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Suisse Romande

Fribourg: le Centre suisse islam et société (CSIS) fête ses 10 ans

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Les professeurs Amir Dziri, à gauche, et Hansjörg Schmid dirigent ensemble le Centre suisse islam et société (CSIS) de l'Université de Fribourg (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Centre suisse islam et société (CSIS) a fêté mardi soir ses 10 ans d’existence lors d’un événement public organisé à l’Université de Fribourg. L'événement visait à mettre en lumière le rôle que joue l'institution dans le paysage académique et institutionnel suisse.

La conseillère d'Etat Sylvie Bonvin-Sansonnens, chargée de la formation et des affaires culturelles, et Regula Mader, vice-directrice du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), ont pris la parole. L'objectif de la soirée, tenue sur le site de Pérolles de l'Unifr, consistait à "penser l'islam dans la société suisse".

Depuis sa création en 2015, le CSIS s’est affirmé "comme un acteur de référence dans les domaines de la recherche, de la formation et du dialogue autour de l’islam en contexte suisse". Le constat a été posé par ses deux codirecteurs Amir Dziri et Hansjörg Schmid, pour qui l'existence du centre n'est plus combattue aujourd'hui.

Nourrir le débat

Les travaux du centre ont "nourri le débat public, contribué à professionnaliser l’aumônerie musulmane et permis l’ancrage des études islamo-théologiques dans une université suisse". Le CSIS a également permis de renforcer les compétences des actrices et acteurs sociaux confrontés aux questions de pluralisme religieux.

Pour rappel, le CSIS est un institut interfacultaire rattaché aux Facultés de théologie, de droit ainsi que de lettres et sciences humaines. Il a été créé à la suite d’un programme national de recherche et d’un processus de dialogue engagé par la Confédération avec des représentants des communautés musulmanes.

Ateliers interactifs

Les allocutions officielles ont été suivies d’une table ronde intitulée "Les discours sur l’islam en Suisse: débats d’hier et d’aujourd’hui". Les intervenants, trois personnalités du domaine, ont abordé, par le questionnement, les dynamiques et les tensions autour de l’islam dans l’espace public helvétique.

Le public a été ensuite convié à participer à des ateliers interactifs offrant un aperçu "vivant, participatif et concret des recherches" menées au sein du CSIS. Ceux-ci ont permis d'explorer des thématiques d’actualité, de dialoguer directement avec les chercheurs et d'alimenter une réflexion collective sur les enjeux.

Société plurielle

Le jubilé du "pôle de compétences sur l’islam et la société en Suisse" se voulait davantage qu'un anniversaire, ont relevé les organisateurs. Ces derniers ont voulu proposer une invitation à la rencontre, au dialogue et à la réflexion partagée sur les défis constitués par le "vivre-ensemble dans une société plurielle".

A sa création, le CSIS était une toute petite structure. Il offre aujourd’hui 13 postes en équivalent plein temps (EPT), soit 4,5 inscrits au budget de l'université et 8,5 provenant de fonds tiers, comme le Fonds national suisse ou la Fondation Mercator, et mène une activité variée entre recherche, enseignement et formation continue.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le Grand Conseil vaudois accepte de reconnaître l'Eglise anglicane

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Bien que seules l'Eglise protestante réformée (ici la cathédrale de Lausanne) et l'Eglise catholique romaine disposent du statut d'églises de droit public dans le canton de Vaud, la Fédération des églises anglicanes et catholique chrétienne sont désormais reconnues comme communauté d'intérêt public. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont largement accepté le projet de loi visant à reconnaître la Fédération des Eglises anglicane et catholique-chrétienne (FACCV) dans le canton de Vaud comme une communauté d'intérêt public. Il aura fallu dix ans pour que cette démarche initiée en 2016 soit couronnée de succès.

En appelant les députés à accepter ce projet de loi, la présidente du gouvernement Christelle Luisier a salué "l'aboutissement d'un long et minutieux travail" ainsi qu'un projet de nature à "renforcer la cohésion sociale et la paix confessionnelle" dans le canton.

