Rejoignez-nous

Économie

Trump dit avoir signé un décret fixant les droits de douane à 10%

Publié

,

le

Donald Trump affirme que la décision de la cour suprême déclarant illégaux les droits de douane lui était en fait favorable, car elle le rendait "plus puissant". (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi avoir signé un décret imposant un nouveau droit de douane mondial de 10%, après le revers infligé par la Cour suprême à sa politique commerciale jugée en grande partie illégale. La mesure entrera en vigueur mardi.

Elle durera 150 jours, avec des exemptions pour certains secteurs, notamment l'industrie pharmaceutique, ainsi que pour les biens entrant aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord Etats-Unis-Mexique-Canada, selon un communiqué de la Maison-Blanche.

Ce nouveau taux s'applique également aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, comme l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan, qui avaient accepté un taux de 15% de surtaxe douanière.

Les 10% ne s'appliquent pas aux produits concernés par des droits de douane sectoriels, ni aux produits canadiens et mexicains importés aux Etats-Unis dans le cadre du traité nord-américain de libre-échange (ACEUM).

Déchaînement contre les juges

Parlant d'une "terrible décision" et disant sa "honte absolue", le président américain avait auparavant attaqué les juges qui se sont prononcés contre ses droits de douane. Il a accusé la cour suprême d'avoir cédé face à des "influences étrangères" lors d'une conférence de presse impromptue à la Maison-Blanche.

Les marchés financiers ont réagi favorablement, aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, mais avec un enthousiasme mesuré. Les géants du commerce en ligne sont parmi les principaux bénéficiaires, à l'image d'Amazon et Shopify. Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis ont accueilli avec intérêt mais prudence la nouvelle.

Selon la décision rendue par une majorité de six juges sur neuf, Donald Trump ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique. Cet avis tranché est d'autant plus remarquable que la cour suprême est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens de Donald Trump.

Le milliardaire républicain avait imposé ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une "urgence économique" était identifiée.

"Victoire pour les consommateurs"

Mais selon le président de la cour suprême, John Roberts, le président doit "justifier d'une autorisation du Congrès claire" pour mettre en place des droits de douane.

"C'est une victoire pour les consommateurs américains", s'est félicité le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. Son homologue à la chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a appelé Donald Trump à "s'abstenir de toute nouvelle action unilatérale sur les droits de douane".

Le président de la chambre, le républicain Mike Johnson, a lui assuré que "le Congrès et le gouvernement allaient déterminer dans les prochaines semaines la meilleure marche à suivre".

Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Interrogé à ce sujet, Donald Trump a souligné que cette question n'avait "pas été abordée" par la cour suprême et a estimé qu'elle occuperait les tribunaux pendant des années.

Les droits de douane collectés par les autorités américaines et visés par la décision de la cour suprême ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes.

"Chaos"

Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh, a notamment justifié sa position par le fait que la décision "ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés". Cela va être le "chaos", a-t-il prévenu.

Annoncés en avril, les droits de douane visaient les pays avec lesquels les Etats-Unis affichaient un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer.

L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'Etat fédéral pour compenser des baisses d'impôts.

Il est cependant en partie revenu en arrière en ajoutant des exceptions pour un certain nombre de produits, en particulier ceux qui ne peuvent pas être fabriqués ou cultivés aux Etats-Unis.

Ces surtaxes avaient également servi de base de négociations pour la signature d'accords commerciaux avec les principaux partenaires des Etats-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

Economiesuisse prévoit une croissance modérée du PIB

Publié

le

Le PIB réel de la Suisse devrait croître de 1,0% en 2026 et de 1,2% en 2027, estime mercredi dans un communiqué la Fédération suisse des entreprises (archive) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les incertitudes géopolitiques freinent la croissance en Suisse. Pour cette raison, l'organisation faîtière economiesuisse attend une progression modérée du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et en 2027.

