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Culture

L'homosexualité dans l'art entre 1869 et 1939 exposée à Bâle

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Face à la persécution du désir pour le même sexe, les artistes ont dû codifier l'homosexualité en suggérant une amitié féminine complice ou en présentant une nudité masculine homoérotique peu explicite et aux contacts physiques limités. (© Keystone-ATS/Steve Last)

Le Kunstmuseum de Bâle consacre une exposition à la représentation artistique de l'homosexualité à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Il présente 80 oeuvres montrant la formation de nouvelles images de la sexualité, du genre et de l'identité à cette époque.

L'exposition "The First Homosexuals. La naissance de nouvelles identités", à voir dès samedi jusqu'au 2 août dans le nouveau bâtiment du Kunstmuseum, est divisée en six sections présentées dans trois espaces. Le public peut y explorer les différents aspects de l'homosexualité, mais aussi d'autres formes de sexualité sur la base de peintures, de travaux sur papier, de sculptures et de photographies.

Le mot "homosexuell" en allemand apparaît pour la première fois de manière publique en 1869, avant l'utilisation de sa version française. Il a ouvert le champ à la représentation artistique de la manifestation du désir pour le même sexe ainsi que de cette identité sexuelle.

Codification face à la persécution

L'attirance pour les personnes du même sexe étant persécutée dans de nombreuses sociétés de l'époque, le codage artistique de l'homosexualité féminine met d'abord celle-ci en lien avec l'amitié. Le tableau "Contre-jour" (1888) de Marie-Louise-Catherine Breslau montre deux femmes dans une scène de la vie quotidienne. Durant une période, il a été intitulé alternativement "Les amies".

Pour les mêmes raisons, le désir homoérotique masculin n'est codifié que de manière suggérée également. Dans son tableau représentant deux pêcheurs nus et un groupe de spectateurs, le peintre allemand Ludwig von Hofmann (1861–1945) s’inspire du motif des baigneurs de Cézanne. Son oeuvre "Nackte Fischer und Knaben am grünen Gestade" ("Pêcheurs nus et garçons sur le rivage vert") ne révèle rien d’explicite et les personnages n’ont que peu de contacts physiques.

Une trentaine d’années plus tard, le peintre et architecte suisse Paul Camenisch (1893–1970) a adopté une approche beaucoup plus directe de ce même motif dans sa propre version des baigneurs "Badende in der Breggiaschlucht" ("Baigneurs dans les gorges de la Breggia").

Influence péjorative du colonialisme

"C'est la première exposition de notre maison qui se consacre à l'art et à la création de la communauté queer", a souligné la directrice du musée, Elena Filipovic", face aux médias. Dans le monde entier, des gens souffrent de préjugés en raison de leur identité et de leur amour. "Si nous réussissons à apporter davantage de connaissances, de tolérance et d'acceptation dans le monde, ce sera déjà quelque chose de grandiose", a-t-elle dit.

Les définitions d'aujourd'hui sont basées sur la vision européenne, a rappelé Jonathan Katz, commissaire américain de cette exposition déjà présentée à Chicago (USA). Elles opposent les concepts "hétéro" et "homo" et sont marquées par une attitude hostile répandue dans le monde à travers le colonialisme. Au Japon, par exemple, l'homosexualité était considérée comme "tout à fait normale" avant que la perspective européenne ne la connote négativement.

La standardisation juridique et médicale apparue au 19e siècle a privé la société de moyens pour décrire différentes formes de sexualité, souligne Jonathan Katz. Les "dissidences" sexuelles et de genre ont toujours existé. Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes refusent de s'identifier aux définitions standardisées introduites il y a un siècle et demi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'ex-premier ministre français Gabriel Attal populaire en Chine

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L'ex-premier ministre français Gabriel Attal est très populaire sur les réseaux sociaux en Chine. (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

Gabriel Attal, ancien premier ministre et probable candidat à la présidentielle en France, a acquis une surprenante popularité sur des réseaux sociaux chinois, au point que de nombreux jeunes originaires de ce pays se sont rendus aux séances de dédicaces de son livre.

"C'est dingue, il y a une 'Attalmania' sur les réseaux sociaux chinois", a affirmé son entourage à l'AFP.

Les raisons et l'origine de cette tendance sont floues. Mais ses conséquences sont concrètes: Gabriel Attal, en plein tour de France pour promouvoir son livre "En homme libre" (L'Observatoire), a été accueilli à Lyon et Paris par de jeunes Chinois impatients de le rencontrer.