Pour obtenir cette reconnaissance, la FACCV devait en effet remplir pas moins de 20 conditions légales portant notamment sur sa transparence financière, son ordre juridique et sa participation au dialogue oecuménique et interreligieux. Elle devait également posséder son siège dans le canton de Vaud depuis au moins 30 ans. Une période d'examen de minimum cinq ans était prévue.

Le Conseil d'Etat avait estimé en avril 2025 que toutes les conditions étaient bien remplies. Il avait alors souligné la "parfaite intégration" des paroisses de la FACCV dans le tissu social vaudois ainsi que leur rôle "dans l'intégration d'une population migrante, notamment anglophone".

"Appel d'air exclu"

C'était ensuite au Grand Conseil de se prononcer. La commission recommandait à l'unanimité l'entrée en matière. Lors du débat en plénum, les Verts ont salué un projet équivalant à "reconnaître les changements sociétaux dans la société vaudoise du 21e siècle" et appelé à ce que "d'autres communautés religieuses" puissent être reconnues.

Le PLR a dit son approbation, soulignant que la reconnaissance n'aurait "aucune incidence financière" sur le Canton. L'UDC a également soutenu le projet, estimant que les nombreuses exigences légales permettaient d'exclure un "appel d'air pour d'autres communautés".

Au moment du vote, l'objet a été accepté à l'unanimité moins une abstention.

Nouvelles prérogatives

Grâce à cette reconnaissance, la FACCV dispose désormais de nouvelles prérogatives. Elle pourra exercer l'aumônerie dans les établissements sanitaires et les prisons et bénéficier des mêmes exemptions fiscales que les Eglises de droit public. Elle ne touchera cependant pas de financement public automatique, celui-ci étant lié à des missions spécifiques.

Tant l'Eglise anglicane que l'Eglise catholique-chrétienne sont présentes de longue date dans le canton: la première paroisse anglicane a été officiellement constituée en 1818 dans le chef-lieu vaudois tandis que la constitution de la paroisse catholique-chrétienne de Lausanne remonte à 1908. Le regroupement des deux églises au sein d'une même fédération dans le canton de Vaud date de 2016.

Bien qu'il s'agisse de confessions différentes, ces églises se sont rapprochées à la fin du 19e siècle. Elles ont signé l'accord de Bonn en 1931, permettant à leurs fidèles de partager l'eucharistie et d'autres sacrements. Elles ont également en commun d'autoriser le mariage des prêtres, d'accorder aux femmes le droit d'être ordonnées prêtres et de ne pas reconnaitre l'autorité du pape, contrairement à l'Eglise catholique romaine.

Deux autres demandes en cours

La FACCV regroupe actuellement six paroisses dans le canton de Vaud. Il s'agit des communautés Christchurch de Lausanne, All Saints à Vevey, St Peter à Château-d'Oex, St John à Montreux et Villars-sur-Ollon, de l'Eglise anglicane de La Côte ainsi que de la paroisse catholique chrétienne de Lausanne.

Pour rappel, le canton de Vaud compte deux églises de droit public. Il s'agit de l'Eglise protestante réformée et de l'Eglise catholique romaine. Jusqu'à aujourd'hui, seule la communauté israélite bénéficiait d'une reconnaissance d'intérêt public. Elle est désormais rejointe par la FACCV.

Deux autres demandes de reconnaissance sont en cours, l'une de l'Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM), l'autre de la Fédération évangélique vaudoise (FEV). Toutes deux ont été déposées en 2019.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les écoles privées pourront délivrer la maturité cantonale

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Dans le canton de Vaud, environ 7% des élèves sont scolarisés en écoles privées (photo symbolique). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les écoles privées vaudoises pourront délivrer des certificats cantonaux de maturité gymnasiale et non uniquement des maturités fédérales, comme actuellement. Le Grand Conseil vaudois a confirmé mardi son vote positif du premier débat.

Lors du second débat, ce sont à nouveau le PLR, l'UDC et les Vert'libéraux qui ont fait pencher la balance en faveur du privé. Le oui l'a emporté par 81 voix, contre 42 non et deux abstentions.

Les députés se prononçaient sur une modification de la loi sur l'enseignement secondaire supérieur (LESS) afin de permettre un examen de fin de maturité qui délivre un certificat cantonal pour les écoles privées. Le Département de l'enseignement (DEF) avait été saisi d'une demande de l'Association vaudoise des écoles privées (AVDEP), souhaitant être à pied d'égalité avec le public.

