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International

Long tête-à-tête entre Marcon et Meloni à Rome

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Le président français Emmanuel Macron et la Premier ministre italienne Giorgia Meloni se sont rencontrés à Rome. (© KEYSTONE/AP/Alessandra Tarantino)

Giorgia Meloni et Emmanuel Macron ont affiché mardi leur "engagement commun" et leurs "convergences fortes". Ils l'ont fait lors d'un long tête-à-tête à Rome pour dissiper les tensions qui se sont cristallisées depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Chacun susurre à une oreille du président américain: le Français sur l'Ukraine, l'Italienne sur les droits de douane. Mais l'issue de leurs efforts de médiation respectifs reste incertaine, et entre les dirigeants de la France et de l'Italie, souvent en rivalité, le dialogue est compliqué.

Le rendez-vous de mardi soir dans la capitale italienne, dont le président français revendique l'initiative, avait donc tout de la tentative de rabibochage.

Emmanuel Macron a été accueilli chaleureusement par la Premier ministre italienne. Après une bise et de grands sourires, ils se sont engouffrés dans le Palais Chigi, siège de la présidence du Conseil, pour un tête-à-tête qui a duré trois heures, suivi d'un dîner.

"L'Italie et la France, attachées à leur rôle d'États fondateurs de la construction européenne, entendent renforcer leur engagement commun pour une Europe plus souveraine, plus forte et plus prospère, avant tout pour la paix", ont affirmé les deux pays voisins dans un communiqué conjoint à l'issue des entretiens.

"La rencontre a mis en évidence des convergences fortes sur l'agenda européen de compétitivité", ont-ils ajouté, annonçant un sommet bilatéral "en France début 2026".

Avant le déplacement, la présidence française disait vouloir vérifier que "nous sommes bien capables d'avancer ensemble sur l'essentiel" avec l'Italie.

Vendredi, Giorgia Meloni avait reconnu des "divergences" tout en les minimisant et en réfutant tout "problème personnel" avec Emmanuel Macron. "On fait beaucoup de mousse sur ce sujet", avait-elle ironisé.

Depuis 2022, année de la réélection d'Emmanuel Macron, le progressiste pro-européen, et de la victoire électorale de la nationaliste Giorgia Meloni à la tête d'une coalition entre la droite et l'extrême droite, la relation n'est pas simple.

Mais les intérêts communs, à commencer par le soutien inconditionnel à l'Ukraine, ont longtemps permis de surmonter deux visions divergentes de l'Europe, d'autant que la Première ministre italienne, issue du post-fascisme, a fait le pari de peser à Bruxelles plutôt que de bouder les institutions européennes.

"Rivalité incontestable"

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier, a bousculé ces équilibres.

"Il y a une rivalité incontestable", relève Marc Lazar, professeur à Sciences-Po à Paris. Les deux dirigeants ont adopté des "stratégies différentes" à l'égard du président américain, "médiation et compromis" pour l'Italienne, "fermeté sans rupture" pour le Français, dit à l'AFP ce spécialiste des relations transalpines.

Selon lui, le gouvernement italien "pense que parce qu'il est proche idéologiquement de l'administration américaine", "il va pouvoir la faire reculer sur les tarifs commerciaux".

Or, côté français, si l'on dit "respecter" que chacun puisse "entretenir avec le président Trump la meilleure relation possible", on insiste sur le fait que les négociations commerciales relèvent de la Commission européenne, comme pour dénier à Giorgia Meloni un vrai rôle de médiatrice.

Emmanuel Macron se pose à contrario en leader européen sur le dossier ukrainien, parlant à Donald Trump très régulièrement, en invoquant la relation nouée lors du premier mandat du milliardaire républicain.

Et sa volonté de bâtir une "coalition des volontaires" prêts à apporter des "garanties de sécurité" à l'Ukraine, voire à y déployer des troupes dans le cadre d'un futur accord de paix avec la Russie, a troublé l'entente qui régnait jusque-là entre Rome et Paris sur ce sujet.

Ces dernières semaines, le déplacement à Kiev du président français avec les dirigeants britannique, allemand et polonais -mais sans Giorgia Meloni-, puis la réédition de ce format en marge d'un sommet européen en Albanie, a fait éclater les bisbilles au grand jour.

