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Protection de la jeunesse: réformes saluées, mais trop lentes

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Manon Schick, ici à côté du conseiller d'Etat Vassilis Venizelos, a repris en 2020 la tête et la réorganisation de la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ), ex-SPJ (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Dix ans après un premier audit, la Cour des comptes vaudoise constate qu'il reste encore quelques failles dans le système étatique de la protection de la jeunesse. Si les réformes au sein de l'ex-SPJ ont permis une meilleure gouvernance et un resserrement du suivi des dossiers des enfants, il reste encore plusieurs améliorations importantes à apporter au sein de la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ).

La réorganisation recommandée en 2016 après un audit sévère de la Cour des comptes visait à renforcer la protection de l'enfant, garantir le respect systématique de son intérêt supérieur, mais aussi favoriser son droit à participer et à être entendu dans les décisions qui le concernent. Il s'agissait aussi de mieux démontrer systématiquement le bien-fondé des décisions et d'améliorer la communication avec les parents et autres intervenants.

Deux ans après, le rapport de l'ancien juge fédéral Claude Rouiller avait, lui, pointé du doigt les graves erreurs du Service de la protection de la jeunesse (SPJ) à la suite d'une affaire d'un père abuseur dans le canton. Ses 26 recommandations, dont certaines communes avec la Cour, avaient encore accéléré les réformes.

Depuis septembre 2020, c'est l'ex-directrice d'Amnesty International Suisse Manon Schick qui est à la tête de la rebaptisée DGEJ.

Lenteur critiquée

Dans son audit de suivi, la Cour s'est limitée à l'appréciation des mesures prises pour remédier aux faiblesses identifiées alors. Conclusion majeure: il y a clairement eu des améliorations, mais la DGEJ n'a pas complètement fini son travail de mue.

"Pour moitié des recommandations de l'époque, quelques petites améliorations sont à apporter, pour l'autre moitié des mesures plus importantes sont encore nécessaires", a résumé la magistrate de la Cour Nathalie Jaquerod lors d'une conférence de presse à Lausanne. "Nous regrettons par ailleurs la lenteur et le temps pris pour mettre en oeuvre nos recommandations", a-t-elle ajouté.

La protection de la jeunesse vaudoise, c'est plus de 8000 mineurs suivis chaque année, réparti sur cinq Offices régionaux de protection des mineurs (ORPM) disposant en moyenne de quelque 30 assistants sociaux (ASPM) chacun, eux-mêmes en charge d'une soixantaine de dossiers chacun. Depuis 2019, il y a eu une hausse de 30% des assistants et un doublement des postes d'encadrement.

Le budget de fonctionnement de la DGEJ se monte à 257 millions de francs en 2025, dont 200 millions pour la protection de la jeunesse.

Enfant mieux entendu

Selon la Cour, la DGEJ a renforcé "de manière significative" son processus d'appréciation des nouvelles situations qui lui sont adressées. Elle en rend "plus largement compte" à la justice de paix et aux parents. Au terme de l'appréciation, lorsqu'une action s'avère nécessaire pour l'enfant, des objectifs préliminaires sont désormais "systématiquement formulés", note le rapport d'audit.

"Ces objectifs ne sont néanmoins pas toujours suffisamment spécifiques et devraient être affinés et validés par la hiérarchie après le début de l'action socio-éducative", a expliqué Mme Jaquerod.

Des progrès importants ont aussi été accomplis pour garantir que l'enfant soit entendu sur sa situation de manière adéquate lors de l'appréciation, relève positivement la Cour. "Un effort similaire devrait être fait pour les bilans périodiques ainsi que pour garantir la prise en compte de l'avis de l'enfant sur l'intervention prévue", ajoute-elle néanmoins.

L'implication des parents dans la définition de l'action socio-éducative et le recueil de leur point de vue devraient être mieux documentés dans les différents rapports. "Il n'est par exemple pas toujours clair si les parents adhèrent aux décisions" de protection, précise la magistrate.

ASPM: privilégier le qualitatif

Un autre bémol subsiste: le fait de soumettre les situations à la limite de nécessiter un placement sous la responsabilité de la directrice générale de la DGEJ. La mission n'est pas remplie et la Cour estime que "ce point-charnière justifie une attention particulière". Elle reconnaît toutefois un nombre important de ces "cas limites", ne permettant pas une pleine application de sa recommandation.

