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Lausanne

Le nouveau dossier patient informatisé (DPI) prêt à démarrer

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Porté par le CHUV et onze établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois, le projet vise à implémenter un nouveau dossier patient informatisé (image symbolique). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Dans le canton de Vaud, le renouvellement du dossier patient informatisé (DPI) est sur le point de démarrer. Le Conseil d'Etat soumet au Grand Conseil quatre décrets portant sur le financement et la gouvernance des travaux d'implémentation. L'investissement total se monte à environ 207 millions de francs.

"Ce projet majeur, porté conjointement par le CHUV et onze établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV), marque une étape décisive dans la modernisation du système de santé cantonal et s'inscrit dans le programme de législature", indique jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires.

"Il s'agit aussi plus largement d'agir sur la maîtrise de l'évolution des coûts, et en particulier de soutenir la transition numérique des hôpitaux reconnus d'intérêt public par l'acquisition d'un nouvel outil permettant une meilleure organisation du travail", écrit le Conseil d'Etat.

Remplacement indispensable

Les dossiers informatisés des patients (DPI) constituent le coeur de l'activité des établissements hospitaliers, rappelle-t-il. Ils structurent l'organisation du travail de l'ensemble des professionnels de la santé qui prennent en charge les patients tout au long de leur parcours de soins. Or, le système actuel arrive en fin de vie, rendant son remplacement indispensable, selon le Canton.

Lancé en 2024, le projet "DPI VD" vise à construire un socle informatique commun entre les hôpitaux reconnus d'intérêt public, permettant l'intégration et la continuité des soins, avec une possible extension future à d'autres acteurs de la santé vaudoise.

Ce projet offre aussi l'opportunité d'harmoniser les pratiques entre les différents acteurs hospitaliers du canton en s'appuyant au maximum sur les bonnes pratiques et d'éviter que chaque établissement ne traite les données de manière isolée, rendant leur partage ultérieur impossible.

Recours à l'appel d'offres

Au terme d'un appel d'offres et de la procédure complète d'adjudication, qui a abouti le 20 novembre 2025, le choix s'est porté sur la solution du groupe américain Epic Systems Corporation. L'appel d'offres du CHUV et de la FHVi avait fait l'objet de recours de la société genevoise Kheops, qui estimait que les critères d'attribution favorisaient Epic. Le Tribunal fédéral a toutefois rejeté ces recours, le dernier définitivement le 5 novembre.

L'investissement total s'élève à quelque 207 millions de francs. Il inclut l'acquisition des licences et les services externes auprès du fournisseur, mais également la mise en place de l'infrastructure technique et les renforts en personnel nécessaires pour l'implémentation du projet, détaille le gouvernement.

Celui-ci soumet ainsi au parlement un crédit d'investissement pour le CHUV de 104,5 millions de francs, une garantie de l'Etat de 53,1 millions de francs en faveur des onze établissements de la FHV concernés, ainsi qu'un crédit d'investissement de 50 millions de francs pour contribuer au financement de la mise en oeuvre du projet.

A ne pas confondre avec le DES, ex-DEP

"Il permettra par exemple de garantir la qualité et la sécurité des prises en charge, d'offrir aux patients des parcours de soins coordonnés et d'alléger la pénibilité du travail des professionnels de la santé. Il favorisera également l'alignement des pratiques entre établissements et permettra de bénéficier des progrès technologiques sur le plan clinique, notamment en matière d'aide à la décision et d’intelligence artificielle", explique le Canton.

Une fois l'outil implémenté, le Conseil d'Etat compte également sur une meilleure efficience. "Ces bénéfices proviendront entre autres d'un gain de temps pour les professionnels de santé, d'une diminution des ressaisies, d'un accès facilité à l'information et d'une diminution des examens et traitements réalisés en doublon grâce au partage des données", relève-t-il.

A noter qu'il ne faut pas confondre le DPI avec le dossier électronique du patient (DEP), récemment abandonné au niveau fédéral et qui sera remplacé par un nouveau dossier électronique de santé (DES), moins complexe. Le DES est un recueil de documents personnels.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Vaud va dissiper le flou juridique autour du camping à l'année

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Environ 1% de la population vaudoise a choisi d'habiter toute l'année au camping, indique le député socialiste Laurent Balsiger (image prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil d'Etat vaudois va se pencher sur la thématique du camping à l'année, notamment sur l'opportunité ou non d'autoriser cette pratique qui se trouve actuellement en zone grise dans le canton. Les députés ont accepté un postulat déposé par le socialiste Laurent Balsiger pour mieux cerner ce mode de vie en augmentation.

