Vaud
Vaud: bilan positif pour la plateforme Chek après un an d'existence
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La plateforme numérique "Chek", destinée à intéresser les 17-25 ans à l'actualité locale et vérifiée, vient de souffler sa première bougie avec 12'000 abonnés sur Instagram et 30'000 "j'aime" sur Tik-Tok. Ses concepteurs et ses contributeurs s'en disent satisfaits. Son avenir dépendra toutefois des discussions sur le prochain paquet vaudois d'aide à la presse, dont elle fait partie.
Plus de 200 contenus vidéo de moins de trois minutes ont été produits depuis le lancement du projet-pilote en octobre 2024. Parmi ceux-ci, des portraits de la championne de BMX Zoe Claessens ou du "land-artiste" Saype, des décryptages d'objets de votations, un zoom sur l'endométriose, ainsi que de nombreux reportages dans les girons de jeunesses ou les festivals d'été. Chacun d'eux atteint en moyenne plusieurs milliers de vues sur les différentes plateformes, souligne Yoann Goy, chef de projet aide à la diversité des médias de l'Etat de Vaud.
"L'intérêt du public cible est manifeste: environ 90% de l'audience se situe en Suisse romande, avec une forte présence des 17-24 ans (40%) et des 25-34 ans (30%)", précise-t-il à Keystone-ATS. "Ces résultats laissent penser que la ligne éditoriale - contenu jeune, dynamique, local et positif- adoptée par les rédactions est pertinente, tant l'écho auprès des jeunes est réel", se réjouit-il.
En outre, Chek contribue à faire évoluer les médias traditionnels. "Grâce au projet (...), la majorité des rédactions ont désormais intégré la production audiovisuelle dans leur fonctionnement interne", fait encore remarquer Yoann Goy.
Editeurs satisfaits
Les éditeurs affichent, eux aussi, leur satisfaction. "A la base, certains d'entre nous avaient un problème avec la gratuité des contenus et le fait que notre créneau est la presse écrite et pas la vidéo. Mais au final, cela nous permet de proposer du contenu parallèle pour des médias parallèles, que nous n'aurions pas eu les moyens, ni les compétences de créer sans l'aide de l'Etat", résume Cédric Jotterand, rédacteur en chef du Journal de Morges et président de l'association Vaud Presse.
Actuellement, huit journaux locaux - L'Echo du-Gros-de-Vaud, La Feuille d'avis de la Vallée de Joux, le Journal de Morges, La Côte, Lausanne Cités, Le Courrier Lavaux-Oron, L'Omnibus (Orbe) et Riviera Chablais Hebdo - participent à l'aventure. Le Journal de Sainte-Croix, Le Journal de Cossonay et le Nord Vaudois Hebdo (successeur de feu "La Région") devraient les rejoindre prochainement.
Concrètement, chaque média peut produire jusqu'à 24 vidéos journalistiques chaque année, rémunérées 2000 francs la pièce. Pour le Journal de Morges, qui sous-traite le tournage et le montage des sujets, cela représente environ 28'000 francs par an.
Avenir incertain
"Cela nous amène de l'argent frais qui couvrira peut-être l'augmentation de la taxe postale et cela permet de créer de l'intérêt des jeunes pour leur territoire. Tout cela est positif. En revanche, il est illusoire de penser qu'on va vendre un abonnement à 100 francs à un jeune de 20 ans", pointe M. Jotterand.
En effet, en matière de journaux locaux, un "très jeune abonné" a 30 ans, et un "jeune" 35 à 40 ans, précise-t-il. On peut cependant imaginer que le public de Chek souscrive un abonnement en prenant de l'âge.
Malgré ces notes positives, l'avenir de la plateforme est encore incertain. Le premier paquet vaudois de soutien à la diversité des médias, dans lequel s'inscrit Chek, arrivera à son terme en mai 2026. L'éventuelle pérennisation du projet-pilote dépendra des discussions au niveau politique de la suite à donner à ces mesures.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
L'Usine à Gaz à Nyon dévoile une programmation riche et engagée
L'Usine à Gaz à Nyon (VD) a dévoilé mercredi le programme de sa saison 2026-2027. Au menu, trois créations, un artiste associé, de grands noms de la scène contemporaine, des rendez-vous musicaux dévoilés tout au long de la saison et un nouveau temps fort consacré au cirque. La saison démarre le 12 septembre prochain.
