Rejoignez-nous

Suisse

Alcool en Suisse: bisbilles autour des directives fédérales

Publié

,

le

Les directives fédérales sur l'alcool doivent attendre, estime le Conseil des Etats (illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'adoption de nouvelles directives fédérales sur la consommation modérée d'alcool doit être reportée. Le Conseil des Etats a soutenu lundi par 31 voix contre 8 une motion qui demande d'attendre les résultats d'une nouvelle étude.

La stratégie "zéro alcool" de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne semble pas faire l'objet d'un examen critique de la part des autorités fédérales, selon le sénateur Benedikt Würth (Centre/SG). Pourtant, dans le monde scientifique, il n'y a pas de consensus sur certaines affirmations de l'OMS, comme celle avançant que toute quantité d’alcool représente un risque pour la santé.

L'Université de Navarre, en Espagne, mène une étude qui pourra être considérée comme une référence en ce qui concerne les conséquences de l'alcool sur la santé. Elle devrait durer encore trois ans. Il vaut donc la peine d'attendre avant d'édicter de nouvelles directives fédérales, selon la motion de M. Würth. Car d'autres études récentes montrent des résultats pour les moins contradictoires.

La gauche a tenté en vain de renvoyer la motion en commission pour un examen approfondi, la critiquant comme un moyen de temporiser face à des directives pourtant nécessaires en matière de santé publique.

La consommation d'alcool bénéficie toujours d'une image positive dans notre société. Nous sommes nombreux dans cette salle à boire régulièrement de l'alcool socialement, mais il ne faut pas se voiler la face quant à l'impact sur la santé, a argué Mathilde Crevoisier Crelier (PS/JU).

Base scientifique suffisante

Le Conseil fédéral ne voit lui aucune raison de penser que la stratégie mondiale visant à réduire l'usage nocif de l'alcool repose sur une base scientifique insuffisante. L'OMS ne poursuit d'ailleurs pas une stratégie de tolérance zéro, mais préconise des mesures de prévention et de réduction des risques, a indiqué la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider.

Les mesures et recommandations de l'OMS n'ont aucun lien direct avec les recommandations de la Commission fédérale pour les questions liées aux addictions et à la prévention des maladies non transmissibles (CFANT). La publication de ses nouvelles recommandations est prévue dans les prochains mois, a encore dit la ministre, en vain.

Le National devra se prononcer.

3% de dépendants en Suisse

La Croix-Bleue Suisse a elle publié de nouvelles recommandations sur la consommation d'alcool en début d'année. Aucune consommation d'alcool n'est sûre et même de faibles quantités peuvent être nocives.

En Suisse, 250'000 à 300'000 personnes souffrent d'une dépendance à l'alcool, soit environ 3% de la population. Près de 10% a une consommation problématique. Environ 100'000 enfants grandissent dans des familles où au moins un des parents est exposé à l'alcool. Chaque année, environ 1600 personnes en meurent.

L'OMS estime elle que la moitié des cas de cancer attribuables à l'alcool sont dus à une consommation légère ou modérée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

Gratuité des crèches et du parascolaire: contreprojets à élaborer

Publié

le

A Genève, trois initiatives consacrées aux modes de garde des enfants ont été débattues au Grand Conseil. La majorité veut des contreprojets. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les modes de garde d'enfants étaient au menu du Grand Conseil genevois jeudi. Trois initiatives, deux pour la gratuité des crèches et du parascolaire et une pour créer plus de places de crèche, ont été refusées jeudi. Des contreprojets seront élaborés pour ces trois textes.

Deux initiatives constitutionnelles de l'Union populaire (LUP) demandent la gratuité des places de crèches pour l'une et l'accueil à la journée continue et gratuit pour tous les élèves de l'école obligatoire pour l'autre. Elles ont uniquement trouvé un soutien dans les rangs de la gauche, qui estime que "le système actuel ne répond pas aux besoins".

L'autre initiative, qui émane des Vert'libéraux et du Centre, vise à inciter la création de nouvelles places de crèche afin de répondre à la demande. Parmi les mesures préconisées, le versement par les communes d'un acompte à la Fondation pour l'accueil préscolaire. La somme serait retournée à la commune si elle offre des places de crèche en nombre suffisant.

Parcours du combattant

L'initiative législative impose aussi au canton de délier les cordons de sa bourse à hauteur de 100 millions de francs. Elle prévoit aussi la possibilité de financer d'autres modèles de garde, dont la garde à domicile et les structures privées et associatives. Elle demande enfin que le coût pour les parents de l'accueil en crèche de leur enfant ne dépasse pas 10% de leur revenu déterminant.

"Trouver une place en crèche relève toujours du parcours du combattant", a souligné la députée du Centre Alia Chaker Mangeat. Et de défendre "la solution innovante, concrète et pragmatique" de l'initiative lancée par son parti. Mais la politique préscolaire relève des compétences communales, a rétorqué la conseillère d'Etat Anne Hiltpold, en charge du Département de l'instruction publique.

Le texte du Centre et des Vert'libéraux a été nettement refusé. Restait ensuite à se prononcer sur des contreprojets. "On ne peut pas laisser partir devant le peuple ces initiatives sans contreprojet", a insisté le député de Libertés et justice sociale (LJS) Raphaël Dunand. Il a mis en garde contre "les conséquences financières désastreuses" pour le canton.

