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Soins à domicile: l'AVASAD se mobilise pour la santé mentale

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Avec ses quelque 5000 collaborateurs, l'AVASAD est bien placée pour déceler le plus vite possible sur le terrain les problèmes de santé mentale (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Association vaudoise d'aide et de soins à domicile veut faire face aux enjeux croissants en santé mentale. Les centres médico-sociaux (CMS) peuvent détecter les premiers troubles psychiques et mettre en place des actions de promotion de la santé mentale chez les seniors, mais pas seulement. Ils comptent aussi être disponibles pour les jeunes.

"La santé mentale, c'est le grand défi de notre société. Nous voulons en faire un axe stratégique puissant, un pilier, au sein de l'Association vaudoise d'aide et de soins à domicile (AVASAD)", explique à Keystone-ATS Tristan Gratier, président du Conseil d'administration de la faîtière des CMS.

"Avec ses quelque 5000 collaborateurs, l'AVASAD est bien placée pour déceler le plus vite possible sur le terrain les problèmes de santé mentale. Et pas seulement chez les seniors, mais aussi chez les jeunes et les personnes actives", affirme-t-il. "Cela doit devenir un axe de prévention pour toute la vie".

Chaînon important

C'est d'ailleurs l'un des grands objectifs pour 2025: faire passer l'information que les CMS sont aussi à disposition des jeunes et de leurs parents. Pour ce faire, il faut renforcer les partenariats "solides et professionnels" avec les pédiatres et les médecins de famille notamment, selon lui.

On le sait moins, mais 98% des familles vaudoises concernées par l'arrivée d'un bébé sont contactées par les infirmières de la petite enfance des CMS, dans une démarche de promotion de la santé et de prévention. Et 70% d'entre elles reçoivent une prestation.

"L'AVASAD est un chaînon entre le monde de la santé et le monde social. Le but est d'agir précocement avant que la santé mentale, associée ou non à des troubles psychiatriques, ne se détériore, ou d'accompagner le client dans son rétablissement, à tous les âges, et ne devienne une problématique psychique", relève M. Gratier.

L'idée est que chacun ne se gêne pas de parler de son mal-être, de stress, d'anxiété, d'angoisse, de perte de confiance et d'estime, de moral en berne, de déprime, de dépression voire de pensées noires, afin de prévenir l'apparition d'une crise, et d'accompagner la personne selon ses ressources. "C'est sans doute moins intimidant de parler à un collaborateur d'un CMS qu'à un psychiatre", résume M. Gratier.

Formation interne

Depuis plusieurs années, les collaborateurs de l'AVASAD suivent une formation interne sur le concept et les outils de base de la santé mentale. Près de 100 postes à plein temps concernent des spécialistes en santé mentale qui peuvent intervenir sur des problématiques plus spécifiques. Dans le canton de Vaud, environ 3000 clients des CMS sont accompagnés chaque mois pour des besoins en soins liés à des troubles psychiques.

La pratique d'une activité sportive ou créative, l'entretien des liens sociaux, organiser des repas communs, le fait de demander du soutien ou encore d'accompagner dans l'acquisition de stratégies permettant de gérer la maladie ou la crise, sont des exemples concrets permettant de favoriser et de préserver le bien-être mental, cite M. Gratier.

En clair, tout comme pour l'aide et les soins prodigués au niveau physique, les prestations relevant de la santé mentale font pleinement partie de la mission des CMS. Elles contribuent au maintien en bonne santé de la population, en s'inscrivant dans une démarche de santé durable et dans la perspective du bien-vieillir à domicile.

Approche positive du bien-être

Cela fait environ quatre ans que la thématique de la santé mentale s'est imposée aux côtés de celle du vieillissement de la population. "Aujourd'hui, c'est devenu une évidence. Même le gouvernement vaudois en a fait l'une de ses priorités dans son programme de santé", souligne le président de l'AVASAD.

Selon la définition donnée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé mentale correspond à "un état de bien-être mental qui nous permet d'affronter les sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté". Essentielle au développement personnel et communautaire, le bien-être mental fait partie intégrante de la santé en général, et ne se définit pas seulement par l'absence de troubles psychiques, selon l'OMS.

