Suisse Romande
A Sion, la Maison Azur "raconte la mort" tout en célébrant la vie
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"Parler de la mort, c'est parler de la vie." C'est avec cette philosophie que la Maison Azur - unique structure non-hospitalière dédiée aux soins palliatifs du Valais romand - accueillera l'exposition "Raconter la mort" dès le 19 septembre, hors de tout tabou.
Dans l'entrée de cet ancien couvent immergé dans les vignes au nord de la ville de Sion, une bougie allumée accueille les visiteurs. La flamme discrète, juchée sur un secrétaire ancien, indique qu'un décès a eu lieu récemment dans la maison. Au-delà de ce signe, peu de choses évoquent un lien avec la mort.
A la Maison Azur, "on parle de la vie jusqu'au dernier souffle", raconte à Keystone-ATS sa directrice Agnieszka Grosjean Bagnoud. La mission de l'institution consiste, depuis son ouverture en juillet 2022, à accompagner des personnes gravement malades ou en fin de vie, à travers des soins, mais aussi la réalisation de derniers souhaits.
"Parfois, il s'agit de sortir manger une pizza au restaurant en vieille ville, explique la directrice. Alors on y répond." Il s'agit "d'être à l'écoute de ce qui compte pour la personne, ici et maintenant."
Accompagner les demandes
En visitant le salon qui donne sur l'immense jardin, Agnieszka Grosjean Bagnoud déroule son récit: il arrive que les patients soient amenés dehors sur leur lit, pour fumer une dernière cigarette. Mais en fonction de leur état, les soignants doivent parfois inspirer à leur place et leur souffler la fumée dessus. "Il faut être polyvalent", glisse dans un sourire celle qui s'est immédiatement reconnue dans la mission de l'institution.
Une fois, la Maison Azur a même arrangé une demande en mariage, et les fêtes d'anniversaire et de Noël restent ancrées dans les traditions ici aussi. Tout (ou presque) est accepté, tant que cela est fait dans le respect des autres et que cela ne nuit pas au patient.
Ici, "on est quelqu'un", glisse une patiente lors d'un échange avec sa soignante Virginie, entre paroles et gestes bienveillants. Un cadre qui, pour la résidente, tranche avec celui d'un hôpital.
Un travail collectif
En plus des soins adaptés, un encadrement psychologique, des thérapies complémentaires telles que l'hypnose et l'art thérapie, une assistance spirituelle ou diététique peuvent être proposés aux patients, selon leurs besoins.
"C'est toute une équipe interdisciplinaire", soit près d'une quarantaine de personnes, qui réfléchit à cela. L'accompagnement des proches fait aussi partie du travail, souligne Agnieszka Grosjean Bagnoud.
Les patients, eux, sont au nombre de dix. Les chambres, qui portent le nom d'oiseaux présents sur le territoire valaisan - colibri, bouvreuil, alouette -, sont constamment occupées depuis deux ans.
La première année, la mission de la Maison Azur n'était pas connue dans le canton, explique la responsable. "Les gens pensaient que c'était une sorte d'EMS de luxe ou une clinique privée qu'il fallait payer, alors que l'institution est dévolue à des patients de tout âge, sans faire attention au statut social", poursuit-elle.
Plusieurs structures cantonales
La demande pour ce type d'établissement spécialisé est si élevée que la Maison Azur doit refuser autant de patients que ce qu'elle en accepte, regrette Agnieszka Grosjean Bagnoud.
Destiné uniquement aux habitants du canton, l'institution accueille des personnes souffrant de maladie grave évolutive. En collaborant avec le réseau de l'Hôpital du Valais, il reçoit aussi celles et ceux ayant été stabilisés en unité hospitalière de soins palliatifs à Martigny, laquelle possède huit lits.
La Maison Azur en compte dix, en partie pris en charge par l'assurance maladie et surtout financés par le canton. "Ce financement particulier n'existe pas ailleurs en Suisse, souligne la directrice. C'est une grande chance pour nous, en tant que structure non-hospitalière."
La Maison Hope (4 lits), située à Ried-Brig et institution haut-valaisanne équivalente à celle de Sion, bénéficie aussi du soutien financier de l'Etat du Valais. A terme, l'objectif serait d'obtenir un financement fédéral.
Réhumaniser la mort
Pour l'heure, la Maison Azur se concentre sur ses missions. L'une d'elles sera d'accueillir l'exposition "Raconter la mort." Porté par la Haute école de travail social et de la santé Lausanne (HETSL), le projet est d'abord une réflexion scientifique autour de la mort et du deuil.
Aujourd'hui transformée en exposition itinérante et en podcast, l'installation sera visible entre le 19 septembre et le 12 octobre à la Maison Azur. Car selon sa directrice, "chez nous, la mort n'est pas tabou. Nous avons un rôle à jouer pour lui redonner sa juste place dans la société."