"Cette nouvelle saison célèbre les récits d'aujourd'hui, les héroïnes, la pop culture et les artistes qui imaginent de nouvelles façons d'habiter le monde", ont indiqué mercredi les responsables de la programmation. Celle-ci se veut "engagée, foisonnante et résolument contemporaine", ont-ils ajouté, proposant du théâtre, de la danse, du cirque, de l'humour et des musiques actuelles.
La programmation musicale sera dévoilée progressivement afin d'accompagner le rythme des musiques actuelles. Parmi les temps forts déjà annoncés figurent le concert intimiste d'Emily Loizeau, le retour de Chassol, plusieurs vernissages d'albums ainsi que des soirées électroniques imaginées avec différents collectifs. Les festivités du Nouvel An seront aussi révélées au fil de la saison.
"Pour Britney" Spears
Pour cette nouvelle saison, l'Usine à Gaz accompagne trois nouvelles productions qui "témoignent de la diversité des écritures scéniques d'aujourd'hui". "Le Procès de Jeanne Bloch" ouvre cette série de créations en octobre. Ecrite par François Hien et portée par la compagnie L'Harmonie Communale, cette pièce imagine une France basculée dans un régime autoritaire où une ancienne Première ministre est jugée pour trahison.
En janvier 2027, l'artiste associé Kiyan Khoshoie présentera "Body Electric", nouvelle création chorégraphique développée avec l'Usine à Gaz. Après une saison entière d'ateliers de mouvement menés auprès du public, le chorégraphe suisso-iranien réunit des interprètes venus d'horizons différents pour explorer un geste universel: danser ensemble.
En février, "Pour Britney", mis en scène et interprété par Sarah Calcine d'après le roman de Louise Chennevière, poursuit cette réflexion sur les représentations contemporaines. A travers la figure de Britney Spears, le spectacle "dépasse le récit biographique pour questionner le regard porté sur les femmes, la fabrication des icônes populaires et l'influence durable des images médiatiques sur toute une génération".
"Sacre du printemps" revisité
La saison 2026–2027 explore les histoires d'héroïnes, les rapports de pouvoir, les références à la culture populaire et les récits de celles et ceux qui cherchent à transformer le monde, soulignent encore les responsables des lieux.
Le théâtre fera dialoguer grands textes et nouvelles écritures avec notamment "Mesure pour Mesure" de William Shakespeare, le triptyque "J.C., Céline et Pedro" de Juliette Navis en ouverture de saison, et les spectacles de Laura Chaignat et Tiphanie Bovay-Klamet. Huit propositions seront particulièrement destinées au jeune public.
La danse sera également à l'honneur avec une nouvelle interprétation du "Sacre du printemps" signée Daniel Larrieu. Enfin, le cirque contemporain occupera une place importante jusqu'à un nouveau temps fort organisé en fin de saison en partenariat avec l'Elastique Citrique, le far° et la galerie Focale, dont la programmation sera dévoilée début 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Sion n'est pas encore fixé sur son sort
Sion devra attendre avant de connaître son premier adversaire en Conference League. Thoune et Saint-Gall ont pour leur part hérité de tirages très difficiles aux niveaux supérieurs.
Elbasani ou le Bate Borisov: l'un de ces deux clubs sera l'adversaire du FC Sion au deuxième tour de qualification pour la Conference League. Les Valaisans devront toutefois attendre le résultat du premier tour (9 et 16 juillet) pour être fixés.
Après onze journées de championnat, le Bate Borisov, 15 fois champion de Biélorussie, ne pointe actuellement qu'au 14e rang. Elbasani, club albanais, a terminé deuxième de son championnat national la saison dernière.
Lugano jouera pour sa part contre le FK Dukagjini (Kosovo), alors que Vaduz affrontera Mornar (Monténégro) ou le champion andorran, l’Inter Club d’Escaldes. Les Tessinois et les Liechtensteinois disputeront le match aller le 23 juillet devant leur public, tandis que les Sédunois commenceront par jouer à l’extérieur. Les matches retour auront également lieu une semaine plus tard.
Pour accéder à la phase de ligue de la compétition, Sion, Lugano et Vaduz devront franchir deux tours de qualification, puis un tour de barrage.
