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Économie

Droits de douane: les USA relancent leurs actions

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Jamieson Greer et les Etats-Unis repartent à la conquête des droits de douane. La Suisse, comme l'Union Européenne, fait partie des entités visées. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d'enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis, première étape pour imposer de nouveaux droits de douane après ceux annulés par la Cour suprême. La Suisse est notamment visée.

Les premières "se concentreront sur les économies pour lesquelles les preuves semblent pointer vers une surcapacité structurelle", a détaillé le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer, lors d'un point presse téléphonique, citant notamment la Chine, l'Union européenne (UE), le Japon, l'Inde ou le Mexique.

Au total, une quinzaine de pays ou bloc, dans le cas de l'UE, sont visés. La Suisse en fait partie.

Un certain nombre d'entre eux ont signé des accords commerciaux avec les Etats-Unis, limitant le plus souvent le niveau maximum des droits de douane mis en place sur leurs produits. Mais les investigations se feront indépendamment de ces accords, a précisé M. Greer.

D'autres enquêtes concernent les pays soupçonnés de recourir au travail forcé dans la fabrication de biens envoyés aux Etats-Unis. Elles devraient débuter jeudi et pourraient entraîner, une fois complétées, l'interdiction d'importer les produits concernés.

Les Etats-Unis, notamment durant le mandat de Joe Biden, avaient déjà pris une série de mesures visant les produits chinois issus du travail forcé des Ouïghours.

Mais "il ne s'agit pas de cibler des conditions locales dans un pays en particulier" cette fois, a insisté M. Greer, "nous pensons que l'enquête va concerner une soixantaine de pays".

Ces enquêtes, prévues dans le cadre d'une loi sur le commerce datant de 1974, doivent s'étaler sur plusieurs mois et débuter par l'ouverture d'un appel à commentaires de la part des parties prenantes, avant que des auditions publiques ne soient menées.

L'USTR l'a récemment utilisé pour lancer plusieurs enquêtes, notamment concernant le secteur de la construction navale.

Ce texte avait également été la base légale d'une série de droits de douane imposés sur des produits chinois durant le premier mandat de Donald Trump, pour la plupart toujours en place.

D'autres enquêtes à venir?

La Maison Blanche espère pouvoir les conclure rapidement, de manière à prendre les mesures, notamment tarifaires, qui viendraient en relais des droits de douane temporaires réintroduits mi-février.

Le président américain Donald Trump avait en effet annoncé, dans la foulée de la décision de la Cour suprême, de nouveaux droits de douane de 10% afin de remplacer ceux ayant été annulés.

Il s'était cependant appuyé sur un texte de loi ne lui permettant qu'une mise en place temporaire, au maximum 150 jours, jusqu'au 24 juillet, le Congrès devant ensuite se prononcer pour les inscrire dans la durée.

Le gouvernement ne ferme pas la porte à de nouvelles enquêtes, si cela s'avérait nécessaire, pour élargir encore les droits de douane potentiels.

La Cour suprême a annulé le 20 février une large part des droits de douane mis en place par M. Trump, qui s'était appuyé sur un texte de 1977 (l'IEEPA) pour les instaurer.

Elle avait estimé que ce texte ne permettait pas au président d'imposer de surtaxe, une prérogative du Congrès.

Ces surtaxes douanières ont généré 166 milliards de dollars de revenus pour l'Etat fédéral, qui pourraient désormais être remboursés.

Un certain nombre d'entreprises ont déjà déposé un recours en ce sens auprès de la justice américaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le marché immobilier affiche une forte croissance en 2025

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"L'année 2025 n'a pas été mauvaise pour les placements immobiliers suisses", a déclaré lundi Donato Scognamiglio, président du conseil d'administration de Cif, devant les médias à Zurich. (© KEYSTONE/DPA/SINA SCHULDT)

Le marché suisse de l'investissement immobilier a connu une évolution positive en 2025. Selon le cabinet de conseil immobilier Cifi, la forte demande en placements sûrs et en rendements devrait continuer à soutenir le marché.

