Rejoignez-nous

Santé

Premier bilan pour la plateforme romande du dossier électronique

Publié

,

le

Victor Fournier, droite, Chef du service de la santé publique du canton du Valais, parle à côté de Claudine Mathieu Thiebaud, Cheffe du service de la santé publique du canton de Fribourg et de Jacques Gerber, conseiller d'Etat jurassien lors d'une conférence de presse "Bilan" de l'association CARA, qui regroupe les cantons de Fribourg, Genève, Jura, Valais et Vaud sur le dossier électronique du patient (DEP) le jeudi 5 mai 2022 à Lausanne. (© KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le dossier électronique du patient (DEP) se fait gentiment une place. La principale communauté du pays CARA, qui regroupe les cantons de Fribourg, Genève, Jura, Valais et Vaud, recense environ 7500 utilisateurs après une année d'existence.

"Cela peut sembler peu dans l'absolu, mais une dynamique a bel et bien été enclenchée", a affirmé Jacques Gerber, le ministre jurassien de la santé et président de l'association CARA, jeudi devant la presse au Biopôle d'Epalinges. Du côté des professionnels de la santé, plus de 900 institutions (cabinets médicaux, hôpitaux, EMS, etc) ont déjà rejoint cette plateforme. Une première année qui a permis de tester, d’adapter, d’améliorer l’offre :

Jacques GerberPrésident de l'association CARA

CARA, qui fait partie des sept fournisseurs de DEP certifiés, représente actuellement près de 90% des dossiers ouverts dans toute la Suisse. L'association espère atteindre 20'000 patients d'ici la fin 2022, et beaucoup plus dans les années à venir.

Rebecca RuizConseillère d'Etat en charge de la santé

"Cela va prendre quelques années avant que le DEP devienne la norme, mais nous sommes déjà en train de changer d'ère", a indiqué Adrien Bron, directeur général de la santé du canton de Genève et responsable du comité de direction CARA. Différentes campagnes de communication, auprès de la population et des soignants, seront menées ces prochains mois pour vanter les mérites du DEP.

Sur sol genevois, le dossier médical existait déjà, sous l’appellation de « MonDossierMedical.ch ». La plateforme a été arrêtée en septembre 2021 et a permis déjà de prendre quelques habitudes parmi la population genevoise.

Adrien BronDirecteur général de la santé du canton de Genève.

Plus efficace et moins cher

Gratuit et disponible via internet, le dossier électronique permet "d'améliorer la coordination et la continuité des soins", a relevé Claudine Mathieu Thiébaud, cheffe de la santé publique fribourgeoise. "Ce système évite d'avoir des petits bouts de dossiers partout", a-t-elle dit, prenant l'exemple d'une patiente qui serait suivie par différents médecins. Autre exemple, donné par le Président de CARA : un quarantenaire, plutôt en bonne santé et suivi par son médecin traitant.

Jacques GerberPrésident de l'association CARA

"Le DEP ne remplace pas seulement les dossiers physiques, il est un véritable outil de santé publique", a renchéri Mauro Poggia, le ministre genevois de la santé. Outre une meilleure prise en charge des patients, il doit permettre de faire des économies, en évitant par exemple des actes médicaux redondants ou des surprescriptions de médicaments.

Affirmant que cet outil devait rester "en mains des collectivités publiques", Mauro Poggia a indiqué que les membres de CARA avaient investi 7 millions de francs en 2022 pour assurer son développement, et que 8,7 millions avaient déjà été validés pour l'année prochaine.

Appel à la Confédération

Son homologue vaudoise Rebecca Ruiz a, elle, souligné que les cantons ne devaient "pas être les seuls à porter ce projet", appelant la Confédération à en assurer le pilotage et en partager les coûts. La ministre a rappelé que le Conseil fédéral était justement en train de préparer un projet de consultation, visant à modifier la loi sur le dossier électronique du patient.

Cette révision de loi doit aussi clarifier le caractère facultatif de la participation des patients. L'introduction d'un modèle "opt-out" (où il faut activement refuser de participer) pourrait aussi être envisagée.

"Haut niveau de sécurité"

Les intervenants présents jeudi à Epalinges ont aussi insisté sur le volet sécuritaire. Les données du DEP sont cryptées et hébergées en Suisse sur des serveurs décentralisés. Elles sont accessibles uniquement aux personnes autorisées par les patients. "Ni l'Etat ni les assureurs n'y ont par exemple accès", a expliqué le chef du service de la santé publique valaisanne, Victor Fournier.

Victor FournierChef de la santé publique du Valais

Le DEP est aussi protégé par un moyen d'identification électronique certifié (SwissID, GenèveID ou encore VaudID-santé). "Cela donne une certaine lourdeur lorsque l'on veut ouvrir son dossier, mais c'est le prix à payer pour avoir la meilleure sécurité", a poursuivi M. Fournier.