Certains ont immortalisé leur venue en publiant des selfies tout sourire sur RedNote, plateforme chinoise comparable à Instagram.

L'une des jeunes femmes y explique que le compte Instagram de l'ancien premier ministre est l'une des raisons qui la pousse à apprendre le français. Une autre dit admirer son "courage et sa détermination".

Plusieurs d'entre eux lui ont demandé "de signer le mot +liberté+" sur le livre, selon son entourage, qui affirme avoir découvert cette popularité à l'occasion des séances de dédicaces et ne pas savoir comment elle a décollé.

"C'est assez surprenant", dit cette source.

Si les Chinois pouvaient voter

Sur RedNote, les contenus liés à Gabriel Attal fleurissent, commentant sa carrière, sa personnalité et son apparence physique. Les plus anciens semblent remonter à 2024, l'année où il est devenu premier ministre d'Emmanuel Macron.

Gabriel Attal, 37 ans, était devenu le plus jeune premier ministre français et le premier à être ouvertement homosexuel, et sa nomination avait été largement couverte par la presse internationale.

Le couple qu'il forme avec le commissaire européen Stéphane Séjourné, abordé dans son livre, semble aussi être l'un des sujets de prédilections des utilisateurs de RedNote.

Une étudiante chinoise interviewée par Libération lors d'une dédicace de Gabriel Attal, Wanton, a assuré que leur histoire "touche beaucoup de Chinois".

L'un des utilisateurs de RedNote écrit que "si ses fans chinois pouvaient voter, il gagnerait en 2027".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Spotify lance un nouveau label "vérifié" pour les artistes humains

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La plateforme de streaming lance un nouveau label censé faire la différence entre musique humaine et musique issue de l'AI. (© KEYSTONE/AP/PATRICK SEMANSKY)

La plateforme de streaming audio Spotify a présenté jeudi un nouveau label "Verified by Spotify" (vérifié), attribué selon plusieurs critères, indiquant que l'artiste ou le groupe est vraisemblablement humain et non un avatar d'intelligence artificielle (IA).

"Les profils qui semblent être associés à des artistes générés par IA ou avec une identité IA ne seront pas éligibles" à ce label, a indiqué le groupe suédois.

Pour identifier des artistes humains, Spotify prendra notamment en compte leur empreinte en dehors de la plateforme, via les concerts, les produits dérivés ou l'activité sur les réseaux sociaux.

Il s'intéressera aussi aux écoutes enregistrées par ces artistes, privilégiant un volume régulier dans le temps plutôt que des pics de fréquentation.

Autre paramètre: le fait que ces musiciens fassent l'objet de recherches spécifiques et ne bénéficient pas uniquement d'une recommandation d'un algorithme.

Le service de streaming adopte ainsi une approche inverse de celle de son concurrent Deezer, qui signale lui systématiquement les contenus générés par IA.

Confiance dans l'artiste

"A l'ère de l'IA", a expliqué l'entreprise, "il est plus important que jamais de pouvoir avoir confiance dans l'authenticité de la musique que vous écoutez."

Le label n'est cependant pas lié au contenu musical mis en ligne mais au profil de l'artiste, ce qui signifie qu'un musicien "vérifié" pourra télécharger de la musique générée par IA sur la plateforme.

En septembre, Spotify avait invité les artistes a préciser s'ils utilisaient l'IA dans les métadonnées, des renseignements complémentaires aux informations qui apparaissent dans la fiche signalétique d'un morceau.

La plateforme avait aussi promis de faire la chasse aux "acteurs malveillants" qui manipulaient l'algorithme de recommandation ou téléchargeaient d'énormes volumes de morceaux IA pour générer artificiellement du trafic.

Deezer a affirmé, il y a quelques jours, que près de la moitié (44%) des titres postés quotidiennement sur sa plateforme étaient générés par IA, contre moins de 20% il y a un an.

Le volume d'écoutes de ces morceaux reste néanmoins très faible, de l'ordre de quelque points de pourcentage du nombre total de streams.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'artiste Georg Baselitz est mort à l'âge de 88 ans

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Georg Baselitz était parmi les plus réputés de l'art moderne allemand. (© KEYSTONE/DPA/FELIX HÖRHAGER)

Le peintre, dessinateur, graveur et sculpteur allemand Georg Baselitz est mort à l'âge de 88 ans, ont annoncé jeudi les principaux médias allemands.

Sollicitée par l'AFP, la galerie Ropac avec laquelle il a longtemps travaillé a confirmé son décès ce même jour.

Georg Baselitz, qui a "profondément influencé ses contemporains et les artistes après lui, est mort paisiblement", a déclaré la galerie dans un communiqué.

