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Économie

Guy Parmelin à Washington pour discuter des taxes douanières

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Guy Parmelin s'est déjà rendu à plusieurs reprises aux Etats-Unis ces derniers mois (archives). (© KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS)

Les choses bougent à nouveau dans les discussions sur les droits de douane entre la Suisse et les Etats-Unis: Guy Parmelin a rencontré jeudi l'administration américaine à Washington pour des entretiens. Le président américain Donald Trump participera au WEF à Davos.

L'agence de presse économique américaine Bloomberg a annoncé dans la soirée la visite éventuelle de Donald Trump au Forum économique mondial (WEF) en janvier 2026. Elle s'est référée à des personnes proches du dossier. Il n'a pour l'heure pas été possible d'obtenir une confirmation.

Selon Bloomberg, Donald Trump prévoit de se rendre au WEF avec une importante délégation. Ces projets seraient le résultat de l'amélioration des relations après les progrès réalisés dans les négociations douanières. Le WEF avait déjà confirmé l'invitation du président américain. La liste des participants ne sera toutefois connue qu'une semaine avant le début du forum.

Jeudi, le ministre de l'économie Guy Parmelin a relancé les négociations sur les droits de douane de 39% imposés par les États-Unis sur les importations en provenance de Suisse. Il s'est rendu à Washington dans la nuit en compagnie de la directrice du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), Helen Budliger Artieda.

Des discussions "à différents niveaux" ont eu lieu dans l'après-midi (heure locale), a déclaré Markus Spörndli, porte-parole du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), à l'agence de presse Keystone-ATS.

Plusieurs réunions

M. Parmelin a notamment rencontré dans l'après-midi le représentant américain au commerce Jamieson Greer, comme l'avait déjà annoncé mercredi le DEFR. Jeudi, aucune information n'a filtré à Washington quant aux résultats éventuels.

Dans le même temps, la Maison-Blanche a annoncé la conclusion d'accords commerciaux avec l'Argentine, le Guatemala, l'Equateur et le Salvador, dans quatre communiqués distincts publiés sur son site Internet. Les quatre pays concernés ont pris une série d'engagements, en particulier celui d'ouvrir leurs marchés à des produits américains, en échange desquels l'administration Trump va baisser les droits de douane sur certains produits qu'ils exportent vers les Etats-Unis, par exemple agricoles.

Après sa réunion, Guy Parmelin n'a fait qu'une brève apparition devant les médias pour des raisons de calendrier. M. Spörndli avait jugé " improbable" la conclusion des négociations entre la Suisse et les Etats-Unis plus tôt dans la journée.

Ce n'est pas la première fois depuis l'annonce des droits de douane américains que la Suisse négocie avec des représentants du gouvernement américain. Peu avant l'entrée en vigueur des droits de douane de 39% en août, le Vaudois et la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter s'étaient rendus à Washington.

Une rencontre avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio n'avait toutefois pas abouti à un résultat concret. En septembre, Guy Parmelin s'est rendu à nouveau aux États-Unis à la dernière minute et y a mené des discussions au niveau ministériel. Le 7 novembre, il a été annoncé que le ministre suisse de l'économie avait à nouveau échangé avec le représentant américain au commerce dans une discussion jugée "constructive".

La Confédération reste discrète

Le conseiller fédéral Albert Rösti, qui représentait jeudi Guy Parmelin aux World Cheese Awards à Berne, s'est réjoui que le ministre de l'économie puisse poursuivre les discussions dans le cadre des négociations douanières. Il n'a toutefois "rien à dire pour l'instant" sur les éventuelles attentes, a-t-il déclaré à un journaliste de Keystone-ATS sur place.

"Je pense qu'il est important que les discussions se poursuivent. Cela montre également que le gouvernement suisse prend les négociations très au sérieux et s'efforce de les mener à bien", a ajouté M. Rösti.

En ce qui concerne les exportations de fromage suisse, M. Rösti a déclaré qu'il espérait que des conditions douanières plus favorables seraient négociées pour les producteurs. Le Conseil fédéral est conscient de l'importance des exportations de fromage suisse vers les États-Unis. Elles ont diminué de 17% entre janvier et septembre par rapport à la même période l'année dernière, a déclaré Martin Spahr de Switzerland Cheese Marketing dans une interview accordée à Keystone-ATS.

Réduction des droits de douane

Lundi dernier, l'agence de presse Bloomberg a annoncé que la Suisse était sur le point de conclure un accord avec les États-Unis dans le cadre du différend douanier. Les négociations entre les deux pays semblent aboutir à un accord qui pourrait être conclu dans les prochains jours ou les prochaines semaines.

L'accord prévoit une réduction à 15% des droits de douane américains actuellement appliqués à l'importation de nombreux produits suisses, a écrit Bloomberg.