Le PIB réel de la Suisse devrait croître de 1,0% en 2026 et de 1,2% en 2027, estime mercredi dans un communiqué la Fédération suisse des entreprises. Affectée par les conflits internationaux en Ukraine et au Moyen-Orient, qui font grimper les coûts des transports et de l'énergie, l'économie suisse continue de croître en deçà de son potentiel, commente la faîtière.

Comparée au reste du monde, la Suisse devrait connaître une inflation nettement plus faible. Economiesuisse table sur un renchérissement de 0,8% cette année.

Le chômage quant à lui n'augmentera que légèrement. Economiesuisse prévoit un taux de chômage de 3,1% en 2026 et de 3,2% en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

L'OCDE continue de tabler sur une croissance modérée en Suisse

Publié

le

En Suisse, le poids de l'énergie dans le panier de l'indice des prix à la consommation est parmi les plus faibles au sein de l'OCDE. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Portée par la demande intérieure, l'économie helvétique ne devrait pas trop souffrir cette année du poids de la hausse des prix de l'énergie et de l'environnement extérieur incertain, anticipe l'OCDE.

L'organisme révise en légère baisse son attente de croissance du PIB de la Suisse en 2026. Une embellie est attendue dès 2027, à la faveur d'un rebond des exportations, les principaux partenaires commerciaux se remettant du choc d'approvisionnement énergétique.

Le produit intérieur brut (PIB) réel, non corrigé des événements sportifs, devrait ainsi progresser de 1,1% en 2026, puis de 1,5% l'année suivante, indique l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son rapport publié mardi. L'institution ne révise qu'à la marge son anticipation de décembre dernier pour 2026, la hausse des prix de l'énergie consécutive à la guerre contre l'Iran déclenchée fin février par le président américain Donald Trump étant compensée par la vigueur du franc. Si le renchérissement du pétrole et du gaz pèse sur la demande extérieure, affectant les exportations, l'économie suisse reste soutenue par son marché intérieur.

La dépendance de la Suisse à l'égard des importations en provenance du Moyen-Orient et le poids de l'énergie dans le panier de l'indice des prix à la consommation sont parmi les plus faibles au sein de l'OCDE, en raison de la faible intensité énergétique de l'économie helvétique, qui limite son exposition directe aux perturbations des échanges, observe l'organisation. La plupart des exportations vers les États-Unis sont désormais assujetties à un taux de droits de douane de 10%, similaire à celui appliqué aux concurrents de la Suisse, et des négociations bilatérales sur un accord commercial plus pérenne sont toujours en cours.

Les perspectives s'amélioreront en 2027, à mesure que les principaux partenaires commerciaux se remettront du choc d'approvisionnement énergétique et que les exportations rebondiront. L'inflation globale devrait augmenter à court terme sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie, tout en restant dans la fourchette de 0 à 2%, jugée par la Banque nationale suisse (BNS) comme compatible avec la stabilité des prix. Les risques sont orientés de manière prédominante à la baisse, car le choc énergétique et les perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales pourraient durer plus longtemps que prévu. De nouveaux droits de douane ne peuvent être exclus, y compris sur les produits pharmaceutiques, moteur des exportations helvétiques, avertit l'OCDE.

Une reprise plus rapide en Europe ainsi que chez d'autres partenaires commerciaux pourrait renforcer encore la croissance l'an prochain.

Face à l'appréciation rapide du franc suisse, reflet notamment de son statut de valeur refuge, et pour empêcher les prix à la consommation de baisser en dessous de la fourchette de stabilité des prix comprise entre 0 et 2%, la BNS maintient depuis juin 2025 son taux directeur inchangé à 0%. Selon l'OCDE, qui anticipe une inflation de 0,7% tant en 2026 qu'en 2027, l'institut d'émission ne devrait plus apporter de changement à sa politique monétaire cette année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

La fonction publique en grève et dans la rue à Genève

Publié

le

Plusieurs entités de la fonction publique étaient largement représentées parmi les grévistes et manifestants à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"Du fric, du fric pour les services publics". La fonction publique et le personnel subventionné est en grève contre les coupes budgétaires prévues à Genève. Mardi soir, environ 900 manifestants ont défilé.

