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Les Verts devant Merz dans le Bade-Wurtemberg

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Cem Ozdemir, leader des Verts dans le Bade-Wurtemberg, avec son épouse Flavia Zaka. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Les Verts allemands semblaient s'acheminer dimanche, dans le Land du Bade-Wurtemberg, vers une victoire face aux conservateurs de la CDU du chancelier Friedrich Merz, dans un scrutin test pour le dirigeant allemand, selon les sondages de sortie des urnes.

Un an après une victoire étriquée aux législatives fédérales et au début d'une année électorale chargée, la CDU espérait l'emporter dans cette région, riche mais dont l'industrie est en crise, qui est gouvernée par les Verts dans une rare coalition avec le parti du chancelier.

Plus de 31% des votants ont donné leur voix aux Verts, emmenés par Cem Ozdemir, un Allemand d'origine turque et figure centriste des Verts, selon les sondages de sorties des urnes commandés par les médias publics ARD et ZDF, qui attribuent autour de 30% des suffrages à la CDU.

Ces deux sondages placent tous deux le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) en troisième position avec environ 18% des voix, le double de son résultat des élections de 2021.

S'il était confirmé, ce revers dans le Bade-Wurtemberg serait un mauvais signal pour Friedrich Merz, avant des scrutins prévus dans plusieurs Länder en 2026, alors que son parti tente, avec une politique migratoire ferme, de reconquérir des électeurs partis à l'AfD sans pour autant faire fuir ses centristes.

Le chancelier était venu vendredi à un meeting de campagne pour soutenir le candidat CDU local. Il y avait défendu son action pour "réduire le nombre de migrants entrant illégalement en Allemagne".

"Les chrétiens-démocrates allemands ont-ils encore la force de remporter des élections?", s'était-il interrogé devant des sympathisants, évoquant une élection de portée nationale et européenne.

Bastion de l'automobile

Le 22 mars, son parti espère aussi vaincre les sociaux-démocrates dans un autre Land de l'Ouest, en Rhénanie-Palatinat.

La CDU devra ensuite aborder d'autres scrutins en septembre, en ex-Allemagne de l'Est, où l'AfD caracole en tête des sondages.

Le Bade-Wurtemberg abrite certains des plus grands noms de l'automobile allemande: Mercedes et Porsche.

A leur arrivée à Stuttgart, les voyageurs ne peuvent pas rater l'étoile de Mercedes surplombant la gare, emblème d'une région où l'automobile emploie près d'un demi-million de personnes.

Mais ce secteur stratégique est en crise depuis plus de deux ans, enchaînant les plans sociaux, sur fond de prix de l'énergie en hausse, de retard technologique et de concurrence chinoise.

Interrogé par l'AFP, Hans Christian, un homme d'affaires de 44 ans, a estimé que Cem Ozdemir projetait une image pragmatique à même de plaire aux électeurs du Bade-Wurtemberg.

"Les gens pensent que dans une période comme celle-ci, il est important que le ministre-président (Premier ministre régional, ndlr) soit expérimenté", a-t-il déclaré. "Cela a donné un coup de pouce aux Verts, car M. Ozdemir a tout simplement plus d'expérience de la vie", a-t-il estimé.

Le sauvetage de l'industrie est pourtant au centre du discours de M. Merz qui a notamment fait pression pour que la Commission européenne renonce en décembre à l'objectif du tout-électrique pour les voitures neuves en 2035.

Cem Özdemir a aussi plaidé pour plus de souplesse s'agissant de l'abandon des moteurs à combustion.

L'AfD à Washington

Né dans une petite ville de la région, le candidat vert de 60 ans est une célébrité en Allemagne.

Il fut en 1994 l'un des deux premiers députés allemands d'origine turque, a codirigé les Verts et a été ministre de l'Agriculture.

En cas de victoire dimanche, il succéderait à son collègue écologiste centriste Winfried Kretschmann, aux commandes du Land depuis 15 ans.

M. Özdemir a pris soin de se distancer de l'aile gauche des Verts, jugeant les idées de son parti "pas forcément toujours justes".

Face à lui, Manuel Hagel, 37 ans, chef régional des conservateurs, a longtemps été en tête des sondages.

Fin février, sa campagne a été perturbée par la rediffusion de propos déplacés au sujet d'adolescentes après une visite scolaire en 2018. Il s'est depuis excusé.