Selon les dernières déclarations de l'UBS à l'agence de presse AWP, les industries horlogère, médicale, mécanique, électrique et métallurgique devraient particulièrement bénéficier de la baisse des droits de douane. La Banque cantonale de Lucerne a indiqué que cette baisse éliminerait également le désavantage concurrentiel des secteurs concernés, notamment par rapport à la concurrence de l'UE.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Bank of America termine 2025 au-dessus des attentes

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Le béhémoth bancaire américain a mieux fini encore l'année écoulée qu'escompté par les analystes. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT)

Bank of America a bouclé l'année 2025 avec des résultats en nette hausse, soutenus par des marchés boursiers dynamiques, et s'est montré optimiste pour 2026 grâce à un environnement économique "plus clair", a-t-il indiqué mercredi.

Selon un communiqué, au quatrième trimestre, le chiffre d'affaires de la banque américaine a atteint 28,4 milliards de dollars (22,8 milliards de francs), en hausse de 7,1% sur un an, au-delà du consensus d'analystes interrogés par Bloomberg.

Ses revenus ont été tirés à la hausse principalement par le dynamisme des marchés financiers, entraînant la montée des frais de gestion, avec également un nombre accru de comptes clients de particuliers.

Sur cette période, la banque a publié un bénéfice net 7,6 milliards de dollars (+12% sur un an). Rapporté par action, et hors éléments exceptionnels - élément privilégié par le marché - il s'affiche même en croissance de 18% à 0,98 dollar, dépassant là aussi le consensus d'analystes.

Pour l'ensemble de l'année 2025, la tendance est similaire, a expliqué le PDG du groupe, Brian Moynihan, cité dans le communiqué.

"Les résultats du quatrième trimestre de Bank of America ont couronné une année solide en matière de bénéfices, puisque nous avons dégagé plus de 30 milliards de dollars de résultat net et que le bénéfice par action a progressé de 19% par rapport à 2024", a-t-il ainsi expliqué.

Dans le détail, le bénéfice net annuel s'est affiché à 30,5 milliards de dollars en 2025 (+13% sur un an), supérieur au consensus d'analystes. L'entreprise a engrangé plus de 113 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur cette période (+7% sur un an), là aussi plus qu'attendu par le marché.

Le PDG s'est par ailleurs montré optimiste pour 2026: "avec des consommateurs et des entreprises qui font preuve de résilience, et alors que l'environnement réglementaire ainsi que les politiques fiscales et commerciales deviennent plus clairs, nous anticipons une nouvelle croissance économique au cours de l'année à venir", a-t-il ainsi souligné.

"Bien que de nombreux risques subsistent, nous sommes optimistes quant à l'économie américaine en 2026", ajoute le dirigeant.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, aux alentours de 12H35 GMT, l'action de Bank of America gagnait 1%.

La banque américaine JPMorgan Chase avait ouvert le bal des résultats financiers des banques mardi, avec un chiffre d'affaires également en hausse, grâce selon elle à l'attitude des consommateurs et à la bonne santé des entreprises.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Colère agricole: les tracteurs de la FNSEA quittent Paris

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Les agriculteurs ont passé la nuit à Paris mais ont commencé à quitter la capitale avant les premières aurores. (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs ont commencé à se retirer de la capitale mercredi avant le lever du jour, après avoir obtenu dans la nuit des engagements sur les sujets de trésorerie.

Les agriculteurs avaient choisi mardi soir de rester "pour la nuit" devant le palais Bourbon malgré la "loi d'urgence agricole" promise par le Premier Ministre dans la journée pour tenter de calmer leur colère des agriculteurs.

"Une délégation a été reçue vers minuit par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard qui nous a donné des précisions et des engagements sur les prêts de trésorerie et de restructuration pour les agriculteurs les plus plus endettés", a confié à l'AFP le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, avant de repartir dans l'Oise.

Les premiers tracteurs ont commencé à quitter Paris vers 4h00, a-t-il précisé.

Obtenir des avancées sur le sujet de la trésorerie avait été mentionné mardi soir par Damien Greffin, autre vice-président de la FNSEA, au moment de justifier la poursuite de la mobilisation "pour la nuit" devant l'Assemblée nationale.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre avait annoncé une "loi d'urgence agricole" pour tenter de calmer la colère des agriculteurs. Le texte promis par Sébastien Lecornu doit porter sur "plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production".

Il "sera inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l'été", a assuré le Premier ministre.

Des annonces dans un premier temps en partie saluées par Damien Greffin, avant que beaucoup, parmi la base des délégations agricoles, n'expriment leur volonté de rester pour poursuivre les négociations et maintenir le rapport de force.

