Genève
Police de proximité: le PLR veut mettre fin aux doublons
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Le PLR Genève veut mettre fin aux doublons entre les polices cantonale et municipales en matière de sécurité de proximité. Dans un projet de loi constitutionnelle, le parti propose d'attribuer cette compétence exclusivement aux communes, supprimant de facto l'unité de proximité de la police cantonale.
"La répartition des compétences entre la police cantonale et la police municipale fait l'objet de tergiversations depuis quatre législatures", a indiqué jeudi devant les médias le député et auteur du projet de loi Jean-Pierre Pasquier. Le parti veut revenir à l'essentiel, c'est-à-dire à la Constitution, afin de mettre fin à ce "flou artistique".
Actuellement, les tâches de sécurité de proximité sont assumées par la police cantonale, notamment par le biais de l'unité de proximité, qui compte environ 180 policiers, et par la police municipale et ses quelque 200 agents, les APM. Tous s'occupent principalement de la prévention des incivilités et de la délinquance.
La Cour des comptes avait déjà indiqué dans un rapport en 2019 que ce dispositif n'était pas efficace, rappelle le PLR. Les magistrats proposaient deux modèles alternatifs: une police intégrée où l'engagement des AMP serait soumis au commandement opérationnel de la police cantonale ou une police unique. Ces recommandations n'ont pas été concrétisées.
"Mutualiser les forces"
Le PLR propose une autre voie, qui fera l'objet d'un débat parlementaire, et le cas échéant d'une votation populaire. En ancrant dans la Constitution la sécurité de proximité comme une compétence exclusivement communale, le PLR veut laisser aux municipalités la marge de manoeuvre nécessaire pour s'organiser en fonction de leurs besoins.
"Les communes peuvent par exemple mutualiser leurs forces, ce qui se fait déjà beaucoup", a précisé M. Pasquier, qui est aussi magistrat à Onex. Le recours à des entreprises privées est aussi possible. "Il n'y a ni obligation ni interdiction", a insisté Murat Alder, chef de groupe au Grand Conseil.
Les communes pourront aussi décider d'engager des policiers au bénéfice d'un brevet fédéral et disposant du port d'armes. "Mais ce n'est pas l'enjeu de ce projet de loi constitutionnel", a souligné Pierre Nicollier, président du PLR Genève. Ces questions organisationnelles devront être réglées par la suite lors de la mise en oeuvre législative.
Soutien du canton
Le projet de loi du PLR prévoit un soutien du canton aux communes dans l'exécution de leurs tâches de sécurité de proximité. Le canton devra prendre des mesures incitatives, notamment financières. A ce stade aucun chiffre n'a été articulé.
Le dépôt du projet de loi a été déclenché par la publication du bilan 2024 de la criminalité genevoise qui montre une hausse de 8% des infractions pénales. "On ne peut pas se permettre le luxe d'avoir des doublons", a souligné M. Alder. "Les policiers formés doivent être engagés là où c'est chaud", a-t-il ajouté. Les 180 policiers affectés actuellement à l'unité de proximité pourraient ainsi remplir d'autres tâches.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Un banc rouge à Carouge (GE) contre les violences faites aux femmes
La Ville de Carouge (GE) aura un banc rouge, symbole de la lutte contre les féminicides et les violences conjugales. Peint en vermillon, couleur du sang des victimes mais aussi de la vie, ce banc installé à la Place de Sardaigne sera officiellement inauguré mardi prochain.
La campagne du banc rouge, "panchina rossa", est née en Italie en 2016 et s'est rapidement étendue en Europe et en Amérique latine. Ce banc est le témoin visible de la mobilisation collective contre les violences faites aux femmes et de la force de celles et ceux qui refusent que ces violences restent invisibles, relève jeudi la Ville de Carouge.
Cette initiative revient à la Société des associations italiennes de Genève (SAIG). La Ville de Carouge a accepté sa demande, convaincue de l'importance de renforcer la sensibilisation et la dénonciation des féminicides et plus généralement des violences faites aux femmes. Le banc rouge est muni d'une plaque sur laquelle on peut lire "En mémoire de toutes les femmes victimes de violences".
Ailleurs en Suisse, plusieurs bancs rouges ont déjà été installés. On en trouve notamment au Tessin, ainsi qu'à Olten (SO).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Le CICR "très inquiet" des effets des restrictions à Ormuz
Le CICR est "inquiet" des effets pour les organisations humanitaires des restrictions dans le détroit d'Ormuz. Il a plusieurs options pour distribuer son approvisionnement mais il pourrait être affecté dans un second temps, selon son directeur général.
Les implications régionales de la guerre au Moyen-Orient "sont très préoccupantes", a dit jeudi Pierre Krähenbühl à des journalistes à Genève. L'augmentation des coûts de l'énergie, des assurances et des livraisons "auront également des conséquences pour nous en termes humanitaires" sur les coûts opérationnels, ajoute-t-il. Ou encore en raison des perturbations dans l'acheminement d'engrais vers l'Afrique et l'Asie.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n'a pas été "approché" pour tenter de faciliter le passage de convois à Ormuz, a affirmé M. Krähenbühl. La dimension de cette intervention "dépasse les moyens que nous avons", admet-il toutefois.
L'organisation s'appuie elle sur plusieurs centres de distribution dans le monde. De l'aide a aussi été prépositionnée dans la région.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
L'initiative anti-spéculation de l'ASLOCA partiellement invalidée
Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements" de l'ASLOCA. Il a supprimé la disposition prévoyant un droit de préemption obligatoire lors de l'achat d'immeubles à des prix manifestement exagérés, la considérant contraire au droit.
Cette obligation exclut toute marge d'appréciation et pesée d'intérêts. Elle porte une atteinte disproportionnée à la garantie de la propriété et à la liberté économique, a indiqué mercredi le gouvernement.
Le Conseil d'Etat estime que la mise en oeuvre de cette initiative, qui vise à modifier la loi sur le logement et la protection des locataires, sera difficile en termes de délais mais aussi de moyens humains et financiers. Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre la spéculation sur les immeubles locatifs, il préconise au Grand Conseil de la rejeter, sans lui opposer de contre-projet.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève veut que la France accueille une manifestation
Pour la première fois, le Conseil d'Etat genevois a fait le point mercredi devant les médias sur la tenue du Sommet du G7 à Evian (F) en juin. Il veut que la France autorise la tenue d'une manifestation sur son territoire.
"La France doit garantir un lieu pour une manifestation. Il n'est pas acceptable que la question du débat démocratique soit reportée sur notre territoire et gérée par le canton", a déclaré la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, en charge du Département des institutions et du numérique (DIN). Et la socialiste de rappeler Genève et la Suisse ne sont ni organisateur ni partie prenante au sommet.
Magistrate de tutelle de la police, elle était à Paris mardi pour poursuivre les travaux préparatoires avec les autorités françaises. Les relations sont très bonnes au niveau opérationnel, mais "au niveau politique, c'est plus compliqué concernant la question d'un contre-sommet", a-t-elle admis.
Genève avait vécu "un trauma" en 2003, a rappelé le président du gouvernement Thierry Apothéloz.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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