Culture
Le Léopard d'or pour le film japonais "Tabi to Hibi" à Locarno
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Le film japonais "Tabi to Hibi" du réalisateur Sho Miyake a remporté le Léopard d'Or en compétition internationale samedi au dernier jour du Festival de Locarno. Les deux films suisses ("Le lac", "Le Bambine") dans cette catégorie repartent bredouilles.
Le film du scénariste et réalisateur Sho Miyake se compose de deux intrigues indépendantes, chacune basée sur un manga du dessinateur Yoshiharu Tsuge. La première histoire nous emmène en été, au bord de la mer. Le spectateur y assiste à une rencontre sensuelle entre les personnages Nagisa et Natsuo.
La deuxième partie du film transporte le spectateur en hiver, dans un village enneigé. La scénariste Li y croise Benzo, qui tient une maison d'hôtes. Alors que la première rencontre est silencieuse et sensuelle, la seconde incite Li à réfléchir sur sa vie.
En remportant le Léopard d'Or, "Tabi to Hibi" s'est imposé face à 17 autres films présentés en compétition internationale lors du 78e Festival du film de Locarno. Toujours dans cette catégorie, le prix de la meilleure réalisation revient au réalisateur irako-français Abbas Fahdel pour son film "Tales of the Wounded Land", qui traite de la vie quotidienne dans le sud du Liban pendant et après la guerre.
Double distinction pour "White Snail"
Les prix de la meilleure interprétation ont été décernés à Manuela Martelli, de nationalité chilienne, et Ana Marija Veselcic, croate, pour le film "God Will Not Help" et à Marya Imbro et Mikhail Senkov, le seul homme, tous deux biélorusses, dans "White Snail", une coproduction austro-allemande. Ce drame a également remporté le Prix spécial du jury.
Dans "White Snail", Marya Imbro incarne une jeune Biélorusse suicidaire qui rêve d'une carrière de mannequin. Alors qu'elle est hospitalisée, elle observe Misha, joué par Mikhail Senkov, qui travaille à la morgue.
Son travail, qui touche la mort de près, la fascine. Ces personnages marginaux, sur lesquels plane un voile de tristesse, finiront par réussir à s'aimer.
Mention spéciale
Les deux coproductions suisses retenues en compétition internationale ont été distinguées dans d'autres catégories. "Le Lac" du réalisateur neuchâtelois Fabrice Aragno a décroché une mention spéciale du prix du jury oecuménique. Le premier film de cet ancien complice de Jean-Luc Godard suit le duo, formé de Clothilde Courau et du navigateur suisse Bernard Stamm, dans une course de plusieurs jours sur le Léman.
Il est aussi distingué par le premier prix du Junior Jury Awards tandis que "Les moustiques" ("Le bambine") de Valentina et Nicole Bertani, le second film suisse en compétition internationale, obtient une mention spéciale.
Acteur primé dans un film suisse
Dans la section "Cinéastes du présent", le premier film de fiction "Don't Let The Sun" de la réalisatrice zurichoise Jacqueline Zünd n'a pas remporté le Léopard d'or, mais a tout de même obtenu le prix de la meilleure interprétation. Celui-ci a été décerné à l'acteur géorgien Levan Gelbakhiani, qui joue le rôle de père de Nika, une fillette de neuf ans, à la demande de sa mère.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Black Movie distingue "Al oeste, en Zapata" du Cubain David Bim
Black Movie, à Genève, a remis le Prix de la Critique au film "Al oeste, en Zapata", du réalisateur cubain, David Bim. Cette 27e édition du festival international de films indépendants, qui s'est terminée dimanche, a accueilli près de 25'750 festivaliers.
Durant dix jours, le public a pu découvrir 104 films, dont 48 longs métrages, ont indiqué dimanche les organisateurs dans un communiqué. Près d'une vingtaine d'invités étaient présents pour accompagner les longs métrages.
Parmi les films les plus suivis figurent notamment "Orwell: 2+2=5" du Haïtien Raoul Peck, qui confronte les écrits d'Orwell avec des images contemporaines. "No Other Choice" a également été bien suivi, démontrant l'attachement du public pour le travail du Sud-Coréen Park Chan-wook, poursuit le communiqué.
Spectateurs et spectatrices ont également fait preuve de curiosité en fréquentant avec assiduité les séances de films réalisés par de nouveaux talents, comme la réalisatrice et actrice mexicaine Mayra Hermosillo (Vainilla), le réalisateur thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke (Fantôme utile), et le réalisateur américain Neo Sora (Happyend).
Les prix
Le Prix de la Critique, doté de 5000 francs, a été unanimement attribué par le jury au film "Al oeste, en Zapata" de David Bim. Le jury a apprécié le "classicisme impeccable" du réalisateur cubain. Le film raconte l'histoire pleine d'humanité d'une famille au coeur de la pandémie, en marge de la société cubaine.
Le Prix des Jeunes, d’une valeur de 1000 francs, a été décerné à "Singing Wings" du Kurde Hemen Khaledi. Le jury composé là de neuf élèves a relevé "ses thématiques touchantes, notamment l’importance de la communauté et les migrations, tant chez les humains que chez les animaux."