En Suisse et selon le rapport sur la santé mentale de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan), ce sont près de 15% des personnes qui sont affectées par des problèmes psychiques moyens à graves."Si l'espérance de vie place la Suisse en haut du classement européen avec une moyenne de 83 ans, l'espérance de vie en bonne santé générale, mentale et physique, fait reculer la moyenne à 72 ans. Il y a donc encore beaucoup de progrès à faire", note Tristan Gratier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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1 commentaire

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  1. SCODINU Isabelle

    26 août 2025 à 22:12

    Je trouve que c’est normal, que tout le monde soit informé comme il se doit.

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Lausanne

Région lausannoise: une nouvelle directrice pour le tl

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Delphine Morlier (tout à gauche) succède à Patricia Solioz Mathys (tout à droite) à la tête des tl (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Les Transports publics de la région lausannoise (tl) ont désigné leur nouvelle directrice générale. Il s'agira de Delphine Morlier. Membre de la direction de l'entreprise depuis 2024, elle prendra ses fonctions au 1er juillet prochain. Elle succède à Patricia Solioz Mathys qui a annoncé son départ en février dernier, après plus de cinq ans et demi à la tête des tl.

Le Conseil d'administration des tl a choisi Mme Morlier parmi de nombreuses candidatures de grande qualité, au terme d'un processus de recrutement entamé à la mi-février, indiquent mercredi les tl dans un communiqué. "Agée de 51 ans, elle est au bénéfice d'une large expérience dans la mobilité, l'énergie et le transport public. Elle connaît déjà très bien les tl, qu'elle a rejoints en février 2024, comme directrice Route et Immobilier", écrivent-ils.

Diplômée en urbanisme et aménagement du territoire, ainsi qu’en Ingénierie en Génie Civil et Urbanisme, Mme Morlier a occupé différents postes à responsabilités dans un bureau privé de Conseil en ingénierie, ainsi qu'au sein de CarPostal Suisse. Elle a rejoint l'Office fédéral de l'énergie en 2020, où elle a dirigé la section Mobilité jusqu’à son arrivée aux tl, poursuit le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La PLR Regula Zellweger quitte sa fonction de députée

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Regula Zellweger a aussi été un temps vice-présidente du PLR Vaud (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La députée PLR Regula Zellweger a annoncé mardi au Grand Conseil vaudois qu'elle quittait ses fonctions de parlementaire à la fin du moi d'avril. Elle a expliqué qu'elle voulait donner la priorité à sa fonction de syndique de Givrins, sur la Côte, ainsi qu'à ses activités professionnelles et privées.

Mme Zellweger est entrée en 2022 au Grand Conseil à la suite des élections cantonales, a rappelé son président actuel Stéphane Montangero, lisant sa lettre de démission. Cette experte en sécurité aérienne a notamment été membre de la Commission thématique des systèmes d'information et de celle des affaires extérieures. Elle s'est aussi particulièrement engagée pour l'accueil de jour et la formation professionnelle.

La députée sera remplacée par un autre élu PLR, toujours du district de Nyon, Stéphane Jayet. Le syndic de Tartegnin prêtera serment devant le plénum la semaine prochaine, selon les services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Inauguration du siège rénové de la Vaudoise Assurances

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La Vaudoise Assurances a inauguré mardi "Le Cèdre", son siège rénové à Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Vaudoise Assurances a inauguré mardi la version rénovée de son siège à Lausanne, le Cèdre. Les travaux, démarrés en 2024 et qui ont coûté 28 millions de francs, ont permis de mettre au goût du jour ce bâtiment emblématique, construit en 1956 par l'architecte Jean Tschumi et classé d'intérêt national.

Le Cèdre, dont les dernières rénovations dataient des années 1990, "ne répondait plus aux exigences contemporaines d'un siège administratif, tant sur le plan des aménagements intérieurs que des installations techniques et du confort thermique", explique la Vaudoise Assurances, qui emploie environ 500 personnes sur le site.

Une intervention "en profondeur" a été nécessaire avec un double objectif: "préserver et valoriser le patrimoine architectural du Cèdre tout en l'adaptant aux usages actuels et aux nouveaux modes de travail."