Cet artiste contemporain majeur, né dans l'Allemagne nazie et qui a grandi sous le régime totalitaire d'Allemagne de l'Est, laisse une oeuvre s'étalant sur six décennies, se jouant de toutes les techniques sur très grands formats.

Hans-Georg Bruno Kern, né en 1938 à Deutschbaselitz, non loin de Dresde en Saxe (est), avait adopté en 1961 le pseudonyme de Georg Baselitz en référence à sa ville natale.

Ses oeuvres, qui font écho aux traumatismes de l'histoire allemande, de son groupe des Héros à ses peintures au doigt, en passant par les tableaux fractures et les tableaux russes, sont aujourd'hui présentes dans les collections publiques parmi les plus prestigieuses.

Motifs renversés

Baselitz a non seulement peint, mais aussi dessiné, gravé, sculpté. C'est en 1969 qu'il débutait son travail sur le renversement du motif, dont le premier tableau sera "Der Wald auf dem Kopf" (La Forêt sur la tête).

Tous les sujets de son répertoire personnel seront alors retournés (personnages, arbres, maisons, etc.) pour affirmer la primauté du regard sur le sujet. Son travail empruntera aussi bien à l'expressionnisme allemand qu'à la peinture américaine (Jackson Pollock, Willem de Kooning).

A Paris, sa carrière avait connu un double couronnement ces dernières années avec son élection à l'Académie des Beaux-Arts en 2019, puis une grande exposition rétrospective en 2021 au Centre Pompidou, un des principaux musées européens d'art moderne et contemporain.

On a notamment vu son travail en Suisse, au Musée Jenish à Vevey en 2021, lors de l'exposition qui avait réuni des oeuvres d'une centaine d'artistes du XVIIe siècle à nos jours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Une statue apparait à Londres, avec le nom de Banksy sur le socle

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La statue se situe à Waterloo Place au centre de Londres, avec le nom de Bansky griffonné à sa base. (© KEYSTONE/AP/Kin Cheung)

Le street artist britannique Banksy a dévoilé une nouvelle oeuvre dans le centre de Londres: la statue d'un homme marchant d'un pas décidé en brandissant un drapeau, qu'il a revendiquée jeudi sur Instagram.

La statue de cet homme, une jambe hors du socle, le visage couvert par le drapeau, a été installée tôt mercredi matin, a indiqué une porte-parole de l'artiste.

Elle se trouve sur un îlot central de Pall Mall, une avenue étroitement associée à la monarchie, à l'armée et à l'establishment britannique. "Il y avait un petit espace libre", a dit l'artiste, selon la porte-parole.

Non loin se trouvent les statues du roi Edouard VII et de l'infirmière Florence Nightingale, figure de l'histoire de la santé publique britannique, ainsi que le mémorial de la guerre de Crimée.

Revendiquée

Le nom de Banksy a été griffonné sur le socle de l'oeuvre.

L'artiste a, comme à son habitude, revendiqué cette oeuvre sur son compte Instagram. Avec une touche d'humour: la vidéo se termine avec les images d'un homme observant la nouvelle statue et disant "Non, je ne l'aime pas".

Banksy est surtout connu pour ses fresques murales souvent réalisées dans un style caractéristique au pochoir.

Il suscite un important engouement médiatique et populaire chaque fois qu'il dévoile une nouvelle oeuvre.

La statue n'a pas tardé à attirer les curieux et fans de l'artiste. Jeudi en milieu de journée, une centaine de personnes étaient présentes.

L'apparition de la statue intervient un peu plus d'un mois après la publication d'une enquête de Reuters, dans laquelle l'agence de presse affirmait avoir la confirmation de la véritable identité de Banksy.

Une affirmation similaire avait été publiée par le tabloïd Mail on Sunday il y a près de vingt ans. L'artiste avait alors été présenté comme un Britannique de 52 ans, né sous le nom de Robin Gunningham, qui aurait ensuite changé de nom pour David Jones.

L'article s'appuyait notamment sur un procès-verbal d'arrestation à New York datant de 2000, ainsi que sur des témoignages de personnes ayant vu Banksy lors d'une visite en Ukraine.

L'artiste avait déjà créé une statue, installée à Londres.

Son oeuvre intitulée "The Drinker" ("Le buveur"), qui parodiait la célèbre sculpture en bronze d'Auguste Rodin "Le Penseur", avait été dévoilée en 2004.

Elle a été volée peu après puis a fait l'objet d'un litige concernant sa propriété pendant des années.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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