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Défago: "On ne peut pas comparer Saalbach à Crans-Montana"

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Pour Didier Défago, on ne peut pas comparer Saalbach à Crans-Montana (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Après les Championnats du monde de Saalbach, place à ceux de Crans-Montana.

Didier Défago, CEO des Mondiaux 2027, évoque dans une interview accordée à Keystone-ATS les oppositions contre la construction du stade d'arrivée, les problèmes d'hébergement et des Championnats du monde de 1987.

- Didier Défago, les Mondiaux de Saalbach font partie de l'histoire. Vous avez vous-même passé la première semaine de ces Championnats du monde 2025 dans la vallée de Glemm. En tant qu'organisateur, sur quoi s'est portée votre attention ?

"Je me suis surtout intéressé aux aspects sportifs, j'ai visité la piste, j'ai eu des contacts avec des personnes de la FIS et j'ai discuté avec elles du déroulement d'un Championnat du monde. Il s'agissait moins d'emmagasiner des infos que de se faire une idée générale. Parallèlement, les responsables de mon équipe étaient également sur place. Ils ont pris leurs responsabilités et ont examiné de près leur domaine d'activité."

- Qu'est-ce que les Salzbourgeois ont bien fait, et où voyez-vous encore un potentiel d'amélioration ?

"Chaque site de compétition est différent, et c'est pourquoi on ne peut pas comparer Saalbach à Crans-Montana. Il faut s'adapter à la géographie, ce qui rend les choses un peu plus complexes pour nous. Un grand défi est la mobilité. Dans ce domaine, nous pouvons certainement nous inspirer de Saalbach. Là aussi, c'était étroit, ils n'avaient pas trop de places de parking à proximité de l'arrivée."

- La mobilité est une chose, l'hébergement en est une autre. Crans-Montana atteint déjà ses limites de capacité lors des épreuves de Coupe du monde. Comment cela pourrait-il fonctionner pour des Championnats du monde ?

"L'un est lié à l'autre. Nous devons accorder plus de poids à la mobilité et la développer, ne pas seulement envisager la destination, mais penser plus grand. Les spectateurs doivent pouvoir se rendre plus rapidement aux courses depuis la région élargie. On peut aussi voir les choses du bon côté, cela montre que les gens veulent assister à cet événement."

- On ne s'avance pas trop en disant que ces Mondiaux de Crans-Montana se trouvent sous une mauvaise étoile. D'abord, la FIS a menacé de vous retirer l'organisation en raison d'un manque de garanties financières, maintenant des oppositions contre la construction du nouveau stade d'arrivée menacent sa tenue. Où en est-on actuellement ?

"Les discussions sont en cours. Ces Mondiaux ont été confirmés plusieurs fois par la FIS au cours des derniers mois, ce qui est rassurant pour nous. Bien sûr, la FIS regarde différentes choses, pas seulement l'infrastructure, mais aussi la piste. Car le sport doit rester le spectacle principal."

- Il n'y a pas de plan B, a déclaré le président de la commune Nicolas Féraud. Est-ce à dire qu'il y aura les Championnats du monde avec le nouveau stade d'arrivée ou alors pas de Championnats du tout?

"Je ne le formulerais pas de manière aussi extrême. Mais il est vrai que pour l'instant, il n'y a pas de plan B pour nous. Nous avons besoin de la place. J'espère qu'une solution sera trouvée avec le voisinage dans les semaines ou les mois à venir. D'après ce que j'ai entendu, les discussions sont pour l'instant relativement positives."

- Le délai pour la recherche d'une solution court jusqu'à la mi-mars, précise M. Féraud. Et si aucune solution n'est trouvée d'ici là ?

"Nous en discuterons le moment venu. Dans une telle situation, nous devons prendre jour après jour."

- Est-ce envisageable qu'il n'y ait pas de Championnats du monde à Crans-Montana dans deux ans ?

- "Non."

- Les Championnats du monde de ski alpin ont une grande tradition en Suisse. En 1931, les premiers avaient eu lieu à Mürren, en 2017 les derniers jusqu'à présent à St-Moritz. En tant qu'organisateur, ressentez-vous une pression particulière ?

