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Économie

Construction: les syndicats approuvent la nouvelle convention

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La nouvelle Convention nationale (CN) permet d'éviter un vide conventionnel dans la branche de la construction et donc un dumping salarial (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Après les entrepreneurs, les syndicats ont approuvé la nouvelle convention collective nationale du secteur de la construction. L'accord de branche, d'une durée de six ans, de 2026 à fin 2031, régit les conditions de travail de quelque 80'000 travailleurs.

"Avec la nouvelle convention, les travailleurs de la construction obtiennent plusieurs améliorations méritées depuis longtemps en matière de temps de travail et une garantie de leur pouvoir d'achat", ont indiqué samedi dans un communiqué les syndicats Unia et Syna.

La convention collective de travail expirait fin 2025 et devait donc être renégociée. La nouvelle n'a été obtenue qu'après dix rondes de négociations intensives et d'importantes manifestations l'automne dernier, rappellent les syndicats. Un accord a été conclu le 12 décembre et la Société suisse des entrepreneurs (SSE) l'a approuvé le 17 du même mois.

Horaires, trajets, pouvoir d'achat

L'accord conclu permet d'éviter un vide conventionnel dans la construction et donc un dumping salarial. Il prévoit de prendre en compte le temps de trajet. Désormais tous les travailleurs recevront une indemnité journalière de chantier de 9 francs, considérée comme une contribution pour les pauses et comme une indemnité forfaitaire pour une partie du temps de trajet.

Les travailleurs pourront décider eux-mêmes de l'utilisation de la moitié de leurs heures supplémentaires accumulées durant l’année: celles-ci pourront être payées avec une majoration, reportées sur l'année suivante ou versées sur un nouveau compte de vacances de longue durée.

Les mineurs bénéficieront d'augmentations substantielles pour les travaux souterrains. Et en matière de pouvoir d'achat, la nouvelle convention contient un nouveau mécanisme qui prévoit une augmentation salariale annuelle automatique en fonction du renchérissement.

Acceptée à une nette majorité

La nouvelle convention a été soumise pour ratification à la base. Lors des deux conférences professionnelles des syndicats Unia et Syna, les travailleurs ont discuté intensément du résultat. Les améliorations obtenues ont été largement saluées, mais plusieurs voix ont critiqué la longue durée de la convention. Certains ont aussi rappelé que des solutions restaient nécessaires pour le travail par forte chaleur et par mauvais temps,

Finalement, une nette majorité des délégués d'Unia et de Syna s'est prononcée en faveur de l'acceptation du résultat des négociations. La nouvelle convention collective nationale entre définitivement en vigueur avec l'accord des syndicats.

Les parties contractantes vont demander la déclaration de force obligatoire au Conseil fédéral. Les améliorations s'appliqueront alors à toutes les entreprises du secteur principal de la construction.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le moral des industriels suisses baisse en juin

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Selon les trois quarts des participants à l'enquête, les obstacles au commerce devraient rester globalement inchangés au cours des douze prochains mois (archives). (© KEYSTONE/LOUIS DASSELBORNE)

Après l'amélioration du mois de mai, le moral des industriels suisses s'est dégradé en juin. Les prix d'achat comme les délais de livraison ont continué d'augmenter, mais leur dynamique s'est essoufflée, selon l'enquête périodique d'UBS.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) établi par le cabinet procure.ch et publié mercredi par UBS a perdu 3 points en juin pour atteindre 54,3 points. Il reste néanmoins largement au-dessus du seuil de croissance, fixé à 50 points, et ce, depuis le mois de mars. A titre de comparaison, la moyenne historique depuis le lancement de l'enquête en janvier 1995 est de 53,5 points.

L'indicateur correspond aux prévisions des économistes interrogés par l'agence AWP. Ces derniers prévoyaient un PMI, corrigé des variations saisonnières, entre 54,0 et 56,5 points.

Dans le détail, la composante mesurant la production est restée stable à 57 points, l'un de ses niveaux les plus élevés depuis plus de quatre ans, ce qui témoigne de la poursuite de l'expansion de l'activité industrielle, selon UBS.

La composante du carnet de commandes a reculé de 5,9 points à 53,5 points. Quant à la composante emploi, elle a légèrement baissé de 1,0 point à 48,9 points, ce qui suggère une situation relativement stable sur le marché du travail dans l'industrie.

