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Culture

A Morges, Martin Suter au rendez-vous du "Livre sur les quais"

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L'écrivain Martin Suter pris en photo le 27 août dans la maison d'édition Diogenes à Zurich, peu de temps avant sa venue au Livre sur les Quais à Morges. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'auteur zurichois Martin Suter participe à la prochaine édition du "Livre sur les quais" à Morges, du 5 au 7 septembre. Il y présentera la version française de son dernier polar, "Allmen et le dernier des Weynfeldt", où il réunit deux de ses personnages fétiches.

Ce 7e volet de la série "Allmen", publié en allemand en 2024 et récemment traduit en français, marque la première rencontre entre Johann Friedrich von Allmen, un détective esthète et fauché, et Adrian Weynfeldt, un richissime expert en art réservé et solitaire: les deux protagonistes évoluaient jusque-là dans des récits séparés. "Cette alliance littéraire ne sera pas la dernière", a d'ores et déjà annoncé Martin Suter à Keystone-ATS, rencontré dans les locaux de sa maison d'édition Diogenes à Zurich.

"Une littérature sans leçon à donner"

A l'époque où la fantasy cartonne, Martin Suter, 77 ans, reste fidèle à sa manière: créer un monde parfaitement normal, rendant l'inattendu encore plus déstabilisant. "Je crois au réalisme. Je n'ai pas de message", affirme-t-il, revendiquant une littérature sans leçon à donner.

Une posture qu'il n'a pas toujours affichée: Martin Suter a collaboré avec le cinéaste suisse Daniel Schmid, en signant le scénario du film "Berezina ou Les derniers jours de la Suisse" (1999). Le film, une satire politique, avait été salué pour sa critique acerbe de la société suisse.

On l'a aussi lu dans la presse. Après avoir quitté son poste de publicitaire au début des années 1990 - il est un des rares auteurs en Suisse à vivre de sa plume -, Martin Suter a écrit des chroniques pour le magazine Die Weltwoche, intitulées "Business Class".

Ces chroniques satiriques, qui décrivaient les travers du monde des affaires, lui ont rapporté jusqu'à "2000 francs par texte", a-t-il relevé. Au début des années 2000, - et après le virage à droite UDC de la Weltwoche -, il a transféré quelque temps cette chronique dans le supplément hebdomadaire Das Magazin du quotidien Tages-Anzeiger.

Emporté ailleurs

Côté roman et polar, Martin Suter conçoit la lecture comme une parenthèse, un pas de côté. "J'aime bien faire du lecteur, pendant quelques heures ou quelques jours, un citoyen inutilisable", dit-il en souriant. Comprendre: un lecteur absorbé, distrait de la réalité, pris dans les filets d'un récit qui l'emporte ailleurs.

Sur la mécanique du suspense, il cite volontiers parmi ses références, le romancier E.T.A. Hoffmann, dont il soupçonne qu'Hitchcock s'est inspiré: "Ce jeu de tension et de relâchement, cela m'a marqué."

L'homme au costume trois pièces et au regard rieur avoue pourtant lire peu de fiction aujourd'hui: "j'ai ma vie réelle, et celle fictionnelle de mes livres. Cela fait déjà beaucoup." Il confie toutefois avoir été fortement influencé par l'écrivain britannique W. Somerset Maugham, découvert à Fribourg grâce à une voisine anglaise: "quand je relis ses textes, j'y retrouve des phrases que j'aurais pu écrire."

Martin Suter écrit ses romans sur un an, de la première idée jusqu'aux épreuves. "Je ne peux pas commencer sans savoir où je vais, confie-t-il. Si je ne connais pas le but, je n'y arrive pas."

Au chapitre 8 de son prochain roman

Aujourd'hui, il en est au chapitre 8 de son prochain roman - tandis que "Wut und Liebe" (2025), qui cartonne actuellement en Suisse alémanique, va sortir l'an prochain en français. Il voulait faire une pause, dit-il, mais l'histoire l'a rattrapé. L'écriture reste une nécessité. "Finir un livre ne me rend pas triste. Je suis content, je fais autre chose, je voyage. Mais ne plus pouvoir écrire, ce serait une punition."

Même les nouveaux outils numériques ne le détournent pas de cette discipline. Il utilise ChatGPT "comme un moteur de recherche". Il s'amuse, reconnaît ses qualités, mais trace une ligne: "il m'a proposé d'écrire un chapitre. J'ai dit non." Des connaissances lui ont envoyé des textes écrits par l'IA générative "à la manière de Martin Suter". "Ce n'était pas ça. Ce n'est pas suffisant d'écrire des phrases courtes pour m'imiter."

