Rejoignez-nous

Suisse

Nestlé cumule les déboires à sa direction générale

Publié

,

le

Au terme d'une enquête lancée en mai, le conseil d'administration de Nestlé a estimé que "la relation amoureuse non déclarée avec une subordonnée directe constitue une infraction au Code de conduite professionnelle" du groupe, a indiqué ce dernier dans un communiqué lundi soir. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Avec le départ abrupt de Laurent Freixe, pris dans une affaire de relation privée, Nestlé change de directeur général pour la deuxième fois en un an. Plutôt habitués aux annonces financières du groupe, les investisseurs fondent leurs espoirs sur le nouveau patron.

Au terme d'une enquête lancée en mai, le conseil d'administration de Nestlé a estimé que "la relation amoureuse non déclarée avec une subordonnée directe constitue une infraction au Code de conduite professionnelle" du groupe, a indiqué ce dernier dans un communiqué lundi soir.

"C'était une décision nécessaire", a estimé le président du conseil d'administration Paul Bulcke, cité dans le document.

Le directeur général de Nespresso, Philipp Navratil, succède avec effet immédiat à M. Freixe. Au sein de Nestlé depuis 24 ans, il a débuté sa carrière en 2001 à la révision interne pour atteindre la direction des capsules de café l'an dernier.

"Le conseil d'administration est confiant que M. Navratil fera rapidement progresser notre stratégie de croissance et accélérera nos efforts en matière d'efficacité. Nous ne changeons pas de cap en ce qui concerne notre stratégie", a insisté M. Bulcke.

M. Freixe avait été nommé directeur général du groupe fin août 2024 alors qu'il était directeur de la région Amérique latine. Le Français avait rejoint l'entreprise en 1986.

Il a lui-même succédé au Germano-Américain Mark Schneider, à ce poste depuis 2016. Son départ avait alors été qualifié de "coup de tonnerre" et "sans précédent" par certains analystes, car les passations de pouvoir à la tête du paquebot alimentaire se font habituellement sur plusieurs années.

Encore avant lui, Paul Bulcke avait été remplacé fin juin 2016 par M. Schneider, afin de "déclencher une nouvelle ère pour Nestlé" et donner "un signal clair" pour notamment l'intégration des filiales axées sur la santé Nestlé Health Science et Nestlé Skin Care dans le groupe. En 150 ans d'histoire, il s'agissait du deuxième patron recruté en externe.

Paralysie des investisseurs

Le changement de patron pourrait entraîner "une incertitude paralysante", selon l'expert de la Banque cantonale de Zurich, Patrik Schwendimann. Le groupe "est en pleine relance stratégique après le départ de M. Schneider il y a tout juste un an", ajoute l'analyste Jean-Philippe Bertschy de Vontobel.

Pour Andreas von Arx, de Baader Helvea, ce sont "des signes à la fois positifs et négatifs", car le nouveau nommé à la tête du groupe pourrait renouveler l'élan stratégique de l'entreprise.

"Le fait que Nespresso compte parmi les produits phares de Nestlé, et soit de nouveau sur la voie du succès, devrait l'aider", estime M. Schwendimann. Le second analyste espère que le successeur "aura l'ambition de s'attaquer aux problèmes liés aux catégories et produits" comme les aliments surgelés, l'activité chocolat en Europe ou encore les eaux de premiers prix.

"L'une de ses premières priorités sera de sortir Nestlé de la mauvaise passe médiatique qu'il traverse actuellement", a ajouté M. Bertschy, en référence notamment aux déboires de Nestlé avec ses eaux minérales en France. De leur côtés, les investisseurs souhaiteront d'abord voir des progrès dans les chiffres.

A midi, le titre Nestlé reculait de 0,9% à 74,85 francs dans un indice SMI en baisse de 0,12%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Longs embouteillages à prévoir à la Pentecôte

Publié

le

Il faut s'attendre à nouveau à des embouteillages sur les principaux axes autoroutiers pendant le week-end de la Pentecôte. (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Viasuisse et le TCS s'attendent à un trafic intense et à de longs embouteillages ce week-end de la Pentecôte. Samedi, 20 kilomètres de bouchons sont prévus devant le portail nord du tunnel du Gothard.

Les embouteillages pourraient ainsi durer deux fois plus qu'à l'Ascension. Selon Viasuisse, le week-end de l'Ascension est resté "dans des limites raisonnables" cette année, avec des bouchons de 10 kilomètres au maximum.

Le TCS prévoit pour vendredi un temps d'attente prolongé devant l'entrée nord du Gothard. Il est conseillé d'éviter les heures de pointe. Les retours du lundi sont généralement moins chargés.

Depuis le 8 mai, la route du col du Gothard est à nouveau ouverte. Afin d'éviter le trafic de contournement à travers les communes voisines, la sortie d'autoroute prolongée de Göschenen a été remise en service à la belle saison. Cette bretelle d'une longueur de 3 km permet d'éviter l'engorgement de la route cantonale à partir de Wassen (UR) en cas de bouchons au portail nord du tunnel du Gothard.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse Romande

L'Hôpital du Valais repasse dans les chiffres noirs

Publié

le

L'exercice 2025 de l'Hôpital du Valais rendu public mercredi présente un résultat bénéficiaire de 2,9 millions (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Hôpital du Valais a présenté mercredi des comptes 2025 positifs, avec un bénéfice de 2,9 millions de francs pour un chiffre d'affaires global de 923 millions. Un résultat jugé "particulièrement significatif" après trois années déficitaires.