Plusieurs milliers de personnes, soit environ 1% de la population vaudoise, ont choisi de vivre à l'année au camping, que ce soit par envie de mener une vie plus simple, plus proche de la nature ou des gens, ou par nécessité de trouver un logement abordable après un coup dur de la vie, a expliqué en substance Laurent Balsiger.

"Toutes les personnes que j'ai rencontrées et qui ont fait ce choix en sont enchantées", a-t-il déclaré en plénum. Cependant, un tel choix implique des difficultés administratives, tant pour les résidents que pour les propriétaires de camping, a-t-il souligné.

"Grand facteur de stress"

Contrairement aux cantons de Fribourg, de Neuchâtel et du Valais, le canton de Vaud n'autorise pas d'établir sa résidence principale dans un camping. En revanche, l'inscription en résidence secondaire y est possible, moyennant une résidence principale dans une commune vaudoise.

Cette législation constitue un "grand facteur de stress pour les résidents à l'année qui craignent de se retrouver sans logement du jour au lendemain", a ajouté l'auteur du postulat, se référant à un travail de diplôme réalisé à la Haute école de travail social et de la santé Lausanne. Pourtant, ce mode de vie représente une "alternative intéressante" face à la pénurie de logements actuelle et peut constituer une "solution de logement palliative pour certains individus", conclut ce même travail.

Le postulat avait donc pour objectif de "mieux cerner ce phénomène", "d'étudier les questions légales" et de "proposer des mesures adéquates". Le texte, majoritairement soutenu par la gauche, avait obtenu des soutiens dans tous les partis de l'hémicycle.

Ecueils et effets indésirables

Malgré sa "compréhension" face à cette "réalité vécue dans le canton", la conseillère d'Etat Christelle Luisier a averti que le postulat soulevait de "nombreux écueils légaux", notamment en matière de dangers naturels, de respect des normes énergétiques ou encore de fiscalité. Elle a relevé que s'il fallait "légiférer de façon plus forte", deux défis contradictoires allaient se présenter.

"On ne pourrait pas offrir aux personnes concernées une protection moindre - par rapport à celles habitant des maisons - du point de vue du bruit, des dangers naturels ou du feu, par exemple. Par ailleurs, élever le niveau de contraintes et d'exigences à celui des habitations classiques pourrait être problématique pour les personnes concernées", a-t-elle expliqué.

Lors des débats en commission, le Conseil d'Etat avait en outre dit craindre qu'une légalisation du phénomène ne comporte des effets indésirables. "Pour l'instant, ce mode de vie est un choix, mais s'il était légalisé, il faudrait veiller à ce qu'il ne devienne pas 'la' solution pour les personnes aux revenus modestes ou en situation précaire ou qu'il ne conduise pas à une ghettoïsation de ces personnes".

La commission recommandait la prise en considération du postulat par cinq voix pour et deux contre. Au moment du vote, les députés se sont montrés du même avis, acceptant l'objet avec 94 voix favorables, 18 avis contraires et treize abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Parlement rend un vibrant hommage à Rebecca Ruiz

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Le Grand Conseil vaudois a rendu hommage mardi à Rebecca Ruiz (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a fait mardi ses adieux à Rebecca Ruiz. Un vibrant hommage a été rendu à la conseillère d'Etat socialiste, dont le successeur Roger Nordmann prêtera serment la semaine prochaine devant ce même Parlement.

Le président du Grand Conseil, Stéphane Montangero, lui-même socialiste, a fait une longue allocution pour saluer l'entier du parcours politique de Mme Ruiz, à l'échelon local et national avant son entrée au gouvernement cantonal. Il a relevé la densité et l'intensité de ses sept années passées au château St-Maire.

Le président a salué la "politique volontariste" de la cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Il a rappelé les quatre grands axes de son mandat: le vieillissement démographique, la revalorisation des métiers de la santé, le développement de l'action sociale et les questions de violences envers les femmes.

