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Économie

Victoire pour Trump avec l'adoption du projet de loi budgétaire

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Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, brandit le résultat final du vote après que les républicains de la Chambre ont voté en faveur de l'adoption du projet de loi budgétaire républicain. (© KEYSTONE/EPA/GRAEME SLOAN)

Donald Trump a remporté jeudi la première victoire législative majeure de son second mandat après l'adoption au forceps par le Congrès américain d'un grand projet de loi budgétaire qui acte des baisses d'impôts et des coupes dans la protection sociale des Américains.

Le président républicain doit promulguer ce texte, qu'il a baptisé "grande et belle loi" et dont il a fait la clé de voûte de son programme économique, vendredi, jour de la Fête nationale américaine, comme il le souhaitait ardemment.

Cette loi prévoit la prolongation de colossaux crédits d'impôt adoptés lors du premier mandat du milliardaire, l'élimination de l'imposition sur les pourboires, promesse phare de sa campagne, ainsi que des milliards de dollars supplémentaires pour la défense et la lutte contre l'immigration.

Pour compenser en partie le creusement attendu du déficit, le texte prévoit notamment d'importantes coupes dans Medicaid, programme public d'assurance santé dont dépendent des millions d'Américains aux faibles revenus, une réduction drastique du principal programme d'aide alimentaire du pays de même que la suppression de nombreuses incitations fiscales en faveur des énergies renouvelables adoptées sous Joe Biden.

Après le Sénat, qui l'avait approuvé mardi de justesse, la Chambre des représentants a adopté définitivement ce texte de 869 pages, baptisé "grande et belle loi" par le président lui-même, lors d'un vote très serré jeudi, précédé de multiples pressions et tractations.

Cette loi propulsera l'économie américaine telle une "fusée", a estimé Donald Trump, qui se rend vendredi à un meeting dans l'Iowa (centre) pour lancer les célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis, en 2026.

Selon Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche,"ce texte rassemble toutes les politiques sur lesquelles le président a fait campagne et pour lesquelles les Américains ont voté".

La cérémonie de signature est prévue à la Maison Blanche vendredi à 16h00 (22h00 en Suisse).

Deux républicains contre

Pour dénoncer cette "monstruosité répugnante" qui "fera souffrir les Américains ordinaires", le chef de file des élus démocrates Hakeem Jeffries a prononcé jeudi un discours de près de neuf heures -un record à la Chambre des représentants- afin de repousser au maximum le vote final.

Une fois le scrutin remporté par 218 voix contre 214, des parlementaires ont scandé "USA, USA, USA!" dans l'hémicycle.

Seulement deux élus de la majorité conservatrice ont finalement voté "contre", résultat de la pression maximale exercée par les dirigeants du Parti républicain et par Donald Trump lui-même. Le parti présidentiel ne pouvait pas se permettre plus de trois défections dans son propre camp.

Mercredi soir, le président avait élevé le ton et fait part sur son réseau Truth Social de son impatience: "Qu'est-ce que les républicains attendent?".

Le chef de l'Etat a parlé au téléphone à des élus récalcitrants de son camp jusqu'à tard dans la nuit pour les convaincre, selon le chef de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson.

Dizaines d'amendement

L'explosion attendue du déficit public a rendu l'adoption de la loi difficile pour de nombreux républicains attachés au sérieux budgétaire.

Le Bureau budgétaire du Congrès, chargé d'évaluer de manière non partisane l'impact des projets de loi sur les finances publiques, estime en effet que le texte augmenterait la dette de plus de 3400 milliards de dollars d'ici 2034.

"Je suis venu à Washington (en tant qu'élu, ndlr) pour aider à freiner notre dette nationale", avait ainsi affirmé le républicain Keith Self en exprimant son opposition au texte avant de finalement rentrer dans le rang.

Le projet de loi avait été adopté au Sénat de justesse, mardi, après 26 heures de votes sur des dizaines d'amendements.

Les démocrates, minoritaires dans les deux chambres du Congrès, n'ont pu que retarder son adoption, à l'image du long discours de leur chef de file à la Chambre.

"Dix-sept millions de personnes viennent de perdre leur assurance santé", a dénoncé le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, qui s'affirme comme une figure majeure de l'opposition à Donald Trump.

L'ancien président démocrate Joe Biden a, lui, dénoncé une loi "irresponsable" et "cruelle" pour les Américains les moins fortunés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation

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La BCE reste convaincue que "l'inflation devrait se stabiliser au niveau de son objectif de 2% à moyen terme" (archives). (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux directeurs inchangés jeudi, pour la cinquième fois d'affilée, signalant que la vigueur actuelle de l'euro et le ralentissement de l'inflation ne la forcent pas dans l'immédiat à changer de cap.

Le taux de dépôt, qui fait référence, reste fixé à 2%, le niveau atteint en juin dernier, conformément aux anticipations.

