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Trump continue de lever l'embargo pétrolier au Venezuela

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Sehll est l'une des entreprises pétrolières autorisées à reprendre et/ou développer ses opérations au Venezuela sous la supervision de Washington (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Donald Trump a assuré vendredi qu'il se rendrait au Venezuela, sans préciser la date de cette visite, tout en offrant à davantage de géants pétroliers la possibilité d'y travailler après des années de restrictions.

"Je vais me rendre au Venezuela", mais "nous n'avons pas décidé" quand, a affirmé le président américain à des journalistes à la Maison Blanche.

Quelques heures plus tôt, les Etats-Unis ont autorisé cinq entreprises majeures du secteur pétrolier à reprendre et/ou développer leurs opérations au Venezuela sous la supervision étroite de Washington.

Cela concerne les britanniques BP et Shell, l'italien Eni et l'espagnol Repsol, ainsi que l'américain Chevron, qui avait pu maintenir une activité au Venezuela sous dérogation. La licence précise que les contrats seront régis par les lois américaines "et que tout litige (...) sera réglé aux États-Unis". Les paiements doivent transiter par des comptes approuvés par le Trésor américain.

Une autre licence autorise les nouveaux investissements, par exemple pour explorer de nouveaux champs pétroliers ou développer des activités existantes. "Le gouvernement Trump examinera les contrats proposés afin de s'assurer qu'ils servent les intérêts des peuples américain et vénézuélien", a précisé le département d'Etat dans un communiqué.

Le gouvernement américain prend soin de fixer des conditions pour éviter que les transactions ne servent des intérêts en Russie, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba ou encore en Chine.

"Les pays non alliés de l'Occident sont a priori les seuls à être exclus" par la façon dont est rédigée la licence concernant les nouveaux investissements, estime auprès de l'AFP l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola, pour qui cela ouvre la voie à des entreprises "européennes, asiatiques".

Les cours du pétrole n'ont pas réagi à cette annonce.

Ouverture graduelle

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture du président déchu Nicolas Maduro, Donald Trump compte relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Il a assuré que les deux pays se partageraient les bénéfices. Son ministre de l'Energie, Chris Wright, était cette semaine au Venezuela où il a promis une "augmentation spectaculaire" de la production de pétrole.

En parallèle, le Trésor lève par étapes l'embargo instauré par les Etats-Unis en 2019, soit durant le premier mandat de Donald Trump. Des dérogations permettaient aux multinationales du pétrole et du gaz de continuer bon an mal an à opérer jusqu'au retour du républicain à la Maison Blanche l'an dernier. Donald Trump avait alors mis fin aux licences, à l'exception de celle de Chevron.

L'embargo américain est "pour l'essentiel terminé", a affirmé M. Wright mercredi.

Un porte-parole de Chevron a "salué" auprès de l'AFP "les récentes actions du gouvernement américain" combinées aux changements législatifs introduits par Caracas. L'entreprise y voit "des étapes importantes pour permettre le développement des ressources du Venezuela au profit de sa population et pour renforcer la sécurité énergétique régionale".

Un porte-parole d'Eni a dit que l'entreprise était "en train d'évaluer les opportunités que cela ouvre". Sollicité par l'AFP à Madrid, Repsol n'a pas souhaité réagir.

Plus grandes réserves pétrolières

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez s'était entretenue au début du mois avec des responsables de Repsol. Elle avait aussi rencontré des dirigeants de la société française Maurel & Prom, qui ne fait pas partie de la liste publiée vendredi par Washington.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières prouvées de la planète avec plus de 300 milliards de barils. Mais la production est faible, plafonnée à un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement qui ont laissé les infrastructures pétrolières en piteux état.

Le département d'Etat américain a par ailleurs annoncé vendredi que les Etats-Unis avaient expédié plus de six tonnes de "matériel médical prioritaire" au Venezuela, affirmant que c'était "le premier envoi d'une campagne significative".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

Marie-Louise Eta, première femme à entraîner en Bundesliga

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Marie-Louise Eta est la première femme à entraîner une équipe de Bundesliga masculine (© KEYSTONE/DPA/ANDREAS GORA)

Marie-Louise Eta est la première femme à entraîner une équipe de Bundesliga.

La technicienne allemande de 34 ans a été nommée à la tête de l'Union Berlin jusqu'à la fin de la saison après le limogeage de Steffan Baumgart, a annoncé le club berlinois.

Dans un communiqué envoyé dans la nuit de samedi à dimanche, l'Union Berlin a annoncé se séparer de Steffan Baumgart, remplacé par Marie-Louise Eta pour assurer l'intérim après la défaite (3-1) sur la pelouse de la lanterne rouge Heidenheim.

La technicienne était à la tête de l'équipe féminine des moins de 19 ans de l'Union Berlin. Le club avait annoncé il y a une semaine qu'elle serait à la tête de l'équipe féminine de l'Union, maintenue en première division, dès l'été prochain.