S'agissant du nombre d'ASPM, dont "la charge de travail est très lourde", la Cour encourage la DGEJ à privilégier une approche qualitative - orientée sur le risque et la complexité des situations - plutôt qu'une gestion quantitative.

Enfin, la Cour prend acte avec satisfaction de la volonté exprimée par la DGEJ de finaliser la quasi-totalité des recommandations en s'appuyant sur son projet en cours de refonte de son système d'information (DUNE - Dossier unique de l'enfant), prévu pour 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne: incendie dans un appartement, tous les locataires évacués

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Lors de l'intervention lundi soir, l'avenue du Grey à Lausanne a dû être fermée totalement à la circulation durant une quarantaine de minutes (photo symbolique). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une quarantaine de locataires d'un immeuble à Lausanne ont dû être évacués lundi soir à la suite d'un incendie dans un appartement. Il n'y a pas eu de blessés graves, mais quatre personnes, dont trois enfants, incommodées par les fumées ont dû être examinés à l'hôpital.

Le sinistre s'est déclaré peu après 19h00 à l'avenue du Grey. Rapidement sur place, la première patrouille de police a procédé à l'évacuation des habitants de l'immeuble, selon la police lausannoise.

A leur arrivée, les sapeurs-pompiers ont pu maîtriser le sinistre et prendre en charge le locataire de l'appartement concerné, un Suisse de 44 ans. Légèrement blessé et incommodé par les fumées, il a ensuite été pris en charge par une ambulance et conduit à l'hôpital pour y recevoir les soins nécessaires, est-il précisé.

Avenue bouclée

Au total, 45 locataires de l’immeuble ont été contrôlés sur place par les ambulanciers. A la suite de ces examens, trois enfants - 8 mois, 8 ans et 10 ans, ont également été conduits à l'hôpital pour des contrôles complémentaires. Une autre personne, dont l'appartement a été la proie des suies, a dû être relogée pour la nuit.

Le Ministère public a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l'incendie. Les investigations sont menées par la Police judiciaire de Lausanne, en collaboration avec la Brigade de police scientifique de la Police cantonale vaudoise.

Lors de l'intervention, l'avenue du Grey a dû être fermée totalement à la circulation durant une quarantaine de minutes, relève encore la police. Elle a été rouverte progressivement durant la soirée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Syndicatures: nombreuses élections tacites - 1er tour le 26 avril

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Le PLR Francois Armada sera la nouveau syndic de la deuxième plus grande ville du canton, Yverdon-les-Bains. Il a été élu tacitement mardi (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A l'heure de la date limite mardi midi pour le dépôt des candidatures pour le 1er tour des élections à la syndicature, la plupart des grandes villes vaudoises connaissent déjà le nom de leur syndic pour la prochaine législature. C'est le cas de Lausanne, Yverdon, Renens, Prilly, Montreux, Vevey, Morges et Aigle, avec des élections tacites. A Nyon en revanche, il faudra passer par un scrutin, agendé le 26 avril. Si nécessaire, un second tour est prévu le 17 mai.

- Lausanne: seul en lice, le syndic sortant socialiste Grégoire Junod repart pour un troisième mandat, après la victoire écrasante de l'alliance rose-rouge-verte qui a décroché six des sept sièges à l'exécutif. Depuis 20 ans, le rapport de forces est immuable à la municipalité où siègent 3 PS, 2 Vert-e-s, un POP et un PLR. Le 29 mars, les libéraux-radicaux ont échoué à placer un deuxième élu.

La reconduction de Grégoire Junod, qui est incontesté au sein de l'alliance de gauche, même s'il n'a pas terminé en première position, assure la continuité de l'action municipale qui a été plébiscitée dans les urnes. Dans une récente interview au journal Le Temps, M. Junod a annoncé que cette troisième législature en tant que syndic sera "selon toute vraisemblance" sa dernière.

Le syndic lausannois, en charge de la culture et du développement urbain, est en fonction depuis 2016. Il avait succédé à l'écologiste Daniel Brélaz. Il a fait son entrée à l'exécutif lausannois en 2011, comme directeur de la culture et du logement jusqu'en 2012, puis comme directeur du logement et de la sécurité publique jusqu'en 2016.

- Yverdon-les-Bains: le PLR François Armada sera le nouveau syndic de la commune du Nord vaudois. Une nouvelle fois, la majorité a basculé lors des dernières élections. L'entente de droite a raflé la mise, permettant au PLR de décrocher un troisième siège et au parti vert'libéral d'entrer à la municipalité, une première dans la deuxième ville du canton.

