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Genève

Un comité unitaire contre l'initiative qui "protège la police"

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A Genève, un comité unitaire appelle à voter "non" le 28 septembre à l'initiative de l'UDC qui confère une immunité relative aux membres des forces de l'ordre. Il estime que le texte va couvrir les abus (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, un comité unitaire appelle à voter "non" le 28 septembre à l'initiative de l'UDC qui confère une immunité relative aux membres des forces de l'ordre. Il la juge contraire à l'Etat de droit.

"L'initiative 'Oui, je protège la police qui me protège' a été lancée en période électorale et de manière opportuniste en réaction au mouvement contre les violences policières", a dénoncé mercredi devant les médias Raphaël Roux, président de l'Association des juristes progressistes (AJP). Celle-ci s'oppose à ce texte "outrancier", aux côtés d'associations de défense des droits humains, des syndicats et de la gauche.

L'AJP avait saisi la Chambre constitutionnelle pour faire invalider cette initiative qui vise, selon ses auteurs, à empêcher la "multiplication" des poursuites pénales "chicanières" envers tout membre du corps de police. L'association a partiellement obtenu gain de cause, sauf pour ce qui est de l'immunité relative, qui devra être levée à huis clos par le Grand Conseil, après un débat "politique".

Le comité dénonce une tentative de placer la police au-dessus du droit commun, même en cas de soupçon d'infraction grave. Le texte affaiblira l'accès à la justice, notamment pour les victimes de violences sexistes et sexuelles. De fait, 90% des personnes accompagnées par Viol-Secours ne portent pas plainte contre la police, par honte ou par crainte des représailles, a indiqué une représentante du collectif.

"Unanimement décriée"

L'initiative menace aussi les droits syndicaux. "L'exercice de la contrainte et de la violence par la police doit être cadré et proportionné. Le risque d'abus sera plus important avec ce texte", a relevé Manuela Cattani, au nom de la Communauté genevoise d'action syndicale. Et de constater que les personnes précarisées, racisées, les migrants et les manifestants sont davantage victimes de violences policières, qui débouchent "rarement sur une condamnation".

Or l'initiative va accentuer l'inégalité de traitement devant la justice, augmenter les chances d'impunité de la police et réduire la capacité de se retourner contre un membre de l'Etat. "Cette initiative est dangereuse pour nos droits fondamentaux", a mis en garde Marie Leblanc Rigal, de Solidarités.

Même si tous les partis, sauf l'UDC et le MCG, s'opposent à ce texte et que les syndicats de police n'en veulent pas, le comité unitaire estime qu'il ne faut pas sous-estimer la capacité de tromper l'électorat avec des arguments fallacieux. "Il faut prendre cette initiative au sérieux, même si elle est unanimement décriée. Dans un Etat de droit, les policiers ne sont pas au-dessus des lois", a déclaré Raphaël Roux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Un banc rouge à Carouge (GE) contre les violences faites aux femmes

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La Ville de Carouge aura un banc rouge, symbole de la lutte contre les féminicides. Un rassemblement avait eu lieu dans la Cité sarde fin janvier dernier, suite à la mort d'une femme dans son appartement carougeois. Suspecté, son compagnon avait été arrêté (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Ville de Carouge (GE) aura un banc rouge, symbole de la lutte contre les féminicides et les violences conjugales. Peint en vermillon, couleur du sang des victimes mais aussi de la vie, ce banc installé à la Place de Sardaigne sera officiellement inauguré mardi prochain.

La campagne du banc rouge, "panchina rossa", est née en Italie en 2016 et s'est rapidement étendue en Europe et en Amérique latine. Ce banc est le témoin visible de la mobilisation collective contre les violences faites aux femmes et de la force de celles et ceux qui refusent que ces violences restent invisibles, relève jeudi la Ville de Carouge.