"Parler de la mort, ça évoque des liens, des souvenirs et des ancêtres. Il faut remettre l'humain au centre, comme on le fait à la Maison Azur", résume Agnieszka Grosjean Bagnoud.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Vaud veut abattre trois louveteaux de la meute Jougne-Suchet
Le Canton de Vaud veut abattre trois jeunes loups de la meute de Jougne-Suchet. L'autorisation de tir, validée le 12 janvier par l'Office fédéral de l'environnement, court jusqu'à la fin du mois.
Cette meute transfrontalière, qui circule entre le Jura vaudois et la France, est responsable de "multiples attaques d'animaux de rente" entre 2024 et 2026, peut-on lire sur l'autorisation de régulation du Canton, relayée samedi par 24 heures.
La meute présente "un risque de prédations futures sur des animaux de rente, ce qui justifie une régulation partielle", poursuit le document.
A noter que si des tirs devaient être réalisés côté français, ils seraient comptabilisés dans ce quota de trois louveteaux.
La meute de Jougne-Suchet est l'une des quatre à naviguer dans le Jura vaudois. Elle est composée de minimum deux adultes et cinq louveteaux nés l'an dernier.
La régulation dite "proactive" court du 1er septembre au 31 janvier. Outre la régulation partielle de celle de Jougne-Suchet, le Canton de Vaud souhaite éliminer complètement celle du Mont-Tendre. Neuf loups ont été abattus dans cette région depuis septembre, mais le mâle reproducteur M351 reste introuvable.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Journée du papet dans onze villes vaudoises samedi
Poireau, pomme de terre et saucisse aux choux: GastroVaud va servir samedi prochain à midi du papet vaudois sur les places de dix villes du canton. La dégustation est offerte aux passants gourmands à l'occasion de l'Indépendance vaudoise, fêtée le 24 janvier. A Lausanne, elle se déroulera le vendredi 23 janvier.
L'action est organisée en collaboration avec l'Association Charcuterie vaudoise IGP et la Fédération vaudoise des producteurs de légumes. La première met à disposition 2000 boucles de saucisses aux choux, la seconde 950 kilos de poireau.
Initiée en 2017, à l'occasion des 125 ans de GastroVaud, la démarche permet de valoriser les traditions culinaires et les produits du canton de Vaud. En 2025, plus de 3000 personnes y avaient participé. Cette année, les organisateurs attendent au moins 4000 personnes.
La distribution se fera sous des tentes, dès 12h00 jusqu'à épuisement. "Attention, premiers arrivés, premiers servis", prévient GastroVaud dans son communiqué.
Les restaurateurs seront présents à Lausanne (Palud), Echallens (salle du château), Yverdon-les-Bains (place Pestalozzi), Morges (Hôtel-de-Ville), Nyon (place Bel-Air), Vevey (devant le centre Manor), Moudon (salle de la Douane), Aigle (place du Marché), Oron-la-Ville (marché). Château-d'Oex (Grand-Rue) s'y associe également, mais dès 18h00.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Musée Ariana concocte un programme pour les enfants dès 2 ans
A Genève, le Musée Ariana propose jusqu'en juin des activités ludiques et culturelles le week-end pour les enfants dès 2 ans. Plusieurs ateliers sont au programme pour appréhender de manière originale les collections de ce musée dédié à la céramique et au verre.
Plus de 29'000 objets documentent l’histoire de la céramique et du verre, du début de notre ère à l’époque contemporaine, rappelle l'institution de la Ville de Genève. Et de souligner que les décors qui ornent les oeuvres reflètent une grande diversité de sujets: des animaux, des jeux, des fleurs ou des paysages animés. De quoi piquer la curiosité des plus jeunes.
Le samedi 24 janvier, les plus petits (2-4 ans) sont attendus pour une plongée dans l’univers magique des boutons en céramique. Avec la céramiste Jeanne Broquet, ils pourront créer leurs propres boutons. Place aux dragons le 14 février avec un conte chinois et des bricolages en papier. Le 9 mai, ils pourront découvrir l’univers éclatant de Marie Ducaté et peindre sur des tissus.
Pour les 5 à 7 ans, cette artiste prévoit des sculptures pour modeler des animaux lors d'un atelier le 7 mars. Ils pourront aussi se lancer le 25 avril dans la décoration de boutons avec l’illustratrice Charlotte Broccard. Pour les plus grands (8-10 ans), rendez-vous le 14 mars pour créer un décor avec la même artiste. Les inscriptions sont obligatoires.
musee-ariana.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Le FC Sion engage Franck Surdez
Franck Surdez fait son retour en Suisse. L'ancienne pépite de Neuchâtel Xamax a signé un contrat portant jusqu'en juin 2030 avec le FC Sion, a annoncé vendredi le club valaisan dans un communiqué.
Le Neuchâtelois de 23 ans évoluait depuis son départ de Xamax en janvier 2024 à La Gantoise, en Belgique. Il a disputé 60 matches avec le club de première division belge, mais n'a jamais réussi à véritablement s'imposer.
L'ancien international suisse M21 (10 sélections, 2 buts) fait donc le choix de revenir en Suisse pour relancer sa carrière. "Nous sommes convaincus que le FC Sion est l’environnement idéal pour lui permettre de franchir un nouveau palier", a déclaré le directeur sportif valaisan Barthélémy Constantin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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