La gauche ayant renoncé à lancer une candidature, François Armada succèdera donc tacitement au socialiste Pierre Dessemontet, qui avait renoncé à se représenter au terme d'une législature émaillée de tensions. Arrivé en tête du second tour des communales, M. Armada a été désigné par acclamation lundi soir lors de l'assemblée de son parti. Les deux autres élus PLR, Christian Weiler et Dominique Viquerat, n'étaient pas intéressés par le poste.

- Nyon: l'élection à la municipalité de Nyon sera scrutée de près, puisque l'alliance rose-verte propose une co-syndicature pour la succession de Daniel Rossellat. Le socialiste Alexandre Démétriadès et le Vert Pierre Wahlen, qui se connaissent et collaborent depuis de nombreuses années, font le pari d'une "forme moderne de syndicature fondée sur le partage".

Le "minoritaire" de l'alliance - à savoir Pierre Wahlen - figurera sur les listes officielles car un seul nom peut légalement y figurer. Mais le duo promet de travailler main dans la main. Il affrontera le PLR Olivier Riesen, qui bénéficie du soutien de l'entente de droite. Comme syndic, le sortant entend créer des ponts avec le Conseil communal, qui est à majorité de centre droite.

- Morges: pas forcément attendu, il n'y aura pas de changement à la tête de l'exécutif morgien. L'actuelle syndique PLR Mélanie Wyss, est, en effet, reconduite dans cette fonction. Aucune autre candidature n'est parvenue mardi à midi. Le PS avait annoncé renoncer au poste, pareil finalement pour les Vert-e-s.

Si la droite a conservé la majorité à la Municipalité de Morges, la répartition des forces entre la droite et la gauche s'est légèrement rééquilibrée. Au final, la gauche obtient un troisième siège, dévolu aux Vert-e-s (et deux PS). L'alliance de droite ne place que trois de ses membres (1 PLR, 1 Vert'libéral et 1 de l'Entente morgienne). Le tout sera arbitré par l'indépendant Laurent Pellegrino, ex-PLR.

- Renens: en place depuis 2016, déjà réélu dès le 1er tour des communales, le syndic socialiste Jean-François Clément conserve logiquement son poste. Il a été reconduit tacitement. Pour rappel, Renens reste clairement en main des partis de gauche, mais ceux-ci n'occupent plus tous les sièges. Ejecté de l'exécutif en 2021, le PLR a fait son retour grâce à l'élection de la députée Elodie Golaz Grilli.

- Prilly: après 22 années de syndicature PLR avec Alain Gilléron, c'est désormais le Centre qui sera à la tête de la Municipalité de Prilly. Elu tacitement, Luigi Sartorelli reprendra ainsi le flambeau. Il était le seul sortant à avoir été réélu au second tour, qui avait vu l'exécutif basculer à droite. La Verte Rebecca Joly, présidente du parti cantonal, et son collègue écologiste Maurizio Mattia n'avaient pas été reconduits.

- Vevey: la socialiste Laurie Willommet est sans surprise la nouvelle syndique de Vevey. Elle succède tacitement à Yvan Luccarini, de Décroissance alternatives, qui a renoncé après son mauvais score du premier tour. La gauche reste nettement majoritaire à la municipalité de Vevey, qui compte deux socialistes, deux Verts et une élue de Décroissance alternatives. Vevey Libre (centre) détient un siège, tout comme le PLR qui signe son retour au sein de l'exécutif. Les femmes y seront par ailleurs majoritaires.

- Montreux: sans surprise non plus, le syndic socialiste sortant Olivier Gfeller est aussi réélu tacitement à Montreux. Il avait été élu à la Municipalité dès le premier tour avec 55,5 % des voix. Pour rappel, l'élection à l'exécutif montreusien s'est jouée tacitement, sans second tour dans les urnes. Il reste dominé par la gauche (4-3), mais dans une moindre mesure que lors de la précédente législature (5-2).

- Aigle: le syndic sortant Grégory Devaud (PLR) est élu tacitement, lui aussi. Il était arrivé en première position au 1er tour devant le président du Grand Conseil Stéphane Montangero (PS), et tous les deux ayant atteint la majorité absolue, ils avaient été élus d'emblée.