Les prix d'achat comme les délais de livraison ont probablement continué d'augmenter en juin, mais leur dynamique s'est essoufflée. Les composantes correspondantes ont perdu respectivement près de 10 et 5 points, à 72,8 et 60,9 points.

Comme en mai, une grande partie des responsables des achats interrogés a signalé des variations de prix pour les produits dérivés du pétrole, notamment les plastiques. Alors qu'en mai seules des hausses de prix avaient été rapportées, un quart des sondés ont indiqué en juin une baisse des prix, conséquence de la désescalade des tensions au Moyen-Orient et du recul des cours du pétrole qui en a résulté.

Progression généralisée dans les services

De son côté, le PMI du secteur des services a grimpé à 59,8 points en juin, son plus haut niveau depuis mars 2022. Il se situe ainsi nettement au-dessus de sa moyenne historique de 54,2 points, ce qui indique une expansion du secteur des services.

La composante de l'activité commerciale a légèrement progressé de 0,2 point à 63,7 points. Les composantes des nouvelles commandes et du carnet de commandes ont, quant à elles, enregistré de fortes améliorations, gagnant respectivement 9,1 et 5,5 points, à 64,5 et 61,1 points. La dernière fois que ces trois composantes, qui représentent 80% de l'indice, avaient simultanément dépassé les 60 points remonte à février 2022, relève UBS.

Un point faible subsiste toutefois: la composante de l'emploi a reculé de 1,2 point en juin, à 46,9 points, ce qui traduit une situation tendue sur le marché de l'emploi dans le secteur des services.

Toujours autant de risques liés au protectionnisme

En juin, près de 75% des entreprises industrielles interrogées ont indiqué que les mesures protectionnistes pesaient de manière inchangée sur leurs activités, soit une hausse d'environ 7 points de pourcentage par rapport au mois précédent. Près d'un quart des sondés ont, en revanche, fait état d'une aggravation de ces contraintes.

Selon les trois quarts des participants à l'enquête, les obstacles au commerce devraient rester globalement inchangés au cours des douze prochains mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Avenir de l'aéroport de Sion: les Valaisans pourront voter

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Le référendum lancé contre la cantonalisation de l'aéroport de Sion a convaincu plus de 3800 personnes (photo d'archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les signatures récoltées dans le cadre du référendum cantonal lancé contre la mise en oeuvre de la Loi sur la société de gestion et d'exploitation de l'aéroport de Sion ont été remises, mercredi, à la chancellerie cantonale. Au total, 3813 paraphes ont été obtenus.

Début avril, Les Vert-e-s lançaient un référendum contre la cantonalisation de l'aéroport, avec le soutien du WWF Valais, de l’ATE Valais, du POP, du PS du Haut-Valais et des Jeunes Vert-e-s valaisans. Objectif: permettre à la population de s'exprimer sur la question.

Début juin déjà, la barre des 3000 signatures avait été atteinte, comme l'avait annoncé Keystone-ATS. Afin d'éviter toute mauvaise surprise au moment de leur validation, les référendaires ont choisi de continuer leur récolte pour atteindre un nombre de paraphes qui les mets à l'abri de toute mauvaise surprise.

"Notre démarche ne vise pas à fermer l’aéroport, mais à stopper son extension coûteuse", selon le conseiller national écologiste, Christophe Clivaz.

La date de la future votation populaire n'a pas encore été fixée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Redémarrage de l'activité des IPO au second trimestre

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Le marché suisse des entrées en Bourse a redémarré au 2e trimestre 2025, enregistrant trois nouvelles cotations, dont celle de DSM-Firmenich (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Après un 1er trimestre 2026 quasiment à l'arrêt, le marché suisse des introductions en Bourse (IPO) s'est repris au second trimestre avec trois nouvelles cotations. De nombreux candidats préfèrent néanmoins attendre un contexte plus favorable pour se lancer, selon EY.

Dans un contexte marqué par les incertitudes, aucune introduction en Bourse (IPO) n'a eu lieu au premier trimestre 2026, récapitule le dernier baromètre IPO du cabinet d'audit et de conseil EY publié mercredi. Le deuxième trimestre a été marqué par un début de redressement.

Le 17 avril, le constructeur luganais d'armoires électriques de secours Centiel a réalisé la première IPO de l'année par le biais d'une fusion avec HTS, avec un volume d'émissions de près de 31 millions de francs.

A la mi-juin, la société de participations Matador Secondary Private Equity a fait son entrée à la Bourse suisse, sur le segment Sparks dédié aux petites et moyennes entreprises, sans émission de nouvelles actions.