"Source d'espoir"

"Vous avez été à la source de l'espoir de beaucoup de gens", a affirmé M. Montangero, citant notamment les populations fragiles, les jeunes en situation difficile, les femmes victimes ou encore les seniors.

La conseillère d'Etat démissionnaire a ensuite pris la parole, remerciant pêle-mêle ses collègues au gouvernement, les députés du Grand Conseil, son département et ses collaborateurs, le personnel soignant en général et plusieurs institutions. Elle a ensuite eu droit à une chaleureuse "standing ovation" du plénum.

Rebecca Ruiz avait annoncé en novembre dernier sa démission du Conseil d'Etat où elle était entrée en 2019. La Lausannoise de 44 ans avait justifié son départ par des ennuis de santé ne lui permettant plus d'assumer pleinement une telle charge.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plus de 200 activités au menu du passeport vacances

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Le passeport vacances de la région lausannoise comprend notamment l'accès libre à la piscine de Bellerive (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le passeport vacances revient une nouvelle fois proposer des loisirs estivaux aux jeunes âgés de 9 à 15 ans de 37 communes de la région lausannoise. Plus de 200 activités figurent au programme de l'édition 2026, du 29 juin au 12 juillet ainsi que du 3 au 16 août. La vente des sésames débutera le mercredi 20 mai à 12h00.

L’offre de base du passeport vacances donne l'accès libre aux transports publics du réseau Mobilis, aux piscines de Lausanne, Prilly et Renens, à une initiation nautique à Lausanne sur Mer (dès 12 ans) ainsi qu'à une visite de la tour de la Cathédrale. La formule comprend également trois séances de cinéma à Pathé Lausanne et Malley-Lumières ainsi que, pour la première fois cette année, au cinéma d'Echallens.

Plus de 200 activités, sur inscription, complètent le programme. Atelier cirque ou bracelets brésiliens, cours de circulation à vélo, jeu de rôle, calligraphie chinoise ou encore escalade sur bloc figurent notamment à ce riche menu.

Le "Passeport Traditionnel", qui inclut l'offre de base et les activités, coûte 45 francs. Les 13-15 ans peuvent également opter pour le "Passeport Farniente", qui comprend uniquement l'offre de base, pour un prix de 25 francs.

www.apvrl.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

La SFL critique Grasshopper pour avoir joué avec ses M21 à Lausanne

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Grasshopper s'est présenté dans le huis clos lausannois avec de nombreux joueurs des M21. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Swiss Football League (SFL) a dénoncé les agissements de Grasshopper, qui a aligné ses jeunes joueurs samedi à Lausanne (victoire 3-1). Les M21 zurichois devaient disputer un match de 1ère ligue.

Pour ce dernier match de Super League sans enjeu, le "Rekordmeister" avait fait le choix d'aligner de nombreux M21 à la Tuilière pour préserver ses cadres en vue du barrage de promotion-relégation. Le match aller du barrage est en effet prévu lundi à Aarau.

Cette décision n'a pas plus à la SFL, qui a sévèrement critiqué GC dans un communiqué publié samedi soir. "Le fait que l'équipe M21 du club ne dispute pas un match de 1ère ligue parce que plusieurs joueurs de la relève sont alignés à Lausanne n'est pas compatible avec l'esprit du fair-play ni avec les responsabilités d'un club professionnel", a écrit l'instance.

"Démarche antisportive"

Les M21 des Sauterelles devaient en effet affronter le FC Courtételle samedi à Zurich. Mais GC ne s'est pas présenté et la rencontre s'est soldée par une victoire par forfait des Jurassiens (3-0).

"La situation est particulièrement problématique lorsque cet agissement peut avoir des répercussions sur les décisions sportives d'un championnat. L'intégrité d'une compétition en cours s'en trouve ainsi affectée. La SFL considère cette démarche comme antisportive", peut-on lire dans le communiqué.

La SFL n'a prononcé aucune sanction envers le club zurichois, mais annonce qu'elle adaptera son règlement lors de l'assemblée générale extraordinaire prévue ce lundi. "À l'avenir, l'alignement intentionnel d'une équipe manifestement fortement affaiblie devra pouvoir être sanctionné disciplinairement", a-t-elle fait savoir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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