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International

Malala Yousafzai au Pakistan pour parler d'éducation

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Malala est actuellement au Pakistan pour parler d'éducation des filles. (© KEYSTONE/EPA/ALLISON DINNER)

Evacuée de son pays en 2012 après avoir subi une attaque des talibans, la militante pakistanaise Malala Yousafzai retourne peu dans son pays mais a participé ce week-end à un sommet sur l'éducation des filles, au centre de son combat.

Sa venue intervient à un moment où l'éducation est particulièrement fragile dans la région: au Pakistan, 26 millions d'enfants sont déscolarisés, selon des chiffres officiels qui placent le pays parmi les plus durement touchés par le phénomène.

L'Afghanistan, pays voisin, est lui le seul au monde où les filles et les femmes n'ont pas le droit d'aller à l'école secondaire ou à l'université, entre autres mesures liberticides imposées par les talibans depuis leur retour au pouvoir en 2021.

"Les talibans ne considèrent pas les femmes comme des êtres humains", a dénoncé dimanche la militante, invitée d'honneur du sommet sur l'éducation des filles dans les communautés musulmanes, organisé pendant deux jours à Islamabad.

Malala Yousafzai, qui est devenue en 2014 la plus jeune lauréate du prix Nobel de la paix attribué à l'âge de 17 ans, a été attaquée en 2012 par des talibans pakistanais, furieux de publications en faveur de l'éducation diffusées sur son blog.

Alors qu'elle rentrait de l'école à bord d'un bus, dans la vallée isolée de Swat près de la frontière avec l'Afghanistan, ils lui ont tiré une balle dans la tête. Evacuée puis hospitalisée au Royaume-Uni où elle vit désormais, elle n'est revenue que de rares fois dans son pays natal, toujours escortée.

"Sa présence au Pakistan en ce moment précis est un message pour ceux qui sont au pouvoir: le combat pour l'éducation ne peut être tu, que ce soit dans la vallée de Swat ou de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan", affirme Nighat Dad, un compagnon de militantisme.

Pauvreté

Son déplacement au Pakistan est "aussi un rappel du travail qu'il reste à accomplir", ajoute M. Dad.

Dans le discours prononcé devant des dizaines de représentants de pays musulmans, Malala Yousafzai a souligné qu'il restait "une énorme quantité de travail à réaliser pour que chaque Pakistanaise ait accès à l'éducation".

La pauvreté est la raison principale de la déscolarisation massive au Pakistan où, d'après la Banque mondiale, 40% des 240 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Le phénomène est aggravé par des infrastructures inadaptées, le conservatisme mais aussi les impacts du changement climatique: il n'est pas rare que des écoles, peu équipées, ferment à cause de la pollution, de vagues de chaleur ou d'inondations.

"Il est décourageant de voir que la situation est largement la même que lorsqu'elle est partie", note Hadia Sajid, une étudiante de 22 ans ayant suivi la conférence de la militante.

"Mais il y a eu quelques progrès marginaux, en grande partie du fait de l'impact des réseaux sociaux: il est devenu plus difficile de priver les filles de leurs droits", estime-t-elle.

"Icône"

Malala Yousafzai a créé en 2013 le fonds Malala avec son père, autrefois enseignant qui a bataillé contre les normes sociétales pour pousser sa fille en classe dans la vallée de Swat.

Leur organisation a investi des millions de dollars pour sortir 120 millions de filles de la déscolarisation à travers le monde.

Dans leur pays natal toutefois, les projets qu'ils soutiennent dans les zones rurales sont rarement connus.

"Au Pakistan, Malala est un paradoxe", affirme Nighat Dad. "Ses réussites à l'échelle internationale sont indéniables mais les responsables et la société restent divisés, pris entre de l'admiration et de la méfiance".

Pour Sanam Maher, auteure de plusieurs ouvrages sur des femmes pakistanaises, elle est une "figure controversée": "beaucoup la critiquent du fait de son absence du Pakistan".

Pour Hadia Sajid comme pour de nombreuses jeunes Pakistanaises, elle reste toutefois une "icône et une voix puissante en faveur de l'éducation des filles".

