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Lausanne

Promotion santé et prévention de l'obésité: Vaud peut faire mieux

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La Cour des comptes vaudoise s'est penchée sur la promotion d'une alimentation équilibrée et de l'activité physique auprès des enfants et des jeunes dans le canton (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

La stratégie vaudoise pour prévenir le surpoids et l'obésité chez les enfants et les jeunes, notamment en milieu scolaire, est loin d'être parfaite, selon la Cour des comptes du Canton de Vaud. Alors que son pilotage, son déploiement et son évaluation doivent être améliorés, la coordination sur le terrain a besoin d'être renforcée, conclut-elle dans un audit publié mercredi.

La Cour des comptes s'est penchée sur la promotion d'une alimentation équilibrée et de l'activité physique auprès des enfants et des jeunes, plus particulièrement sur les actions de la Direction générale de la santé (DGS). Cette dernière est en effet responsable de la stratégie cantonale et de la coordination des différentes prestations en la matière.

"Il n'y avait aucun soupçon de problèmes avérés ou de dysfonctionnement au lancement de l'audit", affirme à Keystone-ATS Nathalie Jaquerod, magistrate à la Cour des comptes du Canton de Vaud. "La présence de plusieurs partenaires actifs dans ce domaine laissait toutefois envisager des marges d'amélioration", dit-elle. La Cour a décidé de passer au crible la coordination et la performance de leurs activités (missions, objectifs, organisation).

La DGS collabore en effet avec le Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté) et l'Association vaudoise d'aide et de soins à domicile (AVASAD), deux institutions autonomes mais placées sous la surveillance de la DGS. En parallèle, la DGS est responsable de la santé scolaire conjointement avec la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ).

Manque de statistiques

La liste des critiques de la stratégie de l'Etat de Vaud est longue, selon l'audit portant uniquement sur les actions financées et gérées par le Canton. La Cour constate que la stratégie de promotion de la santé est trop synthétique, pas assez détaillée, et les données récoltées trop lacunaires.

"Les objectifs n'ont pas été attribués aux différents acteurs et ils ne sont pas chiffrés. En raison de données incomplètes, la DGS ne connait que partiellement l'étendue de la problématique du surpoids et de l'obésité chez les enfants. Elle n'a pas non plus de vue globale sur les dépenses consacrées aux différentes thématiques de promotion", écrit la Cour dans son rapport.

"Vaud ne dispose pas par exemple de statistiques récentes sur la prévalence du surpoids des enfants. Il faudrait aussi un meilleur monitoring des besoins sur le terrain afin de mieux cerner les vulnérabilités et les disparités régionales", relève Mme Jaquerod.

Autre exemple: Unisanté ne dispose pas d'une vue d'ensemble des restaurants scolaires qui pourraient encore bénéficier du label "Fourchette verte" visant une alimentation équilibrée.

Evaluation insuffisante

En conséquence, les résultats des actions déployées ne peuvent pas être comparés à des objectifs chiffrés pour assurer un suivi de la stratégie de promotion de la santé. Le manque d'informations financières ne permet pas non plus de mesurer l'efficience des actions, soit les résultats obtenus avec les moyens investis.

La Cour estime en outre que "la DGS peine parfois à assumer son rôle de responsable stratégique auprès d'Unisanté et de l'AVASAD et à leur déléguer les tâches opérationnelles". D'un côté, la DGS s'implique directement dans des projets qui devraient être menés par Unisanté. Il en résulte un manque de clarté sur son périmètre d'action et une mise en ½uvre ralentie.

A l'inverse, la DGS et la DGEJ ne supervisent pas suffisamment les activités de l'AVASAD en milieu scolaire. Leurs attentes ne sont pas clairement précisées. Enfin, la collaboration entre Unisanté et l'AVASAD est insuffisante. Ils consacrent parfois des ressources aux mêmes activités.

"Si le canton de Vaud prend très au sérieux la question de la promotion de la santé auprès des jeunes, il manque toutefois une analyse des objectifs fixés dans la stratégie cantonale. L'impact des mesures sur les bénéficiaires n'est pas systématique", résume Mme Jaquerod. Le Canton ne prenant pas le temps et le recul nécessaire pour faire cette évaluation, il est "très difficile de mesurer la performance des actions", conclut-elle.