Du côté de l'AfD, le député Markus Frohnmaier est une figure nationale aux liens avec la Russie et le mouvement MAGA aux Etats-Unis.

Il s'est affiché jeudi à Washington avec des partisans de Donald Trump, deux jours après la visite du chancelier Merz à la Maison Blanche.

Réagissant sur X à un sondage lui donnant 20%, il a salué "un score sensationnel" qui serait "le meilleur résultat" de l'AfD lors d'une élection régionale en Allemagne de l'Ouest. De bon augure avant les scrutins à l'Est en septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

France: rencontre électrique entre l'eau de mer et le Rhône

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Créée grâce à l'eau du Rhône près d'Arles, l'énergie osmotique est "renouvelable et pilotable" (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/LEWIS JOLY)

A Port Barcarin, à l'embouchure du Rhône près d'Arles (sud de la France), la start-up française Sweetch Energy expérimente l'énergie osmotique, technologie de production électrique à partir de la rencontre de l'eau de mer et de l'eau douce. Elle la juge prometteuse.

Lorsque l'eau du fleuve et l'eau salée entrent en contact, des échanges d'ions se font pour équilibrer la salinité. C'est le phénomène d'osmose au coeur de la technologie mise au point par Sweetch Energy. L'entreprise a mis au point une membrane capable de ne laisser passer que les ions positifs. Ce déplacement crée un courant ionique qui est ensuite transformé en courant électrique.

"On a vu qu'effectivement, quand on mettait une différence de salinité à travers certains matériaux, ça conduisait à des courants ioniques extrêmement forts", explique le physicien Lydéric Bocquet, co-fondateur de Sweetch Energy, en montrant leur prototype d'installation. Une innovation qui trouve son origine dans des travaux de recherche fondamentale menés au CNRS.

Pendant longtemps, les technologies nécessaires, notamment à la nano-échelle, ne permettaient pas d'envisager une exploitation industrielle. Aujourd'hui, l'entreprise fabrique ses premiers modules dans son usine de Rennes, où sont assemblées les membranes destinées aux futures installations.

Pour l'instant, seules quelques centrales ou démonstrateurs osmotiques sont en service dans le monde, notamment à RedStack aux Pays-Bas ou à Fukuoka au Japon.

Cette énergie est "renouvelable et pilotable", assure Thibault Cintrat, le responsable du site de Barcarin. Installée à l'embouchure d'un fleuve ou d'une rivière, elle peut être arrêtée et redémarrée à volonté. "Les potentiels à l'échelle de la planète sont gigantesques", promet-il, même si la technologie à ce stade est encore largement embryonnaire.

L'entreprise prévoit de déployer un premier prototype industriel en France. "Plusieurs projets sont en train d'être étudiés. Notre objectif est" d'en avoir un "prêt à être construit à la fin de cette année", affirme Nicolas Heuze, l'autre co-fondateur de Sweetch Energy.

Pour financer ses projets, l'entreprise a levé 30 millions d'euros auprès d'investisseurs et d'entreprises telles qu'EDF et la Compagnie nationale du Rhône. Elle a également reçu 10 millions d'euros de subventions de la part de la Banque publique d'investissement, de l'agence pour la transition écologique (Ademe) ou de fonds de l'Union européenne (EIF).

"L'écosystème français et européen n'est pas très favorable aux financements des projets industriels et technologiques", déplore Nicolas Heuze, "mais nous avons réussi à nous financer". En s'appuyant sur la volonté de disposer d'une électricité propre et pilotable, "c'est à nous de manoeuvrer dans des vents contraires", déclare le co-fondateur de Sweetch Energy.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les océans ont enregistré un record de chaleur pour un mois de juin

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La température moyenne à la surface des océans a atteint 20,98°C en moyenne en juin, battant le précédent record établi en juin 2024 (20,89°C) (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MINDAUGAS KULBIS)

Les océans mondiaux ont enregistré leur mois de juin le plus chaud jamais observé, a annoncé mercredi l'observatoire européen Copernicus Marine. Le phénomène naturel El Niño s'est ajouté au réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

La température moyenne à la surface des océans, qui couvrent les deux tiers de la planète, a atteint 20,98°C en moyenne en juin, battant le précédent record établi en juin 2024 (20,89°C). Le premier semestre 2026 dans son ensemble est le deuxième plus chaud jamais enregistré, juste derrière les six premiers mois de 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

La 150e de Granit Xhaka, capitaine incompris

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Granit Xhaka a fait ses débuts sous le maillot de la Suisse le 4 juin 2011 face à l'Angleterre à Wembley. Il disputera jeudi (vendredi 5h00 en Suisse) son 150e match avec la Nati. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Depuis quinze ans, il marque l'équipe de Suisse comme aucun autre joueur. Jeudi, en 16e de finale du Mondial, Granit Xhaka devrait devenir le premier footballeur suisse à atteindre les 150 sélections.