Cette initiative revient à la Société des associations italiennes de Genève (SAIG). La Ville de Carouge a accepté sa demande, convaincue de l'importance de renforcer la sensibilisation et la dénonciation des féminicides et plus généralement des violences faites aux femmes. Le banc rouge est muni d'une plaque sur laquelle on peut lire "En mémoire de toutes les femmes victimes de violences".

Ailleurs en Suisse, plusieurs bancs rouges ont déjà été installés. On en trouve notamment au Tessin, ainsi qu'à Olten (SO).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le CICR "très inquiet" des effets des restrictions à Ormuz

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Les perturbations à Ormuz en raison de la guerre au Moyen-Orient vont provoquer des conséquences importantes pour les humanitaires (archives). (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Le CICR est "inquiet" des effets pour les organisations humanitaires des restrictions dans le détroit d'Ormuz. Il a plusieurs options pour distribuer son approvisionnement mais il pourrait être affecté dans un second temps, selon son directeur général.

Les implications régionales de la guerre au Moyen-Orient "sont très préoccupantes", a dit jeudi Pierre Krähenbühl à des journalistes à Genève. L'augmentation des coûts de l'énergie, des assurances et des livraisons "auront également des conséquences pour nous en termes humanitaires" sur les coûts opérationnels, ajoute-t-il. Ou encore en raison des perturbations dans l'acheminement d'engrais vers l'Afrique et l'Asie.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n'a pas été "approché" pour tenter de faciliter le passage de convois à Ormuz, a affirmé M. Krähenbühl. La dimension de cette intervention "dépasse les moyens que nous avons", admet-il toutefois.

L'organisation s'appuie elle sur plusieurs centres de distribution dans le monde. De l'aide a aussi été prépositionnée dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'initiative anti-spéculation de l'ASLOCA partiellement invalidée

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Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements " de l'ASLOCA, considérant une de ses dispostions contraire au droit (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements" de l'ASLOCA. Il a supprimé la disposition prévoyant un droit de préemption obligatoire lors de l'achat d'immeubles à des prix manifestement exagérés, la considérant contraire au droit.

Cette obligation exclut toute marge d'appréciation et pesée d'intérêts. Elle porte une atteinte disproportionnée à la garantie de la propriété et à la liberté économique, a indiqué mercredi le gouvernement.

Le Conseil d'Etat estime que la mise en oeuvre de cette initiative, qui vise à modifier la loi sur le logement et la protection des locataires, sera difficile en termes de délais mais aussi de moyens humains et financiers. Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre la spéculation sur les immeubles locatifs, il préconise au Grand Conseil de la rejeter, sans lui opposer de contre-projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève veut que la France accueille une manifestation

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Pour la première fois, le Conseil d'Etat genevois a fait le point mercredi devant les médias sur la tenue du Sommet du G7 à Evian (F) en juin. Il veut que la France autorise la tenue d'une manifestation sur son territoire (archives). (© Keystone/EPA/ROBERT GHEMENT)

Pour la première fois, le Conseil d'Etat genevois a fait le point mercredi devant les médias sur la tenue du Sommet du G7 à Evian (F) en juin. Il veut que la France autorise la tenue d'une manifestation sur son territoire.

"La France doit garantir un lieu pour une manifestation. Il n'est pas acceptable que la question du débat démocratique soit reportée sur notre territoire et gérée par le canton", a déclaré la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, en charge du Département des institutions et du numérique (DIN). Et la socialiste de rappeler Genève et la Suisse ne sont ni organisateur ni partie prenante au sommet.

Magistrate de tutelle de la police, elle était à Paris mardi pour poursuivre les travaux préparatoires avec les autorités françaises. Les relations sont très bonnes au niveau opérationnel, mais "au niveau politique, c'est plus compliqué concernant la question d'un contre-sommet", a-t-elle admis.

Genève avait vécu "un trauma" en 2003, a rappelé le président du gouvernement Thierry Apothéloz.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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