Quant au Prix Payot Petit Black Movie, d’une valeur de 1000 francs, il est allé à "Autokar" de Sylwia Szkiłądź (France, Belgique, Pologne). Le Prix des Enfants est lui décerné à Backstreet Birds de Gertrūda Nemčauskaitė (Lituanie).
Black Movie reviendra pour une 28e édition du 22 au 31 janvier 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Redevance: Bron et les producteurs alertent sur un démantèlement
À l'approche de la votation sur l’initiative "200 francs, ça suffit", qui veut réduire le montant de la redevance, les milieux de l’audiovisuel suisse tirent la sonnette d’alarme. Réalisateur, Jean-Stéphane Bron a dénoncé un affaiblissement "brutal" du service public.
"En Suisse, nous avons décidé collectivement de subventionner l’agriculture, les transports ou les universités, parce que le marché seul ne peut pas les faire survivre. Il en va de même pour le cinéma et la télévision", a dit Jean-Stéphane Bron à Keystone-ATS dimanche aux Journées de Soleure, en marge d’une conférence de presse organisée par Cinésuisse. "Plutôt que de programmer son démantèlement, on devrait chérir la SSR comme un trésor national."
Pour le cinéaste, l’argument selon lequel les jeunes paieraient pour des contenus qu’ils ne consomment pas relève d’un "faux débat". "Les jeunes s’informent massivement en ligne, et c’est précisément là que la SSR fait barrage aux fake news", souligne-t-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Genève, une exposition alerte sur l'exploitation de la montagne
Bernard Garo et Jacques Pugin présenteront leurs oeuvres dans l'exposition "Glaciers", dès le 4 février au Centre des arts de l'Ecole internationale de Genève. Ils associent la peinture et la photographie pour alerter sur l'exploitation de la montagne.
Jacques Pugin exposera des superpositions photographiques complétées de touches de peinture acrylique. Bernard Garo apportera lui des toiles en format monumental de plusieurs mètres de côté, peintes avec des limons et des sédiments récoltés sur les glaciers.
Par leurs oeuvres, les deux artistes romands expriment leur indignation face à l'exploitation de la montagne et aux traces laissées par les activités humaines. Ils dénoncent notamment la pose de bâches sur la grotte du Glacier du Rhône (VS), pour "gagner de l'argent sur l'extinction" de ce paysage, estime Bernard Garo, contacté par Keystone-ATS.
L'art leur sert à alerter sur la fonte de ces géants de glace et "raconter par le beau, l'histoire de cette disparition programmée", explique Bernard Garo, évoquant "un sublime désastre". Il ajoute que "l'art a pour rôle de sensibiliser, d'émerveiller" et de relayer ce témoignage de puissance autant que de fragilité incarné par les glaciers. Sa démarche vise à transmettre les connaissances en associant l'art à la science.
Face à ces paysages, l'émerveillement subsiste toujours pour Jacques Pugin, bien qu'il soit mêlé à la tristesse et au sentiment d'impuissance. Il s'attend à des situations "catastrophiques" lorsque les glaciers auront disparu et regrette le manque d'attention pour ces sujets. En écho, Bernard Garo évoque la perte d'une mémoire millénaire pour l'Humanité.
L'exposition s'ouvrira par une table ronde le 4 février au soir (sur inscription), en présence des deux artistes et d'un glaciologue. Deux de leurs courts-métrages seront également projetés. L'exposition restera ouverte durant un mois.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Alain Monney, pilier de Carabine FM et des Pique-Meurons, est mort
L’humoriste genevois Alain Monney est décédé jeudi à l’âge de 74 ans à Genève, après avoir lutté durant deux ans contre une tumeur au cerveau. Figure marquante de la RTS TV et radio, il a notamment connu un large succès avec "Carabine FM" et "Les Pique-Meurons".
Musicien, scénariste et homme de radio et de télévision, Alain Monney débute dans les années 1970 avec le groupe folk "Aristide Padygros", avant de s’imposer dès les années 1980 sur les ondes de la Radio Télévision Suisse Romande. Son humour décalé a marqué durablement Couleur 3, notamment dans l’émission "Carabine FM", avec Lolita et Gérard Mermet. Ce dernier a confirmé vendredi à Keystone-ATS le décès de l'artiste, annoncé par plusieurs médias.
Alain Monney reste aussi indissociable de la sitcom "Les Pique-Meurons", qu’il a coécrite et produite pour la RTS. Diffusée au début des années 2000, la série réunissait jusqu’à 250’000 téléspectateurs, selon la RTS, et a connu un retour sur scène il y a trois ans.
Parallèlement, Alain Monney s’est produit sur les scènes romandes, a écrit des livres pour enfants et développé une ½uvre artistique mêlant marche, écriture et cartographie, à travers le "stepwriting", avec son "Alphabet toponymique français à l’usage des stepwriters", lit-on sur le site de la RTS.
Il était remonté sur scène en 2021 pour une série de concerts-lectures. Il avait trois enfants, deux filles et un garçon.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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