mûri avec patience depuis plusieurs semaines.

Les Sujets à la Une