"Entre Européens, la question des formats doit être gérée selon le principe du meilleur impact que l'on peut avoir selon les circonstances", évacue l'Elysée.

Sur le fond, la France relève que l'Italie, comme d'autres, "a toujours insisté" sur "la participation des Américains à ce dispositif".

Le communiqué conjoint se borne sur ce dossier à réaffirmer que "la poursuite du soutien sans faille de la France et de l'Italie à l'Ukraine est encore plus nécessaire pour parvenir à un règlement juste et durable".

Les deux pays s'accordent aussi pour "coordonner leurs efforts de mobilisation et d'action européenne", comme en quête de complémentarité dans leur relation à l'administration Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Pise et Vérone licencient leur entraîneur

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Alberto Gilardino n'est plus l'entraîneur de Pise (© KEYSTONE/AP/Massimo Paolone/undefined)

Les mal classés Pise et Vérone se sont séparés de leur entraîneur respectif, Alberto Gilardino pour le club toscan et Paolo Zanetti pour l'Hellas.

Leur licenciement survient après une nouvelle défaite lors de la 23e journée du Championnat d'Italie.

Pise, 19e et avant-dernier de la Serie A, a mis fin au contrat de Gilardino dimanche soir, quelques heures après sa défaite à domicile contre Sassuolo (3-1). C'est le Fribourgeois Michel Aebischer qui a sauvé l'honneur en inscrivant son premier but avec Pise.

Le club toscan n'a gagné qu'un seul match depuis son retour dans l'élite en août et affiche avec ses 14 points quatre longueurs de retard sur le premier non-relégable, Lecce (17e).

Gilardino, membre de l'équipe d'Italie sacrée championne du monde 2006, avait succédé en juin dernier à Filippo Inzaghi qui avait obtenu la promotion en Serie A. Selon la presse italienne, Pise espère recruter pour lui succéder l'ancien international suédois Oscar Hiljemark.

Lanterne rouge de la Serie A, avec 14 points comme Pise, Vérone a pour sa part été humilié 4-0 à Cagliari samedi. Dirigé depuis juin 2024 par Paolo Zanetti, l'Hellas avait terminé 14e du championnat la saison dernière, mais n'a gagné que deux fois - pour treize défaites et huit nuls - en 23 journées.

Hasard du calendrier, Vérone reçoit Pise vendredi en ouverture de la 24e journée du Championnat d'Italie. Depuis le coup d'envoi de la saison, six clubs de Serie A ont changé d'entraîneur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Stierli, Fölmli, Kamber et Schertenleib à la fête

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Julia Stierli a brillé ce week-end en Bundesliga (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

En attendant la reprise de la Women's Super League, Keystone-ATS fait le point sur les performances des joueuses de l'équipe de Suisse évoluant à l'étranger.

ALLEMAGNE. Ce sont les Suissesses qui ont fait la différence lors du match entre le SC Fribourg et le SV Hambourg. Julia Stierli a marqué le 1-0 sur une passe décisive de Svenja Fölmli, cette dernière inscrivant elle-même le 2-0 à moins de 10' de la fin grâce à un assist d'une autre Suissesse, Alena Bienz, qui venait d'entrer en jeu. Une quatrième Suissesse, Leela Egli, a été alignée par Fribourg.

ALLEMAGNE II. Lia Kamber a célébré son premier but en Bundesliga après son transfert hivernal de Bâle à l'Union Berlin. Elle a marqué le 4-2 contre Essen dans les arrêts de jeu, assurant ainsi la victoire de son équipe. Alors que Kamber a joué tout le match, la gardienne Nadine Böhi est restée sur le banc.

ESPAGNE. Le FC Barcelone s'est imposé 4-1 contre Séville. Sydney Schertenleib a inscrit le deuxième but du Barça à la 30e minute, d'un tir armé des 16 mètres. Au classement de la Liga, le tenant du titre catalan conserve 10 points d'avance sur le Real Madrid.

PAYS-BAS. Lors du match nul 2-2 entre le Feyenoord Rotterdam et Eindhoven, Riola Xhemaili a donné l'assist pour le 2-0 du PSV après 20 minutes de jeu. Rotterdam a arraché le nul dans les dernières minutes.