Mardi, Sébastien Lecornu a également affirmé qu'un "cap clair" sur la politique de l'eau serait par ailleurs "fixé d'ici le salon" de l'agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un "moratoire sur toutes les décisions relatives" à cette question et la suspension des "textes fixant les volumes d'eau prélevables (...) jusqu'à septembre".

Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier "les possibilités de dérogation" à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d'engrais par les agriculteurs.

Pommes de terre déversées

Cela s'ajoute à un paquet de "300 millions d'euros" annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d'autres déjà égrainées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.

Les annonces de mardi répondaient quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole et dont les sections locales du grand bassin parisien -- qui va jusqu'au Pas-de-Calais -- ont lancé leurs tracteurs sur Paris.

Entrés à l'aube dans Paris, les tracteurs ont descendu les Champs-Elysées avant de s'établir devant l'Assemblée nationale, avec duvets et matelas.

Mardi, plus de 350 tracteurs selon les autorités, 500 selon les manifestants ont stationné aux abords de l'Assemblée nationale, et les agriculteurs présents ont aussi déversé plusieurs tonnes de pommes de terre sur le pont de la Concorde, en cadeau aux Parisiens.

Depuis début décembre, les manifestations d'agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n'ont pas suffi à calmer la colère.

La Coordination rurale a dénoncé mardi sur X "la différence de traitement du gouvernement face à nos mobilisations", en référence aux interdictions auxquelles le deuxième syndicat a fait face en amenant ses tracteurs jeudi à Paris.

La Confédération paysanne, qui a aussi emmené des tracteurs à Paris vendredi, a dénoncé dans un communiqué les demandes de la FNSEA sur l'eau qui ne "répondent pas à la colère".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'inflation stable aux Etats-Unis en décembre, à 2,7% sur un an

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Les Etats-Unis ont terminé 2025 avec une inflation en décembre de 2,7% sur un an. (archive) (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

Les Etats-Unis ont terminé 2025 avec une inflation en décembre de 2,7% sur un an, un rythme stable par rapport à novembre, selon l'indice des prix à la consommation (CPI) publié mardi.

La question du coût de la vie reste centrale aux Etats-Unis alors que le président Donald Trump est revenu au pouvoir l'an dernier en promettant notamment de redresser le pouvoir d'achat des Américains.

A 2,7% en rythme annuel, l'indice CPI de décembre 2025 marque une atténuation par rapport au niveau qui était le sien en décembre 2024 (2,9%), mais son évolution n'a pas été linéaire au cours de l'année. En net ralentissement jusqu'en avril (2,3%), il est ensuite reparti à la hausse, après que le président Trump a annoncé une vague de nouveaux droits de douane sur les produits entrant dans le pays.

Pour les Américains, la hausse continue de la facture des dépenses courantes continue d'être douloureuse. Ainsi, l'alimentation a augmenté de 3,1% sur un an.

Encore plus spectaculaire, le prix du gaz a augmenté de 10,8% sur la période et l'électricité de 6,7%.

Le gouvernement Trump met, au contraire, systématiquement en avant la baisse des prix à la pompe (-3,4%).

Les chiffres du CPI pour novembre avaient surpris car ils s'étaient affichés en nette décélération. Cependant, banquiers centraux et économistes avaient rapidement émis des bémols, estimant que les données avaient été en partie faussées par la longue paralysie budgétaire aux Etats-Unis ("shutdown") qui a suspendu la collecte des informations par les services statistiques officiels, du 1er octobre au 12 novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

L'initiative sur l'argent liquide inadéquate, dit le gouvernement

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Le contre-projet direct du gouvernement renforce le statut juridique de l'argent liquide et du franc comme monnaie suisse (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

L'argent liquide doit être garanti en Suisse. Le Conseil fédéral reconnait son importance pour l'économie et la société, mais estime que l'initiative "Oui à une monnaie suisse libre et indépendante sous forme de pièces ou de billets" n'est pas la bonne voie.

L'initiative populaire sur l'argent liquide a été lancée par le Mouvement Liberté Suisse. Elle veut garantir le maintien de l'argent liquide en Suisse. De plus, tout projet de remplacement du franc suisse par une autre monnaie doit être soumis au vote du peuple et des cantons.

Le Conseil fédéral a élaboré un contre-projet direct, approuvé par le Parlement. La garantie de l'approvisionnement en numéraire et l'utilisation du franc suisse en tant que monnaie nationale existantes dans des lois seront transférées dans la Constitution.

Le contre-projet répond ainsi à la demande principale de l'initiative qui est de renforcer le franc suisse. A la différence de l'initiative, le contre-projet prévoit que la BNS, et non la Confédération, assure l'approvisionnement.

Le comité d'initiative a toutefois maintenu son texte. Les Suisses voteront le 8 mars sur ces deux textes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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