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Allemagne: l'AfD remporte pour la première fois un scrutin régional

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L'AfD a remporté dimanche le scrutin en Thuringe et talonnait les conservateurs en Saxe. (© KEYSTONE/dpa/Martin Schutt)

Le parti d'extrême droite AfD s'est largement imposé dimanche aux élections en Thuringe et talonnait les conservateurs en Saxe, deux régions de l'est de l'Allemagne. Ces scores "historiques" infligent un nouveau camouflet à la fragile coalition d'Olaf Scholz.

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui pourfend la politique d'accueil des réfugiés et a été mise en cause pour ses liens avec le Kremlin, a aussitôt revendiqué le pouvoir dans le Land de l'ex-RDA où elle devance très largement ses adversaires.

L'AfD a reçu un "mandat clair pour gouverner", a affirmé le co-dirigeant du parti au niveau national Tino Chrupalla, se disant prêt "à parler avec tous les partis" pour trouver une majorité absolue.

La Saxe et la Thuringe confirment leur statut de bastions électoraux de l'AfD, dans un contexte politique particulièrement tendu, plus d'une semaine après le triple meurtre au couteau imputé à un Syrien à Solingen, qui a bouleversé le pays et relancé un vif débat sur l'immigration.

En tête mais pas au pouvoir

En Thuringe, l'un des plus petits Länder allemands où l'extrême droite est emmenée par Björn Höcke, l'une de ses figures les plus radicales, l'extrême droite obtiendrait 33,1% des suffrages, devant les conservateurs de la CDU (24,3%), selon les estimations.

En Saxe, le parti de l'ex-chancelière Angela Merkel a une légère avance (31,7%), suivi de près par l'AfD (31,4%).

La victoire de l'AfD constitue une première en Allemagne depuis l'après-guerre mais il est improbable que cette formation prenne les rênes de la Thuringe, tous les autres partis sans exception refusant de s'allier avec elle.

"Les électeurs savent que nous ne faisons pas de coalition avec l'AfD", a remis au point dimanche le secrétaire général des conservateurs Carsten Linnemann qui revendique la constitution d'un gouvernement.

Nouveau venu

Un nouveau venu, le parti BSW, de l'ancienne égérie d'extrême gauche Sahra Wagenknecht, a fait une percée spectaculaire, au-dessus des 10% dans les deux Länder. Il va se poser en faiseur de rois dans la formation à venir des gouvernements locaux.

Comme l'AfD, le BSW a séduit par son discours virulent contre l'immigration et appelé à mettre un terme aux livraisons d'armes à l'Ukraine, une position populaire dans ces régions de l'ex-RDA (communiste) où la peur de la guerre reste profondément ancrée.

Revers majeur pour Scholz

Les résultats confirment aussi un nouveau revers majeur du gouvernement de coalition du chancelier Olaf Scholz avec les Verts et les libéraux du FDP, à un an des élections législatives de 2025.

Son parti social-démocrate (SPD), déjà à un faible niveau au cours du précédent mandat, enregistre des score égaux à 6,6-7,8%. Les Verts quant à eux sortent du parlement de Thuringe et les libéraux du FDP ne seraient plus représentés dans aucune des deux des assemblées régionales.

Ces Länder, qui disposent d'importantes prérogatives dans le système allemand en matière d'éducation ou de sécurité, pourraient être gouvernés par de larges alliances hétéroclites associant droite et gauche.

Solingen a marqué les esprits

Les dirigeants de l'AfD ont cherché à capitaliser sur le choc suscité par l'attaque de Solingen, une ville de l'ouest de l'Allemagne, accusant les gouvernements fédéraux successifs d'avoir semé le "chaos".

L'assaillant présumé, soupçonné de liens avec l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), avait réussi à se soustraire à une décision d'expulsion. Sous pression, le gouvernement Scholz a annoncé un durcissement des règles concernant le port d'armes et le contrôle de l'immigration.

A Erfurt, Patrick Teichmann, un cultivateur de légumes de 32 ans, arbore fièrement un T-Shirt à la couleur bleue de l'AfD avec le nom de Höcke. "Il devait absolument gagner ! Pour la raison qu'il est le seul responsable politique de bon sens de nos jours", dit-il à l'AFP.