"Elle a été confrontée à la violence, à la haine et aux critiques pour le simple fait de défendre", cette cause, déplore l'étudiante.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Six mois après le soulèvement, les Népalais appelés à voter

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Dix-neuf millions de citoyens sont appelés à voter au Népal. (© KEYSTONE/AP/Niranjan Shrestha)

Les Népalais ont commencé à voter jeudi pour des élections législatives cruciales, six mois après un soulèvement qui a entraîné la chute du gouvernement. Le scrutin est marqué par l'affrontement entre la vieille garde et un puissant mouvement porté par la jeunesse.

Des files d'attente se sont formées dès l'aube à Katmandou et dans la circonscription habituellement tranquille de Jhapa (sud-est), où rivalisent deux candidats au poste de premier ministre, une élection emblématique de la lutte générationnelle à l'oeuvre dans ces législatives anticipées.

Près de 19 millions d'électeurs sont appelés jusqu'à la fermeture des bureaux de vote à 17h00 locales (12h15 en Suisse) à désigner le successeur du gouvernement intérimaire en place après le soulèvement de septembre 2025, au cours duquel au moins 77 personnes ont été tuées et où le Parlement ainsi que des dizaines de bâtiments officiels ont été incendiés.

Une interdiction d'accès aux réseaux sociaux avait mis le feu aux poudres. Très vite, les jeunes manifestants ont également laissé exploser leur colère contre le manque de perspectives d'emploi et la corruption des élites. Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dans les bureaux de vote.

Une vague de jeunes candidats a émergé grâce à l'occasion du scrutin. Ils se disent déterminés à relancer une économie népalaise moribonde et prêts à défier des dirigeants vieillissants qui assurent que seule leur expérience peut garantir stabilité et sécurité.

"Rien d'ordinaire"

"Ce scrutin n'a rien d'ordinaire: il pourrait être un moment charnière pour les Népalais et le Népal", a confié en amont des élections Sashi Gurung, 33 ans, qui votera à Katmandou.

Des hélicoptères ont acheminé du matériel électoral vers les régions montagneuses enneigées du pays, qui compte huit des dix plus hauts sommets de la planète, dont l'Everest.

Et pour ce scrutin, les regards se tournent vers les immenses plaines agricoles situées au sud-est de la capitale, où les trois prétendants au poste de premier ministre briguent des sièges.

Les 163'000 votants de la circonscription de Jhapa 5 devront en particulier départager KP Sharma Oli, 74 ans, le premier ministre renversé il y a six mois et qui entend revenir, de l'ancien maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, un rappeur qui s'est lancé en politique, considéré comme un symbole du changement politique impulsé par la jeunesse.

Autre prétendant au pouvoir: Gagan Thapa, 49 ans, le nouveau chef du plus ancien parti du pays, le Congrès népalais. Il entend mettre fin au "club des vieillards" qui a dirigé le pays pendant des décennies.

Plus de 3400 candidats sont en lice pour ce scrutin à l'issue duquel seront élus les 275 membres de la chambre basse du Parlement, 165 au scrutin uninominal à un tour et les 110 autres à la représentation proportionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Chine prévoit un ralentissement de sa croissance en 2026

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La Chine, deuxième économie mondiale, représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale (archives). (© KEYSTONE/EPA/BIENVENIDO VELASCO)

La Chine se fixe un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026, le plus bas depuis des décennies, indique un rapport gouvernemental publié jeudi. L'an dernier, elle s'était fixé un objectif d'environ 5%, qu'elle avait dit avoir atteint en fin d'année.

La deuxième économie mondiale représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale. Le chiffre de 4,5 à 5% a été annoncé lors du grand événement politique annuel nommé "Deux Sessions".

Le gouvernement chinois n'a pas fixé de chiffre plus bas depuis 2005, quand il a commencé à énoncer systématiquement chaque année son objectif de croissance lors des Deux Sessions.

Le pays peine à recouvrer le dynamisme de l'avant-Covid-19. Son économie continue à subir les effets prolongés d'une grave crise de l'immobilier.