"La sécurité absolue n'existe pas. Mais avec CARA, nous bénéficions du plus haut niveau de sécurité qu'il est possible d'avoir aujourd'hui", a assuré Jacques Gerber.

Victor FournierChef de la santé publique du Valais

Outre CARA, six autres communautés ont été jusqu'ici certifiées pour fournir un DEP, dont la solution neuchâteloise (Mon Dossier Santé), seul canton romand absent de CARA.

Cette multiplication des plateformes est due au fédéralisme, même si la révision de loi fédérale pourrait déboucher, à terme, sur l'instauration d'une plateforme commune à toute la Suisse, a estimé Jacques Gerber.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Football

Le LS en visite au CHUV: "On ne peut qu'apprendre de ces enfants"

Publié

le

Les enfants ont pu se dépenser en faisant quelques passes et penalty avec les joueurs du LS. ©FC Lausanne-Sport

Il y a quelques semaines, quatre joueurs du Lausanne-Sport ont rendu visite aux enfants hospitalisés au CHUV. Retour sur un après-midi riche en émotions.

Ce mercredi d'avril, le ciel est gris et on redoute une nouvelle averse. Mais, à l'étage pédiatrie du CHUV, quatre rayons de soleil sont venus réchauffer les cœurs. Antoine Bernede, Donat Rrudhani, Karlo Letica et Trae Coyle, respectivement milieux de terrain, gardien et attaquant du Lausanne-Sport, rendent visite aux enfants hospitalisés.

Une journée rendue possible grâce à la Fondation Planètes Enfants Malades. Depuis plus de 20 ans, cette structure cherche à améliorer le quotidien de ces enfants. Que ce soit par la musique, les contes ou des activités physiques adaptées, la fondation tente de créer de beaux souvenirs. "Souvent, quand les enfants parlent de leur séjour à l'hôpital, ils évoquent les choses incroyables qu'ils ont pu faire et laissent de côté les moments difficiles ou les soins", explique Paola Möhl Pignatelli, directrice de la Fondation Planètes Enfants Malades.

Et même quand les jeunes ont plutôt le coeur qui balance pour le FC Bâle, la rencontre avec les Lausannois a été appréciée. ©FC Lausanne-Sport

Avant de commencer la visite, un petit briefing s'impose. D'abord pour remercier les joueurs de leur présence. Mais aussi pour les rassurer. "Les enfants ont des pathologies plus ou moins visibles, la visite peut donc être éprouvante émotionnellement, prévient Paola Möhl Pignatelli. Si vous en ressentez le besoin, n'hésitez pas à sortir de la chambre quelques instants, ils ne vous en voudront pas." La visite peut maintenant commencer.

 

 

Continuer la lecture

Économie

La première pierre du Campus Santé est officiellement posée

Publié

le

Le chantier du Campus Santé est formellement lancé. Les autorités cantonales ont posé symboliquement posé la première pierre ce jeudi.

Véritable pôle de formation, le Campus Santé permettra aux professionnels d'allier pratique et théorie au même endroit. Il accueillera la Haute école de santé Vaud, l’Institut et Haute école de la Santé La Source, la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne et le Centre hospitalier universitaire vaudois.

On y trouvera également 500 logements étudiants proposés par la Fondation Maisons pour Étudiants Lausanne ainsi qu'un centre de vie enfantine. En tout, le Campus Santé devrait accueillir 4'000 personnes qui viendront apprendre et 1'000 qui y travailleront.

Et le Chef du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle l'assure, l'enseignement y sera de grande qualité. Notamment grâce aux technologies et infrastructures mise à disposition.

Frédéric Borloz

Le Campus Santé a pour objectif de palier la pénurie de main d’œuvre dans les métiers de la santé. Alors, avec des technologies et des infrastructures de pointes, Frédéric Borloz espère que l'attractivité de ces professions sera revalorisée.

Frédéric Borloz

Il y a une réelle volonté d'attirer des talents étrangers sur le site. Mais n'y a-t-il pas un risque que ces étudiants ou professionnels ne viennent profiter des infrastructures pour ensuite retourner travailler dans leur pays d'origine?

Frédéric Borloz

Le projet se veut aussi à la pointe en matière de durabilité. Ainsi, on trouvera du bois local, de la récupération d'eau, un passage pour la faune ou encore des panneaux solaires. Des éléments qui ont été rajoutés au projet par la suite puisque c'était un autre Conseil d'État qui était à l'origine du Campus Santé.

Isabelle MoretCheffe du Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine

Avec ce système de pergola solaire, posée au-dessus de la toiture végétalisée, il sera possible de produire plus d'électricité que le site n'en consommera.