Le champion croate pour Thoune
En tirant le champion de Croatie, qui a aussi remporté la Coupe nationale, les joueurs de l'Oberland bernois ont sans doute hérité du tirage au sort le plus difficile qui soit. En Europa League, les Croates, les Croates avaient atteint les 1/16es de finale la saison dernière.
Pour se qualifier pour la deuxième fois pour la phase principale de la Ligue des champions après 2005/06, Thoune devra passer trois tours. Le match aller contre le Dinamo Zagreb aura lieu les 21 ou 22 juillet à Thoune, le match retour la semaine suivante dans la capitale croate.
Un autre gros morceau pour Saint-Gall
Saint-Gall a lui aussi hérité d’un tirage difficile. Le vainqueur de la Coupe de Suisse affrontera, lors du 2e tour de qualification pour l’Europa League, le Benfica Lisbonne, club portugais détenteur du record de titres de champion, qui a terminé la saison dernière à la troisième place. Les joueurs de Suisse orientale joueront à domicile le 23 juillet lors du match aller, avant de se rendre dans la capitale portugaise une semaine plus tard.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Les élèves vaudois peu à l'aise dans les douches et WC
Dans le canton de Vaud, une étude révèle que de nombreux élèves limitent ou évitent l'usage de certains équipements sanitaires et sportifs. Plus de 90% déclarent ne pas se doucher après les cours d'éducation physique et près de trois élèves par classe, soit 15%, affirment éviter d'utiliser les toilettes de leur école.
L'Etat de Vaud a dévoilé mercredi les résultats d'une recherche "inédite" consacrée aux toilettes, douches et vestiaires des écoles et salles de gymnastique du canton. Réalisée par l'Institut Transform de la Haute école d'ingénierie et d'architecture de Fribourg (HEIA-FR), elle a été pilotée par la Direction générale de l'enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée (DGEO) et du Service d'éducation physique et du sport (SEPS).
Trente sites scolaires vaudois ont été étudiés. Ils ont été répartis entre villages (Corseaux, Gimel ou Cuarnens, etc), villes (dont Yverdon-les-Bains, Nyon et Lausanne) et établissements dits périurbains situés dans des secteurs à forte croissance démographique (par exemple Le Mont-sur-Lausanne ou Crissier).
Intimité et sécurité
Il s'agissait de mieux comprendre comment ces espaces peuvent répondre aux exigences de sécurité, d'inclusivité, de durabilité et d'économicité, explique le Canton dans un communiqué. Avec comme objectif, l'élaboration de recommandations concrètes pour les futures constructions d'infrastructures scolaires.
L'étude sur les espaces sanitaires repose sur trois sources complémentaires: l'expérience vécue des élèves, les témoignages et analyses du personnel d'exploitation (considéré comme des experts d'usage), et les analyses quantitatives des infrastructures (plans).
"Cette recherche montre que la conception de ces espaces ne peut plus se limiter aux seules exigences techniques et au nombre d'équipements nécessaires: elle doit également intégrer les questions d'intimité, de sécurité perçue et d'expérience des utilisatrices et utilisateurs", souligne le Canton.
Le constat général est que de nombreux élèves limitent ou évitent l'usage de certains équipements sanitaires et sportifs. L'étude montre que plus de 90% des élèves interrogés déclarent ne pas se doucher après les cours d'éducation physique et près de trois élèves par classe, soit 15%, affirment éviter d'utiliser les toilettes de leur école. Un échantillonnage de 500 à 800 élèves du primaire 2 (5-8P) et du secondaire I (9-11S) a été ciblé.
Cinq enjeux majeurs
Les réponses mettent en évidence cinq enjeux majeurs. Les sensations d'intimité et de sécurité sont indispensables pour que les élèves utilisent ces lieux en confiance, les aménagements qui permettent aux adultes de rester à proximité et d'assurer une surveillance passive rassurent et tendent à pacifier ces espaces et la qualité de l'ambiance (lumière, matériaux, couleurs, climat spatial) influence directement le sentiment de confort et de sécurité.
Les deux derniers enjeux concernent les horaires et les flux qui doivent permettre d'éviter les situations de stress ou de surfréquentation, ainsi que l'importance des relations de confiance entre les élèves et le personnel d'exploitation, contribuant à prévenir les incivilités et à favoriser le respect des lieux.