FRANCE. Le "derby" suisse entre le RC Strasbourg et Dijon s'est soldé par une victoire nette de Dijon (3-0). Meriame Terchoun a assisté au triomphe de son équipe depuis le banc tandis qu'Ana-Maria Crnogorcevic a été alignée d'entrée à Strasbourg, où elle a été remplacée en fin de partie par sa compatriote Eseosa Aigbogun.

ANGLETERRE. Leila Wandeler figurait dans le onze de départ de West Ham lors de la défaite 2-1 contre Tottenham. Après seulement dix minutes, la Fribourgeoise a délivré la passe décisive pour le 1-0. Mais Tottenham a finalement pris le dessus dans ce derby londonien face aux "Hammers", chez qui Seraina Piubel est entrée en jeu à la 86e minute.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Intesa Sanpaolo: bénéfice net supérieur aux attentes en 2025

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L'établissement transalpin promet de faire profiter ses actionnaires de sa performance insoupçonnée en 2025. (archive) (© KEYSTONE/EPA/MATTIA SEDDA)

La première banque italienne Intesa Sanpaolo a publié lundi un bénéfice net en hausse de 7,6% à 9,32 milliards d'euros (7,2 milliards de francs) en 2025 et compte atteindre les 11,5 milliards en 2029 dans le cadre de son nouveau plan stratégique.

La banque a dépassé ses objectifs 2025 ainsi que le consensus de Factset, qui tablait sur 9,23 milliards d'euros. Intesa a notamment enregistré une croissance des commissions de 6,3%, alors que les intérêts baissaient de 5,9%, a précisé la banque dans un communiqué.

La direction d'Intesa a proposé de racheter des actions pour 2,3 milliards d'euros, et de verser un dividende de 3,3 milliards d'euros aux actionnaires en mai 2026, après un premier acompte de 3,2 milliards versé en novembre 2025.

Dans son nouveau plan stratégique 2025-2029 approuvé lundi matin, le groupe compte notamment progresser dans ses activités de banque privée pour les grands patrimoines.

Intesa vante "un modèle économique axé sur les revenus de commissions, efficace et résilient, capable de générer une forte création et distribution de valeur sans risque d'exécution, et leader en matière d'impact social".

Le groupe compte également réduire ses coûts grâce à la numérisation de ses activités et le non-remplacement de près de la moitié des 12.400 salariés qui le quitteront pendant ces années.

Intesa ambitionne d'attirer 2,5 millions de nouveaux clients (par rapport aux 21,4 millions actuels), surtout dans la banque en ligne et hors d'Italie.

Le groupe envisage ce scénario dans un contexte de croissance limitée de l'économie italienne, avec un produit intérieur brut (PIB) à +0,7% en moyenne entre 2026 et 2029.

La direction d'Intesa compte redistribuer 50 milliards d'euros aux actionnaires entre 2025 et 2029, dont 75% en dividendes et 20% en rachats d'actions.

Fin janvier, Bank of America avait maintenu son avis "neutre" sur la banque, estimant qu'elle pourrait distribuer davantage de dividendes tout en se concentrant sur sa croissance hors d'Italie.

Après avoir enchaîné les rachats, le groupe s'est récemment abstenu de participer à la recomposition du paysage bancaire italien qui a notamment vu la prise de contrôle de Mediobanca par la plus petite MPS.

Sa position de numéro un national réduit ses possibilités d'acquérir d'autres banques si elle veut rester dans les clous des règles de concurrence.

Sa dernière grosse opération du genre remonte à 2020 lorsqu'Intesa Sanpaolo avait racheté sa concurrente Ubi Banca.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Gaza: la frontière avec l'Egypte rouvre au compte-gouttes

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Le point de passage de Rafah, entre la bande Gaza et l'Egypte, a rouvert lundi. Les habitants peuvent traverser la frontière sous des conditions strictes (archives). (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte, fermé en mai 2024, a rouvert lundi dans les deux sens, mais au compte-gouttes, pour les habitants du territoire palestinien dévasté par la guerre entre Israël et le Hamas.