"Bien sûr, mais j'espère que chaque organisateur le ressent. Car on est responsable de l'image de la Suisse, on la porte dans le monde entier. Qui parle de Saalbach parle automatiquement de l'Autriche, et ce ne sera pas différent à Crans-Montana. Pour nous Suisses, Crans-Montana est en Valais, mais pour tous le reste du monde, Crans-Montana est en Suisse. Pouvoir organiser un événement d'une telle envergure est important non seulement pour la région, mais aussi pour toute la Suisse."

- En 1987, Crans-Montana avait déjà accueilli des Championnats du monde. Ceux-ci sont entrés dans l'histoire de Swiss-Ski comme les plus réussis avec 14 médailles dont 8 en or. Vous aviez neuf ans à l'époque, quels sont vos souvenirs ?

"Je me souviens surtout des performances des athlètes. Lors du slalom des messieurs, j'étais sur place, car un skieur de mon village (red: Morgins), Joël Gaspoz, était au départ. J'ai également suivi le combiné dans la zone d'arrivée."

- Vous-même, 16 ans plus tard, avez participé à des Mondiaux à domicile à St-Moritz...

"Participer à des Championnats du monde à domicile en tant qu'athlète est déjà très spécial. Chez soi, on veut rendre les gens heureux, sa famille, ses supporters et ses sponsors. C'est l'occasion de montrer quelque chose. Les émotions sont différentes de celles d'un championnat à l'étranger, où tu ne te souviens généralement plus que des résultats. En Suisse, à la maison, tu te souviens surtout des émotions et de la communion avec le public."

- Récemment, vous avez organisé des courses de Coupe d'Europe à Crans-Montana, et le week-end prochain, le circuit masculin de Coupe du monde sera de retour sur le Haut-Plateau pour la première fois depuis treize ans. Êtes-vous prêts à accueillir un grand nombre de spectateurs ?

"Oui, nous sommes très bien partis. Ce sera un grand événement pour nous, d'autant plus qu'il aura lieu juste après les Championnats du monde. Les attentes sont grandes pour tout le monde: pour les athlètes, les spectateurs, mais aussi pour nous."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Real Madrid: Valverde souffre d'un traumatisme crânien

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Federico Valverde (tout à gauche) et Aurélien Tchouameni (à droite) ont eu une altercation lors d'un entraînement du Real Madrid jeudi matin. (© KEYSTONE/AP/FRANK FRANKLIN II)

Federico Valverde est forfait pour le Clasico dimanche face à Barcelone, a annoncé le club madrilène. Le capitaine du Real Madrid souffre d'un "traumatisme crânien" après une altercation ce jeudi.

Le milieu de terrain uruguayen "devra rester au repos entre 10 et 14 jours", indique le Real, qui précise qu'"à la suite des événements survenus ce matin lors de l'entraînement de l'équipe première, il a décidé d'ouvrir des dossiers disciplinaires" contre lui et coéquipier Aurélien Tchouaméni, avec qui il aurait eu une dispute.

D'après plusieurs médias espagnols, Valverde, accompagné de l'entraîneur madrilène Alvaro Arbeola, a été admis à l'hôpital près du centre d'entraînement du Real pour se faire poser plusieurs points de suture après avoir été blessé au visage. Les deux joueurs, qui ont eu un premier différend mercredi durant l'entraînement, se sont de nouveau accrochés jeudi durant et après la séance d'entraînement.

Valverde évoque un "incident"

D'après les médias espagnols, Valverde aurait refusé de serrer la main de Tchouaméni et aurait commis une faute sur le milieu de terrain international français. Les deux joueurs auraient ensuite poursuivi leur altercation dans le vestiaire, où l'Uruguayen a été blessé.

Dans un message posté sur son compte Instagram, Valverde a évoqué un "incident" avec un coéquipier, sans nommer Tchouaméni. "La fatigue de la compétition et la frustration ont fait dégénérer la situation", explique-t-il.

Le titre pourrait se jouer dimanche

Le joueur uruguayen explique avoir "accidentellement heurté une table" durant une "dispute". "À aucun moment mon coéquipier ne m'a frappé, et je ne l'ai pas frappé non plus" assure-t-il.