Le projet de rénovation a été conçu par le bureau lausannois Itten+Brechbühl SA (IB), vainqueur du concours d'architecture en 2020. Parmi les principales nouveautés, les murs intérieurs côté sud ont été supprimés ou remplacés par des parois vitrées dans la majorité des étages, "afin de renforcer la transparence, la lumière naturelle et les vues sur le paysage."

Un travail particulier a aussi été mené sur les couleurs et le mobilier. Certains meubles ont ainsi été reproduits "au plus près" des originaux imaginés par Jean Tschumi, "tout en étant adaptés aux normes contemporaines de confort et de durabilité." Ces rééditions font d'ailleurs l'objet actuellement d'une exposition dédiée au mudac.

Au final, cette rénovation permet de rester "fidèle à la vision de Jean Tschumi", affirme la Vaudoise. Et de relever que le bâtiment rénové "incarne une relation vivante entre patrimoine, architecture, art et usages contemporains."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

L'étude d'une liaison piétonne Flon-gare passe la rampe

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La liaison piétonne entre la gare et le Flon se veut complémentaire au m2 et entend offrir une alternative notamment aux heures de pointe (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi un crédit d'études de 2,3 millions de francs portant sur une liaison piétonne entre le Flon et la gare de Lausanne. Il s'agit du quatrième volet financier d'un paquet de 809 millions demandé par le Conseil d'Etat et la Municipalité de Lausanne, et destiné principalement aux métros lausannois.

Les trois premiers volets, consacrés notamment à la modernisation du m2 et à la planification du m3, étaient passés à l'unanimité une semaine plus tôt malgré un montant total de 807,4 millions de francs. Ce dernier volet, - pourtant près de 350 fois moins onéreux - avait divisé le plénum.

"C'est le syndrome du parking à vélos: on est d'accord pour une salle de gym à 8 millions mais on rechigne à financer un abri pour les cycles à 30'000 francs", a caricaturé le Vert'libéral David Vogel. "Certes, la somme ressemble à une goutte d'eau par rapport aux autres montants, mais c'est une goutte d'eau qui suscite des réflexions", a rétorqué le libéral-radical Philippe Miauton.

S'inspirer des Suisses alémaniques

La gauche a fait valoir qu'une telle liaison souterraine constituerait un complément au m2, à même d'absorber une partie des voyageurs sur ce tronçon surchargé et d'offrir une alternative en cas de panne. Elle a également souligné que le tunnel servirait les objectifs de la mobilité douce en incitant à la marche plutôt qu'au transport motorisé.

Plusieurs voix ont invité à faire preuve d'anticipation, notamment dans l'optique d'une possible gare souterraine à Lausanne, à l'instar de celle de Zurich. "Pré-financer une telle étude nous donne aussi plus de chances d'obtenir des crédits fédéraux par la suite, et ça les Suisses alémaniques l'ont bien compris", a également pointé le socialiste Alexandre Rydlo.

D'autres priorités

Les voix contraires, venues de la droite, ont en revanche qualifié le projet de "superflu" ou "pas urgent". Plusieurs députés PLR ont aussi estimé prioritaire d'étudier un prolongement du m2 ou du m3, et fait valoir que c'était à la Ville de Lausanne ou au Projet d'agglomération Lausanne-Morges (PALM) de financer les études.

La gauche a martelé que la liaison ne profiterait pas qu'aux Lausannois, mais bien à tout le canton, notamment aux pendulaires. Elle a également insisté que l'objet soumis au vote ne portait que sur une étude et pas sur la réalisation de la liaison.

"Vieux serpent de mer"

La conseillère d'Etat en charge du dossier, la socialiste Nuria Gorrite a pour sa part qualifié le projet de "vieux serpent de mer", tant pour le Parlement lausannois que vaudois. Elle a rappelé aux députés qu'ils avaient accepté la motion de la Vert'libérale Graziella Schaller proposant d'étudier la faisabilité du projet.

"Ces études nous permettront d'obtenir des réponses pertinentes, notamment s'il est pertinent de réaliser une telle liaison. Ensuite on regardera la question du financement", a insisté la ministre.

La commission recommandait d'accepter le crédit d'études par onze voix pour, aucune contre et quatre abstentions. En vote final, les députés ont suivi cet avis, acceptant l'objet par 81 oui, 53 non et six abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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