A noter qu'à Pully, c'est l'ancienne présidente de la Cour des comptes vaudoise, la PLR Nathalie Jaquerod, qui deviendra syndique. Elue tacitement, elle devient la première femme à ce poste dans la ville collée à l'est de Lausanne. Enfin, à Sainte-Croix, le syndic sortant Yvan Pahud, conseiller national UDC, voit sa fonction contestée par la nouvelle élue socialiste Cindy Joliat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Lausanne: en attendant un nouveau concept, Bô Noël rempile en 2026

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En attendant un nouveau concept de festivités de fin d'année à Lausanne, la formule Bô Noël est reconduite pour une année et donc une 12e édition (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lausanne se cherche toujours une nouvelle formule pour animer les fêtes de fin d'année au centre-ville. Le nouveau concept qui devait remplacer Bô Noël se fait attendre. Prévu pour cette année, il est repoussé à 2027. C'est finalement Bô Noêl qui assurera les festivités pour une année supplémentaire et donc une 12 édition.

La 11e édition, qui avait attiré plus de 450'000 visiteurs, devait être la dernière sous cette forme. La Ville de Lausanne avait annoncé l'automne dernier qu'elle cherchait un nouveau concept afin de parvenir à se hisser parmi les destinations touristiques d'importance durant la période des fêtes de fin d'année. La Municipalité avait lancé fin septembre dernier un appel à projet.

Approfondissements nécessaires

Mardi, elle a informé que le processus d'attribution de l'organisation des fêtes de fin d'année pour la période 2026–2029, était prolongé. "L'entrée en vigueur du nouveau concept est ainsi reportée à l’édition 2027, afin de garantir la qualité et la solidité du projet retenu", indique-t-elle dans un communiqué.

"Les candidatures reçues dans le cadre de l'appel à projet témoignent d'un réel dynamisme et d'un haut niveau de qualité. Une sélection des projets évalués à ce stade nécessite toutefois des approfondissements", explique-t-elle.

Dans ce contexte, la Ville a décidé "d'accorder le temps nécessaire à une évaluation approfondie, de manière à s'assurer que le futur dispositif réponde pleinement aux ambitions fixées", justifie-t-elle.

Trois missions principales

Pour garantir la tenue des festivités dans les meilleures conditions, la Ville de Lausanne a sollicité l'organisateur actuel, Bô Noël, pour reconduire son concept en 2026, ce qu'il a accepté. Traditionnellement, Bô Noël se tient de fin novembre à fin décembre sur certaines places et dans certaines rues du centre-ville.

Lors de l'appel à projets, la Municipalité lausannoise évoquait trois missions principales pour la nouvelle manifestation: offrir à la population lausannoise un rendez-vous emblématique, renforcer la dynamique touristique et l'attractivité de la Ville, et mobiliser les acteurs locaux afin de générer des retombées économiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Un "festival de spectacles" sur deux week-ends au théâtre de Vidy

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Le festival Tempo Forte au théâtre Vidy-Lausanne (ici, la salle annexe Le Pavillon) invite le public à découvrir six spectacles présentés sur deux longs week-ends (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le théâtre de Vidy-Lausanne propose six spectacles à voir dans le cadre de Tempo Forte, son "festival au coeur de la saison". Durant deux longs week-ends, du 23 avril au 3 mai, pas moins de 35 représentations auront lieu pour faire découvrir ces oeuvres produites ou coproduites par l'institution. Un "pass spécial" pour trois entrées sera proposé pour l'occasion.

"Pensée comme un parcours, la manifestation propose des horaires aménagés permettant d'assister à plusieurs spectacles sur une même journée", écrit le théâtre Vidy-Lausanne dans un communiqué. L'institution entend ainsi "renforcer le lien avec le public local et régional, tout en facilitant la venue de professionnels suisses et internationaux".

Les spectacles présentés sont "Thésée, sa vie nouvelle" de Valérie Dréville et Guy Cassiers, "Shout Twice" de Mélissa Guex et Katerina Andreou, "Meat me in Paradise" de Massimo Furlan, Claire de Ribaupierre, Vinciane Despret et Pierre-Oiliver Dittmar, ainsi que "Le cheval qui peint" d'Old Masters.

"Ultraficción nr.1/Fracciones de tiempo" du collectif El Conde de Torrefiel sera présenté en première suisse, sur une colline devant des arbres à Vidy. Une autre production hors les murs est au programme, à savoir "Alouettes - Pièce de champ", d'Emilie Rousset et Caroline Barneaud qui se déroulera à la ferme de la Blécherette.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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