Éliminé en quart de finale de la Ligue des champions par le Bayern Munich et loin du leader Barcelone en Liga, le Real Madrid est sous tension, menacé d'une deuxième année consécutive sans trophée majeur. Le Real se déplace à Barcelone dimanche lors d'un clasico qui pourrait sceller le sort de la Liga. Les Merengue comptent en effet 11 points de retard sur les Catalans, qui remporteront le championnat s'ils ne perdent pas ce match.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Publicité en ligne: nouvelle procédure contre Google au Royaume-Uni

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Les annonceurs à l'origine de la plainte estiment que "Google a favorisé ses propres services" de publicité par affichage, au détriment d'entreprises concurrentes dans le placement publicitaire (photo prétexte). (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Le géant américain Google est visé par une nouvelle procédure en justice dénonçant un abus de position dominante dans la publicité en ligne, qui lui aurait permis de gonfler ses prix au Royaume-Uni. Le groupe y est déjà visé par plusieurs procédures similaires.

La plainte est déposée au nom d'annonceurs britanniques qui estiment que "Google a favorisé ses propres services" de publicité par affichage (comme les bannières sur les sites internet par exemple), au détriment d'entreprises concurrentes dans le placement publicitaire, selon un communiqué jeudi du cabinet d'avocats KP Law.

Conséquence: les annonceurs ont été obligés de "payer des prix plus élevés pour les publicités qu'ils ont diffusées" que ce qu'ils auraient dû, selon les arguments d'Adam Collinson, spécialiste britannique du droit de la concurrence qui porte la procédure, sur un site internet dédié à l'affaire.

Ce type de procédure inclut par défaut tous les clients potentiellement concernés, sauf s'ils en sortent volontairement.

Dans le cas présent, elle rassemble donc potentiellement "tous les annonceurs basés au Royaume-Uni qui ont payé pour des services de publicité" de ce type fournis par Google depuis le 1er octobre 2015, selon les plaignants, pour qui le montant total des dommages-intérêts pourrait aller jusqu'à 3 milliards de livres (3,47 milliards d'euros).

Accusations "dénuées de tout fondement"

"Ces accusations sont dénuées de tout fondement. Les annonceurs ont de nombreux choix, et ils optent pour nos outils de publicité en ligne parce qu'ils sont simples, efficaces et abordables", a réagi auprès de l'AFP un porte-parole de Google.

Les pratiques de Google dans ce domaine font l'objet d'enquêtes ou de procédures au Royaume-Uni, mais aussi dans l'Union européenne ou aux États-Unis.

Une procédure a ainsi été lancée l'an dernier devant la justice britannique accusant, elle aussi, Google d'avoir abusé de sa position dominante pour exclure des concurrents dans la publicité en ligne.

D'autres affaires sont en cours sur des bases similaires, dont une à 13,6 milliards de livres au nom des éditeurs de contenus en ligne, validée en 2024 par le Tribunal d'appel de la concurrence en vue d'un futur procès.

Aux Etats-Unis, Google subit les foudres du Département de la justice, ainsi que de plusieurs Etats, qui lui reprochent de créer des situations de monopole sur le marché de la publicité en ligne.

L'an dernier, la Commission européenne avait de son côté infligé une amende de 2,95 milliards d'euros à l'entreprise pour son emprise sur le marché publicitaire, contre laquelle Google a annoncé un appel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Une visite de Zelensky en Arménie met Moscou en colère

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La visite de Volodymyr Zelensky à Erevan n'est pas du goût de la Russie (image d'archives). (© KEYSTONE/EPA/ANGELO CARCONI)

La Russie a convoqué jeudi l'ambassadeur arménien. Elle souhaite ainsi protester après la récente visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky en Arménie, pays allié de Moscou.

"Il était catégoriquement inacceptable, de la part de l'Arménie, d'avoir fourni une tribune à Volodymyr Zelensky lors de récents événements financés par l'UE", a indiqué le ministère des Affaires étrangères russe, ajoutant que Moscou était "légitimement indignée" à ce sujet.

Plus tôt jeudi, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova avait jugé "incompréhensible" que l'Arménie ait accueilli le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'un sommet à Erevan, et mis en garde contre les aspirations européennes de ce pays du Caucase.