La Chine est confrontée à l'endettement des gouvernements locaux, une consommation domestique atone, des surcapacités de production, des pressions déflationnistes et un fort chômage des jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: Israël affirme avoir réalisé des "avancées historiques"

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Les vagues de bombardements américano-israéliens s'enchaînent depuis cinq jours en Iran, notamment à Téhéran. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Israël a affirmé jeudi avoir réalisé des "avancées historiques" pour sa protection grâce à la guerre menée avec les Etats-Unis contre l'Iran. Téhéran était en train de reconstruire son programme nucléaire, selon les autorités israéliennes.

"Israël et les Etats-Unis ont ensemble réalisé des avancées historiques pour protéger nos citoyens et le monde civilisé", a déclaré la porte-parole du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, dans un message vidéo.

Elle a également affirmé que cette attaque était nécessaire, car l'Iran était en train de reconstruire son programme nucléaire dans de "nouveaux bunkers souterrains" et qu'il y existait des signes selon lesquels l'Iran prévoyait "d'attaquer Israël et les forces américaines au Moyen-Orient".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Google accusé d'avoir poussé au suicide un homme, via son IA

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Google a été assignée en justice, son assistant IA Gemini étant accusé d'avoir conduit un homme au suicide. (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

Google a été assigné mercredi en justice par la famille d'un homme qui reproche à l'assistant d'intelligence artificielle (IA) Gemini de l'avoir poussé au suicide à l'issue de plusieurs semaines d'échanges, selon un document consulté par l'AFP.

Selon l'assignation, déposée devant un tribunal fédéral californien, Gemini a suggéré à Jonathan Gavalas, âgé de 36 ans, de "passer" du monde physique au monde numérique pour rejoindre sa "femme" digitale, soit le personnage incarné par le chatbot.

Début octobre, ce responsable des ventes d'une PME de Floride s'est alors barricadé chez lui, sur les conseils de Gemini, avant de s'ouvrir les veines, provoquant une hémorragie puis son décès.

Ce drame intervenait après plusieurs semaines d'échanges avec l'interface, qui avait convaincu ce résident de Jupiter (Floride) d'avoir atteint l'état de conscience et le stade dit de la superintelligence, caractérisé par une IA aux capacités supérieures à celle d'un humain.

Gemini s'adressait à l'utilisateur comme s'il formait un couple, l'appelant "mon amour" ou "mon roi", selon des extraits de conversations cités par la famille.

L'assistant lui a ensuite assuré qu'il était surveillé par des agents du gouvernement américain, avant de lui recommander d'acheter illégalement des armes puis d'effectuer une mission.

Il s'agissait d'attaquer un camion (imaginaire) contenant un robot humanoïde à l'aéroport de Miami et de se débarrasser des témoins. Mais le camion ne s'est jamais présenté.

Gemini a ensuite assigné à Jonathan Gavalas d'autres missions farfelues, notamment l'assaut d'un laboratoire de la start-up Boston Dynamics pour récupérer les plans d'un robot, tâches qu'il n'a pu tenter d'effectuer faute d'indications précises.

Garde-fous demandés

Alors qu'il apparaissait que le trentenaire traversait un épisode psychotique, Gemini n'a jamais cherché à changer la nature de leurs conversations ou à y mettre fin, assure la famille.

Cette dernière réclame à Google des dommages et intérêts mais aussi la mise en place de mesures correctives, de garde-fous et de mécanismes d'alerte, notamment lorsque l'utilisateur fait état de pensées suicidaires.

"Gemini est conçu pour ne pas encourager à la violence ou à l'automutilation", a assuré Google à l'AFP. La filiale d'Alphabet fait valoir qu'en l'espèce, Gemini s'est clairement identifié comme étant une IA et a proposé, à plusieurs reprises, à Jonathan Gavalas de contacter un numéro d'urgence.

"Nous prenons ce sujet très au sérieux et nous allons continuer à améliorer nos protections et à investir dans ce travail essentiel", a ajouté l'entreprise.

Cette procédure judiciaire s'inscrit dans la lignée d'autres actions similaires, intentées par des parents d'adolescents qui accusent les chatbots d'avoir contribué au suicide de leur enfant.

Début janvier, la start-up Character.AI et Google ont conclu des accords amiables avec des familles pour mettre fin à des poursuites liées à des robots conversationnels.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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