Le nombre 150 constitue une étape symbolique. Mais dans le cas de Granit Xhaka, c'est presque le chiffre 5 qui impressionne davantage. Sur ses 150 matches internationaux, il n'a débuté que cinq fois sur le banc. Et lors de quatre de ces rencontres, il a disputé l'intégralité de la seconde période. Une seule fois, il a dû attendre la 65e minute avant d'entrer en jeu: en juin 2017, lors d'un match amical contre le Bélarus.

Ces statistiques illustrent l'influence que Xhaka a exercée sur l'équipe de Suisse dès ses débuts. Alors que la plupart des novices doivent progressivement s'imposer, le Bâlois est immédiatement devenu un cadre. Il a effectué ses débuts lors d'un match de qualification pour l'Euro contre l'Angleterre, à Wembley. Il avait alors 18 ans, 8 mois et 8 jours et était déjà titulaire.

Une attitude "sacrément nécessaire"

Patrick Foletti, l'entraîneur des gardiens de la Suisse, n'est peut-être pas le plus proche du capitaine, mais il le côtoie en sélection depuis ses débuts. Il a été un témoin privilégié de son évolution. "Avec sa volonté de gagner hors du commun, Granit apporte une immense valeur ajoutée à l'équipe", dit le Tessinois.

Au fil des années, les deux hommes ont eu de nombreuses discussions passionnantes. Et pour Foletti, une chose est claire: "Sa manière d'être est parfois dérangeante, parfois agaçante, n'est peut-être pas facile à comprendre pour certains, parce qu'elle n'est pas vraiment +suisse+. Mais elle est sacrément nécessaire."

Ces propos prennent un relief particulier dans le contexte actuel, à la Coupe du monde. Après le match nul inaugural contre le Qatar (1-1), Xhaka a critiqué l'équipe et surtout l'attitude de certains joueurs, comme après le précédent match amical. Ces sorties à répétition auraient suscité du mécontentement en interne, selon les informations de Blick. D'autant plus que le capitaine n'avait pas livré sa meilleure prestation.

Le Bâlois de 33 ans a répondu à sa manière. Lors du deuxième match contre la Bosnie, il fut le meilleur joueur sur le terrain. Il toucha le plus de ballons, orchestra le jeu et dirigea son équipe. Puis, après avoir transformé un penalty en fin de rencontre, il célébra son but en mimant le "blabla" de ses mains. Un message pour ses détracteurs: continuez donc à parler.

Il donne toujours le ton

C'est Granit Xhaka. Au fil des années, ses passages fréquents chez le coiffeur, sa célébration de l'aigle bicéphale ou encore certaines déclarations pleines d'assurance, souvent assimilées à de l'arrogance, ont régulièrement alimenté les débats. Il provoque parfois volontairement les frictions et y puise de la force. "Peut-être que j'en ai besoin", reconnaissait-il d'ailleurs après la victoire contre la Bosnie.

Xhaka l'incompris. C'est un rôle qu'il a fini par assumer. Lorsqu'il affirme que la Suisse pourrait aussi se réjouir de compter un joueur qui porte le maillot national "avec une fierté absolue" depuis tant d'années, cela en dit long sur son ressenti. L'estime qu'il reçoit régulièrement dans ses clubs, il la perçoit beaucoup moins en équipe nationale. Sous le maillot suisse, il doit sans cesse se justifier, le plus souvent pour des sujets qui n'ont rien à voir avec le football.

Quand il joue bien, on le félicite. En revanche, lorsqu'il évolue en dessous de son niveau habituel - ce qui se remarque immédiatement, tant c'est l'équipe entière qui en souffre -, sa motivation est très vite remise en cause. Ou, pour reprendre les mots de Patrick Foletti: beaucoup estiment alors qu'il n'est pas suffisamment "suisse". Que cette question revienne encore après bientôt 150 sélections doit être épuisant pour lui.

