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Lausanne

Police vaudoise: le Grand Conseil veut des pistes d'amélioration

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Le Conseil d'Etat devra analyser le fonctionnement de la police dans le canton de Vaud et proposer des pistes d'amélioration (photo d'illustration). (© KEYSTONE/KEYSTONE POOL REUTERS/DENIS BALIBOUSE)

L'organisation de la police dans le canton de Vaud doit être repensée. C'est l'avis du Grand Conseil qui a soutenu mardi un postulat demandant au Conseil d'Etat d'analyser la situation actuelle et de proposer des pistes d'amélioration.

Un postulat de l'UDC Romain Belotti demandait initialement de relancer l'idée d'une police unique, projet qui avait été écarté par le peuple fin 2009 (initiative d'Artagnan). Les députés ont toutefois estimé que ce postulat était trop limité, et qu'il fallait laisser au Conseil d'Etat la possibilité d'étudier plusieurs pistes.

Alors que Vaud compte une police cantonale et neuf corps de polices régionales, il est "important d'avoir une vision coordonnée de gouvernance et une standardisation des procédures d'intervention", a relevé M. Belotti. Il a toutefois reconnu que la police unique n'était peut-être pas la seule solution et qu'il fallait laisser "toute la latitude au Conseil d'Etat d'étudier toutes les possibilités" pour améliorer le système actuel.

Plusieurs députés ont ajouté que si le système actuel fonctionnait, il était effectivement intéressant "d'ouvrir des champs de réflexions" pour imaginer à "la police de demain" pour répondre à la criminalité et la hausse démographique du canton.

Citant la commandante de la police cantonale Sylvie Bula, le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a reconnu que "le statu quo n'était pas une option" et que le système actuel devait être analysé, notamment sur le fait que le canton compte autant de polices différentes sur son territoire. Le ministre s'est réjoui de ce "postulat oecuménique" qui permet d'éviter de se concentrer uniquement sur "la question très sensible" de la police unique.

Au vote, l'ensemble du Grand Conseil - moins une abstention - a renvoyé le postulat au Conseil d'Etat.

Motion EP classée

Dans la foulée et toujours sur la thématique de la police, les parlementaires ont clairement refusé d'inscrire spécifiquement le respect des droits fondamentaux dans la loi sur la police. La motion de la gauche radicale a été jugée inutile et redondante avec les Constitutions vaudoises et helvétiques, qui stipulent déjà dans le marbre ces principes. Elle a été classée par 79 voix contre 47 non et neuf abstentions.

Uniquement soutenue par la gauche, la motion de la députée EP Mathilde Marendaz a été vivement critiquée par la droite de l'hémicycle, y compris les Vert'libéraux. Son représentant Jacques-André Haury a même dénoncé "l'acharnement" de Mme Marendaz "à attaquer la police et à la discréditer".

Côté PLR, on a critiqué une "gesticulation politique qui sous-entend que la police ne respecte pas les droits fondamentaux". L'UDC estime que justement, il n'y a pas de carences majeures à ce niveau au sein de la police vaudoise.

A gauche, on a défendu une inscription symbolique et un message clair. Mme Marendaz a défendu sa motion en rappelant que Vaud s'alignerait ainsi à d'autres cantons, dont Genève. Elle a aussi relevé que les pratiques policières avaient été épinglées par plusieurs rapports d'ONG et de commission onusienne.

Le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos s'est dit "inquiet mais pas surpris que le débat dérape". Il a surtout insisté sur la redondance de la motion avec la Constitution et défendu le travail de la police: "non, les agents de police ne sont pas des Robocop et des brutes épaisses (...) Ils ont une formation de base sur les droits de l'homme, l'éthique professionnelle et la proportionnalité de la force", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

UNIL: un duo féminin pour succéder au professeur Coukos

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La direction du Département d'oncologie fondamentale sera 100% féminine (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Deux femmes dirigeront le Département d'oncologie fondamentale (DOF) de l'Université de Lausanne (UNIL): les professeures Tatiana V. Petrova, directrice, et Johanna A. Joyce, co-directrice, auront pour mission de développer des programmes de recherche de pointe, renforcer les collaborations et soutenir les chercheurs à toutes les étapes de leur carrière.

Les deux scientifiques sont actuellement professeures ordinaires d'oncologie à l'UNIL. Experte en biologie vasculaire, Tatiana Petrova était auparavant directrice adjointe à la recherche au DOF. Elle dirige le Laboratoire de biologie vasculaire et tumorale, rappelle l'Université de Lausanne.

Johanna A. Joyce, qui est membre du Ludwig Institute for cancer research, est une chercheuse de renommée mondiale en biologie du cancer. Elle dirige le Laboratoire du microenvironnement tumoral.

Le duo succède au professeur George Coukos qui est récemment rentré aux Etats-Unis pour diriger le Laboratoire Ludwig de thérapie cellulaire à Weill Cornell Medicine. Le lancement de ce laboratoire "renforce l'engagement de l'Institut dans le domaine des thérapies cellulaires de nouvelle génération et intègre la recherche fondamentale à la recherche clinique au sein d'un établissement médical de premier plan", annonçait l'Institut en février dernier.