L'étude apporte une nouvelle perspective, selon les services de l'Etat concernés: offrir des espaces garantissant à la fois intimité et sécurité permet de dépasser les questions liées à la mixité ou à la séparation genrée des espaces.
Exemple concret: des solutions telles que les cabines fermées sur toute leur hauteur avec lavabo intégré ou les espaces individuels combinant place pour se changer et douche offrent des réponses universelles. Elles sont adaptées à l'ensemble des utilisatrices et utilisateurs indépendamment du genre ou du handicap.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
La villa siège du Cercle italien à Lausanne sera détruite
La villa Haute-Rampe, siège du Cercle italien au centre-ville de Lausanne, sera détruite afin de laisser la place à un nouvel immeuble. Le recours de Patrimoine Suisse et du Mouvement pour la défense de Lausanne a été rejeté par le Tribunal fédéral.
La villa, située dans le quartier de la Riponne, est trop petite aux yeux du Circolo Italiano di Losanna, qui est en propriétaire. L'association compte la détruire afin de construire un immeuble de quatre étages, soit un espace plus grand pour accueillir toutes ses activités associatives. Outre ces locaux associatifs, l'immeuble comportera 18 logements, des commerces, un restaurant et une garderie. L'autorisation de construire a été accordée par la Municipalité de Lausanne en 2024.
Toutefois, la villa étant l'une des dernières traces du 19ème siècle dans le quartier, l'association suisse de défense du patrimoine bâti s'est opposée à sa destruction. Aux côtés de son antenne vaudoise, de l'association Mouvement pour la défense de Lausanne ainsi que de quelques voisins, elle a recouru jusqu'au Tribunal fédéral pour contester l'autorisation de construire.
Dans un arrêt publié mercredi, les juges de Mon Repos ont donné le feu vert à la destruction de la villa Haute-Rampe. Ils confirment le point de vue de la Cour cantonale qui ne trouvait rien à redire au projet, malgré le fait qu'elle soit inscrite dans un périmètre de l'Inventaire fédéral des sites construits d'importance nationale à protéger (ISOS). En effet, la ville Haute-Rampe ne figure pas à l'inventaire comme élément à protéger en tant que tel, a relevé la Cour cantonale.
Une oeuvre pas emblématique de son architecte
Les juges cantonaux ont notamment souligné que la note attribuée par le recensement architectural vaudois était justifiée. Même si la villa a été construite en 1867, elle figure en effet dans le recensement architectural vaudois sous la note 4. A savoir que même si la villa participe à l'identité de la localité par son volume et sa composition, elle ne comporte pas un intérêt local digne d'être protégé, comme le serait une construction portant la note 3.
Dans la procédure d'autorisation de construire, la villa a fait l'objet d'une expertise par un historien de l'architecture, le rapport Corthésy. Ce rapport concluait que la valeur du bâtiment n'était pas suffisante (sous réserve des peintures murales) pour justifier sa conservation, notamment au vu des nombreuses transformations qu'il a subies. La villa présente ainsi un aspect disparate. Dans la pesée d'intérêts, il a été ainsi jugé que l'intérêt à la densification l'emportait sur la conservation de la villa.
Les recourants alléguaient que les découvertes récentes sur l'identité de l'architecte de la villa - Jules Verrey, qui notamment bâti l'Opéra de Lausanne - n'ont pas été prises en compte par les juges cantonaux. Ils relèvent également que ces derniers n'ont pas retenu les éléments du rapport Corthésy favorables à la conservation de la villa.
Le Tribunal fédéral leur rétorque que le rapport a été cité longuement par la Cour cantonale, réfutant dès lors tout établissemement incomplet des faits. Quant aux allégations liées à l'identité de l'architecte, les juges ont estimé que la villa ne constitue pas une oeuvre emblématique de Jules Verrey. D'autres oeuvres de ce dernier affichent ainsi de meilleures notes au recensement architectural vaudois, ont-ils argumenté.
Pour rappel, l'octroi du permis de construire a été assorti de conditions: il faudra constituer une documentation photographique de la villa "à titre de témoignage". Il faudra également procéder à une analyse des peintures murales à l'intérieur de la villa et le cas échéant organiser leur conservation en fonction de leur valeur patrimoniale.
(arrêt 1C_93/2025 du 29 avril 2026)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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