Cette réouverture limitée du seul passage entre Gaza et le monde extérieur, hormis Israël, redonne espoir à des milliers de Palestiniens, parmi lesquels des malades et des blessés qui attendent de quitter Gaza, où le cessez-le-feu reste très fragile.

Samedi encore, des frappes israéliennes ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile, tandis que l'armée a affirmé avoir visé des combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah. Des responsables égyptiens ont annoncé que 150 personnes seraient autorisées à quitter Gaza lundi et 50 autres à y entrer.

Mahmoud, un Palestinien de 38 ans qui souffre d'une leucémie, est l'un des premiers à avoir reçu l'autorisation d'aller se faire soigner dans un hôpital égyptien et attendait lundi de pouvoir traverser la frontière.

"A Gaza il n'y a pas de traitement, pas de vie", confie-t-il. Il se dit "très heureux de pouvoir finalement recevoir un traitement", mais triste aussi de laisser ses proches à Gaza, où "la situation est catastrophique". Pour d'autres, partis se faire soigner en Egypte avant la fermeture totale de la frontière, cette réouverture signifie le retour à Gaza.

"Ma mère a fini son traitement et nous attendons qu'elle rentre d'Egypte. Pour moi, c'est un jour de joie. Je vais serrer ma mère dans mes bras", raconte Abdel Rahim Mohammed, un homme de 30 ans qui vit à Khan Younès, dans le sud de Gaza.

Sa mère âgée de 63 ans a quitté la bande de Gaza en mars 2024 pour être soignée en Egypte d'un cancer du sein. Il y a deux jours, elle a envoyé un message à son fils: "Viens m'attendre à la frontière".

Abdel Rahim Mohammed craint cependant de ne pas pouvoir atteindre Rafah. Le poste-frontière est en effet situé dans un secteur encore occupé par l'armée israélienne, qui s'est retirée d'environ la moitié de la bande de Gaza depuis le début du cessez-le-feu le 10 octobre.

L'aide humanitaire en suspens

L'armée israélienne avait pris le contrôle en mai 2024 du côté palestinien du poste-frontière, resté fermé depuis lors à l'exception d'une brève réouverture au début 2025.

Après une journée de dimanche consacrée aux préparatifs, un responsable israélien a annoncé lundi matin la réouverture de la frontière dans les deux sens pour les habitants, soumis à de strictes restrictions, après l'arrivée sur place de la mission européenne de surveillance EUBAM Rafah.

La frontière avec l'Egypte, dont la réouverture totale est réclamée par l'ONU et les organisations humanitaires, devrait en revanche rester fermée pour l'heure à l'entrée de l'aide dans le territoire en ruines. L'aide internationale venant d'Egypte transite jusqu'à présent par le poste-frontière israélien de Kerem Shalom, à quelques kilomètres de Rafah.

En Egypte, les services de santé se préparaient à accueillir malades et blessés. Le média égyptien AlQahera News a indiqué que 150 hôpitaux et 300 ambulances avaient été mobilisés, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence.

Selon le directeur du principal hôpital de Gaza, Al-Chifa, Mohammed Abou Salmiya, il y a actuellement dans le territoire "20.000 patients, dont 4500 enfants, qui ont un besoin urgent de soins".

"Aucun avenir à Gaza"

Pour Asma Al-Arqan, une étudiante palestinienne, l'ouverture de Rafah est synonyme d'un avenir meilleur. "Il n'y a absolument aucun avenir à Gaza", témoigne la jeune femme qui espère pouvoir poursuivre ses études à l'étranger.

La réouverture totale de Rafah, après le retour en Israël de la totalité des otages de Gaza, est prévue par le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque du Hamas sur le sol israélien.

Les autorités israéliennes ont cependant conditionné tout passage à l'obtention d'"une autorisation sécuritaire préalable" pour sortir de Gaza et y entrer, en coordination avec l'Egypte et sous la supervision de la mission européenne à Rafah.

Les Palestiniens souhaitant retourner à Gaza seront autorisés à emporter un nombre limité de bagages, sans objets métalliques ni électroniques, et avec des quantités limitées de médicaments, selon l'ambassade palestinienne au Caire.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), chargés de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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