Le 21 mai, DSM-Firmenich a débuté la cotation de ses actions ordinaires sur SIX Swiss Exchange, en complément de sa cotation existante à Euronext Amsterdam, sans augmentation de capital, avec une capitalisation boursière d'environ 16 milliards de francs.

Par ailleurs, fin juin, le spécialiste de l'immobilier médical Infracore a annoncé son projet d'introduction à la Bourse suisse, qui a été fixée "au ou autour du 9 juillet".

"Les méga-introductions observées à l'échelle mondiale ont contribué à améliorer l'appétit pour le risque, la liquidité des marchés et les valorisations des entreprises en croissance", analyse Tobias Meyer, notamment responsable des services d'introduction en Bourse chez EY Suisse.

Selon l'expert, beaucoup de candidats potentiels attendent néanmoins une fenêtre de marché plus favorable et continuent d'investir dans leur préparation afin de pouvoir agir rapidement lorsque les conditions s'amélioreront.

Domination des Etats-Unis

Au cours des six premiers mois de l'année, 483 entreprises sont entrées en Bourse dans le monde, contre 546 un an plus tôt. Le volume global des émissions a plus que triplé pour atteindre 186,8 milliards de dollars.

Les Etats-Unis dominent toujours le marché. Au deuxième trimestre, le pays de l'oncle Sam a enregistré 45 IPO représentant un volume total de 117,6 milliards de dollars. Si le nombre d'opérations a reculé de 12% par rapport à la même période de 2025, les montants levés ont explosé, progressant de 1350%.

Cette performance s'explique essentiellement par la plus importante introduction en Bourse jamais réalisée: celle de SpaceX, pour un montant de 86,2 milliards de dollars.

La Chine est restée particulièrement dynamique avec 77 IPO, soit 40% de plus qu'un an auparavant. Les capitaux levés ont atteint 18,2 milliards de dollars (+20%).

En Europe, 24 entreprises ont fait leur entrée en Bourse au deuxième trimestre, levant au total 2,6 milliards de dollars. Le nombre d'introductions est supérieur à celui de l'an dernier (17), tandis que le volume des émissions progresse de 65%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Une décision tessinoise qui pèse sur un accord italo-suisse

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Pour la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, la décision tessinoise de suspendre des versements d'impôts à la Lombardie "pèse" sur l'accord bilatéral sur les frontaliers. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Karin Keller-Sutter a rencontré mardi à Rome le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti. La conseillère fédérale a admis que la décision tessinoise de suspendre les remboursements d'impôts à la Lombardie pesait sur l'accord bilatéral sur les frontaliers.

La ministre suisse des finances a souligné l'importance de revoir la convention de double imposition entre les deux pays, datant de 1976. "Nous estimons qu’une révision est dans l’intérêt des deux États. Dans le même temps, nous sommes conscients que d’autres questions doivent d’abord être résolues", a déclaré Mme Keller-Sutter devant les médias à Rome, à l’issue de sa rencontre avec M. Giorgetti.

"D'importants défis" demeurent dans le domaine de la coopération transfrontalière, en particulier celle des frontaliers. "Les autorités des deux côtés (de la frontière) souhaitent collaborer étroitement avec les régions concernées", a assuré la conseillère fédérale.

Avec M. Giorgietti, Mme Keller-Sutter a abordé la décision du gouvernement tessinois, annoncée le même jour, de suspendre, à titre préventif, le versement des remboursements d’impôts à la Lombardie pour l’année en cours. La Lombardie avait de son côté fait part de son intention d'imposer une "taxe sur la santé" aux frontaliers travaillant en Suisse.

Privilégier le dialogue

"Nous avons pris acte de la décision du canton du Tessin de retenir partiellement les paiements compensatoires dus en vertu de l’accord sur les frontaliers de 2020. Cette mesure pèse bien sûr sur l’accord existant avec l’Italie", a déclaré la Saint-Galloise.

Les deux responsables estiment qu'une solution doit être trouvée par la voie du dialogue. "Nous souhaitons inviter les régions concernées à des discussions directes", a expliqué Mme Keller-Sutter. M. Giorgetti a proposé d'organiser une table ronde réunissant les représentants lombards et tessinois.

"La 'taxe sur la santé' n’est pour l’instant pas encore prélevée. Ce qui suscite des inquiétudes au Tessin, c’est la possibilité qu’elle puisse être appliquée rétroactivement", a encore relevé la ministre suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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