Réforme fédérale

Le principe d'un contreprojet a été accepté pour les trois initiatives. La commission de l'enseignement et de l'éducation a désormais une année pour finaliser ses travaux.

Elle devra travailler en tenant compte du contexte fédéral qui va évoluer, des réformes visant à renforcer le soutien à l'accueil extrafamilial étant en cours. Une allocation de garde pour enfants, présenté comme un contre-projet indirect à l'initiative populaire sur les crèches du PS, a été acceptée par les deux chambres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Pétrole et gaz en recul, passages de navires dans le détroit

Publié

le

Tant le cours du baril de Brent que celui de son homologue américain refluaient jeudi (archives). (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Les cours des hydrocarbures poursuivaient leur décrue jeudi, après la signature d'un accord avec l'Iran qui apparaît comme largement favorable à la République islamique.

Pour Donald Trump, l'or noir coule à nouveau à flot et les prix reculent, a fanfaronné le président américain sur son réseau Truth Social.

Vers 17h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord s'affaissait de 2,66% à 77,43 dollars, quand celui de West Texas Intermediate (WTI) américain refluait de 3,01% à 74,45 dollars.

Les prix du gaz TTF reculaient eux de 3,25% à 40,56 euros le mégawattheure, "au plus bas depuis le 20 avril", a noté TradingEconomics.

"Le prix du Brent est passé sous la barre des 78 dollars le baril, son plus bas niveau depuis mars", les marchés digérant la conclusion d'un accord entre Washington et Téhéran, pointent les experts de la plateforme. Les premiers signes de progrès sont apparus avec le passage de plusieurs navire dans le détroit d'Ormuz, après des semaines d'interruption.

Un retour à la normale des flux pourrait permettre aux principaux producteurs et notamment l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Irak de relancer la production de millions de barils. "Le prix a déjà chuté de 38% depuis son plus haut en quatre mois en avril", ont-ils poursuivi.

UBS, dans un commentaire, a relevé que "la signature de l'accord réduit le risque d'un échec de dernière minute des négociations, mais il reste à voir à quelle vitesse les mines pourront être retirées du détroit d'Ormuz et le trafic pourra revenir à la normale".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Culture

Le NIFFF va proposer 129 oeuvres en provenance de 33 pays

Publié

le

La réalisatrice finlandaise Hanna Bergholm concourt dans la compétition internationale avec son film "Nightborn" (archives), (© KEYSTONE/EPA/FABIAN SOMMER)

Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF), qui va se dérouler du 3 au 11 juillet, va proposer 129 oeuvres de 33 pays. La 25e édition s’ouvrira avec le film "Nightborn" d'Hanna Bergholm, en présence de son interprète principale, Seidi Haarla.

La compétition internationale, composée de 14 longs-métrages, "reflète l’une des grandes tendances de cette 25e édition: le retour en force du folk horror et des récits où croyances, traditions et dynamiques communautaires deviennent les vecteurs de la peur", a indiqué jeudi soir le NIFFF.

La sélection officielle réunit onze premières mondiales ou internationales, quatre premières européennes et 50 premières suisses. Dix films sont présentés dans la compétition asiatique.

Trois invités d’honneur incarnent cette édition anniversaire: le cinéaste français Bertrand Mandico, figure incontournable d’un fantastique libre et flamboyant, l'Indien S. S. Rajamouli, à l’origine du phénomène mondial RRR et l’autrice britannique Samantha Shannon, l’une des voix majeures de la fantasy contemporaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

La Centrale santé Genève décharge les Urgences

Publié

le

Mise en service en décembre, la Centrale santé Genève permet bel et bien de décharger les urgences hospitalières. Près d'un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Mise en service en décembre, la Centrale santé Genève permet bel et bien de décharger les urgences hospitalières. Près d'un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques et 12% des personnes nécessitant une prise en charge médicale sont orientées vers un service d'urgence.

Entre le 1er décembre et fin mai, la ligne téléphonique de la Centrale santé Genève (CeSaGe) a reçu 5400 appels directs, a indiqué jeudi le Département de la santé et des mobilités (DSM). S'y ajoutent quelque 2200 appels réorientés depuis le 144. Au total, 7600 situations ont été traitées au cours des six premiers mois, soit près de 50 par jour, avec des pics quotidiens vers 10h00 et 17h00.

Après une évaluation des symptômes, quasiment un appel sur deux est résolu par des conseils téléphoniques. Les autres patients sont dirigés vers les services les plus adaptés: Hôpitaux universitaires de Genève, médecins à domicile, de garde ou traitant, ou encore pharmacie. Grâce à ce système, seuls 12% des appelants qui nécessitent une prise en charge médicale sont orientés vers les Urgences.

Comme près d'un appel sur trois concerne les enfants, la CeSaGe sera, dès le mois de septembre prochain, le point d'entrée de la garde pédiatrique genevoise. "Cette évolution confirme l'intérêt d'un numéro simple, accessible et clairement identifié pour mieux orienter les situations de santé non vitales tout en préservant les ressources hospitalières pour les situations plus critiques", écrit le DSM.

Une campagne vise à mieux faire connaître le dispositif. Dès jeudi, des flyers, affiches, vidéo et publications sur les réseaux sociaux seront relayés par les partenaires. Un tout-ménage sera distribué en Ville de Genève en juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Capricorne

Vous décidez de vous concentrer sur les objectifs à long terme. Votre capacité à garder le cap vous aide à accomplir un travail de qualité.

Les Sujets à la Une