Pour les cinq derniers matches de la saison, la mission de Marie-Louise Eta sera de maintenir l'Union Berlin en Bundesliga. Avec 32 points, le seul club de la capitale allemande en première division compte sept points d'avance sur St. Pauli, 16e et barragiste, et 11 points d'avance sur Wolfsburg, premier relégable à la 17e place.

"Le maintien en Bundesliga n'est pas encore assurée si l'on regarde l'écart de points avec la seconde moitié du classement. Je suis ravie que le club m'ait confié cette tâche difficile", a glissé Eta, citée dans le communiqué de l'Union Berlin. "L'une des forces de l'Union a toujours été, et reste, la capacité de se serrer les coudes dans ce genre de situation. Et, bien sûr, je suis convaincue que nous obtiendrons les points décisifs avec l'équipe."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Kiev et Moscou rapportent des violations de la trêve pascale

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La trêve de la Pâque orthodoxe, ici célébrée à la cathédrale st-Volodymyr de Kiev, a été violée déjà plus de 2200 fois, selon l'Ukraine. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

L'armée ukrainienne a accusé dimanche les forces russes d'avoir violé à 2299 reprises la trêve pascale entrée en vigueur la veille sur le front en Ukraine, long de plus de 1200 km.

A 07h00, "2299 violations du cessez-le-feu ont été enregistrées, à savoir: 28 assauts ennemis, 479 bombardements d'artillerie, 747 frappes de drones d'attaque ("Lancet", "Molniya") et 1045 frappes de drones FPV", a indiqué l'état-major ukrainien, dans un rapport publié sur Facebook. "Il n'y a eu aucune attaque de missile, de bombes aériennes guidées ou de drones de type Shahed", a-t-il poursuivi.

De son côté, Moscou accuse Kiev d'avoir violé à 1971 reprises la trêve pascale. "Au total, 1971 violations du cessez-le-feu par des unités des forces armées ukrainiennes ont été enregistrées" entre 16h00 (15h00 en Suisse) le 11 avril et 08h00 (07h00 suisse) le 12 avril, a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par l'agence de presse TASS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

McIlroy se rate, suspense entier avant le dernier tour

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Rory McIlroy a connu un 3e tour compliqué à Augusta (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

Par toutes les émotions: après un deuxième tour fantastique, Rory McIlroy s'est manqué samedi au Masters d'Augusta.

De quoi relancer ses adversaires et le suspense avant le dernier tour dimanche, alors qu'il partage désormais la tête avec Cameron Young.

Au sommet de son art vendredi, ce qui l'avait porté à une avance record de six coups sur le deuxième à mi-parcours, Rory McIlroy a été brutalement ramené sur terre par le parcours impitoyable d'Augusta samedi, rendant une carte de 73 (un coup au-dessus du par). Seuls six des 54 joueurs encore en lice ont fait pire.

Le tenant du titre reste tout de même en tête à -11 au total, mais à égalité avec l'Américain Cameron Young, qui avait attaqué la journée huit coups plus loin... Sam Burns, qui partageait la tête avec McIlroy à l'issue du premier tour, pointe à un seul coup, devant Shane Lowry, encore un coup plus loin, et un duo composé de Jason Day et de Justin Rose, à trois coups de la tête. Le no 1 mondial Scottie Scheffler a réussi une excellente journée en 65, de quoi remonter de 17 rangs à la 7e place à quatre coups des leaders.

"De très bonnes chances"

En quête d'un rare doublé seulement réussi par les légendes Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002), McIlroy (36 ans, no 2 mondial) devra briller dimanche pour enfiler une deuxième veste verte, et non pas gérer comme l'avait laissé penser son deuxième tour.

"Je garde de très bonnes chances, a-t-il positivé. Je suis dans le groupe des prétendants, c'est ce que j'espérais. J'aurais quand même apprécié un petit matelas. Je dois faire mieux demain (dimanche) pour gagner."

Le Nord-Irlandais a concédé un bogey dès le trou no 1, donnant le ton de sa journée, s'est rattrapé avec deux birdies (3, 10), avant de sombrer dans le célèbre "Amen corner". Une balle dans l'eau lui a coûté un double bogey au no 11, avant un engagement raté pour un bogey au no 12, puis une balle dans les arbres au no 13 qui ne lui a permis d'arracher que le par en cinq coups.

McIlroy a respiré avec deux birdies (14 et 15) avant de concéder un dernier bogey au no 17, son putt pour le par restant court pour quelques centimètres, quand tout ce qu'il tentait vendredi fonctionnait.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tadej Pogacar peut-il dompter Paris-Roubaix, l'Enfer du nord?

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Tadej Pogacar avait découvert les pavés de Paris-Roubaix l'an dernier. (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

Avec son gabarit, la tâche semble impossible. Pourtant, Tadej Pogacar fait partie des grands favoris pour remporter dimanche son premier Paris-Roubaix. Essentiellement parce que c'est lui.

