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Économie

Swiss Re: 1,28 milliard de dollars de bénéfice au 1er trimestre

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Le réassureur Swiss Re affiche à l'issue du premier trimestre un bénéfice net de 1,28 milliard de dollars, contre 1,10 milliard un an auparavant. Les recettes de l'assurance ont pourtant fondu d'un dixième à 10,41 milliards. (archives) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Swiss Re affiche à l'issue du premier trimestre un bénéfice net de 1,28 milliard de dollars, en hausse de 16,4% sur un an. Les recettes de l'assurance ont pourtant fondu d'un dixième à 10,41 milliards.

Le mastodonte zurichois de la réassurance a notamment profité d'un rendement sur fonds propres (ROE) amélioré de près de deux points de pourcentage (pp), à 22,4%, quand le rendement des placements s'est étoffé d'une quarantaine de points de base (pb) à 4,4%. La rentabilité a aussi bénéficié d'effets fiscaux favorables, énumère le compte-rendu intermédiaire diffusé vendredi.

Le coeur de métier dans l'assurance dommages (Property and Casualty, ou P&C) a souffert d'une explosion des prestations dans le domaine des catastrophes naturelles ou non, partiellement compensé par le produit de la cession d'une participation minoritaire. Mi-mars, la firme zurichoise avait annoncé la vente de ses 10% dans l'assureur canadien Definity Financial, pour l'équivalent de 457 millions de dollars.

Le bénéfice net de l'unité n'a ainsi fondu que de 5% à 527 millions, alors que les recettes se sont contractées d'un dixième à 4,47 milliards. Le ratio combiné s'est dégradé de 1,3 pp à 86,0%.

Variations sur les ratios

Arrivée à échéance de contrats, rétrocessions et effets de base ont plombé le chiffre d'affaires dans la prévoyance (Life and Health, ou L&H), élagué de 15% à 4,06 milliards. Le bénéfice a néanmoins progressé de 7% à 439 millions et la division reconduit son objectif de 1,6 milliard pour l'ensemble de l'année.

Les recettes des solutions pour entreprises (Corporate Solutions, ou CorSo) se sont étiolées de 4% à 1,76 milliards, quand le bénéfice net a enflé de 7% à 208 millions, à la faveur d'une amélioration de 1,5 pp du ratio combiné, à 88,4%.

Si les excédents au niveau du groupe dépassent allègrement les attentes des analystes consultés par l'agence AWP, ces derniers n'anticipaient guère un tassement des revenus. Les ratios combinés de P&C comme de CorSo s'avèrent un peu meilleurs que prévu.

La direction ne s'aventure pas sur le terrain des perspectives quantifiées pour l'ensemble de l'exercice en cours au niveau du groupe. Elle souligne néanmoins le succès de la ronde de renouvellement de contrats dans le segment P&C au mois d'avril, qui a permis d'étoffer de près de 3% à 2,2 milliards le volume de primes qui parvenaient à échéance, moyennant des hausses de prix de l'ordre de 1,5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UBS toujours opposée à la règlementation sur les fonds propres

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Le repreneur de Credit Suisse considère que la "lex UBS" ne lui permettra pas de rivaliser à l'échelle internationale et à armes égales avec la concurrence. (Archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

UBS, seule concernée par le projet de nouvelle réglementation des fonds propres, a répété lundi son opposition à ce projet, estimant que ce dernier la "désavantagerait au niveau international".

Le Conseil fédéral souhaite que les banques d'importance systémique actives à l'échelle internationale - soit seulement UBS depuis la disparition de sa rivale Credit Suisse - devront couvrir intégralement leurs filiales étrangères avec des fonds propres. Le gouvernement entend donc adapter la loi sur les banques et l'ordonnance sur les fonds propres. Actuellement, cette exigence est encore d'environ 60%.

Pour la banque aux trois clés, qui avait repris en 2023 sa malheureuse rivale, la nouvelle exigence de détenir à l'avenir 130% de fonds propres durs (Tier 1) l'obligerait à lever environ 23 milliards de dollars de capitaux supplémentaires. Cette mesure "provoquerait des coûts élevés" pour UBS et la place financière helvétique et "affaiblirait l'économie suisse".

"La Suisse ne doit pas promulguer des lois qui sont seulement faites pour une seule entreprise", a-t-elle insisté dans une prise de position, ajoutant que les filiales étrangères font intégralement partie du modèle d'affaires et ne doivent pas être découplées de leur maison-mère.

Ces débats, clos depuis vendredi avec la fin de la procédure de consultation, ont pesé sur la valorisation d'UBS en Bourse, cette dernière ayant perdu depuis la fin de l'année dernière 27% ou quelque 30 milliards de francs par rapports à ses pairs européennes et américaines, a sermonné le groupe zurichois. "Le rebond partiel du cours de Bourse ces dernières semaines en raison de spéculations sur un éventuel compromis (...) confirme l'importance de la régulation sur la valorisation", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Climat de consommation au ralenti en décembre

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La propension à procéder à d'importantes acquisitions a retrouvé quelques couleurs en fin d'année. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Suisses ont été moins dépensiers en décembre. L'indice du climat à la consommation s'est établi à -30,7 points le mois dernier, affichant une baisse de 0,4 points sur un an, selon les données du Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) parues lundi.