L'Arménie, ex-république soviétique ayant gardé des liens avec Moscou et qui tente de se rapprocher de l'Europe, a accueilli lundi des dizaines de dirigeants, dont Volodymyr Zelensky, pour un sommet de la Communauté politique européenne (CPE). Un sommet entre l'UE et l'Arménie s'est ensuite tenu mardi à Erevan.

"Profonde indignation" russe

"Dans la société russe, c'est avec une profonde indignation, avec incompréhension que l'on a constaté (...) qu'un pays comme l'Arménie, que nous avions l'habitude de considérer comme un pays ami, frère, a servi de tribune. Pour qui? Pour un terroriste", a commenté Maria Zakharova lors de son briefing hebdomadaire.

Depuis le lancement de son offensive à grande échelle en Ukraine en février 2022, les responsables russes insultent régulièrement Volodymyr Zelensky et qualifient l'Ukraine d'"Etat terroriste", des accusations considérées à Kiev comme de la propagande de guerre.

"Personne au sein de l'actuelle gouvernance en Arménie n'a remis Zelensky à sa place. Alors de quel côté de l'Histoire êtes-vous?" a interrogé Mme Zakharova.

"Pas un allié de la Russie"

Interrogé jeudi par des journalistes sur l'accueil de Volodymyr Zelensky à Erevan, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a répondu: "Concernant la question de l'Ukraine, nous ne sommes pas un allié de la Russie."

La porte-parole de la diplomatie russe a aussi critiqué la déclaration finale signée par l'Arménie et l'UE à l'issue de leur sommet mardi.

Cette déclaration reconnaît l'aspiration d'Erevan à rejoindre l'UE et approfondit la coopération entre les deux parties dans les domaines économique et sécuritaire.

"Une telle ligne de conduite de la part des autorités arméniennes mènera tôt ou tard à l'implication irréversible d'Erevan dans la ligne antirusse de Bruxelles, avec toutes les conséquences politiques et économiques qui en découleront pour l'Arménie", a averti Maria Zakharova.

La Russie et l'Arménie sont tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective - une alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024 - et de l'Union économique eurasiatique.

L'armée russe possède également une base militaire en Arménie. En avril, le président russe Vladimir Poutine avait averti Nikol Pachinian qu'une participation à des blocs rivaux était "tout simplement impossible par définition".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bencic et Golubic en 16es pour la première fois, Waltert au 2e tour

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Simona Waltert est la quatrième Suissesse à rejoindre le 2e tour du tournoi de Rome. (© KEYSTONE/EPA AAP/LUKAS COCH)

Viktorija Golubic et Belinda Bencic seront au rendez-vous des 16es de finale du WTA 1000 de Rome pour la première fois. Les deux Suissesses ont remporté sans difficulté leur 2e tour respectif.

Victorieuse du premier set, Bencic a maîtrisé Bianca Andreescu (WTA 137) dans la deuxième manche, ne la laissant jamais remporter ses jeux de services. La St-Galloise a validé son succès 6-4 6-1 en à peine 78 minutes, se hissant pour la première fois en huit tentatives au 3e tour du tournoi romain. La no 12 mondiale a d'ailleurs une belle opportunité d'améliorer sa meilleure performance, elle qui fera face à Anna Kalinskaya (24), contre qui elle n'a perdu qu'un seul set en quatre confrontations.

Après avoir pris les commandes de la partie en breakant Maya Joint (34) à 5-5 en première manche, Golubic (91) a déroulé en deuxième manche en prenant le service de son adversaire à deux reprises pour s'imposer à sa 7e balle de match après 1h40 de combat 7-5 6-2. La Zurichoise de 33 ans s'est ainsi offert le droit d'affronter Mirra Andreeva (7) au tour suivant, vainqueure début avril du WTA 500 de Linz sur la même surface.

Waltert qualifiée au bout de la nuit

En début d'après-midi, Simona Waltert (WTA 91), issue des qualifications, a battu l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva (57) en trois sets 7-5 4-6 6-1 et un peu moins de trois heures de jeu. Cette partie a débuté mercredi en fin d'après-midi avant d'être interrompue une première fois, puis finalement repoussé au lendemain après la seconde apparition de la pluie sur le Foro Italico.

Au 2e tour, la Grisonne de 25 ans affrontera l'Américaine Hailey Baptiste (25), tombeuse de Belinda Bencic en 8es de finale du récent tournoi de Madrid.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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