"L'année 2025 n'a pas été mauvaise pour les placements immobiliers suisses", a déclaré lundi Donato Scognamiglio, président du conseil d'administration de Cif, devant les médias à Zurich. C'est la combinaison de la hausse des loyers et de l'appréciation de la valeur des biens immobiliers qui maintient les rendements à un niveau élevé.

Concrètement, les placements immobiliers directs ont généré l'année dernière un rendement moyen de 6,1%. Il s'agit là d'une nouvelle hausse substantielle par rapport à l'année précédente, qui avait déjà affiché une progression de 4,4%.

Ceux qui ont investi dans des appartements ont même enregistré un rendement moyen encore plus élevé, à 6,8%. Quant aux immeubles de bureaux et commerciaux, ils ont rapporté en moyenne 4,8%.

Hausse des loyers proposée

La hausse des loyers de référence, observée depuis des années, a encore augmenté de 3,7% rien qu'en 2025, selon les données de Cifi. Dès 2024, les loyers avaient déjà augmenté de 4,5%. Et, l'offre de logements se raréfie, comme le montre la tendance à la baisse des taux de vacance.

Si l'on examine les vingt dernières années, la tendance est clairement à la hausse. Depuis 2005, les loyers demandés ont augmenté en moyenne de 31%. Selon M. Scognamiglio, les salaires réels n'ont quant à eux enregistré qu'une hausse de 9% sur la même période.

Baisse des loyers existants

Ceux qui vivent depuis déjà dix ans ou plus dans le même logement peuvent s'estimer heureux. Les loyers existants pour ces "anciens locataires" sont restés stables jusqu'à présent sur la même période.

La raison: le taux d'intérêt de référence qui détermine les loyers a baissé de manière continue de 2008 à 2020 et se maintient depuis à un niveau bas. Les seules exceptions ont été juin et décembre 2023, lorsque le taux d'intérêt de référence a été relevé. Depuis septembre 2025, il s'établit à nouveau à 1,25%.

Dans son "Swiss Property Benchmark", la société de conseil immobilier Cifi analyse près de 16'000 immeubles de rapport d'une valeur de marché d'environ 326 milliards de francs. Ce portefeuille comprend quelque 218'000 logements locatifs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Bourse Zurich: le SMI décolle après la trêve américaine

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Alors que les Etats-Unis avaient lancé un ultimatum à Téhéran, Washington a décidé de reporter de cinq jours toute frappe sur l'infrastructure énergétique iranienne. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Bourse suisse rebondissait vivement lundi, réagissant avec euphorie aux annonces de Donald Trump sur des discussions "très bonnes et constructives" avec l'Iran. Washington a décidé de reporter de cinq jours toute frappe sur l'infrastructure énergétique iranienne.

"Les Etats-Unis et l'Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des discussions très constructives et fructueuses concernant un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient", a indiqué Donald Trump dans un message publié sur sa plateforme Truth Social. Ces négociations vont se poursuivre "durant la semaine", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs ordonné à son armée de "suspendre toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours".

Auparavant, M. Trump avait lancé un ultimatum à l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz. Si Téhéran ne débloquait pas cette importante route maritime d'ici 23H44 GMT ce lundi, les Etats-Unis "anéantiront" les centrales électriques iraniennes, avait-il alors averti.

En réponse, Téhéran avait menacé de fermer complètement le détroit et de cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis".

Ces déclarations faisaient vivement réagir l'ensemble des marchés, les places européennes enregistrant dans l'ensemble un solide rebond, alors que les prix du pétrole chutaient. Le Brent abandonnait 10,1% à 100,85 dollars, alors que le WTI perdait 10,4% à 88,35 USD.

Sur le marché des devises, le dollar se relâchait face au franc et la paire de devises s'échangeait à 0,78930 USD/CHF. Le mouvement était inverse face à l'euro, la paire de devises remontant à 0,91250 EUR/CHF.