Ex-RDA, terreau fertile

A propos de l'immigration, "il doit y avoir des changements extrêmes. Ce serait possible avec l'AfD", déclare de son côté Jörg, un autre électeur de l'AfD qui préfère taire son nom de famille.

Ce parti, essentiellement eurosceptique à sa création en 2013, s'est radicalisé après la grande crise migratoire de 2015, la pandémie de Covid-19 puis la guerre russe en Ukraine qui a affaibli la première économie européenne et fait s'accélérer l'inflation.

Il avait déjà remporté plusieurs succès électoraux ces derniers mois, obtenant le meilleur score de son histoire aux européennes de juin.

L'ex-RDA s'est avérée un terrain fertile pour l'AfD, en raison d'inégalités persistantes depuis la réunification en 1990 et d'une profonde crise démographique liée au départ des jeunes vers d'autres régions, malgré le redressement économique de l'est de l'Allemagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump dit que la guerre en Iran est "quasiment" finie

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Selon Donald Trump, le conflit est "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Donald Trump a dit lundi à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était "quasiment" finie. Il a fait valoir que l'Iran n'avait plus de "marine" ni de "communications" ou de "force aérienne".

Je pense que la guerre est finie, quasiment", a dit le président américain dans un entretien téléphonique.

Le dirigeant républicain, qui se trouve à Miami (Floride, sud-est), a assuré que le conflit était "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué par le passé.

Peu auparavant, le Pentagone avait écrit sur X: "Nous ne faisons que commencer le combat".

Dans son échange avec la journaliste de CBS, Donald Trump a par ailleurs dit qu'il "réfléchissait à prendre le contrôle" du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial et le pétrole, où le trafic est quasiment à l'arrêt en raison du conflit.

Les propos du président américain, qui semble prédire une cessation des hostilités prochaine, ont fait instantanément chuter les cours de l'or noir et grimper les marchés boursiers.

Donald Trump a maintenu le doute sur les objectifs réellement poursuivis par les Etats-Unis dans cette offensive menée conjointement avec Israël.

Il a parlé de neutraliser le programme nucléaire iranien et les capacités de missiles balistiques de la République islamique, mais aussi évoqué des ambitions plus vastes de renversement du pouvoir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump et Poutine ont parlé des guerres en Iran et en Ukraine

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La conversation téléphonique entre les deux dirigeants aurait été "franche et constructive" (archives). (© KEYSTONE/AP/JULIA DEMAREE NIKHINSON)

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump ont évoqué lundi lors d'une conversation téléphonique "franche et constructive" la guerre en Iran et celle en Ukraine, a annoncé le Kremlin.

"L'accent a été mis sur la situation autour du conflit avec l'Iran et sur les négociations bilatérales en cours avec la participation de représentants des Etats-Unis sur le règlement de la question ukrainienne", a indiqué Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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UE: la droite soutient les "hubs de retour" pour migrants

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Ces mesures ont fait l'objet de rudes batailles au Parlement européen (image d'archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Grâce à une alliance de la droite et de l'extrême droite, le Parlement européen a donné lundi un premier feu vert à un texte durcissant la politique migratoire du continent. Il a validé le concept de "hubs de retour" pour migrants.

Ces mesures sont réclamées avec force par une majorité des pays membres de l'Union européenne, mais très critiquées par la gauche et les ONG.

Environ 20% des décisions d'expulsion de migrants sont aujourd'hui suivies d'effets au sein de l'Union, une statistique régulièrement brandie par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme.

En mars 2025, la Commission européenne avait présenté un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, que des eurodéputés ont validé lors d'un premier vote lundi.

Celui-ci permettrait:

- Aux Etats membres d'ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l'UE, avec l'idée d'y envoyer des personnes dont la demande d'asile aurait été rejetée et faisant face à une obligation de quitter le territoire: les fameux "hubs de retours".