Le Conseil d'Etat avait décidé d'accepter cette demande sachant qu'il y a plusieurs autres cantons, surtout en Suisse alémanique, qui le font déjà et que ça se passe bien, selon lui. Le dernier en date est le Canton de Genève, le seul en Suisse romande. Le gouvernement rappelle aussi qu'environ 7% des élèves vaudois sont scolarisés en écoles privées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Un élu de Vernier (GE) exclu du groupe LJS au Grand Conseil

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Djawed Sangdel (au centre) ne siègera plus comme parlementaire de Libertés et justice sociale (LJS) mais comme indépendant au Grand Conseil genevois (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'entrée en fonctions du Conseil municipal de Vernier (GE) aura pour effet la perte d'un siège pour Libertés et justice sociale (LJS) au Grand Conseil. Djawed Sangdel a été exclu du groupe en raison de son élection au délibératif de cette ville sous une autre bannière. Il siègera en indépendant.

Réunis lundi soir, les députés présents ont décidé le retrait de M. Sangdel à l'unanimité, a affirmé mardi à Keystone-ATS le chef de groupe du parti, Jacques Jeannerat. L'élu verniolan n'était pas présent puisqu'il prêtait serment au délibératif local. Le groupe LJS comptera désormais neuf membres.

LJS avait été lié à des soupçons de fraude portant sur plus de 270 bulletins lors du scrutin verniolan de mars 2025 qui avait ensuite été annulé par la justice genevoise. Une procédure pénale est encore en cours.

Comme le parti n'avait pas présenté de candidat au nouveau scrutin de novembre dernier, le comité directeur avait décidé de ne pas tolérer une "double appartenance" à une liste séparée et à LJS. Or, trois membres de la formation politique ont été élus à Vernier sous la bannière d'Egalité & Diversité (LED). Ils devront démissionner du mouvement, avait confirmé LJS.

Parmi eux, seul M. Sandgel avait également un mandat au Grand Conseil. Après son exclusion du groupe, il a annoncé ne pas chercher à faire recours de cette décision et siéger en indépendant. Avec l'affaire de fraude électorale, "je lui avais conseillé de démissionner, il a décidé de ne pas le faire", a insisté M. Jeannerat qui affirme que, selon les statuts, seule l'éviction du parti pourrait être contestée.

Et de préciser que le début de son mandat local lundi soir provoque "forcément son retrait du groupe parlementaire" au niveau cantonal. M. Jeannerat le remplacera à la commission de l'enseignement et Marc Saudan occupera le siège LJS à la commission du logement, "du moins dans un premier temps".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

St-Maurice: deux mineurs interpellés après l'incendie d'un local

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L'incendie a pris au milieu de la nuit et a totalement ravagé le local des scouts de St-Maurice. (© PolcantVS/DR)

Le local des scouts de St-Maurice est parti en fumée, dans la nuit de lundi à mardi. Un important incendie en est la cause. Deux mineurs ont été interpellés après les faits. Aucun blessé n’est à déplorer.

Peu après 03h00, la Centrale d’engagement de la Police cantonale valaisanne a été informée d’un important dégagement de fumée et de flammes provenant d’un local situé à St-Maurice.

Rapidement sur place, les pompiers ont entrepris les opérations d’extinction. Le sinistre a pu être maîtrisé au petit matin. Le local des scouts a toutefois été entièrement détruit par l’incendie.

Des soupçons sur deux adolescents

Peu après les faits, deux mineurs de nationalité suisse, âgés de 14 et 16 ans, ont été interpellés par la police municipale de Monthey alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule à Lavey. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans ce sinistre.

L’intervention a mobilisé 18 sapeurs-pompiers du SDIS des Fortifications (Service de défense incendie et de secours de Lavey-Morcles et St-Maurice), des hommes du CSI de Monthey, des patrouilles de la Police cantonale valaisanne, de la police municipale de Monthey et une ambulance de l’OCVS144, engagée à titre préventif.

Le Tribunal des mineurs a ouvert une instruction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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