Onze recommandations

La Cour a identifié trois axes d'amélioration visant à garantir que les actions menées sont évaluées sur la base de données fiables. Elles ont pour but d'améliorer la coordination entre les acteurs et de combler les lacunes constatées au niveau de l'analyse des besoins des régions et des bénéficiaires de prestations.

La Cour adresse ainsi huit recommandations à la DGS, qui en accepte sept, avec une réserve pour trois d'entre elles. Une de ces recommandations concerne également la DGEJ, qui la refuse. Trois recommandations sont adressées aux acteurs du terrain, une à Unisanté et deux à l'AVASAD, qui les acceptent.

"Les recommandations rejoignent souvent des projets déjà lancés pour améliorer la planification et la mise en ½uvre des prestations ainsi que leur suivi. Certaines sont partiellement admises ou rejetées, en général sur des questions de gouvernance et de coordination, parce qu'une analyse à leur sujet est en cours et qu’il est trop tôt pour se déterminer", écrit mercredi le Conseil d'Etat dans une réaction.

"Les quatre entités concernées font de cette prévention du surpoids et de l'obésité, ainsi que d'autres facteurs de risque de maladies chroniques, une priorité", assure encore le gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un homme décède une semaine après une altercation

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La Police Municipale de Lausanne a informé mercredi du décès d'un Suisse de 82 ans, une semaine après une altercation survenue à l'Avenue de Sévelin (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un Vaudois de 82 ans est décédé le 9 avril à Lausanne, une semaine après une altercation survenue à l'avenue de Sévelin. Une dispute au sujet d'un chien semble être à l'origine de la mort de l'octogénaire.

L'incident s'est produit le jeudi 2 avril vers 15h00 sur le parking d'un commerce situé dans le quartier lausannois, précise mercredi la police municipale dans son communiqué. "Selon les premiers éléments de l'enquête, une altercation a eu lieu peu auparavant entre la victime et un compatriote de 57 ans également domicilié dans le canton de Vaud au sujet d'un chien enfermé dans un véhicule."

Le propriétaire de l'animal a chuté en arrière et heurté le sol au niveau de la tête dans ce contexte, indique encore la police. Dépêchée sur place et avisée d'un arrêt cardio-respiratoire, la centrale vaudoise de police a constaté, à son arrivée, que la victime était déjà prise en charge par des passants, dont une infirmière qui a prodigué un massage cardiaque jusqu'à l'arrivée des secours.

L'homme de 82 ans a ensuite été transporté au CHUV, où il est décédé une semaine plus tard. "L’autre protagoniste a été entendu par le procureur de service, puis laissé aller", ajoute la police municipale.

Une procédure pénale a été ouverte par le Ministère public pour déterminer les circonstances exactes du décès. L'enquête a été confiée à la police judiciaire municipale de Lausanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une balade aux sons de la ville

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Cette balade acoustique sensibilise aux bruits de la ville, agréables ou non (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La commune de Lausanne organise une balade acoustique à la découverte des bruits de la ville, qu'ils soient agréables ou non. Rendez-vous le mercredi 29 avril pour un parcours à pied de deux heures avec plusieurs moments d'écoute et d'échanges.

Cette balade acoustique, qui en est à sa septième édition, est organisée à l'occasion de la journée mondiale contre le bruit. L'objectif est de sensibiliser la population aux bruits urbains, à leurs effets sur la santé et aux moyens mis en oeuvre pour s'en protéger, explique lundi la ville dans un communiqué.

Le parcours mènera du parking de Vennes jusqu'au CHUV en passant par Praz-Séchaud, les Boveresses et Chailly. Les groupes, limités à une quinzaine de personnes, seront accompagnés par un acousticien. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 27 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La ferme de Bassenges à Ecublens accueille un nouveau festival

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Le festival se tient dès vendredi à la ferme biologique de Bassenges sur le campus universitaire de l'EPFL (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La ferme biologique de Bassenges sur le campus de l'EPFL à Ecublens (VD) accueille un nouvel événement. La première édition du Festival Paysan veut célébrer la paysannerie et explorer les enjeux de l'agriculture du futur. Elle se tient sur deux jours, vendredi 17 et samedi 18 avril.

"Le 17 avril marquant la journée internationale des luttes paysannes - et l'assemblée générale d'Uniterre le matin - et face aux tensions grandissantes au sein du monde paysan, le tout nouveau Festival Paysan ambitionne de (re)créer des liens entre agriculture et société civile", indiquent ses organisateurs dans un communiqué.