"Grève, grève, c'est ça la solution"ou encore "pas d'austérité", scandaient les participants. "Allez chercher des économies ailleurs. Ne punissez pas les travailleurs", affichait une pancarte.

Les rangs étaient alimentés par une nuée bigarrée allant d'employés de l'Hospice général à ceux de l'Office médico-pédagogique (OMP) déjà en grève jeudi dernier et qui ont renommé leur entité en "Office du mépris professionnel". "C'est toute la société genevoise qui est touchée par les coupes budgétaires", résumait une manifestante active dans la santé, dénonçant les diminutions d'impôts successives.

La fonction publique est mobilisée depuis novembre dernier face aux mesures d'économies prévue dans le projet de budget 2026 bis, qui doit encore être débattu au Grand Conseil. Les syndicats et le personnel de l'Etat dénoncent notamment le blocage des annuités pour 2026 ainsi que le gel de l'indexation.

La présentation d'un catalogue de mesures d'économies par un groupe d'experts mandaté par le Conseil d'Etat les inquiètent également. Ce rapport Zuin, du nom de l'ancien président de la Cour des comptes, était largement épinglé sur les pancartes parmi les manifestants, alors que le gouvernement doit encore se prononcer.

Dernière revendication en date, les grévistes déplorent un projet de loi qui sera soumis aux députés jeudi et qui prévoit une augmentation des cotisations à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG). De quoi aboutir jusqu'à 12% de diminution du salaire net actuel, affirme le cartel intersyndical.

La grève a été annoncée pour trois jours. Après le défilé de mardi soir, un rassemblement est prévu mercredi, avant une nouvelle manifestation jeudi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Lausanne: nouveau crédit accepté pour la "banane" à l'UNIL

Publié

le

Les travaux d'extension de l'Unithèque ont démarré en 2020 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a validé un nouveau crédit pour la rénovation et l'extension de l'Unithèque, sur le campus universitaire lausannois. Ce troisième crédit additionnel pour la "banane" se monte à 10,7 millions de francs et vise à mettre le bâtiment en conformité, et notamment sa cuisine.

Les discussions mardi lors du premier débat ont été rapidement expédiées. Elles ont toutefois vu le PLR Guy Gaudard critiquer la succession des crédits supplémentaires pour ce projet, dont "la complexité a été largement sous-estimée". Il a dénoncé "un délire financier" et une facture finale "pharaonique".

Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a reconnu que ce chantier avait été "un serpent de mer". Il a rappelé que la conception du projet remontait à environ quinze ans, ce qui expliquait les écarts entre les prévisions initiales et la réalité. Il a affirmé qu'il s'agissait désormais de "finaliser" ce chantier.

Doubler les places

Pour mémoire, le projet vise notamment à doubler les places de travail à l'Unithèque qui passeront de 900 à près de 2000, ce qui en fera la plus grande bibliothèque de Suisse romande. L'extension concerne aussi le stockage des livres et le restaurant. Le site est agrandi derrière le bâtiment actuel, qui a la forme d'une banane, d'où le surnom historique du bâtiment construit en 1983.

Le crédit d'ouvrage, d'un montant de 54,7 millions, a été voté en 2019 par le Grand Conseil. Deux crédits additionnels (5,8 millions et 2,1 millions) ont ensuite été nécessaires, avant celui de 10,7 millions validé mardi. En ajoutant le crédit d'étude (7,2 millions) et une subvention fédérale de 17,6 millions, la facture finale atteint environ 98 millions.

Selon le dernier planning, la fin des travaux de modernisation est attendue pour décembre prochain, tandis que la mise en exploitation complète est programmée pour avril 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Veillez à ne pas négliger vos repas pour cause de surcharge de travail ; votre corps a besoin d'un carburant de qualité pour maintenir ce rythme.

Les Sujets à la Une