International
BMW accusé aux Pays-Bas d'avoir falsifié ses données d'émission
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L'association néerlandaise des consommateurs a annoncé lundi qu'elle intentait un recours collectif contre BMW, accusant le constructeur automobile de luxe d'avoir falsifié les données d'émissions de quelque 100'000 véhicules vendus aux Pays-Bas.
L'organisation Consumentenbond cite des études qui, selon elle, montrent qu'un logiciel a été installé dans les véhicules BMW afin de montrer des émissions réduites d'azote lors des tests.
"Cependant, dans des conditions de conduite normales, ces véhicules présentent des émissions alarmantes", a affirmé l'association, qui a lancé cette action en justice avec une autre organisation, Car Claim.
"Il est honteux que BMW ait trompé à la fois les organismes de contrôle et les consommateurs", a déclaré Sandra Molenaar, directrice de Consumentenbond, dans un communiqué.
"L'entreprise doit assumer ses responsabilités. Nous voulons que BMW indemnise les consommateurs qu'elle a trompés", a-t-elle poursuivi.
L'affaire concerne toutes les voitures diesel BMW et Mini vendues sur le marché néerlandais entre le 1er janvier 2009 et le 1er septembre 2019.
Andrew Mason, porte-parole de BMW a déclaré à l'AFP que le constructeur avait pris connaissance de ces accusations par les médias, mais qu'"aucune plainte n'avait encore été déposée".
"Nous ne connaissons donc pas les allégations spécifiques que (...) Car Claim a avancées dans sa plainte", a-t-il précisé.
Car Claim a exhorté BMW à rappeler toutes les voitures concernées et à les rééquiper, tout en indemnisant les conducteurs actuels et anciens de ces véhicules.
"Bien que nous ayons engagé une procédure judiciaire, nous continuons à exhorter BMW à engager des discussions afin de parvenir ensemble à une solution équitable," a déclaré Guido van Woerkom, président de Car Claim, dans un communiqué publié par Consumentenbond.
Ce potentiel procès est un nouveau chapitre dans le long scandale des émissions polluantes, aussi appelé "dieselgate", qui touche plusieurs géants de l'industrie automobile.
Il a éclaté en septembre 2015, lorsque le constructeur automobile allemand Volkswagen a admis avoir équipé des millions de véhicules avec un logiciel faisant apparaître les moteurs comme moins polluants lors des tests réglementaires que dans des conditions réelles.
Le dieselgate a provoqué une onde de choc dans le secteur, impliquant plusieurs autres grands constructeurs automobiles et entraînant des poursuites judiciaires dans plusieurs pays, dont la France, la Corée du Sud et les Etats-Unis.
En février 2019, le parquet allemand avait indiqué que BMW devrait s'acquitter d'une amende de 8,5 millions d'euros en Allemagne pour des infractions aux normes antipollution mais que le constructeur échappait à des poursuites pour fraude faute de preuves.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Kim affirme équiper sa marine nord-coréenne d'armes nucléaires
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé que Pyongyang était en train d'équiper sa marine d'armes nucléaires, alors qu'il supervisait cette semaine les essais d'un destroyer présenté comme ultramoderne, ont rapporté jeudi les médias d'Etat.
"L'armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante", a déclaré Kim Jong-un, cité par l'agence de presse officielle KCNA. Il s'est félicité d'"un changement radical dans la défense de notre souveraineté maritime, ce que nous n'avions pas réussi à accomplir depuis un demi-siècle".
Ces essais, qui comprennent le lancement d'un missile de croisière mer-sol, ont été réalisés peu après le congrès quinquennal du parti communiste. Au cours de l'événement, M. Kim a réitéré son engagement en faveur d'un renforcement du potentiel militaire de son pays, doté de l'arme nucléaire, et promis de répondre avec force à toute menace.
Attaque en Iran
Ils sont également survenus peu après le déclenchement par les Etats-Unis et Israël d'une guerre contre l'Iran destinée notamment à anéantir son programme nucléaire, ses missiles et sa marine.
M. Kim a inspecté mardi un navire de classe "Choe Hyon", l'un des deux mis à l'eau l'année dernière. Il a également supervisé mercredi le tir du missile, lequel a été effectué "avec succès", a affirmé l'agence de presse coréenne.