La BCE reste convaincue que "l'inflation devrait se stabiliser au niveau de son objectif de 2% à moyen terme", indique-t-elle dans son communiqué.

L'économie résiste malgré un "environnement mondial difficile", soutenue par l'emploi, la solidité du secteur privé, les efforts budgétaires pour la défense et les infrastructures, ainsi que les effets des baisses de taux, est-il expliqué.

Mais les perspectives restent "incertaines" sur fond de tensions commerciales et géopolitiques, prévient la BCE.

Le début d'année a été agité, marqué par les attaques renouvelées de Donald Trump contre la Réserve fédérale américaine (Fed), ses menaces de s'emparer du Groenland et la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Cela a affaibli sensiblement le dollar: la semaine dernière, l'euro a brièvement dépassé 1,20 dollar, un plus haut en quatre ans et demi, avant de redescendre à 1,18 dollar, suite au revirement de Trump sur le Groenland et à la perspective de la nomination de Kevin Warsh, plutôt favorable à une politique monétaire stricte, à la tête de la Fed.

Un euro fort rend les importations libellées en dollars moins chères sur des biens comme le pétrole, le gaz naturel liquéfié et d'autres matières premières.

Cela accentue les pressions désinflationnistes, alors que la BCE prévoit déjà une inflation inférieure à son objectif cette année et l'an prochain.

De fait, l'inflation en zone euro a ralenti plus que prévu en janvier à 1,7% sur un an, après 2 % en décembre, qui était conforme à l'objectif de 2%, selon Eurostat.

De quoi sortir la BCE de sa "bonne position" affirmée à l'envi face aux risques économiques ? Les observateurs estiment que, sans nouvelles projections pour aider ses décisions, la présidente Christine Lagarde devrait s'en tenir jeudi à des interventions verbales.

Suivi attentif

Mme Lagarde "choisira pour le sujet de l'euro une formulation du type +nous suivons attentivement les évolutions+, sans indiquer une orientation claire de la politique monétaire si l'euro atteint un certain niveau ou un certain rythme d'appréciation", affirme à l'AFP Marco Wagner, économiste chez Commerzbank.

L'appréciation de l'euro face au billet vert repose moins sur la dynamique économique européenne que sur les inquiétudes suscitées par la politique jugée imprévisible de Donald Trump, selon les économistes.

Si la BCE ne vise aucun niveau de change précis, elle rappelle régulièrement que les fluctuations de la monnaie sont surveillées, car elles influencent directement la trajectoire de l'inflation.

Avant la réunion de jeudi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a souligné sur LinkedIn que la BCE "suit de près cette appréciation de l'euro et ses conséquences possibles en termes de baisse de l'inflation".

Son homologue autrichien, Martin Kocher, a estimé que l'appréciation de l'euro, si elle se poursuivait, pourrait contraindre la BCE à "réagir en termes de politique monétaire".

Pilote automatique

La Banque d'Angleterre a quant à elle sans surprise maintenu son taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, en raison d'une inflation repartie à la hausse en décembre et malgré de légers signes de reprise économique.

Ayant laissé le "pilote automatique" en marche, la BCE "peut se permettre d'attendre les projections actualisées du mois prochain pour réévaluer si sa politique monétaire reste appropriée", commente Sylvain Broyer, économiste chez S1P Global Ratings.

Si la BCE devait agir sur ses taux, elle a, par le passé, pris son temps, comme en 2022, lorsqu'elle avait d'abord jugé temporaire la flambée des prix consécutive à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, avant de lancer, des mois plus tard, une série inédite de hausses de taux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Retards persistants dans le versement des allocations chômage

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Certains versements des indemnités de chômage sont retardés (photo prétexte). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des retards persistent dans le versement des allocations chômage. Après des perturbations initiales, le nouveau système de paiement a été nettement amélioré, mais n'a pas encore atteint le niveau souhaité.

"Les spécialistes travaillent d'arrache-pied pour que les améliorations soient visibles et perceptibles au quotidien pour les employés des caisses d'assurance chômage", a précisé jeudi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), contacté par Keystone-ATS. Il n'a pas pu quantifier le nombre de chômeurs concernés par les retards de paiements.

En raison des problèmes techniques, le traitement des demandes est ralenti et les versements peuvent être retardés de plusieurs jours. Dans les cas les plus complexes, les versements peuvent prendre encore plus de temps, mais cela n'est pas lié au système Asal 2.0. En effet, les dossiers compliqués ont toujours nécessité des délais de traitement pouvant atteindre plusieurs mois.