"Fruit d'une synergie entre différents mouvements, cet évènement inédit vise notamment à aborder les défis et les solutions du monde paysan contemporain. L'ONU ayant consacré 2026 Année internationale des agricultrices, le rôle essentiel des femmes dans l'agriculture et les dynamiques de genre en oeuvre dans la production de notre alimentation seront mis en lumière lors de cette première édition", expliquent-ils.

Tables rondes et animations

Le festival s'adresse à un large public, aussi bien agricole que citadin, insistent les responsables, dont font partie Uniterre et la Ferme de Bassenges. Les chercheurs sont aussi encouragés à venir échanger sur leurs travaux dans le cadre d'un forum agricole, tout comme les organisations actives dans la vulgarisation ou la défense agricole.

Le vendredi, une table ronde abordera la question des femmes dans l'agriculture suisse. Le samedi, la question de l'avenir de la paysannerie et du renouvellement des générations fera l'objet d'une seconde table ronde.

Le Festival Paysan se déploie également autour de nombreuses activités et discussions: démonstrations et ateliers pratiques, activités pour enfants, visites de ferme, échanges entre paysannes pour formuler des revendications, projection d'un film sur les Paysannes vaudoises, marché de producteurs, théâtre avec "Pleine Terre", ainsi qu'un concert chaque soir.

Bail prolongé

Pour rappel, la ferme biologique de Bassenges a obtenu un sursis en septembre dernier. La direction de l'EPFL et le collectif Cambium ont trouvé un accord pour prolonger le bail de quatre ans. Les travaux de transformation des bâtiments du site ne démarreront qu'en 2030.

Initialement, le bail conclu en 2020 pour une durée de six ans avait été résilié avec effet au 31 janvier 2026. A cette date, la micro-ferme exploitée par le collectif devait être définitivement réaffectée en centre scientifique. Cambium avait contesté cette résiliation.

www.festival-paysan.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Environ 850 manifestants contre Israël et Trump à Lausanne

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De nombreux drapeaux, y compris un du Hezbollah libanais. accompagnaient les manifestants à Lausanne. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

"Lausanne antisioniste". Environ 850 personnes ont manifesté samedi après-midi dans la capitale vaudoise contre la politique israélienne et celle des Etats-Unis. Comme souvent dans ces défilés désormais, la Suisse n'a pas été épargnée.

Bardés de nombreux drapeaux palestiniens, les protestataires s'en sont surtout pris à l'Etat hébreu. "Israël, casse-toi, la Palestine n'est pas à toi", ont-ils scandé à plusieurs reprises.

Et de dénoncer aussi les bombardements israéliens qui se sont poursuivis ces derniers jours au Liban, malgré le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran. Dans la foule, une bannière du Hezbollah, ciblé par l'Etat hébreu, accompagnait quelques drapeaux iraniens.

Sur une pancarte, les portraits du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump étaient associés au terme d'"assassins". Juste en-dessous, un reproche au Conseil fédéral, accusé d'être complice.

Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis, régulièrement tancé dans les manifestations, était à nouveau ciblé par les centaines de personnes rassemblées. "La Suisse ne peut rester indifférente", a lancé une Iranienne à ses camarades.

Exigence à la Suisse

Accusant Berne de soutenir politiquement et économiquement à la fois Israël et les Etats-Unis, elle a demandé de renoncer à acquérir du matériel militaire de ces deux pays. La Suisse doit condamner "la guerre d'agression" contre l'Iran, a-t-elle insisté.

Sous les huées contre Washington et Israël, elle a estimé que les dégâts allaient prendre "des mois et des années" à être absorbés. Et de dénoncer également les Iraniens expatriés qui sont favorables à une intervention étrangère dans leur pays.

Berne avait dit être "alarmée" par les frappes contre l'Iran, notamment contre les civils et les infrastructures civiles. Mais la Suisse a également considéré que ce pays avait "dépassé" son droit à la légitime défense en s'en prenant aux pays du Golfe.

Autre revendication des manifestants, les sanctions contre Téhéran doivent être levées. "Detrump-toi, l'Iran n'est pas à toi", renchérissait une pancarte à l'égard du président américain. "Iran, Palestine, Liban, même combat", ajoutait un manifestant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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