Le destroyer Choe Hyon est l'un des deux navires de guerre de 5000 tonnes que la Corée du Nord possède dans son arsenal, tous deux achevés en 2025. Un troisième bâtiment, que le dirigeant nord-coréen a également inspecté mercredi, est en construction, selon KCNA.
Pyongyang a précédemment déclaré que le Choe Hyon était équipé des "armes les plus puissantes". Le navire pourrait embarquer des missiles tactiques à courte portée capables de transporter des ogives nucléaires, estiment certains analystes, bien que la Corée du Nord n'ait pas prouvé qu'elle avait la capacité de miniaturiser son arsenal atomique.
"Démonstration de force"
La semaine dernière, Pyongyang a condamné l'attaque en cours des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, la qualifiant d'"acte d'agression illégal" et affirmant qu'elle révélait la nature de "voyou" de Washington.
Avec les essais du nouveau destroyer, Kim Jong-un semble vouloir faire une "démonstration de force dans le contexte de la situation actuelle en Iran et à l'approche des prochains exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis", observe auprès de l'AFP Yang Moo-jin, ancien président de l'université des études nord-coréennes.
Pyongyang et Washington sont des adversaires de longue date, mais les Etats-Unis ont multiplié les efforts ces derniers mois pour relancer les pourparlers de haut niveau avec le Nord.
Après avoir largement ignoré ces ouvertures, Kim Jong-un a déclaré en février que les deux nations pourraient "s'entendre" si Washington acceptait le statut nucléaire de son pays.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Six mois après le soulèvement, les Népalais appelés à voter
Les Népalais ont commencé à voter jeudi pour des élections législatives cruciales, six mois après un soulèvement qui a entraîné la chute du gouvernement. Le scrutin est marqué par l'affrontement entre la vieille garde et un puissant mouvement porté par la jeunesse.
Des files d'attente se sont formées dès l'aube à Katmandou et dans la circonscription habituellement tranquille de Jhapa (sud-est), où rivalisent deux candidats au poste de premier ministre, une élection emblématique de la lutte générationnelle à l'oeuvre dans ces législatives anticipées.
Près de 19 millions d'électeurs sont appelés jusqu'à la fermeture des bureaux de vote à 17h00 locales (12h15 en Suisse) à désigner le successeur du gouvernement intérimaire en place après le soulèvement de septembre 2025, au cours duquel au moins 77 personnes ont été tuées et où le Parlement ainsi que des dizaines de bâtiments officiels ont été incendiés.
Une interdiction d'accès aux réseaux sociaux avait mis le feu aux poudres. Très vite, les jeunes manifestants ont également laissé exploser leur colère contre le manque de perspectives d'emploi et la corruption des élites. Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dans les bureaux de vote.
Une vague de jeunes candidats a émergé grâce à l'occasion du scrutin. Ils se disent déterminés à relancer une économie népalaise moribonde et prêts à défier des dirigeants vieillissants qui assurent que seule leur expérience peut garantir stabilité et sécurité.
"Rien d'ordinaire"
"Ce scrutin n'a rien d'ordinaire: il pourrait être un moment charnière pour les Népalais et le Népal", a confié en amont des élections Sashi Gurung, 33 ans, qui votera à Katmandou.
Des hélicoptères ont acheminé du matériel électoral vers les régions montagneuses enneigées du pays, qui compte huit des dix plus hauts sommets de la planète, dont l'Everest.
Et pour ce scrutin, les regards se tournent vers les immenses plaines agricoles situées au sud-est de la capitale, où les trois prétendants au poste de premier ministre briguent des sièges.
Les 163'000 votants de la circonscription de Jhapa 5 devront en particulier départager KP Sharma Oli, 74 ans, le premier ministre renversé il y a six mois et qui entend revenir, de l'ancien maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, un rappeur qui s'est lancé en politique, considéré comme un symbole du changement politique impulsé par la jeunesse.
Autre prétendant au pouvoir: Gagan Thapa, 49 ans, le nouveau chef du plus ancien parti du pays, le Congrès népalais. Il entend mettre fin au "club des vieillards" qui a dirigé le pays pendant des décennies.
Plus de 3400 candidats sont en lice pour ce scrutin à l'issue duquel seront élus les 275 membres de la chambre basse du Parlement, 165 au scrutin uninominal à un tour et les 110 autres à la représentation proportionnelle.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
La Chine prévoit un ralentissement de sa croissance en 2026
La Chine se fixe un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026, le plus bas depuis des décennies, indique un rapport gouvernemental publié jeudi. L'an dernier, elle s'était fixé un objectif d'environ 5%, qu'elle avait dit avoir atteint en fin d'année.