- Des règles et sanctions plus strictes pour les déboutés d'asile refusant de quitter le territoire de l'UE, comme des confiscations de documents d'identité, des détentions et des interdictions d'entrée prolongées sur le territoire.

- Une reconnaissance mutuelle des décisions prises par tel ou tel Etat membre, l'idée étant par exemple qu'une décision prise en France puisse s'appliquer en Espagne et vice versa.

Effet dissuasif?

Ces mesures sont décriées par les associations de protection des migrants et par la gauche au Parlement, qui s'inquiètent de potentielles violations des droits humains.

"Pas de dignité humaine, pas de liberté, pas d'égalité, pas d'état de droit pour les personnes envoyées dans des centres de retour", a alerté l'eurodéputée socialiste Murielle Laurent. "Juste un avenir incertain dans un pays inconnu".

Plusieurs pays, dont la France et l'Espagne, se montrent sceptiques quant à l'efficacité de ces centres de retour, expérimentés par le passé sans réel succès.

D'autres Etats membres, comme l'Allemagne, l'Autriche et les pays scandinaves, rétorquent que leur objectif est avant tout dissuasif: ils espèrent décourager des migrants de tenter de s'installer en Europe en raison des sanctions potentielles auxquelles ils pourraient s'exposer.

Ces mesures ont fait l'objet de rudes batailles au Parlement européen.

Alliance de droite

Un eurodéputé centriste, censé trouver un compromis entre plusieurs groupes de la majorité pro-européenne, a finalement été doublé sur sa droite: une alliance allant de la droite à l'extrême droite s'est accordée à la dernière minute sur un texte alternatif plus strict, qui a été validé en commission lundi soir, avant un vote en plénière, possiblement dès jeudi.

C'est "une avancée déterminante pour l'union européenne en matière de politique migratoire", a salué l'eurodéputé François-Xavier Bellamy, à l'origine de ce compromis alternatif.

Ces mesures "permettront de lutter contre l'immigration irrégulière, c'est-à-dire de rendre aux citoyens de nos pays la confiance dans la capacité de nos Etats à décider de leur politique migratoire", a-t-il souligné à l'issue du vote.

Les unions des droites se sont multipliées au cours des derniers mois, tant pour s'opposer à certaines mesures environnementales que pour pousser de forte mesures anti-immigration au Parlement.

En 2025, le nombre d'entrées irrégulières sur le territoire de l'UE a chuté de plus de 25%, selon Frontex, l'agence européenne de garde-frontières. Elles ont dégringolé sur la route des Balkans et se concentrent en Méditerranée, notamment au départ de la Libye.

Mais le centre de gravité politique de l'Union a glissé à droite, poussant ses dirigeants à serrer la vis sur l'immigration.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Tirreno-Adriatico: Ganna survole le chrono inaugural, Christen 14e

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Filippo Ganna a remporté le chrono inaugural de Tirreno-Adriatico pour la 4e fois à Lido di Camaiore. (© KEYSTONE/AP/Massimo Paolone)

Filippo Ganna a remporté lundi pour la 4e fois le chrono inaugural de Tirreno-Adriatico. Meilleur Suisse, Jan Christen (UAE) a terminé à la 14e place avec 39" de retard sur le vainqueur italien.

Le coureur de la formation Ineos Grenadiers a bouclé la première étape disputée à Lido di Camaiore (11,5km) en 12'08'', soit une vitesse moyenne de 56,8 km/h, pour devancer le Néerlandais Thymen Arensman de 22 secondes et l'Allemand Maximilian Walscheid de 26 secondes. Le double champion du monde du contre-la-montre sur route (2020, 2021) et champion olympique 2021 de poursuite par équipes avait déjà remporté ce chrono inaugural en 2022, 2023 et 2025.

Le Mexicain Isaac Del Toro (UAE), favori de cette édition 2026 et 3e samedi des Strade Bianche, a terminé à la 10e place et accuse 36 secondes de retard sur Ganna. Le Slovène Primoz Roglic (Red Bull Bora Hansgrohe) qui lance sa saison cette semaine sur les routes italiennes, a signé le 7e temps de la première étape, à 31 secondes de Ganna.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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