Rebond unanime des indices

A la Bourse suisse vers 12h30, l'indice vedette SMI montait de 0,91% à 12'431,50 points, après avoir ouvert en repli de 1,81%. Le SLI suivait le même chemin et rebondissait de 0,90% à 1979,96 points, tandis que le SPI prenait 0,93% à 17'8362,89 points.

La vaste majorité des valeurs vedettes repartait dans le vert, emmenées par Richemont (+5,4%), VAT Group (+1,9%) et Partners Group (+2,2%).

Les plus fortes baisses étaient enregistrées par Sonova (-4,1%), Sandoz (-1,2%) et Givaudan (-0,7%) qui réduisaient cependant nettement leurs pertes. Les analystes de RBC ont abaissé la recommandation du spécialiste des médicaments génériques à "sector perform", contre "outperform" précédemment.

Le géant des aides auditives met en vente ses activités grand public, acquises en 2022 avec la division Consumer du géant allemand Sennheiser pour 200 millions d'euros. Le groupe prévient au passage que ses résultats 2025 s'inscriront dans le bas de la fourchette de ses propres ambitions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les économistes tablent sur une croissance modérée en 2026

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La géopolitique plonge les perspectives économiques dans une certaine nébulosité, sans modifier fondamentalement à ce stade la trajectoire privilégiée. (archive) (© KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

Les économistes interrogés dans le cadre du consensus établi par l'institut KOF maintiennent leur prévision d'une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) de 1,0% cette année.

Pour 2027, ils anticipent une reprise économique. L'inflation devrait progressivement augmenter au cours des cinq prochaines années.

Les 16 participants à l'enquête du KOF prévoient une progression du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,0% pour 2026 et de 1,5% pour 2027, indique le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué paru lundi. Malgré les incertitudes géopolitiques, les pronostics restent inchangés par rapport au précédent sondage de décembre.

Les prévisions d'inflation demeurent également stables. Le taux de renchérissement moyen est attendu à 0,4% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,9% sur un horizon de cinq ans.

Concernant le marché du travail, les participants à l'enquête tablent toujours sur un taux de chômage moyen de 3,1%.

Du côté du commerce extérieur, les économistes interrogés s'attendent à nouveau à une hausse de 1,0% des exportations en 2026. La progression devrait être plus significative en 2027. Les prévisions l'estiment en effet à 2,6%.

S'agissant des placement de capitaux, une hausse stable de 1,2% est escomptée cette année. Le consensus se situe à 1,0% pour les investissements en équipements et à 1,7% pour les investissements dans la construction, soit légèrement plus que ce qui avait été pronostiqué en décembre dernier.

Le franc devrait s'apprécier légèrement par rapport à l'euro et au dollar au cours de cette année. Face à l'euro, les prévisions s'inscrivent à 0,91 EUR/CHF sur les trois prochains mois et à 0,90 EUR/CHF pour les douze prochains mois. Face au dollar, les taux attendus s'établissent à 0,77 USD/CHF à trois mois et à 0,76 USD/CHF à douze mois.

L'enquête du KOF s'est déroulée du 27 février au 18 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UBS décroche une licence pour la gestion de fortune aux USA

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UBS veut développer sa clientèle aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La grande banque UBS a obtenu une pleine licence pour des activités de gestion de fortune aux Etats-Unis. L'établissement zurichois a confirmé vendredi après-midi une information diffusée peu avant par le Wall Street Journal.

"Cette licence va renforcer notre plateforme bancaire aux USA, améliorer la manière dont nous servons nos clients et les conseillers financiers, tout en nous positionnons pour la prochaine phase de croissance," souligne la banque aux trois clés dans un post Linkedin.

La mesure approuvée par le régulateur doit aider le numéro un bancaire helvétique a développer sa clientèle au pays de l'oncle Sam au-delà des seuls ultrariches, explique de son côté le quotidien économique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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