Continuer la lecture

Lausanne

PFAS dans les sols et l'eau mais pas de risque pour la population

Publié

le

KEYSTONE/Laurent Gillieron

Le site du Centre de formation de la Rama, à Montheron (Cugy), est pollué par des PFAS. La Ville de Lausanne rassure toutefois: il n'y a pas de risque au niveau de l'eau du robinet.

Le Centre de formation de la Rama est utilisé par les sapeurs-pompiers pour des exercices. Des préoccupations ont été émises concernant les PFAS dans cette zone, car on retrouve notamment ces produits dans les mousses anti-incendie. C’est pour cela que le site de la Rama a été analysé. Des évaluations menés par le Service de l'eau, le Service de protection et sauvetage (SPSL) et l'Unité environnement de la Ville
de Lausanne, en collaboration avec la Direction générale de l'environnement de l’Etat de Vaud. Et les tests ont confirmé la présence de ces PFAS dans les sols et les eaux.

Pour rappel, il s’agit de produits chimiques polluants éternels, connus notamment pour leurs propriétés hydrofuges, antigraisse et antisalissure. Mais concernant les résultats, Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la sécurité et de l’économie, se veut rassurant.

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal en charge de la sécurité et de l'économie

Il n'y a effectivement pas d'usage à risque du site, comme une place de jeu où les enfants risqueraient de porter de la terre à la bouche. Il n'y a donc pas de risque pour les sapeurs-pompiers qui s'exercent.

Une pollution qui date et qui reste

Le problème principal de ces PFAS, c'est qu'ils ne se dégradent pas naturellement. D'ailleurs, la pollution du site de la Rama ne date pas d'aujourd'hui. On l'a dit, les mousses extinctrices contiennent des PFAS. Celles comportant les substances les plus problématiques ne sont plus utilisées dans le Canton de Vaud depuis 2011, mais on peut dire que "le mal était fait".

"Ils ne perdent pas leur caractère dangereux, développe Pierre-Antoine Hildbrand. On a quelque chose qui s'accumule dans les tissus des animaux par exemple. Et nous, on est en bout de chaîne alimentaire et on risque de développer des cancers ou des maladies à force d'accumuler ces substances dans notre corps."

Le Canton de Vaud a donc inscrit le site au cadastre des sites pollués comme «site pollué, nécessite une investigation». Qu’est-ce que ça signifie? Les explications de Pierre-Antoine Hildbrand.

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal en charge de la sécurité et de l'économie

D'après les observations et la topologie du site, les risques de propagations sont cependant faibles.

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal en charge de la sécurité et de l'économie

De manière plus large, ces produits posent également problème du côté du droit. Il n'y a en effet pas de bases légales spécifiques au niveau fédéral pour les PFAS dans le sol. "Nous découvrons cette pollution. Les pays qui nous entourent, les pays européens, les États-Unis, la Grande-Bretagne, sont plus avancés que nous face à ce phénomène et ont mis des normes plus élevées. Il faut qu'on s'aligne sur ces normes pour continuer à bénéficier d'un environnement sain."

S'il est nécessaire de traiter cette question à l'échelle du pays, cela n'a pas empêché la Ville de s'aligner sur nos voisins européens.

Pierre-Antoine HildbrandMunicipal en charge de la sécurité et de l'économie

 

Continuer la lecture

Santé

L'Association suisse des fibromyalgiques appelle à l'aide

Publié

le

La fibromylagie est un trouble fréquent, se manifestant par une douleur chronique dans plusieurs parties du corps (image d'illustration). © (KEYSTONE/Gaetan Bally)

Les personnes atteintes de fibromyalgie souffrent d’un manque de reconnaissance: alors que l'Organisation mondiale de la santé reconnaît la maladie, ce n'est pas le cas de l'Assurance Invalidité en Suisse.

La fibromyalgie touche entre 1 et 5% de la population dans les pays industrialisés occidentaux, et les femmes sont deux à cinq fois plus touchées que les hommes. La maladie provoque notamment des douleurs musculaires, comme l'explique Philippe Schüpbach, président de l’Association suisse des fibromyalgiques.

Philippe SchüpbachPrésident de l'Association suisse des fibromyalgiques

La fibromyalgie est reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, mais pas par l’Assurance Invalidité en Suisse. Un réel problème, selon Philippe Schüpbach.

Philippe SchüpbachPrésident de l'Association suisse des fibromyalgiques

Plus d'informations sur le site de l'Association suisse des fibromyalgiques.

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Des obstacles s’envolent, sous l'influence de planètes qui favorisent l'épanouissement des relations familiales. Votre sourire revient...

Les Sujets à la Une

X