Pour ceux qui ont aimé "Melody" - son dernier roman traduit en 2024 - pour sa profondeur humaine, la lecture du dernier "Allmen" - le 5e de cette série à avoir été traduit en français - pourrait sembler plus superficielle, moins intense. En revanche, les amateurs de polars mondains seront ravis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Journées du Théâtre Suisse s’ouvrent mercredi soir à Yverdon

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Les Journées du Théâtre Suisse s’ouvrent ce mercredi soir à Yverdon-les-Bains. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les Journées du Théâtre Suisse s’ouvrent ce mercredi soir à Yverdon-les-Bains et Lausanne. Jusqu’au 31 mai, la 13e édition réunit sept spectacles et investit le Théâtre Benno Besson, l’Echandole et Vidy-Lausanne, avec des créations venues de tout le pays.

Sandrine Kuster, coprésidente des Journées du Théâtre Suisse et directrice du Théâtre Saint-Gervais à Genève, a souligné l’importance symbolique de cette première escale vaudoise. "Nous sommes déjà passés par Genève, le Valais et Fribourg, mais c’est la première fois que les Journées du Théâtre Suisse s’arrêtent ici", avait-elle relevé lors de la présentation de la programmation en mars.

La soirée d’ouverture propose la coproduction romande "Jacqueline" au Théâtre Benno Besson. Inspirée de l’actrice française Jacqueline Maillan, la pièce suit une comédienne vieillissante confrontée au déclin de sa carrière. "La diva du théâtre de boulevard, incarnée par Rebecca Balestra, veut une sortie spectaculaire, mais tout semble conspirer contre elle", a résumé la directrice du festival.

"Hekabe" du Schauspielhaus

Parmi les autres temps forts figure "Hekabe", adaptation d’Euripide par le Schauspielhaus de Zurich, présentée à Vidy-Lausanne. "Nous voulons montrer que la violence et l’arbitraire ne sont pas seulement antiques, elles nous concernent aujourd’hui", a expliqué Julie Paucker à propos de cette relecture sombre et contemporaine de la tragédie grecque.

Le festival accueille également "Venir meno", performance immersive des artistes tessinois Francesca Sproccati et Léo Collin à l’Echandole, ainsi que "Wandatheater" du collectif féministe zurichois der grosse tyrann. La troupe lucernoise Zell:stoff et l’artiste de cirque contemporain Julian Vogel complètent la programmation.

A la sélection de six productions issues de scènes indépendantes, institutionnelles et alternatives s’ajoute une création inédite. "Nous avons le plaisir d’intégrer à notre programmation une production toute neuve", a expliqué Julie Paucker à propos de "Mon Frère", du metteur en scène fribourgeois François Gremaud, présenté à Vidy-Lausanne.

Le spectacle met en scène François Gremaud et son frère Christian, comédien sourd, dans une création intime et politique autour de la fraternité et de la représentation. Les deux hommes y incarnent tour à tour leur propre rôle et d’autres personnages.

Créées en 2014 à Winterthour autour des Prix fédéraux de l’Office fédéral de la culture, les Journées du Théâtre Suisse ont progressivement élargi leur mission. Au-delà de la remise de distinctions, le festival cherche aujourd’hui à offrir une vitrine nationale aux créations théâtrales suisses contemporaines.

https://journees-theatre-suisse.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le rouleau compresseur Metallica débarque à Zurich

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Le chanteur de Metallica James Hetfield est attendu avec son groupe mercredi soir au Letzigrund. (© KEYSTONE/EPA EFE/MARISCAL)

Metallica joue mercredi soir à guichets fermés au Letzigrund de Zurich, unique date suisse de la tournée mondiale "M72 World Tour". Le groupe américain, attendu devant des dizaines de milliers de fans, relance aussi sa campagne de dons du sang, avec la Croix-Rouge.

Le concert débute mercredi soir à 20h00 dans un stade du Letzigrund annoncé complet, avec une ouverture des portes dès 15h30 et d’importantes perturbations de circulation attendues autour de l’enceinte zurichoise. Les organisateurs prévoient l’arrivée de milliers de fans venus de toute la Suisse et des pays voisins pour retrouver le groupe de James Hetfield et Lars Ulrich.

Mercredi en fin de matinée, il restait encore 26 billets disponibles sur la plateforme de revente Helloticket. Le moins cher était proposé à 299 francs, tandis que les places les plus exclusives grimpaient jusqu’à 9578 francs.