Quel est l'enjeu pour Pogacar ?

Immense, puisque le Slovène peut devenir seulement le quatrième coureur de l'histoire à accrocher à son palmarès les cinq Monuments après avoir déjà remporté Milan-Sanremo, le Tour des Flandres (3 fois), Liège-Bastogne-Liège (3) et le Tour de Lombardie (5).

Ce sont les courses d'un jour les plus prestigieuses, réputées pour leur dureté, leur longueur et leur histoire - elles ont toutes plus d'un siècle d'existence. Trois hommes, que des Belges - Eddy Merckx, Rik Van Looy et Roger de Vlaeminck - ont réussi ce Grand Chelem sur l'ensemble de leur carrière.

Pour rendre l'affaire encore plus croustillante, Pogacar est aussi en lice pour gagner les cinq la même année, ce qui n'a encore jamais été réalisé. Comme Liège et le Tour de Lombardie ressemblent à des formalités pour lui, Paris-Roubaix est le verrou sur la route de ce défi incommensurable.

"Si quelqu'un m'avait dit il y a quatre ou cinq ans qu'un coureur allait être en mesure de gagner les cinq Monuments la même année, je l'aurais traité de fou", résume la légende irlandaise Sean Kelly, qui en a gagné quatre sur cinq, dans sa chronique pour le site spécialisé Cyclingnews.

Pogacar est-il favori ?

Avec Milan-Sanremo, dont il a enfin réussi à résoudre l'énigme en mars, Paris-Roubaix est la seule course où Pogacar ne se présente pas en grand favori au départ. Contrairement à l'autre Monument pavé, le Tour des Flandres qu'il a remporté pour la troisième fois dimanche dernier, le parcours ne comporte aucune ascension pour faire la différence.

"C'est vraiment la course qui lui correspond le moins. C'est tout plat. Il aura du mal à lâcher ses adversaires", souligne Thierry Gouvenou, le directeur de Paris-Roubaix, 7e en 2002. Et au sprint dans le vélodrome de Roubaix, Pogacar, même s'il est rapide, ne part pas favori face aux Mathieu Van der Poel, Wout Van Aert ou Mads Pedersen.

Gouvenou estime ainsi que Van der Poel, triple vainqueur sortant, "a encore une petite marge de sécurité face à Pogacar". Mais la deuxième place du Slovène l'an dernier dès sa première participation "a prouvé qu'il était plus qu'au niveau".

Pourquoi la victoire est compliquée ?

Au-delà des aléas (chute, crevaison, bris de vélo,...) de la course la plus impitoyable de l'année, le principal handicap du quadruple vainqueur du Tour de France est son gabarit de grimpeur. Le parcours, plat mais truffé de secteurs pavés (55 km au total) favorise les gros rouleurs poids lourds comme Van der Poel, Van Aert, Pedersen ou encore Filippo Ganna.

Au XXIe siècle, les vainqueurs de la Reine des classiques pèsent autour de 77 kg en moyenne, contre 66 kg à Pogacar. Pour s'imposer à Roubaix en 2019, Philippe Gilbert avait pris trois kilos de muscles et travaillé le haut du corps. Aujourd'hui, l'ex-champion belge juge qu'une victoire de Pogacar dimanche serait peut-être "sa plus grande performance".

Les autres leaders du Tour de France, comme Jonas Vingegaard, n'imaginent d'ailleurs même pas en rêve de s'aventurer sur les pavés du Nord. L'an dernier, Pogacar avait été le premier vainqueur sortant de la Grande Boucle à s'aligner sur Paris-Roubaix depuis l'Américain Greg LeMond en 1991.

Peut-il gagner quand même ?

"Bien sûr", estimait dès l'an dernier Greg LeMond auprès de l'AFP, car "c'est peut-être déjà le meilleur coureur de tous les temps", un statut que Pogacar dispute à Eddy Merckx. Puissant, le double champion du monde a également l'avantage d'être un excellent pilote et son agilité naturelle l'aide beaucoup sur les pavés, tout comme le plaisir qu'il prend à les dompter. "Il a montré l'an dernier qu'il était excellent sur les pavés aussi. Mais on le savait déjà. Il sait juste tout faire", résume Van der Poel.

L'Espagnol Juan Antonio Flecha, qui compte trois podiums à Roubaix entre 2005 et 2010, voit bien Pogacar s'imposer dimanche. "Mentalement, il est plus mature, dit Flecha à l'AFP. L'an dernier, quand il chute (réd: dans le secteur pavé de Pont-Thibault à 38 km de l'arrivée), il n'était pas convaincu dans sa tête de pouvoir revenir sur Van der Poel. Ca a changé, surtout après sa chute à Sanremo où il est tombé aussi avant de revenir et gagner la course. Je pense qu'il est prêt."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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