La deuxième économie mondiale représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale. Le chiffre de 4,5 à 5% a été annoncé lors du grand événement politique annuel nommé "Deux Sessions".
Le gouvernement chinois n'a pas fixé de chiffre plus bas depuis 2005, quand il a commencé à énoncer systématiquement chaque année son objectif de croissance lors des Deux Sessions.
Le pays peine à recouvrer le dynamisme de l'avant-Covid-19. Son économie continue à subir les effets prolongés d'une grave crise de l'immobilier.
La Chine est confrontée à l'endettement des gouvernements locaux, une consommation domestique atone, des surcapacités de production, des pressions déflationnistes et un fort chômage des jeunes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
La guerre au Moyen-Orient entre dans son sixième jour
La guerre au Moyen-Orient est entrée jeudi dans son sixième jour avec des bombardements israéliens sur Beyrouth. La veille, Washington et Israël ont affiché leur confiance face à un Iran nettement affaibli et dont la riposte s'essouffle, selon eux.
Le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue "chaque jour", a déclaré mercredi soir un porte-parole de l'armée israélienne. "Nous sommes en position de force maintenant", a assuré de son côté le président américain Donald Trump.
Téhéran ne laisse toutefois transparaître aucune intention de capituler. La télévision d'Etat iranienne a annoncé jeudi matin une "nouvelle vague de missiles" vers Israël, dont l'armée a déclenché ses défenses aériennes pour les intercepter. Les autorités israéliennes n'ont pas fait état de victimes.
L'Iran a également affirmé avoir tiré trois missiles visant les quartiers généraux de forces kurdes au Kurdistan en Irak, a rapporté l'agence de presse IRNA sur le réseau social Telegram.
Depuis le début samedi de l'offensive américano-israélienne contre Téhéran, la région autonome du Kurdistan, qui accueille des troupes américaines, a été la cible d'attaques de drones, dont la plupart ont été interceptées par la défense aérienne.
Combats au Liban
Au Liban, Israël a lancé jeudi de nouvelles attaques, menant des frappes aériennes pour le quatrième jour après que son armée a progressé dans plusieurs localités frontalières du sud du pays, entraîné dans la guerre régionale.
Des images de l'AFP ont montré tôt jeudi un panache de fumée s'élever au-dessus de Beyrouth après une frappe sur le sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran. L'armée israélienne a déclaré sur Telegram avoir "commencé à frapper l'infrastructure du Hezbollah à Beyrouth".
Les autorités libanaises ont annoncé trois nouveaux morts dans des frappes israéliennes ayant visé deux voitures sur l'autoroute menant à l'aéroport de Beyrouth.
L'armée israélienne avait auparavant demandé aux habitants de quitter le quartier, les avertissant qu'elle s'apprêtait à attaquer des cibles qu'elle affirmait être liées au Hezbollah.
L'agence de presse officielle libanaise ANI a pour sa part rapporté qu'une frappe israélienne avait tué un chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans un camp de réfugiés du nord du Liban. Elle le décrit comme un haut responsable du Hamas. Il s'agit du premier dirigeant du groupe islamiste palestinien tué depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran.
Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.
Le Hezbollah a revendiqué mercredi au moins 23 attaques contre Israël, dont une à l'aide de drones contre les industries aérospatiales israéliennes dans le centre du pays, ciblant pour la première fois une région aussi éloignée de la frontière.
Evacuations au Qatar
Au Qatar, "les autorités compétentes évacuent les résidents vivant à proximité de l'ambassade américaine à titre de mesure de précaution temporaire", a déclaré le ministère de l'intérieur sur le réseau social X, qui a appelé la population de l'émirat à rester chez elle.
Les bombardements israélo-américains sur l'Iran depuis samedi ont entraîné des frappes en représailles contre les pays du golfe Persique, Téhéran disant viser des intérêts américains.
Mardi, le Qatar a annoncé que deux missiles iraniens avaient visé son territoire, dont l'un a frappé la base militaire américaine d'Al-Udeid. Il a assuré avoir déjoué plusieurs attaques sur l'aéroport de Doha le même jour.
Mercredi, Doha a dit avoir intercepté plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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