En 2012, l'arrivée du professeur Coukos à Lausanne avait été annoncée en grande pompe. Décrit comme une figure majeure de l'immunothérapie du cancer, il prenait la tête du nouveau Département d'oncologie CHUV-UNIL.

L'automne dernier, cette entité a été scindée en deux: le CHUV dispose désormais d'un Département d'oncologie clinique, dirigé par la professeure Solange Peters. L'UNIL, de son côté, a son Département d'oncologie fondamentale (DOF), piloté dans un premier temps par le professeur Coukos et désormais par le duo constitué des professeures Tatiana V. Petrova et Johanna A. Joyce.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les opposants au "Smic" vaudois entrent en campagne

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Les milieux économiques, notamment la restauration, et les partis de droite ne veulent pas des initiatives proposant l'introduction d'un salaire cantonal vaudois (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pas de "Smic à la française" mais le maintien du "bon sens vaudois": les opposants aux deux initiatives prévoyant l'introduction d'un salaire minimum cantonal ont lancé lundi leur campagne en vue de la votation du 14 juin.

Devant la presse à Lausanne, des représentants des milieux économiques et des partis de droite ont appelé à refuser ces deux initiatives portées par les syndicats et la gauche. Ils défendent, en revanche, le contre-projet du Conseil d'Etat, lequel prévoit aussi un salaire minimum de 23 francs de l'heure, mais fait primer les conventions collectives de travail (CCT).

Contrairement au système "rigide" d'un salaire "uniforme" appliqué à tout le monde, les CCT permettent de tenir compte des "spécificités des branches", a relevé Florence Bettschart-Narbel, présidente du PLR Vaud. Pour son homologue de l'UDC, Sylvain Freymond, les deux initiatives "rompent avec le dialogue social", puisque le salaire minimum serait appliqué en dépit de ce qui a été négocié dans les CCT.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La zone de travaux se déplace vers le nord de la place de la gare

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Le chantier va se déplacer du sud de la place vers le nord, le long des commerces (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les travaux vont bon train sur la place de la gare à Lausanne. La zone de chantier va se déplacer du sud vers le nord de la place, où une nouvelle phase de travaux débutera en juin pour environ une année. Les arrêts de bus restent inchangés, mais les flux de véhicules et de piétons seront adaptés.

La première étape des travaux pour le futur sous-sol de la place s'est terminée selon le calendrier, annoncent lundi les CFF et la ville de Lausanne dans un communiqué de presse commun. Trente pieux définitifs ainsi qu'un quart de la dalle qui servira de plafond au futur sous-sol de la place ont été construits.

Une nouvelle étape va débuter, avec le glissement de la zone de chantier un peu plus au nord pour poursuivre les travaux de forage et de construction de la dalle. Concrètement, la double installation de chantier située au sud de la place, le long du bâtiment de la gare, sera transférée du côté de la façade des commerces, au nord.

Basculement complet en juillet

Une petite installation pour la creuse du sous-sol sera conservée au sud. Les déplacements de palissades ont démarré le 20 avril et dureront environ un mois. Une phase de travaux préparatoires se déroulera ensuite jusqu'à fin juin, pour un basculement complet, y compris de la circulation routière, début juillet.

L'organisation de la mobilité sur la place sera adaptée. Les voitures passeront désormais devant le bâtiment de la gare. Le flux des piétons sur le front nord de la place (devant l'hôtel Continental) restera possible, mais de manière réduite.

Le dispositif permet de maintenir l'ensemble des usages, avec une offre adaptée pour les différents types de stationnement et des améliorations ciblées, notamment une augmentation des places pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et pour les vélos.

La mise en service du sous-sol de la place de la gare est prévue en 2032 pour la partie ouest, 2034 pour l'ensemble. La mise en service complète de la gare rénovée est agendée à l'horizon 2037.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: 83 artistes ont ouvert leur atelier à 4300 visiteurs

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Pour les organisateurs, "l'immersion directe au coeur des lieux de création a favorisé des échanges riches et spontanés" (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Ce week-end, 83 artistes, dont 19 nouveaux venus, ont ouvert les portes de leurs ateliers à l'occasion de la 20e édition d'APERTI. Cet événement de la région lausannoise a attiré 4300 curieux.

La palette des pratiques artistiques à découvrir était large, allant de la peinture à la photographie, de la gravure aux pratiques multimédias en passant par la sculpture et l'art sonore, indiquent dimanche les organisateurs dans un communiqué. Et d'ajouter que "cette immersion directe au coeur des lieux de création a favorisé des échanges riches et spontanés".

Pour cette 20e édition, APERTI proposait aux visiteurs un carnet dans lequel ils pouvaient récolter l'empreinte d'un tampon créé spécialement par les artistes. Ces dernières ont transformé le carnet en "objet unique, à la fois trace du voyage et souvenir des rencontres", notent les organisateurs.

Les visiteurs ont aussi pu prendre part à des projets participatifs et assister à des performances et des démonstrations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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