Oui, son caractère peut déranger. Et oui, il est probable que certains joueurs de la sélection ne soient pas toujours d'accord avec lui. Mais ces voix reçoivent une importance disproportionnée, tandis que d'autres passent presque inaperçues. Publiquement, tous les joueurs interrogés ont défendu les déclarations de leur capitaine, rappelant les exigences élevées que l'équipe s'impose à elle-même.

"Un capitaine exceptionnel"

Lorsque Cedric Itten est interrogé sur son capitaine, il prend spontanément sa défense. "Dans chacun des clubs où il a joué, aujourd'hui à Sunderland et auparavant à Leverkusen, on a vu quel capitaine il était et ce qu'il était capable d'apporter à une équipe", explique l'attaquant.

"C'est aussi son objectif avec l'équipe de Suisse: que nous soyons aussi performants que possible. J'apprécie qu'il fixe des exigences élevées et qu'il nous pousse constamment. C'est précisément ce qui nous fait progresser."

A écouter ceux qui le côtoient, Granit Xhaka montre l'exemple, assume ses responsabilités et répond toujours présent dans les moments décisifs. Cedric Itten conclut ainsi: "C'est un capitaine exceptionnel et il nous aidera encore énormément dans ce tournoi."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Cryptomonnaies: Trump a gagné 1,2 milliard de dollars en 2025

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Donald Trump a notamment reçu près de 550 millions de dollars de ses liens avec la start-up World Liberty Financial (WLF, archives). (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

Donald Trump a enregistré environ 1,2 milliard de dollars de revenus provenant de ses activités dans les cryptomonnaies en 2025, selon un calcul effectué par l'AFP sur la base de documents rendus publics mardi par le Bureau d'éthique gouvernementale (OGE).

Une loi de 1978 oblige le président et le vice-président des Etats-Unis à déclarer leurs revenus ainsi que leurs actifs. Selon le document de plus de 900 pages, le chef de l'Etat a notamment reçu près de 550 millions de dollars de ses liens avec la start-up World Liberty Financial (WLF).

Le clan Trump a apporté son soutien et son nom à cette plateforme de cryptomonnaies, lancée en septembre 2024. World Liberty Financial a émis sa propre cryptomonnaie, le WLFI, dont la vente initiale a rapporté 550 millions de dollars.

Donald Trump et ses trois fils ont également récupéré, via une société intermédiaire, DT Marks Defi, 22,5 milliards de WLFI supplémentaires, qui valent actuellement 1,3 milliard de dollars environ.

En avril 2025, WLF a également commercialisé son stablecoin, une devise numérique dont la valeur est adossée sur une monnaie traditionnelle, en l'occurrence le dollar.

Triplement de son patrimoine

La déclaration de revenus de Donald Trump fait également état, outre WLF, de royalties perçues en vertu d'un accord de licence lié à la cryptomonnaie qui porte son nom, le $TRUMP, commercialisé quelques heures seulement avant son investiture, en janvier 2025. Ce complément a atteint 635 millions de dollars, selon le document mis en ligne mardi par l'OGE.

Les activités de Donald Trump dans le secteur des cryptomonnaies sont la principale raison du quasi-triplement de son patrimoine personnel, passé de 2,3 à 6,5 milliards de dollars entre 2024 et 2026 selon le site du magazine Forbes.

L'ancien promoteur immobilier est régulièrement accusé de conflits d'intérêt, notamment pour avoir investi dans l'industrie des monnaies électroniques. Depuis son investiture, il a pris plusieurs mesures pour déréguler le secteur, faisant bondir le prix des actifs.

Outre les revenus tirés de WLF et de sa cryptomonnaie, Donald Trump a aussi gagné plusieurs millions de dollars grâce aux actions de plusieurs sociétés cotées actives dans les cryptomonnaies, comme la plateforme d'échanges Coinbase.

Les actifs de Donald Trump sont logés dans un trust administré par son fils, Donald Jr. Mais ses statuts prévoient que l'entité peut être dissoute à tout moment, ce qui signifie que le milliardaire pourrait en reprendre le contrôle dès la fin de son second mandat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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