En novembre, l'indice avait atteint -33,8 points, légèrement au-dessus des -36,9 points d'octobre.

Les sous-indices de la situation économique générale à venir (-31,5 points contre -23,2 points un an plus tôt) et de la situation financière à venir (-27,8 points contre -25,1 points) se sont détériorés. Ceux de la situation financière passée (-39,0 points contre -44,9 points) et des grandes acquisitions (-24,4 points contre -28,1 points) se sont améliorés.

Pour calculer ces indices, le Seco a sondé en ligne le mois dernier 2496 personnes âgées d'au moins 16 ans et s'exprimant en français, allemand ou italien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les prix des maisons et des PPE ont continué de grimper fin 2025

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L'accès à la proriété du logement s'est encore compliqué en fin d'année dernière. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les prix des maisons individuelles ont continué d'augmenter, de 0,2%, au quatrième trimestre 2025, fait savoir lundi une étude de la banque Raiffeisen. Et il en va de même pour le prix des propriétés par étages (PPE), qui s'est encore renchéri, à hauteur de 1,2%.

Par rapport au quatrième trimestre 2024, les maisons individuelles coûtaient 5,7% de plus à fin 2025 et les PPE 3,8%. "Contrairement au marché locatif, où la hausse des loyers s'est récemment quelque peu calmée en raison du recul de l'immigration, la dynamique des prix reste forte sur le marché de la propriété, qui est plus influencé par la demande intérieure", explique Fredy Hasenmaile, chef économiste de Raiffeisen Suisse, cité dans un communiqué.

Les maisons individuelles ont enregistré les plus fortes hausses de prix dans la région de Berne (+8,0%) et en Suisse orientale (+6,9%). Dans le Nord-Ouest de la Suisse (+3,0%), les prix des maisons ont nettement moins augmenté.

En ce qui concerne la propriété par étage, les prix ont progressé de la manière la plus importante en Suisse centrale (+6,7%) et en Suisse orientale (+4,3%). Dans la région lémanique (-0,5%), les prix des PPE ont en revanche légèrement baissé.

La répartition de l'évolution des prix selon le type de commune montre que les prix des maisons dans les centres (+5,4%) et dans les communes touristiques (+5,3%) ont connu les hausses les plus élevées. Ce sont dans les communes urbaines que ceux-ci ont le moins progressé, avec une hausse de 4,5%.

Dans le segment des PPE, les communes touristiques ont connu les plus fortes hausses de prix (+4,6%). Au cours des douze derniers mois, les prix des propriétés par étage se sont également enrobés dans les centres, mais avec une croissance de 1,2%, la dynamique ayant été plus faible.

L'indice des prix des transactions Raiffeisen paraît tous les trois mois, au début de chaque nouveau trimestre. Il mesure l'évolution des prix de la propriété du logement à usage propre en Suisse sur la base des données de la banque relatives aux mutations et du Swiss Real Estate Datapool (SRED).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Etats-Unis: le DoJ fait un pas en vue de poursuites contre la Fed

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Le président américain Donald Trump fait pression sur le président de la Fed, Jerome Powell (image), pour pousser la banque centrale à abaisser plus fortement ses taux (archives). (© KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER)

Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche, dans un communiqué, que la banque centrale américaine avait reçu une convocation de la part du département américain de la justice. Elle pourrait conduire à une mise en accusation.

Cette convocation s'inscrit, selon M. Powell, dans le climat de pression exercé par le président américain Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l'inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.

"Cette menace n'est pas au sujet de mon témoignage. C'est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président", a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.

Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu'il pouvait y avoir des cas de fraude et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un montant que Jerome Powell dément.

Selon ce dernier, la vraie question est "de savoir si la Fed sera capable de continuer à déterminer ses taux en se basant sur les conditions économiques ou si la politique monétaire doit être dirigée par les pressions politiques et intimidations".

"Trop tard" et "nigaud"

Avant même sa réélection, Donald Trump a accusé Jerome Powell, qu'il surnomme "trop tard", de ne pas agir suffisamment vite pour abaisser les taux et d'agir pour des motifs politiques et non économiques.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le milliardaire républicain a continué à maintenir la pression, traitant notamment le président de la Fed de "nigaud" et cherchant le moyen de le licencier.

"J'ai servi la Fed sous quatre gouvernements, républicains et démocrates. A chaque fois, j'ai fait mon devoir sans peur ou faveur politique, concentré uniquement sur notre mandat. Je compte poursuivre le travail pour lequel le Sénat m'a confirmé", a insisté M. Powell.

Le mandat du président de la Fed doit arriver à son terme en mai prochain, ce qui permettra à Donald Trump de le remplacer, potentiellement par son principal conseiller économique Kevin Hassett, considéré par les analystes comme le favori.

Outre Jerome Powell, le républicain a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook, une décision repoussée momentanément par la cour suprême des Etats-Unis.

Plus largement, le gouvernement américain a estimé en septembre dernier que le travail de la Fed devait faire l'objet d'une évaluation complète. Le secrétaire au trésor, Scott Bessent, estime qu'elle "doit changer de cap".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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