Cet exercice bénéficiaire "a été rendu possible par une maîtrise rigoureuse des charges et l'engagement quotidien du personnel dans des conditions souvent difficiles", relève l'institution hospitalière dans un communiqué mercredi. Les ressources ont été optimisées "avec une grande discipline" dans un contexte économique tendu. Cette "gestion prudente" a permis de contenir l'augmentation des charges à 3%, précise encore l'Hôpital du Valais.

L'institution souligne aussi une activité maintenue à un niveau élevé, avec un nombre de sorties supérieur à l'année précédente ainsi qu'une activité ambulatoire en croissance (+2,7%). "Les efforts en faveur du personnel se sont maintenus au cours de l'exercice 2025", avec la signature d'une nouvelle convention collective de travail qui doit être mise en oeuvre progressivement jusqu'en 2029.

Des défis restent toutefois à venir, dont la mise en service des nouveaux bâtiments, qui engendrera de nouvelles charges. "La poursuite de cette culture de la maîtrise des coûts, associée à l'exigence qualitative de l'Hôpital du Valais, sera essentielle pour pérenniser un hôpital solide", résume l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Le déménagement de la RTS à l'EPFL aborde sa phase cruciale

Publié

le

Une vue sur le grand hall d'entrée et d'accueil du nouveau site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens, sur le campus de l'EPFL. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Inauguré en novembre 2025, le nouveau site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens continue de regrouper par étapes les rédactions TV de Genève et radio de la Sallaz-Lausanne. L'actualité radio doit intégrer le site en juin et celle de la TV en novembre prochain.

Concrètement, les émissions "Forum" et "La Matinale" ainsi que les flashs d'informations prendront leurs quartiers sur le campus de l'EPFL d'ici fin juin. Quant à l'actualité télévisuelle, il faudra attendre fin novembre pour voir le "19h30" être réalisé sur le nouveau site. La rédaction des sports sera la dernière à être rapatriée, mais pas avant 2028.

Les responsables de la RTS ont fait le point mercredi sur les déménagements à venir lors d'une visite ouverte aux médias du complexe flambant neuf situé au sud du campus. Trônant entre la Tour Odyssea, reconnaissable à sa double façade vitrée et sa haute antenne, et le Rolex Learning Center, le nouveau QG de la RTS a plus ou moins la forme d'un imposant piano à queue, vu du ciel.

Quelque 950 personnes au total seront amenées à venir travailler sur le site de Lausanne-Ecublens et ses 500 places de travail, sur une surface utile de près de 25'000 m2 (y compris le parking). Conçu donc pour favoriser les échanges avec la population, le lieu accueillera des studios pour des émissions en public (musique, divertissement) et un foyer avec des espaces d'exposition et d'éducation aux médias, ainsi qu'un restaurant ouvert aux visiteurs.

Coût de 165 millions, autofinancé

"C'est le fruit de douze années de réflexion et de travail. Nos objectifs étaient de casser un système en silos, d'avoir une flexibilité totale pour les 90 prochaines années et de miser sur l'ouverture au public, le voir et être vu", a déclaré devant les médias Pascal Crittin, directeur de la RTS et membre de la direction de la SSR. "Ce nouveau site incarne le service public du futur".

"Chaque étape de la production est pensée pour être innovante, collaborative et permettre de déployer des contenus audio et vidéo de manière intégrée, tant en radio qu'en télévision et que sur le digital", a-t-il expliqué.

Le coût total du site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens se monte à 165 millions de francs, dont 130 millions pour le seul bâtiment et son architecture extérieure et intérieure, et 35 millions pour ses équipements techniques et technologiques. Un investissement entièrement autofinancé par la vente du bâtiment de la Sallaz et de plusieurs autres locaux du parc immobilier de la RTS, mais sans compter la vente de la tour RTS à Genève.

Portes ouvertes les 30 et 31 mai

Un week-end d'ouverture au public - gratuit et sans inscriptions nécessaires - est organisé les samedi 30 mai (09h00-21h00) et dimanche 31 mai (08h30-18h00) prochains. Durant le mois de juin, la population est invitée à participer à des émissions en public, des ateliers et des visites pour continuer à découvrir le nouveau site.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Réforme AVS2030 sans augmentation de l'âge de la retraite

Publié

le

L'âge de la retraite des femmes est passé de 64 à 65 ans avec la dernière réforme de l'AVS (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La réforme AVS2030 prévoit une amélioration des cotisations et le maintien dans la vie active. Un relèvement de l'âge de la retraite n'est pas d'actualité. Le Conseil fédéral a ouvert mercredi la consultation pour les partis et les milieux concernés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Verseau

Profitez de l’énergie présente pour innover... Des échanges numériques fluides, vont vous mobiliser autour de projets concrets.

Les Sujets à la Une