Suisse
Droits de douane: Ypsomed transfère de la production hors de Suisse
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La mise en oeuvre de taxes douanières punitives aux Etats-Unis pour les produits suisses a incité la société bernoise Ypsomed à prendre des mesures urgentes. Le fabricant de dispositifs d'injection va transférer une partie de sa production de Suisse en Allemagne.
Le groupe basé à Berthoud va donc transférer "le plus grand nombre possible de commandes" destinées au marché américain de la Suisse vers le site allemand de Schwerin, a expliqué le directeur général et conseiller national libéral-radical Simon Michel dans une interview vendredi au quotidien Le Temps, en réponse aux taxes de 39% décidées par le président américain Donald Trump frappant les biens helvétiques.
"Dans le même temps, nous essayons de rapatrier des commandes, à destination de l'Union européenne par exemple, dans l'autre sens, pour ne pas avoir à supprimer des postes" en Suisse, souligne-t-il. M. Michel note que le processus n'est pas aussi aisé qu'il n'y paraît, puisqu'il implique notamment l'accord des clients.
L'exposition de la production suisse au marché américain représente 5 à 6% du chiffre d'affaires d'Ypsomed, soit 25 millions de dollars pour les huit mois restants de l'exercice décalé 2025/26. Pour l'année comptable entière, le montant atteint 40 millions, précise Simon Michel. "C'est une somme gérable, mais non négligeable."
Expéditions retardées
L'entreprise bernoise va également retarder dans la mesure du possible les expéditions vers les Etats-Unis, dans l'espoir qu'un accord soit trouvé rapidement avec le locataire de la Maison Blanche.
A plus long terme, Ypsomed mise sur son usine actuellement en construction aux Etats-Unis, la seule qui fournira à l'avenir le marché américain. Le projet, qui devait être achevé en 2028, a été accéléré. La mise en service est désormais prévue pour le deuxième semestre 2027, a indiqué M. Michel.
Ces quatre prochaines années, une enveloppe de 1,5 milliard de francs sera allouée au développement des infrastructures d'Ypsomed, "mais seulement un sixième est destiné à la Suisse", regrette le patron, qui pointe le doigt sur les déconvenues en série enregistrées depuis dix ans, entre couplage franc-euro par la Banque nationale suisse, Covid, guerre en Ukraine ou encore initiative UDC sur la Suisse à 10 millions d'habitants.
Le conseiller national, par ailleurs membre de la Commission de politique, attend désormais du Conseil fédéral des mesures pour permettre aux entreprises suisses de "survivre", "un peu à la manière de ce qui a été fait pendant la pandémie". Il cite notamment le levier du chômage partiel, dont il faudrait faciliter l'utilisation et prolonger la durée. Simon Michel exclut cependant un soutien direct à l'économie, car "nous ne savons pas combien de temps la situation durera".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
30 ans de la loi sur l'égalité: des avancées, mais encore des défis
La Confédération a célébré lundi les 30 ans de la loi sur l'égalité entre hommes et femmes. Si l'entrée en vigueur de cette loi a permis des avancées, des défis existent encore. Par exemple, les femmes gagnent encore en moyenne 18% de moins que les hommes.
La loi, entrée en vigueur le 1er juillet 1996, poursuit le but de l'égalité des femmes et des hommes dans la vie professionnelle et dans la société. Grâce à elle, des progrès ont été réalisés, relève le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué.
La loi prévoit des instruments permettant aux employées et aux employés de se défendre contre les discriminations fondées sur le sexe, par exemple en matière salariale, lors de promotions ou de licenciements, mais aussi en cas de harcèlement sexuel. Elle oblige aussi les employeurs occupant 100 personnes ou plus à procéder à une analyse de l'égalité des salaires.
La loi a toutefois ses limites et l'objectif d'éliminer les inégalités entre les sexes est encore loin d'être atteint, note le DFJP. En plus de moins gagner que les hommes, les femmes ont une prévoyance professionnelle nettement moins élevée. Par ailleurs, les employeurs ne s'acquittent souvent pas suffisamment de leur obligation de réaliser des analyses de l'égalité salariale.