De retour au Letzigrund

Sept ans après leur dernier concert au Letzigrund, les "Four Horsemen" reviennent donc sur les lieux avec une machinerie démesurée. Le "M72 World Tour" n’est pas seulement un concert, mais une gigantesque structure construite autour d’une scène circulaire à 360 degrés, avec tours d’écrans géantes, passerelles mobiles et pyrotechnie monumentale.

Cette tournée mondiale a débuté le 27 avril 2023 à Amsterdam après la sortie de l’album "72 Seasons". Elle doit s’achever le 5 juillet 2026 à Londres après près de trois années de concerts à travers l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Océanie.

La Suisse reste une étape régulière pour les géants américains du metal. Leur dernière venue helvétique remonte au 10 mai 2019 au Letzigrund de Zurich dans le cadre du "WorldWired Tour", tandis qu’ils avaient également joué à Palexpo à Genève devant près de 22'000 personnes en avril 2018. Un concert prévu à Frauenfeld en 2022 avait finalement été annulé.

En marge du concert, Metallica s’est aussi associé au Service suisse de transfusion sanguine de la Croix-Rouge pour une opération de dons du sang. "Beaucoup ont appelé pour demander s’il restait des T-shirts et sont venus pour donner leur sang", a indiqué le centre de transfusion de Zurich à la radio publique SRF. Les donneurs reçoivent un T-shirt collector conçu spécialement par le groupe pour cette campagne menée dans plusieurs villes de la tournée.

Le groupe américain sera accompagné en première partie mercredi soir par les Français de Gojira, vus à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Paris, et les Américains Knocked Loose.

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Lausanne: 150 projets artistiques au festival de la Cité

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Plus de 100'000 personnes sont attendues cette année au festival de la Cité (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le festival de la Cité a dévoilé mercredi le programme complet de sa 54e édition, agendée du 30 juin au 5 juillet à Lausanne. Quelque 150 projets artistiques, gratuits et répartis sur 23 sites, seront proposés au public.

Les organisateurs ont recensé 209 représentations au total, entre concerts, performances, théâtre, danse, cirque, DJ-sets et autres propositions pour le jeune public. Une "programmation foisonnante" portée par plus de 500 bénévoles et dans "un esprit d'ouverture fidèle à l'ADN du festival", indique la manifestation dans un communiqué. Comme les années précédentes, plus de 100'000 spectateurs sont attendus.

Les organisateurs soulignent que cette édition "met particulièrement en lumière la création sous toutes ses formes" avec huit créations originales, 27 premières suisses musicales et 29 premières suisses en arts vivants.

La mission du festival reste aussi de "faire dialoguer" artistes suisses et internationaux, 27 nationalités étant représentées dans ce casting 2026. Des grandes scènes aux espaces les plus intimistes du quartier de la Cité, le public pourra découvrir "des propositions à la fois festives, sensibles et engagées", poursuit le communiqué.

Association avec Tridel

Les organisateurs promettent encore "plus de 60 heures d'ouverture du public", lequel pourra aussi se restaurer et se désaltérer auprès des 36 bars et stands du festival. Le budget de la manifestation s'élève à 2,7 millions de francs.

A noter que le festival s'est associé cette année à Tridel à l'occasion des 20 ans de l'usine de traitement des déchets. Dès le soir du 3 juillet et jusqu'au 5 juillet, Tridel ouvrira ses portes au public pour les "after" du festival (de 22h00 à 05h00) et plusieurs propositions artistiques diurnes annoncées comme "audacieuses". Le public pourra aussi découvrir les coulisses de l'usine à travers un parcours de visite.

https://2026.festivalcite.ch/fr/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle dévoile sa programmation

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Olivier Schinz, directeur général de lcdf27, a expliqué que 60 à 70 projets sont portés par des acteurs ou collectifs locaux. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle (lcdf27) a dévoilé les premiers jalons qui vont marquer l'année 2027. Trois cents événements sont au programme, dont une collaboration avec le festival du film de Locarno ou une Schubertiade.

"La présentation du premier programme d'une Capitale culturelle suisse est un moment historique. Celui-ci est riche, diversifié et capable de toucher un large public", a déclaré mardi Myriam Neuhaus, secrétaire générale de l'Association Capitale culturelle suisse.

La manifestation va commencer par une fête le 31 décembre 2026. "Nous avons voulu donner du rythme et que cela prenne du sens à mesure que l'année avance", a expliqué Olivier Schinz, directeur général de lcdf27.

Le public pourra notamment découvrir en mai une architecture temporaire autour la Grande Fontaine, qui pourra être escaladée. Le 26 juin, l'aéroport des Éplatures se met à l’arrêt pour accueillir Boris Charmatz. Le tarmac va devenir une piste de danse géante.

Le programme détaillé sera publié le 22 septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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