Les retards touchent notamment les premiers versements aux personnes qui sont sans emploi depuis peu. Le SECO a assuré fin janvier que ces arriérés seraient traités en priorité, précisant qu'il n'y a "pas de chiffre fiable sur le nombre de personnes concernées".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Suisse précise son plan pour endiguer la crise du logement

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Le directeur de l'OFL Martin Tschirren a détaillé jeudi les mesures du gouvernement pour dynamiser la construction de logements d'utilité publique. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'Office fédéral du logement (OFL) a précisé jeudi son plan pour endiguer la crise du logement, alors que la pénurie se généralise partout en Suisse. Il prévoit plusieurs mesures pour dynamiser les logements publics. Ses défenseurs dénoncent un manque d'ambition.

La pénurie ne se limite plus aux villes, mais touche tout le territoire. Il pénalise avant tout les bas revenus et aussi toujours plus la classe moyenne, a indiqué le directeur de l'OFL Martin Tschirren devant la presse. Le taux de vacance est passé de 1,72% à 1% entre 2020 et 2025 et les loyers ont augmenté de 23,7% entre 2009 et 2023.

La construction d'un plus grand nombre de logements d'utilité publique permet de maintenir des prix abordables, selon la Confédération. Elle a ces derniers mois pris plusieurs mesures en ce sens.

Le Conseil fédéral veut notamment augmenter le fonds de roulement qui sert à l'octroi de prêts aux maîtres d'ouvrage d'utilité publique pour la construction, la rénovation et l'achat de biens. Il doit être augmenté de 150 millions à partir de 2030. Cette mesure permet de faire face à la demande de prêts qui a doublé ces dernières années, a précisé M. Tschirren.

Grâce au fonds de roulement, 1400 logements arrivent sur le marché chaque année. Or entre 5000 et 6000 logements par année manquent en principe pour répondre à la demande, selon une estimation du directeur de l'OFL.

Une fédération demande le double

Le gouvernement a aussi décidé en décembre de maintenir l'enveloppe qui sert à cautionner la construction des logements d'utilité publique. Il a également renoncé à couper dans le soutien aux logements d'utilité publique, comme prévu par le plan d'économie du groupe d'experts Gaillard.

La Fédération des maîtres d'ouvrage d'utilité publique estime de son côté que le Conseil fédéral manque d'ambition. Le montant supplémentaire prévu pour le fonds de roulement ne suffit pas à répondre à la demande qui a atteint des niveaux records ces dernières années, indique-t-elle dans un communiqué. Au moins 300 millions seraient nécessaires.

Les crédits destinés aux cautionnements doivent aussi être plus élevés. La fédération estime à 2,3 milliards de francs le montant nécessaire pour répondre au besoin réel, alors que le Conseil fédéral table plutôt sur 1,92 milliard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Valiant améliore son bénéfice en 2025

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Si la banque Valiant a vu son résultat d'exploitation se contracter en 2025, elle a cependant bouclé l'exercice sur un bénéfice net en hausse de 2,9% à 154,7 millions de francs (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La banque Valiant est parvenue à augmenter son bénéfice net en 2025, malgré un repli du produit d'exploitation. Des changements sont prévus à la tête de l'établissement bernois, avec le départ du président et son remplacement par l'actuel directeur général.

L'année dernière, la banque a vu son produit d'exploitation légèrement reculer de 0,4% à 549,5 millions de francs. Alors que les activités d'intérêt ont quasiment stagné (-0,1%), celles avec le négoce ont fortement reculé (-18,6%). Le résultat des activités de commissions et de services a par contre enregistré une accélération (+6%), selon un communiqué publié jeudi.

Face à des charges quasiment stables (+0,4%) à 301,3 millions, la banque a enregistré un résultat d'exploitation en repli de 3,4% à 225,5 millions. Elle a cependant bouclé l'exercice écoulé sur un bénéfice net en hausse de 2,9% à 154,7 millions.

Ces chiffres clés sont dans l'ensemble supérieurs aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Seul le dividende, annoncé à 6,0 francs par action (+20 centimes), manque le coche alors qu'il était attendu à 6,10 francs.

L'établissement a par ailleurs vu les avoirs de la clientèle augmenter de 1,6% à 22,8 milliards de francs, tandis que les prêts ont crû de 0,7% à 30,4 milliards.

Sur la période 2025 à 2029, la direction table sur une croissance de 2% par an des prêts à la clientèle et de 5% des activités de commissions et de services. Le dividende doit augmenter chaque année et le taux de reversement dépasser les 50%.

Valiant a également annoncé un programme de rachat d'actions sur une période de trois ans. La banque veut acquérir à partir de cette année au maximum pour 75 millions de francs de ses propres actions.

Le président Markus Gygax ne va quant à lui pas se représenter lors de l'assemblée générale de 2028. Le directeur général Ewald Burgener doit lui succéder. Ce dernier devra céder les rênes opérationnelles du groupe à l'assemblée générale de 2027 et d'abord intégrer le conseil d'administration en tant qu'administrateur.

Un nouveau directeur général devra être désigné cette année pour une entrée en fonction en mai 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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