Le Conseil fédéral est en train d'examiner les effets de la loi. Le ministre de la justice Beat Jans a organisé lundi une cérémonie pour marquer le trentième anniversaire de la loi, en présence de personnalités du monde politique, de la société civile et de l'administration.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les musées suisses restituent au Nigeria 18 biens culturels
Dix-huit biens culturels de l’ancien Royaume de Bénin restitués par trois musées suisses sont arrivés lundi au Nigeria. Présente à Lagos, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a aussi signé un accord pour "renforcer la protection du patrimoine".
Datés du 16e au 18e siècle, ces objets comptent parmi les "bronzes de Bénin". "Ces pièces en métal ou en ivoire représentent des figures ancestrales et royales et remplissent des fonctions à la fois cultuelles, politiques et cérémonielles", note l'Office fédéral de la culture dans un communiqué.
Parmi les biens rapatriés figurent aussi cinq pièces saisies en Suisse dans le cadre d’une procédure judiciaire.
Lundi, Elisabeth Baume-Schneider, en visite au Nigeria jusqu'au 1er juillet, a signé avec Hannatu Musa Musawa, ministre nigériane de la Culture, un accord sur l’importation, l’exportation et le rapatriement de biens culturels.
L'objectif est de prévenir le trafic, faciliter la restitution et améliorer le partage d’informations, d’expertise et de bonnes pratiques entre les deux pays.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Pascal Jaussi condamné à 5 ans et demi de prison à Fribourg
Pascal Jaussi est condamné à 5 ans et demi de prison par le Tribunal pénal économique (TPE) fribourgeois. Le fondateur de Swiss Space Systems (S3) a été reconnu coupable notamment d'abus de confiance, d'escroquerie, de faux dans les titres et d'incendie intentionnel.
Le jugement a été prononcé lundi à Granges-Paccot par le président du TPE Alain Gautschi. Pascal Jaussi a été blanchi en revanche de certains chefs d'accusation, comme la violation de l'obligation de tenir une comptabilité. Le Ministère public avait requis une peine de huit ans, alors que la défense avait plaidé l'acquittement.
Le tribunal a retenu par ailleurs la thèse de la mise en scène dans l'épisode du 26 août 2016. Pascal Jaussi, qui fêtera ses 50 ans le 30 août prochain, avait été retrouvé gravement brûlé ce jour-là dans la forêt d'Aumont, au-dessus de Cugy/Vesin (FR), dans la Broye. Un acte qui aurait permis de retarder la faillite de S3.
Agression simulée
Cette dernière a été finalement prononcée en janvier 2017. La peine de Pascal Jaussi n'a toutefois pas été alourdie par l'épisode de l'agression simulée. Aux yeux du président du TPE, l'entrepreneur déchu, actif du côté de Payerne (VD), "a suffisamment payé de sa propre personne", en lien avec les blessures physiques subies alors.
Pascal Jaussi a été jugé en mai et juin pour la faillite de sa société, en laissant un découvert de 31,6 millions, montant contesté par son avocate. Au début de son aventure, il était volontiers qualifié d'"Elon Musk Suisse", avec son ambition de démocratiser l'espace, en y envoyant des passagers via de mini-satellites.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
L'autorisation de projet muséal lié au Corbusier à Genève annulée
L'autorisation du Département du territoire (DT) au projet muséal de la Ville de Genève dans l'immeuble Clarté du Corbusier est annulée par la justice. Dans une décision de mardi dernier rendue publique lundi, le Tribunal administratif l'estime contraire à la loi.
Délivrée en octobre 2024, l'autorisation permettait la réaffectation de deux logements pour les changer en appartements-témoins ouverts à des visites publiques. Elle dispensait la Ville de Genève de compenser ces deux habitations par d'autres surfaces ailleurs.
Les copropriétaires de l'immeuble et les locataires des deux appartements en cause ont recouru contre cette décision. Or la dispense prévue dans la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR) ne s'applique que lorsque les changements d'affectation répondent aux besoins des habitants du quartier.
Contrairement à ce que plaidait la Ville de Genève, le tribunal estime que ce principe n'est pas honoré. Un recours est possible auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice.
"La Ville de Genève prend acte du jugement", a affirmé à Keystone-ATS une responsable de la communication du Département de l'aménagement, des constructions et de la mobilité (DACM). "L'opportunité de rendre accessible au public cette oeuvre architecturale, au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2016, n'est pas remise en cause", ajoute-t-elle. La Ville de Genève dit qu'elle va examiner durant les prochaines semaines les options qui s'offrent à elle.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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